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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-17T07:44:34+02:00</dc:date>
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   <title>Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24</title>
   <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 12:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIDEOS &amp; PODCASTS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’Arctique n’est plus un sanctuaire scientifique mais un front géopolitique où s’entrechoquent ambitions minières, routes maritimes et souverainetés fragilisées. À mesure que la glace recule, les puissances avancent. Washington, Moscou, Pékin et Bruxelles redessinent la carte du monde au rythme des brise-glaces, tandis que chercheurs, juristes et responsables locaux alertent sur une mutation profonde : la région bascule d’un espace de coopération à un théâtre de confrontation. Dans cette recomposition brutale, les mots des acteurs deviennent des marqueurs de puissance autant que les navires.     <div><b>Arctique : la nouvelle ligne de fracture du pouvoir mondial</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95832175-66911993.jpg?v=1775297789" alt="Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24" title="Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=SxXsKnneWeE" target="_blank">Source</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ressources critiques : l’avertissement de Sophiane Aubin</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l’analyste <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/sophian-aubin-224210275/" target="_blank">Sophiane Aubin</a>, l’Arctique est devenu le cœur minéral de la transition numérique et énergétique. Il rappelle que le Groenland concentre une part décisive des terres rares mondiales, mais que la réalité économique tempère les fantasmes : la glace rend l’exploitation coûteuse, et seuls une faible part des gisements est réellement exploitable. <br />   <br />  Derrière l’abondance théorique se cache une équation géo‑économique instable, qui attise les convoitises sans garantir les profits. Cette tension entre potentiel et faisabilité nourrit la compétition entre États-Unis, Chine et Russie.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Souveraineté et colonialisme : la mise en garde de Cécile Pelaudeix</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La chercheuse <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cecile-pelaudeix-ph-d-b1a94740/" target="_blank">Cécile Pelaudeix</a>  décrit une situation d’une brutalité inédite pour les 56 000 Groenlandais. <br />  Engagés depuis des décennies dans un processus d’autonomie, ils voient les ambitions américaines comme un « nouveau colonialisme ». Elle souligne que le discours sécuritaire occidental exagère parfois la menace, les manœuvres sino‑russes se concentrant surtout sur le détroit de Béring. <br />  Mais cette nuance n’efface pas le traumatisme local : les habitants vivent dans un état de vulnérabilité permanente, pris entre les appétits des grandes puissances et leur propre quête de souveraineté.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Droit international fragilisé : l’alerte d’Anne Choquet</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La juriste <a class="link" href="https://expertes.fr/expertes/68410-anne-choquet/" target="_blank">Anne Choquet</a>  insiste sur l’imprévisibilité croissante des États, citant le « précédent vénézuélien » pour illustrer la tentation de contourner le droit international. <br />  Elle rappelle que le Conseil de l’Arctique, paralysé depuis l’invasion de l’Ukraine, ne joue plus son rôle de stabilisateur. Face à ce vide, elle appelle à un « lawfare » défensif, une stratégie juridique proactive pour éviter que les interprétations unilatérales — notamment russes sur la route du Nord‑Est — ne deviennent des faits accomplis. <br />  Pour elle, la coopération européenne, y compris avec la France, doit être renforcée avant que les marges de manœuvre ne disparaissent.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Territoires sous pression : la voix d’Avarak Olsen et la prudence d’Espen Barth Eide</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Avarak Olsen, maire de Nuuk, témoigne d’un épuisement émotionnel profond. <br />  Les menaces d’appropriation du Groenland ont laissé une trace durable, malgré les démentis diplomatiques. Le sentiment d’être une terre à prendre, plutôt qu’un acteur souverain, nourrit une anxiété collective. <br />  À Oslo, le ministre norvégien Espen Barth Eide adopte un ton plus mesuré. Il affirme que la Chine ne peut investir librement dans les pays de l’OTAN, rappelant l’existence de mécanismes de filtrage stricts. Pour lui, la menace chinoise est réelle mais contenue par le droit.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Militarisation assumée : Trump, Rutte et le commandement de l’OTAN</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan stratégique, les positions se durcissent. Donald Trump revendique ouvertement l’appropriation du Groenland comme impératif de sécurité nationale, révélant une vision de l’Arctique comme territoire à sécuriser plutôt qu’à partager. Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, acte la fin de l’exceptionnalisme arctique en lançant l’initiative « Sentinelle Arctique », destinée à surveiller les activités adverses. <br />  Le commandement de l’OTAN décrit une montée des menaces hybrides : violations aériennes, brouillages GPS, flottes fantômes autour des câbles sous‑marins. L’Arctique devient un espace où la frontière entre civil et militaire s’efface.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un ordre polaire en formation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Entre ambitions nationales, droit contesté et populations fragilisées, l’Arctique s’impose comme l’un des nœuds du nouvel ordre mondial. La région n’est plus un espace de paix, mais un miroir grossissant des rivalités globales. Sous la glace, c’est la souveraineté du XXIᵉ siècle qui se joue.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une émission de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Ali Laïdi.</a>  &nbsp; &nbsp;Avant d’être un visage familier de France 24, Ali Laïdi a longtemps été un éclaireur dans l’ombre. Né entre deux cultures, il grandit avec une intuition : les rapports de force ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans les coulisses du commerce, de la technologie, de l’information. Cette idée ne le lâchera plus. <br />  Il comprend très tôt que le vrai pouvoir se joue loin des projecteurs, dans les stratégies économiques et les batailles silencieuses pour l’influence. Chercheur, auteur, puis journaliste, il se fait une spécialité de dévoiler ces affrontements discrets qui façonnent le monde. Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il devient ce passeur qui éclaire les zones d’ombre et révèle les mécanismes cachés derrière l’actualité. Un éclaireur, toujours en avance d’un coup. <br />  Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il apparaît comme un veilleur. Celui qui, avant l’aube, perçoit déjà les mouvements du monde. Sa voix ne dramatise pas : elle éclaire.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Arctique #géopolitique #souveraineté #terresrares #Groenland #routesmaritimes #OTAN #Russie #Chine #AliLaïdi
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>La Russie et la Chine face à la guerre contre l'Iran. un révélateur implacable du désordre mondial.</title>
   <pubDate>Wed, 25 Mar 2026 16:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La guerre menée contre l’Iran agit comme un révélateur implacable du désordre mondial naissant. En quelques semaines, elle a exposé les limites des puissances émergentes, la fragilité des cadres multipolaires, l’impuissance européenne et les hésitations russo-chinoises, tout en dévoilant la résilience inattendue de Téhéran. Ce conflit, loin d’être régional, dévoile une transition géopolitique chaotique où l’ordre américain se durcit tandis qu’aucune alternative crédible ne parvient encore à s’imposer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95608434-66809942.jpg?v=1774457298" alt="La Russie et la Chine face à la guerre contre l'Iran. un révélateur implacable du désordre mondial." title="La Russie et la Chine face à la guerre contre l'Iran. un révélateur implacable du désordre mondial." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Moyen-Orient comme banc d'essai du nouveau désordre mondial</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La guerre contre l'Iran ne se limite pas à ravager le Moyen-Orient. Elle met à nu, avec une brutalité rare, l'état réel des rapports de force mondiaux. C'est là le point essentiel : nous ne sommes pas seulement face à un conflit régional élargi, mais à une crise qui implique la Russie, la Chine, l'Europe, le système des alliances occidentales et même l'idée d'un ordre multipolaire. La portée de cette affaire est telle qu'elle fait voler en éclats, en quelques semaines, nombre d'illusions accumulées au cours des dernières années : la confiance dans les Brics comme infrastructure politique alternative, l'idée que l'Organisation de coopération de Shanghai pouvait offrir un véritable cadre de sécurité, la conviction que Moscou et Pékin étaient désormais capables de protéger leurs partenaires stratégiques, et même la prétention européenne de pouvoir vivre de principes abstraits après s'être elle-même coupée des grandes sources énergétiques du continent.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le premier fait qui s'impose est la nature même de la guerre. Il ne s'agit pas seulement de bombardements, d'opérations couvertes, d'éliminations ciblées ou de pressions diplomatiques. Ce qui frappe, c'est l'impudence avec laquelle Washington a montré qu'il considérait le droit international comme un accessoire secondaire, une gêne que l'on balaie lorsqu'elle entrave la volonté de puissance. Ce n'est pas nouveau que les États-Unis aient agi en dehors des règles qu'ils proclament. Ce qui est nouveau, c'est l'absence totale de pudeur avec laquelle cette logique est désormais assumée. C'est le passage de la transgression dissimulée à la transgression revendiquée. Et c'est précisément cette franchise brutale qui a provoqué, à Moscou comme ailleurs, un choc profond : non seulement à cause de ce qui a été fait, mais à cause de la manière dont cela a été affiché.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Moscou entre silence et désarroi. La prudence du Kremlin devient une faiblesse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Si l'on observe la réaction russe, le contraste est net. D'un côté, il y a le sommet du pouvoir : le président, le ministre des Affaires étrangères, le porte-parole du Kremlin. De l'autre, il y a les commentateurs, les plateaux de télévision, les milieux politico-médiatiques qui accompagnent et souvent devancent les humeurs de l'État profond russe. C'est précisément là qu'apparaît une fracture significative. Aux plus hauts niveaux, la Russie a réagi avec une extrême prudence, presque avec un silence embarrassé. Peu de mots, très généraux, aucune véritable initiative capable de donner l'image d'une puissance prête à utiliser son poids diplomatique, économique ou stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette prudence procède d'un choix précis : garder ouverts les canaux avec tout le monde, continuer à se présenter comme interlocuteur universel, ne pas rompre avec Washington, ne pas compromettre les relations avec Israël et avec les États du Golfe, préserver son rôle de médiateur. Mais dans une crise d'une telle ampleur, la médiation permanente cesse d'apparaître comme une vertu et commence à ressembler à une forme d'insignifiance. Quand un ordre régional s'effondre, il ne suffit pas d'exprimer des regrets. Une grande puissance doit choisir, prendre des risques, montrer que son influence est autre chose qu'une posture diplomatique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Et c'est ici que la Russie apparaît en difficulté.</strong> La guerre contre l'Iran a aussi frappé le Kremlin pour une autre raison : elle a mis à nu l'inadéquation de la méthode suivie jusqu'ici en Ukraine. Dans le débat russe, une critique de la guerre lente d'usure menée par Moscou est apparue avec une netteté inhabituelle. Certains commentateurs et certaines figures publiques proches du pouvoir ont laissé entendre que l'approche graduelle, prudente, calibrée, pouvait avoir sa logique dans un contexte contrôlé, mais qu'elle n'était plus adaptée à un système international dans lequel les États-Unis et Israël montrent qu'ils peuvent frapper avec une brutalité soudaine, en ignorant les limites et les conséquences. En d'autres termes, l'attaque contre l'Iran a produit aussi un effet psychologique à l'intérieur du camp russe : elle a rendu plus visible l'idée que la guerre lente ne suffit plus.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La surprise iranienne. Résilience militaire et puissance d'interdiction économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Mais le point décisif de la crise est ailleurs : l'Iran n'a pas cédé.</strong> Beaucoup imaginaient qu'une offensive d'une telle dureté briserait rapidement le commandement et le contrôle, paralyserait les capacités de réponse, désarticulerait la structure politico-militaire du pays. Cela ne s'est pas produit. Téhéran a démontré une résilience surprenante. Il a continué à maintenir des capacités de lancement, des priorités de tir, une coordination opérationnelle, une pression psychologique et une possibilité de riposte stratégique. En substance, il a démenti l'hypothèse selon laquelle la supériorité technologique de ses adversaires suffirait à elle seule à provoquer l'effondrement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cet élément a une valeur immense pour Moscou et Pékin. Tous deux ont dû prendre acte que l'Iran, laissé pratiquement sans couverture concrète par les grandes structures eurasiatiques, a pourtant réussi à défendre ses intérêts mieux que prévu. D'où une question embarrassante : peut-être Téhéran avait-il raison de ne pas se lier complètement à une alliance militaire formelle avec la Russie ou la Chine ? Peut-être avait-il compris qu'au moment décisif, ces garanties se révéleraient plus politiques que réelles ? La guerre semble l'indiquer.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>L'autre grand facteur est géoéconomique.</strong> L'Iran a montré qu'il dispose d'un levier qui dépasse largement la seule dimension militaire : la capacité de rendre insécurisé l'ensemble du système énergétique du Golfe. Et ici, le nœud d'Hormuz n'est qu'une partie du problème. Si Téhéran est capable de frapper ou de mettre en danger la production d'hydrocarbures, les installations vitales, les infrastructures de dessalement, alors la vulnérabilité ne concerne plus seulement le transit des pétroliers. Elle touche l'existence même du flux énergétique. Si l'on ne produit plus, il n'y a plus rien à transporter. En ce sens, le contrôle iranien de la crise va au-delà du simple contrôle du détroit : c'est une capacité d'interdiction systémique qui touche le cœur de l'économie mondiale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'échec des cadres multipolaires. Les Brics et Shanghai révèlent leurs limites</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">De cette guerre sort également affaiblie, peut-être humiliée, la narration multipolaire. Pendant des années, on a parlé des Brics comme de l'embryon d'un ordre alternatif, d'une plateforme destinée à remplacer progressivement les institutions nées après 1945. On a imaginé que la coopération entre la Russie, la Chine, l'Inde, l'Iran et d'autres acteurs pourrait construire un système de protection réciproque, sinon militaire, du moins politique et financier. La réalité a été bien plus cruelle. Au moment de l'épreuve, les <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/BRICS%2B" target="_blank">BRICS</a>  n'ont rien offert de concret. Ni dissuasion, ni soutien visible, ni capacité de réaction commune.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Il en va de même, avec quelques nuances, pour l'<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai" target="_blank">Organisation de coopération de Shanghai.</a>  Là encore, la crise iranienne a montré qu'il existe des forums, des déclarations, des cadres de dialogue, mais pas encore un bloc stratégique capable d'agir. Trop d'intérêts divergents, trop de dépendances vis-à-vis des marchés occidentaux, trop de réticence à payer le prix d'un affrontement frontal avec Washington. La guerre contre l'Iran a donc brisé non seulement les certitudes occidentales, mais aussi une grande partie des espérances orientales.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">On comprend mieux, rétrospectivement, pourquoi les projets les plus ambitieux visant à construire un système alternatif aux circuits économico-financiers dominés par l'Occident sont restés inachevés. L'absence d'une véritable monnaie des BRICS, l'inexistence de mécanismes d'échange réellement substitutifs, la fragilité des structures communes n'étaient pas de simples retards techniques. C'étaient les signes d'une faiblesse politique déjà présente, que la guerre a rendue impossible à cacher.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Chine et la politique du retrait prudent. Pékin évite le risque et perd du prestige</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Si la Russie paraît hésitante, la Chine semble presque paralysée. Sa prudence à l'égard de l'Iran a été encore plus marquée, presque incompréhensible si l'on considère le rôle de Pékin comme pilier économique de l'Eurasie et promoteur de la stabilité régionale. Pourtant, ses déclarations ont été d'une extrême modération, ses gestes concrets invisibles, son soutien politique réduit au strict minimum. <br />   <br />  Ce choix répond certainement à un calcul : la Chine ne veut pas être entraînée dans une confrontation directe alors qu'elle est déjà engagée dans une compétition de longue haleine avec les États-Unis sur le commerce, la technologie et le Pacifique. Mais toute prudence a un coût. Et ce coût, dans ce cas, est réputationnel et stratégique. Une puissance qui aspire à guider un ordre alternatif ne peut pas paraître absente lorsque l'un des piliers de cet ordre est frappé.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe, victime de sa propre cécité. De la rupture avec la Russie à la dépendance totale au gaz naturel liquéfié américain</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La guerre contre l'Iran frappe aussi de plein fouet l'Europe, et le tableau est presque grotesque. Les gouvernements européens ont célébré comme une conquête stratégique le renoncement au gaz et au pétrole russes. Ils ont transformé une dépendance énergétique en une dépendance politique encore plus lourde, en se livrant au gaz naturel liquéfié américain et à des approvisionnements plus coûteux, plus fragiles, plus exposés aux chantages géopolitiques. Aujourd'hui, avec un Moyen-Orient emporté dans la crise, le continent se retrouve également coupé d'une seconde grande zone énergétique. Le résultat est simple : hausse des prix, inflation, contrecoups industriels, tensions sociales et perte supplémentaire d'autonomie.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'aspect le plus grave est toutefois politique. L'Union européenne continue à parler le langage de la solidarité et des valeurs, au moment même où elle adopte des choix qui vont contre les intérêts matériels de ses propres États membres. À cet égard, la crise actuelle pourrait se révéler fatale pour une partie des dirigeants européens. Car il ne s'agit plus de divergences tactiques, mais d'une contradiction structurelle : on ne peut pas conduire un continent vers la rareté énergétique, la désindustrialisation et la subordination stratégique sans payer, tôt ou tard, un prix politique très élevé.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Dans le même temps, les premières fissures apparaissent.</strong> Certains dirigeants européens commencent à laisser entendre qu'après la guerre, il sera inévitable de normaliser les rapports avec la Russie. Le discours reste prudent, ambigü, plein de précautions, mais il signale qu'un mouvement est en cours. Car une partie de l'Europe commence à comprendre qu'il ne peut y avoir de stabilité continentale fondée sur l'isolement permanent du plus grand pays européen par le territoire, les ressources et le poids militaire. Et ici, la question ukrainienne se relie directement à la crise iranienne : l'une comme l'autre montrent le coût d'une Europe incapable de penser en termes autonomes.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Ukraine en arrière-plan de la guerre globale. Les deux crises se nourrissent mutuellement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La guerre en Ukraine est elle aussi affectée par les conséquences du conflit moyen-oriental. L'imbrication est évidente. L'absorption de systèmes de défense aérienne, de missiles et de ressources américaines par le théâtre irano-israélien réduit inévitablement la disponibilité de moyens pour Kiev. D'un point de vue matériel, les deux guerres sont déjà interconnectées. Mais elles le sont aussi politiquement. La diplomatie appliquée à l'Iran, faite de négociations vidées de leur substance par le recours à la force, renforce à Moscou la conviction que le terrain décisif demeure le champ de bataille. En Russie grandit ainsi l'idée que la question ukrainienne ne se réglera pas dans des pourparlers mais sur le terrain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pendant ce temps, le long du front, on aperçoit les signes d'une nouvelle phase. L'emploi plus visible de moyens lourds et de chars de combat par la Russie suggère une plus grande confiance dans sa capacité à contenir ou neutraliser la menace des drones ukrainiens. L'objectif reste celui des grands nœuds du Donbass encore sous contrôle de Kiev, mais la lenteur d'ensemble de l'avance montre aussi qu'il ne s'agit pas d'une promenade militaire. Les Ukrainiens continuent à se battre avec acharnement, mais ils souffrent d'une contraction évidente en hommes et en moyens. Le point politique est que le conflit n'est plus pensé en Europe comme quelque chose à conclure véritablement : on l'imagine plutôt comme une trêve utile pour se réorganiser en vue d'un affrontement ultérieur.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un désordre plus profond que toutes les prévisions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La conclusion est sévère mais limpide. La guerre contre l'Iran n'a pas seulement embrasé une région : elle a ouvert une crise de vérité. Elle a montré que les États-Unis peuvent encore imposer le choc, mais non maîtriser toutes les conséquences. Elle a montré que la Russie et la Chine contestent l'hégémonie américaine, sans être encore capables de la remplacer ni de protéger réellement leur propre espace politique. Elle a montré que l'Iran, présenté tant de fois comme vulnérable ou isolé, possède au contraire des ressources de résilience et des capacités d'interdiction supérieures à ce que l'on voulait admettre. Et elle a montré enfin que l'Europe est l'acteur le plus démuni de tous : privé de stratégie autonome, prisonnier de son moralisme, dépendant sur le plan énergétique et incapable de comprendre le lien entre économie, puissance et sécurité.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Nous n'assistons pas à la naissance ordonnée d'un monde multipolaire. Nous entrons dans une zone grise bien plus dangereuse : un système où l'ordre américain est toujours plus brutal et toujours moins légitime, tandis que les alternatives orientales sont encore trop fragiles pour devenir un véritable système. Au milieu, le Moyen-Orient demeure le détonateur et le laboratoire. Et le reste du monde, de l'Europe à l'Asie, découvre qu'il ne vit pas dans un temps d'équilibre, mais dans une longue transition dominée par le chaos.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://eng.sectsco.org/">https://eng.sectsco.org/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://eng.sectsco.org/20260302/2180947.html">https://eng.sectsco.org/20260302/2180947.html</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://www.csis.org/special-initiatives/CRINK-Axis">https://www.csis.org/special-initiatives/CRINK-Axis</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://www.iea.org/about/oil-security-and-emergency-response/strait-of-hormuz">https://www.iea.org/about/oil-security-and-emergency-response/strait-of-hormuz</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="caret-color: rgb(33, 33, 33); color: rgb(33, 33, 33); font-family: Aptos; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-weight: 400; letter-spacing: normal; orphans: auto; text-align: start; text-indent: 0px; text-transform: none; white-space: normal; widows: auto; word-spacing: 0px; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration: none;"><a class="link" href="https://www.iea.org/reports/oil-market-report-march-2026">https://www.iea.org/reports/oil-market-report-march-2026</a>  &nbsp;&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Géopolitique #Iran #Russie #Chine #MoyenOrient #Multipolarité #RelationsInternationales #BRICS #CriseÉnergétique #DésordreMondial
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95608434-66809942.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/La-Russie-et-la-Chine-face-a-la-guerre-contre-l-Iran-un-revelateur-implacable-du-desordre-mondial_a7270.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable</title>
   <pubDate>Thu, 19 Mar 2026 11:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Solutions &amp; Experts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Guerres, tensions géopolitiques, recompositions économiques : l'environnement international est entré dans une phase d'incertitude durable. Dans ce contexte, la veille stratégique s'impose plus que jamais comme un outil essentiel pour éclairer la décision des organisations.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95456148-66755800.jpg?v=1773915421" alt="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" title="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">La guerre russo-ukrainienne, le conflit israélo-palestinien, les affrontements impliquant l'Iran et nombre de déstabilisations régionales ont actuellement des répercussions directes sur l'économie mondiale. Elles entraînent notamment une fluctuation des marchés de l'énergie, des perturbations logistiques et une volatilité financière. Pour les entreprises, les conséquences sont immédiates&nbsp;: l'environnement stratégique est devenu profondément mouvant.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"> <br />  <span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Face à ce paysage incertain, une question se pose avec acuité : comment décider lorsque les repères traditionnels s'effacent ? La réponse réside en grande partie dans la capacité des organisations à structurer une veille stratégique rigoureuse. Non pas une simple accumulation d'informations, mais une lecture méthodique et humaine de l'environnement.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Trois principes apparaissent aujourd'hui essentiels.</span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Éviter l'enfermement informationnel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Le premier risque auquel sont confrontées les organisations est celui de l'enfermement informationnel. Dans un monde saturé de données, les algorithmes et les habitudes de consultation tendent à enfermer les individus dans des bulles cognitives où circulent toujours les mêmes analyses et les mêmes sources.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Une décision stratégique ne peut s'appuyer sur une vision rétrécie de la réalité. La veille doit au contraire ouvrir le champ de perception de l'entreprise en diversifiant les sources d'information : presse spécialisée, publications institutionnelles, analyses académiques, forums professionnels, influenceurs ou encore signaux faibles issus de secteurs périphériques. Ce travail de <em>sourcing</em> constitue un préalable fondamental à toute démarche de veille. Il permet d'éviter les angles morts et d'identifier des signaux émergents souvent invisibles dans les circuits d'information dominants. La véritable valeur ajoutée réside précisément dans la capacité à construire un corpus de sources équilibré et évolutif, capable d'éclairer la décision sous différents angles.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Dans un environnement instable, de surcroit touché par la désinformation (voire la guerre informationnelle), cette ouverture devient un avantage stratégique. Elle permet d'anticiper plus tôt les évolutions du marché, les menaces et les opportunités commerciales, les ruptures technologiques ou les repositionnements concurrentiels.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Faire de la souveraineté des données une priorité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">La deuxième exigence concerne la maîtrise des données. Dans le contexte géopolitique tendu que nous connaissons, l'information est devenue un actif stratégique comparable à l'énergie ou aux matières premières. Les organisations doivent donc accorder une attention particulière à la souveraineté et à la sécurité de leurs infrastructures informationnelles.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Les volumes de données collectées par les entreprises n'ont cessé de croître ces dernières années, qu'il s'agisse d'analyses de marché, de données clients ou d'informations concurrentielles. Leur exploitation constitue un levier décisif pour la prise de décision. Mais elle expose également les organisations à des risques nouveaux : ingérences étrangères, cyberattaques ou dépendance excessive à des infrastructures technologiques extérieures.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Dans ce contexte, la localisation des infrastructures, le chiffrement des flux d'information et la conformité aux cadres réglementaires deviennent des enjeux majeurs. La maîtrise des données ne relève plus seulement d'une question technique : elle s'inscrit désormais au cœur de la souveraineté économique. Pour les entreprises engagées dans une stratégie de veille, cela signifie notamment privilégier des solutions technologiques capables de garantir la sécurité et l'autonomie des flux d'information.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>  Maintenir le veilleur au cœur du dispositif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Enfin, la troisième condition d'une veille efficace réside dans le maintien de l'humain au centre du processus. L'intelligence artificielle générative offre aujourd'hui des capacités impressionnantes de tri, de synthèse et d'analyse de données. Mais elle ne remplace pas l'intelligence stratégique, d'autant moins en période instable.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Transformer une information brute en matière décisionnelle exige en effet un travail d'interprétation, de contextualisation et de hiérarchisation. Autant d'opérations qui reposent sur la connaissance fine de l'organisation, de ses enjeux et de son environnement marché. Le rôle du veilleur consiste précisément à établir des liens entre des signaux parfois dispersés, à croiser les sources et à identifier les implications stratégiques pour son organisation. Cette capacité d'analyse reste profondément humaine. Elle repose sur l'expérience, l'intuition et la compréhension du contexte dans lequel évolue l'entreprise.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La veille, une intelligence humaine augmentée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">L'instabilité internationale actuelle ne doit pas être perçue uniquement comme une contrainte. Elle constitue également un révélateur : celui de l'importance croissante de l'intelligence stratégique au sein des organisations. Décider dans l'incertitude implique une lecture nuancée du réel, attentive aux signaux faibles, aux évolutions politiques et aux transformations économiques. Autant d'éléments qui ne se réduisent pas à des données chiffrées. Ici, la veille stratégique apparaît comme une discipline profondément humaine. Les technologies d'analyse et d'intelligence artificielle en constituent des alliées précieuses. Mais elles ne remplacent pas le regard critique, la capacité d'interprétation et le discernement qui caractérisent l'analyse humaine.</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">&nbsp;</span> <br />    <p style="text-align: justify; margin: 0cm; font-size: 16px; font-family: Calibri, sans-serif"><span style="color: black; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 15px">Dans un monde incertain, c'est donc bien cette alliance entre l'homme et la machine qui permettra aux organisations de continuer à comprendre leur environnement, et surtout d'y agir avec lucidité.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95456148-66755850.jpg?v=1773914973" alt="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" title="Veille stratégique : continuer à avancer dans un monde devenu structurellement instable" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>KB Crawl SAS, l’entreprise <strong>participera au <a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/kb-crawl_save-the-date-salon-documation-2026-activity-7437799645294178304-opKu/?utm_source=copilot%2Ecom&amp;originalSubdomain=fr" target="_blank">Salon Documation 2026</a></strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/kb-crawl_save-the-date-salon-documation-2026-activity-7437799645294178304-opKu/?utm_source=copilot%2Ecom&amp;originalSubdomain=fr" target="_blank"> les </a><strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/kb-crawl_save-the-date-salon-documation-2026-activity-7437799645294178304-opKu/?utm_source=copilot%2Ecom&amp;originalSubdomain=fr" target="_blank">8 et 9 avril </a>2026</strong> à Paris Porte de Versailles.&nbsp; <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">« Générez votre veille avec KB Suite IA ! »</strong> 📅 <strong style="white-space: pre-wrap;">8 avril 2026 à 10h30</strong> 📍 <strong style="white-space: pre-wrap;">Salle Bizet</strong></span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cet atelier proposera une <strong style="white-space: pre-wrap;">démonstration fonctionnelle</strong> des capacités d’IA et d’IA générative intégrées dans leur solution de veille stratégique <em style="white-space: pre-wrap;">KB Suite IA</em>.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de :</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-marquant-b828a15b/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Arnaud Marquant</a>  est <strong>directeur des opérations de KB Crawl SAS</strong>, spécialiste de la veille stratégique et de l’intelligence économique. Auteur régulier de tribunes et d’analyses, il éclaire les enjeux liés à l’IA, à la souveraineté des données et à la transformation des métiers de la veille. Son travail met en avant le rôle central de l’humain dans l’interprétation de l’information et l’anticipation des risques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95456148-66755800.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Veille-strategique-continuer-a-avancer-dans-un-monde-devenu-structurellement-instable_a7233.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-94915813</guid>
   <title>Ukraine. Washington veut aller vite, Moscou hésite...</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 15:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que Washington presse pour clore rapidement le dossier ukrainien, Moscou se raidit, convaincu que les promesses américaines masquent une continuité coercitive. Entre méfiance croissante du Kremlin, exigences irréconciliables de Kiev et fragilités européennes, la fenêtre d’une paix négociée semble se refermer à mesure que le rapport de force militaire évolue.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94915813-66531896.jpg?v=1772286431" alt="Ukraine. Washington veut aller vite, Moscou hésite..." title="Ukraine. Washington veut aller vite, Moscou hésite..." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans la séquence actuelle des négociations sur l'Ukraine, les obstacles classiques restent intacts, mais un facteur nouveau complique tout : la confiance de Moscou envers l'administration Trump semble se fissurer. Or, sans un minimum de crédit politique accordé à l'interlocuteur, la meilleure mécanique diplomatique devient un exercice de façade. Les déclarations russes des derniers jours laissent entendre que, pour le Kremlin, Washington demande une « conclusion » rapide tout en maintenant des instruments de contrainte qui rendent cette conclusion suspecte, voire stérile.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Anchorage, ou la promesse d'un après-guerre qui n'arrive pas Le 9 février, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé, dans une interview reprise par Interfax, que la Russie avait accepté à Anchorage une proposition américaine censée résoudre le « problème ukrainien » et ouvrir une phase de coopération plus large avec les États-Unis, y compris sur le terrain des investissements. Dans la lecture russe, l'accord devait être un pont : on règle l'Ukraine, puis on passe à autre chose, à une relation plus pragmatique.</div>    <div dir="auto"> <br />  Mais Lavrov assure que la pratique a contredit l'annonce. Il pointe l'introduction de nouvelles sanctions et dénonce une forme de harcèlement contre des pétroliers en haute mer, qu'il présente comme une violation de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Le sous-texte est net : si Washington réclame un compromis tout en renforçant l'arsenal punitif, Moscou conclut que l'objectif n'est pas la normalisation, mais la gestion à distance d'un conflit dont les États-Unis veulent minimiser le coût direct.</div>    <div dir="auto">Mais Lavrov assure que la pratique a contredit l'annonce. Il pointe l'introduction de nouvelles sanctions et dénonce une forme de harcèlement contre des pétroliers en haute mer, qu'il présente comme une violation de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Le sous-texte est net : si Washington réclame un compromis tout en renforçant l'arsenal punitif, Moscou conclut que l'objectif n'est pas la normalisation, mais la gestion à distance d'un conflit dont les États-Unis veulent minimiser le coût direct.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'énergie comme champ de bataille</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pression sur l'Inde, prime au gaz américain. Lavrov ajoute un angle géoéconomique décisif : selon lui, les États-Unis et leurs partenaires cherchent à empêcher l'Inde et d'autres pays d'acheter des hydrocarbures russes bon marché, pour les pousser vers du gaz naturel liquéfié américain à des prix bien plus élevés. Dans cette logique, la guerre se prolonge aussi dans les chaînes d'approvisionnement, les routes maritimes, les assurances, les mécanismes de paiement et l'accès aux marchés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le ministre russe va plus loin en accusant Washington de viser une forme de domination économique. Surtout, il souligne un point politique : malgré les déclarations de Trump selon lesquelles il faudrait clore la guerre attribuée à l'ère Biden et ouvrir une coopération avantageuse, les lois et dispositifs de sanctions adoptés sous Biden ne seraient pas réellement remis en cause. Pour Moscou, l'écart entre discours de réconciliation et continuité coercitive détruit le socle de confiance qui rend une négociation possible.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les nœuds irréductibles.  Territoires, neutralité, troupes étrangères : trois verrous, une impasse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le fond, les points de blocage demeurent lourds et structurants. Kiev refuse les cessions territoriales exigées par Moscou dans cinq régions et rejette l'idée de retirer ses forces des portions encore contrôlées dans certaines zones. Dans cette lecture, l'Ukraine conserve encore une part de Donetsk, de Zaporijjia et de Kherson, tandis que la Russie contrôle environ un cinquième du territoire ukrainien, la Crimée et l'ensemble de la région de Louhansk.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Deux autres verrous rendent la sortie de guerre extrêmement difficile : l'Ukraine n'accepte pas une neutralité durable, donc l'exclusion de l'OTAN, et ne veut pas renoncer à l'idée d'accueillir des troupes de pays de l'Alliance, notamment anglo-françaises, après un éventuel accord. Pour Moscou, ces éléments sont précisément ce qui rend l'accord inacceptable. Pour Kiev, ils sont précisément ce qui rend la sécurité acceptable. Entre les deux, le compromis se réduit à une zone presque inexistante.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La dynamique militaire dicte la diplomatie.  Avancée lente mais continue, stratégie de profondeur et zone tampon</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le terrain, la Russie poursuit une progression graduelle, avec une logique d'érosion plus que de percée spectaculaire. L'analyse décrit une avance dans deux des trois régions encore contestées, tandis qu'à Kherson, la séparation par le Dniepr impose une forme de front figé. Mais la pression ne se limite pas aux zones déjà au centre des négociations : Moscou progresse aussi dans les régions de Soumy et de Kharkiv, le long de la frontière, afin de constituer une bande de sécurité destinée à protéger les régions russes frontalières.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Un autre axe apparaît : Dnipropetrovsk, où l'objectif supposé serait de créer une profondeur suffisante pour réduire la vulnérabilité du flanc adjacent à Donetsk. Dans le même esprit, la zone de Koupiansk est décrite comme une bataille d'attrition prolongée, avec des risques d'encerclement local pour les forces ukrainiennes dans certains secteurs. Ici, la diplomatie suit la tactique : plus la ligne recule, plus les exigences durcissent et plus les négociations deviennent, aux yeux russes, une formalité inutile.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Frappes nocturnes et infrastructure : l'usure par le système</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Après une accalmie relative, l'offensive aérienne nocturne reprend, combinant drones et missiles pour frapper les infrastructures énergétiques, industrielles et ferroviaires. Zelensky affirme que, lors de la première semaine de février, la Russie a employé des volumes très importants de drones, de bombes guidées et de missiles. Le but est clair : dégrader le système, pas seulement le front. Réduire la capacité de l'Ukraine à produire, transporter, réparer, alimenter, et donc à soutenir l'effort de guerre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans ce cadre, l'idée d'une négociation « utile » recule. Fin décembre, Poutine avait déjà laissé entendre que les pourparlers perdaient leur sens à mesure que des territoires disputés étaient pris par la force. Et l'hypothèse inquiétante s'impose : en l'absence de traité, Moscou pourrait élargir ses ambitions à d'autres zones, jusqu'à Odessa et au sud-est, dans une logique d'extension progressive des objectifs.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La guerre des chiffres . Pertes, recrutement, rotations : un brouillard entretenu</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Les chiffres des pertes et des effectifs sont devenus un champ de bataille informationnel. Les autorités ukrainiennes mettent en avant des pertes russes élevées, et évoquent la stabilité des effectifs russes engagés. L'argument ukrainien est simple : si les effectifs restent stables alors que la Russie recrute beaucoup, c'est que les pertes dépassent les capacités de remplacement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais l'analyse oppose plusieurs limites à cette lecture : les contrats peuvent être renouvelés, les rotations sont normales, tout le recrutement n'est pas destiné au front ukrainien, et surtout, l'OTAN elle-même reconnaît que la Russie atteint ses objectifs de recrutement. Dès lors, il est plausible que Moscou juge suffisant un dispositif de plusieurs centaines de milliers d'hommes pour maintenir la pression contre une armée ukrainienne qui s'épuise en hommes, en munitions et en cohérence, avec des desertions et une qualité moyenne des recrues qui se dégraderait.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">S'ajoutent des allégations graves, à confirmer, selon lesquelles certains morts ukrainiens auraient été classés comme déserteurs afin de minimiser les pertes officielles et d'éviter des indemnisations. Qu'elle soit vraie ou non, cette rumeur illustre une réalité : la guerre longue impose une gestion politique des chiffres, et cette gestion finit par miner la confiance interne autant que la crédibilité externe.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les objectifs de Trump.  Fermer le dossier ukrainien, rouvrir le dossier russe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pourquoi Washington veut-il aller vite ? La logique avancée est celle d'un calcul stratégique : rétablir au plus tôt des relations économiques et politiques intensifiées avec la Russie, tout en laissant l'Europe supporter l'essentiel des coûts résiduels, crise énergétique, fragilités économiques, et reconstruction ukrainienne. Dans cette perspective, l'Europe est moins un partenaire égal qu'un instrument, un marché pour l'énergie et l'armement américains, et un acteur secondaire dans la décision.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La participation américaine aux formats européens serait, dans cette lecture, de plus en plus sélective, avec des absences remarquées et une attention politique déplacée vers des capitales comme Budapest et Bratislava, via des rencontres avec Orban et Fico, marginalisés à Bruxelles mais considérés comme des relais utiles par l'administration Trump. L'objectif implicite : fragmenter le front européen, multiplier les canaux, réduire la capacité de l'Union à parler d'une seule voix.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et l'Europe dans tout ça.  Dialogue français, prudence italienne, Union européenne sans visage</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">En Europe, certains jugent qu'il faut reprendre langue avec Moscou, compte tenu du coût économique et du mauvais tournant militaire. Le Kremlin a confirmé des contacts avec Paris, et l'Élysée travaillerait à une reprise du dialogue « bien organisée ». Macron dit vouloir une démarche structurée, avec les Européens, mais sans trop d'interlocuteurs. Dans le même temps, il affirme que, pour l'instant, la Russie ne voudrait pas la paix, ce qui entretient une ambiguïté : on prépare le canal tout en posant la responsabilité de l'échec sur l'autre camp.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">En Italie, une autre ligne s'impose : laisser à l'Union européenne la prérogative de parler à Moscou, au nom de l'unité et parce que les sanctions sont européennes. Le problème est brutal : qui, dans l'Union, a réellement l'autorité politique, la crédibilité stratégique et la souplesse diplomatique nécessaires pour négocier avec Poutine ? À force d'invoquer l'Europe « en tant que telle », on risque de fabriquer un écran : une unité proclamée qui devient une immobilité réelle. Pendant ce temps, des initiatives nationales, assumées ou discrètes, prennent l'avantage, et l'Italie perd l'occasion de jouer un rôle de passerelle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le risque majeur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Un grand marchandage russo-américain, Kiev craint d'être contournée</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Un élément pèse lourd dans l'arrière-plan : la possibilité d'accords économiques russo-américains d'ampleur, évoqués par Zelensky, qui craint que des volets concernant l'Ukraine puissent être traités sans Kiev. D'où son avertissement : l'Ukraine ne soutiendra pas d'accords qui la concernent sans consultation. C'est le cauchemar des pays soutenus par une grande puissance : se découvrir, au moment décisif, matière à transaction.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La confiance se consume plus vite que les fronts ne bougent</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La question centrale n'est plus seulement de savoir si Washington veut conclure, mais si Moscou croit encore que Washington peut livrer ce qu'elle promet. Pour la Russie, la continuité des sanctions, les pressions sur les partenaires énergétiques et la perception d'actions hostiles en mer minent le crédit de l'interlocuteur. Pour l'Ukraine, neutralité et concessions territoriales restent politiquement explosives, tandis que l'absence de garanties occidentales serait vécue comme une mise à nu. Pour l'Europe, l'unité affichée se heurte à l'impuissance opérationnelle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pendant que chacun parle de paix, la guerre continue parce que les trois conditions d'un accord durable ne sont pas réunies en même temps : une confiance minimale entre les grands, une formule de sécurité acceptable pour Kiev, et une capacité européenne à peser autrement que par le financement. Sans cela, l'urgence américaine se heurte au scepticisme russe, et le conflit reste enfermé dans sa logique la plus dangereuse : durer.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources </b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.mid.ru/en/foreign_policy/news/2078196/" target="_blank">https://www.mid.ru/en/foreign_policy/news/2078196/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/kremlin-says-next-round-peace-talks-ukraine-is-set-next-week-2026-02-13/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/kremlin-says-next-round-peace-talks-ukraine-is-set-next-week-2026-02-13/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/zelenskiy-says-us-too-often-asks-ukraine-not-russia-concessions-2026-02-14/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/aerospace-defense/zelenskiy-says-us-too-often-asks-ukraine-not-russia-concessions-2026-02-14/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.washingtonpost.com/national/2026/02/13/russia-ukraine-war-us-talks-geneva/f78ef35e-08db-11f1-b196-5e1986b3575c_story.html" target="_blank">https://www.washingtonpost.com/national/2026/02/13/russia-ukraine-war-us-talks-geneva/f78ef35e-08db-11f1-b196-5e1986b3575c_story.html</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.aljazeera.com/news/2026/2/13/russia-and-ukraine-to-hold-next-round-of-talks-in-geneva-next-week" target="_blank">https://www.aljazeera.com/news/2026/2/13/russia-and-ukraine-to-hold-next-round-of-talks-in-geneva-next-week</a> </div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.kyivpost.com/post/69713" target="_blank">https://www.kyivpost.com/post/69713</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.theguardian.com/world/2026/feb/14/ukraine-wants-20-year-us-security-guarantee-to-sign-peace-deal" target="_blank">https://www.theguardian.com/world/2026/feb/14/ukraine-wants-20-year-us-security-guarantee-to-sign-peace-deal</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://time.com/7378722/rubio-europe-speech-us-trump/" target="_blank">https://time.com/7378722/rubio-europe-speech-us-trump/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Ukraine-Washington-veut-aller-vite-Moscou-hesite_a7102.html</link>
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   <title>Comment l'Europe s'est perdue. Le piège de Trump et l'illusion de la soumission utile</title>
   <pubDate>Sun, 14 Dec 2025 16:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face au retour de Donald Trump, l’Europe a choisi l’apaisement plutôt que l’affirmation. Entre pressions militaires, concessions commerciales et silence sur les atteintes aux valeurs démocratiques, elle s’est enfermée dans une stratégie de prudence qui révèle moins la puissance américaine que ses propres fragilités. Et pourtant...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93193218-65180405.jpg?v=1765728932" alt="Comment l'Europe s'est perdue. Le piège de Trump et l'illusion de la soumission utile" title="Comment l'Europe s'est perdue. Le piège de Trump et l'illusion de la soumission utile" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Apaiser pour survivre : la stratégie européenne </b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Lorsque Donald Trump est revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025, l'Europe s'est retrouvée face à un choix à la fois politique, stratégique et moral. Elle pouvait tenter d'agir comme un acteur majeur de la scène internationale ou emprunter la voie la plus confortable : baisser la tête, éviter l'affrontement, espérer limiter les dégâts. Elle a choisi la seconde. Non par contrainte, mais par réflexe. Non par absence d'alternatives, mais par manque de volonté. <br />    <p style="margin-left: 40px;">De Varsovie à Londres, de Riga à Rome, la ligne a été la même : ne pas irriter Washington. Accepter des exigences toujours plus lourdes en matière de dépenses militaires, subir des menaces commerciales, se taire face aux attaques contre l'État de droit. Le tout au nom d'un prétendu «réalisme ». Résister, disait-on, aurait pu coûter cher : moins de soutien à l'Ukraine, une OTAN vidée de sa substance, une guerre commerciale. Mieux valait apaiser Trump, en espérant que cela suffise. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La reddition déguisée en pragmatisme</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Cette lecture ignore cependant un élément essentiel : l'appeasement ne découle pas seulement de la crainte des États-Unis, mais aussi des fragilités internes européennes. La montée des droites nationalistes a paralysé les capitales et vidé Bruxelles de son élan. Des gouvernements faibles, assiégés par des oppositions souverainistes, ont préféré se réfugier sous le parapluie américain plutôt que de construire une ligne européenne commune. Le paradoxe est évident : par peur des droites radicales, on a adopté une politique qui les renforce. <br />    <p style="margin-left: 40px;">Sur la défense, l'Europe a accepté un objectif de dépenses équivalant à cinq pour cent du produit intérieur brut, décidé davantage pour plaire à Trump que sur la base d'une évaluation stratégique sérieuse. De nombreux pays savent déjà qu'ils n'atteindront pas ce seuil. Mais l'engagement a servi à légitimer une narration dangereuse : celle selon laquelle la sécurité européenne dépend encore, et toujours, de la bienveillance américaine. Aucune véritable autonomie, aucune planification industrielle commune, aucune vision de long terme. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Commerce : quand le géant se comporte en nain</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Si, sur le plan militaire, la relation transatlantique a toujours été asymétrique, sur le plan économique l'Europe dispose d'atouts considérables. Le marché unique est un instrument de puissance. Pourtant, il n'a pas été utilisé. Face aux droits de douane américains, Bruxelles a hésité, divisée par des gouvernements qui ont préféré négocier chacun pour soi, redoutant davantage les répercussions politiques internes que les pressions extérieures. Le résultat a été un accord moins favorable encore que celui obtenu par le Royaume-Uni après sa sortie de l'Union. <br />    <p style="margin-left: 40px;">La défaite est double. Économique, car l'Europe accepte un rapport de force défavorable alors qu'elle pourrait négocier autrement. Politique, car elle sape sa propre raison d'être : l'idée que l'union fait la force. Si une Europe unie obtient moins qu'un État isolé, la rhétorique souverainiste trouve sa preuve ultime. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des valeurs sacrifiées sur l'autel de l'opportunisme</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Le prix le plus élevé a toutefois été payé sur le terrain des valeurs. Attaques contre la presse, pressions sur la magistrature, ingérences dans les élections européennes : tout a été accueilli dans un silence embarrassé. Non par conviction, mais par calcul. Mieux valait ne pas provoquer Washington, ne pas compromettre d'autres dossiers. Ce faisant, l'Europe a pourtant renoncé à son dernier véritable capital stratégique : sa crédibilité normative. <br />    <p style="margin-left: 40px;">Le message est dévastateur. Si les valeurs démocratiques deviennent négociables à l'extérieur, elles deviennent fragiles à l'intérieur. Les droites radicales l'ont parfaitement compris et se présentent désormais comme les composantes d'un contre-bloc occidental, légitimé précisément par ce silence européen. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sortir du piège</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">L'idée de « tenir jusqu'en 2029 » relève de la pensée magique. <br />   <br />  Le temps ne joue pas en faveur de l'Europe si l'Europe reste immobile. La seule issue consiste à reconquérir des marges de souveraineté réelle : une défense industrielle crédible, une politique commerciale cohérente, la protection de l'espace démocratique. Non par de grands discours, mais par des choix ciblés et politiquement soutenables. <br />    <p style="margin-left: 40px;">Continuer à se plier en espérant survivre ne fait qu'accélérer le déclin. L'Europe n'est pas tombée parce que Trump est revenu. Elle est tombée parce que, face à Trump, elle a cessé de croire en elle-même. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A  propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank">Giuseppe Gagliano</a>  &nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales.&nbsp; <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Comment-l-Europe-s-est-perdue-Le-piege-de-Trump-et-l-illusion-de-la-soumission-utile_a6737.html</link>
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