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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-11T13:47:47+01:00</dc:date>
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   <title>Lire le monde à travers la géopolitique. L'exemple du Mercosur.</title>
   <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 09:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le livre Géopolitique : cette force qui bouleverse tout de Charles Salvaudon (Éditions Baudelaire, juillet 2025) propose une lecture claire et accessible des tensions mondiales contemporaines, en montrant comment la géopolitique agit comme une force souterraine qui façonne nos vies et celles de nos enfants.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93279376-65238954.jpg?v=1766139533" alt="Lire le monde à travers la géopolitique. L'exemple du Mercosur." title="Lire le monde à travers la géopolitique. L'exemple du Mercosur." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.fnac.com/a21875853/Charles-Salvaudon-Geopolitique-cette-force-qui-bouleverse-tout?utm_source=copilot.com" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>penser géopolitiquement</b></div>
     <div>
      <blockquote><span>Guerres, migrations, crises énergétiques, tensions identitaires ou climatiques… chaque bouleversement révèle une force discrète mais décisive qui façonne nos sociétés. Dans un monde fragmenté, penser géopolitiquement n’est plus une option, mais une urgence.</span> <br />  <span><a class="link" href="https://www.fnac.com/a21875853/Charles-Salvaudon-Geopolitique-cette-force-qui-bouleverse-tout?utm_source=copilot.com" target="_blank">Avec <em>Géopolitique : cette force qui bouleverse tout</em></a>, Charles Salvaudon propose une approche claire et accessible, invitant chacun à repenser les dynamiques de confrontation et d’interconnexion qui redessinent la planète. Expert reconnu, formé à l’Ambassade de France à Washington avant de poursuivre une carrière internationale, il accompagne aujourd’hui dirigeants et gouvernements tout en transmettant son savoir aux nouvelles générations. </span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Penser le monde en tension</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Très accessible, cet ouvrage éclaire les interconnexions et les confrontations qui marquent notre quotidien. Il rappelle que la géopolitique n’est pas une discipline abstraite, mais une force qui agit sur nos vies, qu’il s’agisse de l’énergie que nous consommons, des migrations qui recomposent nos territoires ou des conflits qui résonnent jusque dans nos démocraties.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Influence géopolitique invisible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">De nombreux exemples illustrent cette puissance souvent invisible. <br />   <br />  <strong>Les routes commerciales sous tension</strong>. En 2025, les attaques contre des navires en mer Rouge et les blocages liés aux conflits au Moyen‑Orient ont perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales. Derrière ces incidents militaires, c’est la géopolitique qui agit : une rivalité régionale qui se traduit par une hausse des coûts logistiques et une inflation importée <br />   <br />  On pense aussi&nbsp;<strong>aux élections mondiales et à l’instabilité politique</strong>&nbsp;permanent. Plus de 70 pays ont connu des scrutins en 2024‑2025, représentant plus de la moitié du PIB mondial. Cette vague électorale a accentué les fractures sociales et politiques, provoquant des recompositions inattendues (Afrique du Sud, Royaume‑Uni, Allemagne). La géopolitique se manifeste ici comme une force qui fragilise la cohésion sociale et <strong>reconfigure les alliances.</strong> <br />   <br />  Mais également comment ne pas être frappés par <strong>la recomposition multipolaire</strong>&nbsp;en cours. L’élection de Donald Trump en janvier 2025 a relancé une approche transactionnelle des relations internationales. Combinée aux conflits persistants en Ukraine et au Moyen‑Orient, cette orientation accentue la fragmentation de la mondialisation et pousse les entreprises à repenser leurs stratégies. La géopolitique agit en profondeur, en modifiant les règles du commerce et de la coopération internationale.&nbsp; <br />   <br />  Ces exemples parmi tant d'autres&nbsp; montrent que la géopolitique ne se limite pas aux champs de bataille ou aux sommets diplomatiques. Elle agit <strong>dans les flux commerciaux, les prix de l’énergie, la stabilité sociale et la confiance des marchés</strong>. Les citoyens en ressentent les effets au quotidien — hausse des prix, incertitude politique, tensions identitaires — sans toujours percevoir la mécanique géopolitique sous‑jacente.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Mercosur en ligne de mire : test de cohérence pour l’Europe</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Au moment où e</span>nviron 7 300 à 10 000 agriculteurs européens ont manifesté à Bruxelles le 18 décembre 2025 contre l’accord UE‑Mercosur, accompagnés de près de 950 tracteurs, quelles réponses la géopolitique peut-elle nous apporter ? <br />   <br />  <span>L’accord de libre‑échange entre l’Union européenne et le Mercosur, négocié depuis plus de vingt‑cinq ans, apparaît pour Charles Salvaudon comme un révélateur des contradictions européennes. D’un côté, il offre des opportunités économiques réelles : l’UE est déjà le deuxième partenaire commercial du Mercosur et l’accord renforcerait sa présence face aux influences américaine et chinoise. Il comporte aussi des clauses environnementales et sociales qui pourraient servir de levier normatif.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Mais Charles Salvaudon souligne les limites : une opposition agricole forte en France et en Italie, la crainte d’une concurrence déloyale, et la fragilité institutionnelle du Mercosur, union douanière sans véritable intégration politique. Pour lui, l’enjeu dépasse la seule économie : il s’agit d’un test de cohérence pour l’Europe, sommée de concilier ses intérêts nationaux avec une ambition géopolitique globale.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>En définitive, l’accord UE‑Mercosur est perçu comme imparfait mais stratégique : un instrument de <em>realpolitik</em> qui met en lumière la difficulté de l’Europe à conjuguer normes, souveraineté et influence internationale. Bonne nouvelle : l'Italie vient d'apporter son soutien à la France !</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7407400753939664896/" target="_blank">Charles Salvaudon</a>, expert en géopolitique au CEDE‑ESSEC et professeur à l’Albert School, a débuté sa carrière à l’Ambassade de France à Washington avant de rejoindre de grandes entreprises et cabinets de conseil. Auteur de <em>Géopolitique : cette force qui bouleverse tout</em> (Éditions Baudelaire, 2025), il accompagne aujourd’hui dirigeants et gouvernements tout en formant les nouvelles générations aux enjeux géopolitiques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Lire le monde à travers la géopolitique. </title>
   <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 09:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le livre Géopolitique : cette force qui bouleverse tout de Charles Salvaudon (Éditions Baudelaire, juillet 2025) propose une lecture claire et accessible des tensions mondiales contemporaines, en montrant comment la géopolitique agit comme une force souterraine qui façonne nos vies et celles de nos enfants.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93279947-65239508.jpg?v=1766139533" alt="Lire le monde à travers la géopolitique. " title="Lire le monde à travers la géopolitique. " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.fnac.com/a21875853/Charles-Salvaudon-Geopolitique-cette-force-qui-bouleverse-tout?utm_source=copilot.com" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>penser géopolitiquement</b></div>
     <div>
      <blockquote><span>Guerres, migrations, crises énergétiques, tensions identitaires ou climatiques… chaque bouleversement révèle une force discrète mais décisive qui façonne nos sociétés. Dans un monde fragmenté, penser géopolitiquement n’est plus une option, mais une urgence.</span> <br />  <span><a class="link" href="https://www.fnac.com/a21875853/Charles-Salvaudon-Geopolitique-cette-force-qui-bouleverse-tout?utm_source=copilot.com" target="_blank">Avec <em>Géopolitique : cette force qui bouleverse tout</em></a>, Charles Salvaudon propose une approche claire et accessible, invitant chacun à repenser les dynamiques de confrontation et d’interconnexion qui redessinent la planète. Expert reconnu, formé à l’Ambassade de France à Washington avant de poursuivre une carrière internationale, il accompagne aujourd’hui dirigeants et gouvernements tout en transmettant son savoir aux nouvelles générations. </span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Penser le monde en tension</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Très accessible, cet ouvrage éclaire les interconnexions et les confrontations qui marquent notre quotidien. Il rappelle que la géopolitique n’est pas une discipline abstraite, mais une force qui agit sur nos vies, qu’il s’agisse de l’énergie que nous consommons, des migrations qui recomposent nos territoires ou des conflits qui résonnent jusque dans nos démocraties.</div>  
     </div>
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     <div><b>Influence géopolitique invisible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">De nombreux exemples illustrent cette puissance souvent invisible. <br />   <br />  <strong>Les routes commerciales sous tension</strong>. En 2025, les attaques contre des navires en mer Rouge et les blocages liés aux conflits au Moyen‑Orient ont perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales. Derrière ces incidents militaires, c’est la géopolitique qui agit : une rivalité régionale qui se traduit par une hausse des coûts logistiques et une inflation importée <br />   <br />  On pense aussi&nbsp;<strong>aux élections mondiales et à l’instabilité politique</strong>&nbsp;permanent. Plus de 70 pays ont connu des scrutins en 2024‑2025, représentant plus de la moitié du PIB mondial. Cette vague électorale a accentué les fractures sociales et politiques, provoquant des recompositions inattendues (Afrique du Sud, Royaume‑Uni, Allemagne). La géopolitique se manifeste ici comme une force qui fragilise la cohésion sociale et <strong>reconfigure les alliances.</strong> <br />   <br />  Mais également comment ne pas être frappés par <strong>la recomposition multipolaire</strong>&nbsp;en cours. L’élection de Donald Trump en janvier 2025 a relancé une approche transactionnelle des relations internationales. Combinée aux conflits persistants en Ukraine et au Moyen‑Orient, cette orientation accentue la fragmentation de la mondialisation et pousse les entreprises à repenser leurs stratégies. La géopolitique agit en profondeur, en modifiant les règles du commerce et de la coopération internationale.&nbsp; <br />   <br />  Ces exemples parmi tant d'autres&nbsp; montrent que la géopolitique ne se limite pas aux champs de bataille ou aux sommets diplomatiques. Elle agit <strong>dans les flux commerciaux, les prix de l’énergie, la stabilité sociale et la confiance des marchés</strong>. Les citoyens en ressentent les effets au quotidien — hausse des prix, incertitude politique, tensions identitaires — sans toujours percevoir la mécanique géopolitique sous‑jacente.</div>  
     </div>
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     <div><b>Le Mercosur en ligne de mire : test de cohérence pour l’Europe</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Au moment où e</span>nviron 7 300 à 10 000 agriculteurs européens ont manifesté à Bruxelles le 18 décembre 2025 contre l’accord UE‑Mercosur, accompagnés de près de 950 tracteurs, quelles réponses la géopolitique peut-elle nous apporter ? <br />   <br />  <span>L’accord de libre‑échange entre l’Union européenne et le Mercosur, négocié depuis plus de vingt‑cinq ans, apparaît pour Charles Salvaudon comme un révélateur des contradictions européennes. D’un côté, il offre des opportunités économiques réelles : l’UE est déjà le deuxième partenaire commercial du Mercosur et l’accord renforcerait sa présence face aux influences américaine et chinoise. Il comporte aussi des clauses environnementales et sociales qui pourraient servir de levier normatif.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Mais Charles Salvaudon souligne les limites : une opposition agricole forte en France et en Italie, la crainte d’une concurrence déloyale, et la fragilité institutionnelle du Mercosur, union douanière sans véritable intégration politique. Pour lui, l’enjeu dépasse la seule économie : il s’agit d’un test de cohérence pour l’Europe, sommée de concilier ses intérêts nationaux avec une ambition géopolitique globale.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>En définitive, l’accord UE‑Mercosur est perçu comme imparfait mais stratégique : un instrument de <em>realpolitik</em> qui met en lumière la difficulté de l’Europe à conjuguer normes, souveraineté et influence internationale. Bonne nouvelle : l'Italie vient d'apporter son soutien à la France !</span> <br />  
     </div>
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     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7407400753939664896/" target="_blank">Charles Salvaudon</a>, expert en géopolitique au CEDE‑ESSEC et professeur à l’Albert School, a débuté sa carrière à l’Ambassade de France à Washington avant de rejoindre de grandes entreprises et cabinets de conseil. Auteur de <em>Géopolitique : cette force qui bouleverse tout</em> (Éditions Baudelaire, 2025), il accompagne aujourd’hui dirigeants et gouvernements tout en formant les nouvelles générations aux enjeux géopolitiques.</blockquote>  
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     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Christophe Dufrêne : l'interview. La communauté de l'Intelligence Economique accueille un nouveau membre</title>
   <pubDate>Wed, 16 Sep 2020 16:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Personnalités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>DC : Pouvez-vous nous présenter la genèse des nouvelles routes de la soie lancées par le Président chinois Xi Jinping ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/49857901-38652338.jpg?v=1600600279" alt="Christophe Dufrêne : l'interview. La communauté de l'Intelligence Economique accueille un nouveau membre" title="Christophe Dufrêne : l'interview. La communauté de l'Intelligence Economique accueille un nouveau membre" />
     </div>
     <div>
      CD&nbsp;: Les nouvelles routes de la soie ont été présentées pour la première fois par le président chinois Xi Jinping en septembre 2013 lors d’un discours devant des étudiants à Astana (aujourd’hui Noursoultan), capitale du Kazakhstan. Les objectifs présentés sont de mieux connecter commercialement les différentes nations le long de la nouvelle route de la soie ainsi que de favoriser leur développement économique sur le moyen et long terme via «&nbsp;<a class="link" href="https://pdfhall.com/one-belt-one-roada-la-nouvelle-route-de-la-soie-center-for-security-_59f8b07f1723dd1a060b51e5.html" target="_blank">un corridor logistique allant du Pacifique à la mer Baltique</a>.&nbsp;» <br />  &nbsp; <br />  Le président chinois s’appuie sur l’imaginaire laissé par les anciennes routes de la soie mais les deux routes sont radicalement différentes. En effet, là où la précédente route terrestre était un carrefour d’échange commercial, technologique et intellectuel (diffusion de religions et de préceptes philosophiques) dont les principaux bénéficiaires étaient la Chine et l’Europe, les nouvelles routes seront quant à elles, terrestres et maritimes et toucheront l’Asie du Sud-Est ainsi que l’Afrique. Ainsi, le projet chinois prend une nouvelle tournure&nbsp;: celle de l’investissement massif dans les différentes infrastructures, notamment en Afrique, afin de sécuriser ses approvisionnements stratégiques en hydrocarbures, favorisant l’ouverture de nouveaux débouchés pour ses produits d’exportations. <br />  &nbsp; <br />  <strong>La seconde pierre angulaire du projet&nbsp;: le consensus de Pékin</strong> <br />  &nbsp; <br />  Le projet «&nbsp;One Belt, One Road&nbsp;» (OBOR - les nouvelles routes de la soie) s’inscrit en parallèle avec une autre doctrine de la Chine, celle du Consensus de Pékin. Bien que cette expression ait été théorisée dès 2004, le Consensus de Pékin fait désormais partie intégrante de la stratégie chinoise pour l’Afrique et de son projet. Opposé à la doctrine occidentale du Consensus de Washington qui prône une libéralisation des économies, une lutte active contre la corruption et un contrôle strict des dépenses publiques en échanges d’aides au développement, Pékin accorde quant à lui une grande estime à la non-ingérence dans sa politique de prêt. Idéologique opposé, le Consensus de Pékin progresse à mesure que les occidentaux reculent en Afrique. <br />  &nbsp; <br />  Ce recul occidental est couplé à la progression de la Chine en Afrique d’autant que de plus en plus de pays africains sont séduits par le modèle chinois. L’ancien président sénégalais déclarait&nbsp;: «&nbsp;Les contrats qui prennent 5 ans à être signés avec la Banque mondiale prennent 3 mois avec les autorités chinoises&nbsp;; la Chine s'étant battue pour se moderniser à un sens beaucoup plus grand des besoins de développement de l'Afrique, et est plus adaptée au commerce africain que les occidentaux.&nbsp;» <br />  &nbsp; <br />  Ce modèle de développement et de prêt alternatif qu’apporte Pékin, couplé à la création des nouvelles routes de la soie en Afrique, a permis aux entreprises chinoises de gagner d’importantes parts de marchés en Afrique et d’y gagner en influence. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Trois mois au lieu de cinq ans pour obtenir des financements, aucun contrôle, aucune transparence, les états africains ont-ils les moyens de défendre leurs intérêts et de diligenter des équipes, des compétences pour étudier les contrats, les conditions des prêts ? </b></div>
     <div>
      CD&nbsp;: Le Consensus de Pékin offre aux Etats africains l’avantage de rester pleinement souverain dans leur gestion financière et d’utiliser ce financement comme ils le désirent. <br />  &nbsp; <br />  Cette indépendance vis-à-vis du bailleur de fonds est, pour de nombreuses nations africaines, une défense de leurs intérêts nationaux. <br />  &nbsp; <br />  Malgré le manque de transparence des contrats signé entre la Chine et ses partenaires africains, il existe une récurrence structurelle de ces dits contrats. Si les nations africaines se révèlent incapables de rembourser, la Chine accepte d’être payée par des matières premières (hydrocarbures, minerais) ou par la session d’actifs ou d’infrastructures, telle que des terres arables, des ports ou des forêts à exploiter.&nbsp;Pour l’exemple, le Laos vient de céder à la Chine&nbsp;le contrôle de son entreprise nationale de fourniture d’électricité du fait de son surendettement vis-à-vis de cette dernière et de son incapacité à rembourser ses emprunts.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : La stratégie d’investissement de la Chine est-elle complexe et difficilement lisible ?</b></div>
     <div>
      CD&nbsp;: Les outils d’investissements sont nombreux, divers et de statuts très différents. La Chine a créé plusieurs fonds d’investissements, parmi les plus importants la Banque asiatique d’investissements dans les infrastructures (AIIB). Avec le temps, celle-ci est devenue le fer de lance de Pékin dans ses stratégies d’investissement. <br />  &nbsp; <br />  En 2007, la Chine avait déjà mis à disposition de ses différentes banques et fonds plus 1&nbsp;900 milliards de dollars afin de mener à bien différents projets. Par la suite intégrées au projet des nouvelles routes de la soie, ces entreprises d’Etats ont permis à la Chine de mener «&nbsp;<a class="link" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/18/la-chine-cherche-un-second-souffle-pour-ses-routes-de-la-soie-en-afrique_5452210_3212.html" target="_blank">une diplomatie des infrastructures&nbsp;</a>  »<a class="link" href="#sdfootnote1sym">1</a>  et l’Afrique aurait concentré plus de 1&nbsp;000 milliards de dollars d’investissement entre le lancement des nouvelles routes de la soie et 2019. <br />  &nbsp; <br />  Les investissements chinois dans les infrastructures africaines ont connu une croissance vertigineuse. Entre 1990 et 2000, <a class="link" href="https://www.cairn.info/revue-outre-terre1-2011-4-page-207.htm#s1n5" target="_blank">les IDE chinois en Afrique n’étaient de 2,1 milliards de dollars et ont atteint 56 milliards de dollars en 2009</a>. <br />  &nbsp; <br />  Il est estimé que 40% des investissements chinois en Afrique ont été destinés à la construction et à la rénovation d’infrastructures de transports de marchandises et d’hydrocarbures ainsi qu’à la production électrique et transmission d’énergie. <br />  &nbsp; <br />  De plus, le gouvernement chinois ne se contente pas de proposer des prêts. Il pousse aussi ses entreprises à s’investir davantage en Afrique. En effet, Pékin a débloqué 10 milliards de dollars au Fonds de développement sino-africain afin d’aider les entreprises chinoises à investir en Afrique. En 2020, plus de <a class="link" href="https://www.lepoint.fr/economie/presence-chinoise-en-afrique-les-realites-du-terrain-03-07-2017-2140203_28.php" target="_blank">10.000 entreprises chinoises étaient actives dans toute l’Afrique</a>. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : La Chine n’a donc aucun frein / opposition à ses ambitions sur le terrain ?</b></div>
     <div>
      CD&nbsp;: Si la Chine a réussi à s’implanter aussi facilement en Afrique, c’est que Pékin se donne les moyens de ses ambitions. La puissance économique et financière de cette dernière est sans égale et seule la Chine est capable de pouvoir financer autant de projets sans se mettre en danger, contrairement aux occidentaux qui ne peuvent plus rivaliser. Aussi, les investissements chinois en Afrique répondent à un besoin des Etats africains&nbsp;: le manque criant d’infrastructures. Pour exemple, au Soudan du Sud, il n’existe qu’une seule route goudronnée et bitumée&nbsp;: la route de Nimule. <br />  &nbsp; <br />  Le Consensus de Pékin offre aux Etats africains l’avantage de rester pleinement souverain dans leur gestion financière et d’utiliser ce financement comme ils le désire. Cette indépendance vis-à-vis du bailleur de fonds est, pour de nombreuses nations africaines, une défense de leurs intérêts nationaux. <br />  Malgré le manque de transparence des contrats signé entre la Chine et ses partenaires africains, il existe une récurrence structurelle de ces-dit contrats. Si les nations africaines se révèlent incapable de rembourser, la Chine accepte d’être payé par des matières premières (hydrocarbures, minerais) ou par la session d’actifs ou d’infrastructures, tels que des terres arables, des ports ou des forêts à exploiter. <br />  &nbsp;  <p class="sdfootnote" style="page-break-before: always">Bien que la Chine se veuille hégémonique, il est important de préciser qu’elle n’est pour le moment pas impériale. Pékin a certes étendu son influence économique, politique et diplomatique sur tout le continent africain mais ne l’a jamais utilisé de façon coercitive.&nbsp;&nbsp;Le 23 juin 2019, la Chine a vu son candidat Qu DONGYU être élu à la tête de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations). Cette élection s’est réalisée grâce au concours des nations africaines via <a class="link" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/09/13/le-vote-des-etats-africains-pour-la-chine-a-la-fao-est-un-signal-adresse-a-la-communaute-internationale_5510001_3212.html" target="_blank">un jeu diplomatique </a>  sain et non pas des pressions exercées par la Chine sur ses homologues africains. <br />   <br />  &nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Christophe-Dufrene-l-interview-La-communaute-de-l-Intelligence-Economique-accueille-un-nouveau-membre_a4079.html</link>
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   <title>Christophe Dufrêne. "Les routes de la soie, sont un véritable enjeu géopolitique, qui recouvre plusieurs dimensions (économiques, politiques, sociologiques, écologiques). Elles inscrivent et redessinent  l’Afrique dans le 21e siècle."</title>
   <pubDate>Wed, 16 Sep 2020 16:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
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      La communauté de l’IE a le plaisir de compter un nouveau membre. Christophe Dufrêne, qui vient de soutenir son Mémoire de Recherche sous la direction de Monsieur Jean-Etienne Carlotti pour la validation du diplôme de Master 2 à l’IRIS . L’intitulé du sujet qu’il a choisi a pour thème «&nbsp;Les ambitions de la Chine en Afrique&nbsp;». Au-delà des routes de la soie, Christophe Dufrêne s’est penché sur un thème d’actualité dont toutes les conséquences n’ont pas été identifiées, ni mesurées. <br />  &nbsp; <br />  L’influence et la présence de la Chine en Afrique se fait chaque jour de plus en plus forte. En effet depuis 2013 sous l’impulsion du Président Xi Jinping et de son grand projet des routes de la soie, celui-ci souhaite couvrir la planète de nouvelles routes commerciales sûres, afin d’améliorer le commerce et la circulation des marchandises, en faisant appel à de nouvelles technologies informatiques, ferroviaires, satellitaires. Afin que celles-ci répondent aux nouvelles exigences du consommateur (rapidité, continuité, régularité des approvisionnements) et environnementales (renouvelable, sobriété, impact carbone, sécurité). Ces routes sont bien sûr, réalisées dans une relation gagnant-gagnant pour les Etats. <br />  &nbsp; <br />  A charge aux Etats partenaires de faire ruisseler les bienfaits de cette abondance auprès des populations. La Chine, se gardant de toute ingérence et de toutes questions gênantes et de contrôles (a posteriori). De ce fait, celle-ci garde en pratique le contrôle opérationnel des nouvelles installations, nouvelles infrastructures. Les postes les plus élevés demeurent la chasse-gardée d’expatriés chinois, les postes secondaires à la population. <br />  &nbsp; <br />  Cette manne financière attise les convoitises, mais moins d’une dizaine de pays attirent 50&nbsp;% des contrats et aides de la Chine, les autres pays se partageant «&nbsp;les miettes&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  A ce jeu, la Chine semble avoir toutes les cartes en main et l’Afrique semble bien désarmée. Il n’en est rien, l’Afrique dispose de nombreux atouts. <br />  &nbsp;
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      La richesse de son sous-sol tout d’abord, il a été pendant tout le 20e siècle, une malédiction. Il a été pillé, détruit, brûlé, il est aujourd’hui pollué par tous les continents qui y déversent leurs déchets. <br />  &nbsp; <br />  Mais l’Afrique c’est aussi un continent jeune avec 900 Millions de consommateurs qui voit une classe moyenne émerger et s’occidentaliser. Une population éduquée à qui les Etats devront offrir des postes et des carrières si ceux-ci ne veulent pas voir encore la fuite des cerveaux se poursuivre. Un grand nombre d’instituts (Confucius, Goethe) ou d’écoles proposent des cours de nombreuses disciplines et de langues étrangères (chinois, français, anglais, allemand et plus rarement japonais). <br />  &nbsp; <br />  L’Afrique sur le plan diplomatique «&nbsp;monnaie&nbsp;» aussi ses droits de votes dans les institutions internationales ses voix. La Chine en tant que leader des pays non alignés depuis la conférence de Bandung en 1945 et plus encore depuis la chute de l’URSS en 1992 cherche à conserver ce statut et cette image, même si aujourd’hui la Chine de Xi Jinping n’a plus rien a voir avec celle de MAO. Elle doit trouver un consensus auprès des pays africains pour continuer à obtenir leurs voix et garder la majorité dans ces instances. <br />  &nbsp; <br />  Le point faible majeur de l’Afrique demeure son manque total de cohésion politique et stratégique, point faible qui se manifeste par une instabilité chronique institutions, des coups d’États réguliers. Les Etats en déliquescence, qui n’ont pas de réalité politique et économique et qui ressemblent plus à des zones de non-droit internationales, des bases arrière d’AQMI ou d’autres groupes aux revendications les plus diverses.
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      La présence de chinois en Afrique et d’africains en Chine est souvent l’objet d’incompréhensions mutuelles. La crise du Covid-19 a exacerbé les tensions et les discriminations communautaires. Tensions qui se sont retrouvées sur les réseaux sociaux, dans la presse africaine et les médias, sans toutefois pour le moment affecter les relations diplomatiques. <br />  &nbsp; <br />  Les routes de la soie, sont un véritable enjeu géopolitique, qui recouvre plusieurs dimensions (économiques, politiques, sociologiques, écologiques). Elles redessinent l’Afrique et l’inscrive dans le 21e siècle. En mêlant l’imaginaire des routes de la soie à celui de l’Afrique éternelle (et un soupçon d’hollywoodien avec le film Black Panther), Xi Jinping, a peut-être réveillé l’ambition des Africains. Le chanteur Akon, magnat de la musique en Afrique, a réussi en quelques mois d’obtenir six milliards de dollars pour construire la ville idéale du Wakanda au Sénégal.
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