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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T12:13:54+02:00</dc:date>
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   <title>Sécurité économique : guerre hybride et au continuum de conflictualités. Pourquoi Gustave Gauquelin est-il auditionné ?</title>
   <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 13:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Diffusée en direct le 3 juin 2026, l’audition de Gustave Gauquelin, chef du SISSE, et de Thomas Bertin, du SGDSN, devant la Commission de la Défense nationale, s’inscrit dans un cycle consacré à la guerre hybride et au continuum de conflictualités. Un moment clé pour comprendre comment l’État adapte sa doctrine de souveraineté économique dans un environnement international devenu plus agressif et plus diffus.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96844306-67505471.jpg?v=1780581746" alt="Sécurité économique : guerre hybride et au continuum de conflictualités. Pourquoi Gustave Gauquelin est-il auditionné ?" title="Sécurité économique : guerre hybride et au continuum de conflictualités. Pourquoi Gustave Gauquelin est-il auditionné ?" />
     </div>
     <div>
      &nbsp;  <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=tB0aIcfJp7c" target="_blank">SOURCE</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une audition au cœur d’un cycle stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le 3 juin 2026, la Commission de la Défense nationale poursuit son exploration des nouvelles conflictualités. L’intervention de<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/gustave-gauquelin/" target="_blank"> <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Gustave_Gauquelin" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Gustave Gauquelin</span></strong></a>  s’inscrit dans cette dynamique : expliquer comment la France protège son économie dans un monde où la compétition technologique, normative et capitalistique se transforme en confrontation hybride.</span> <br />   <br />  <span _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="1220">« Ce que nous percevons aujourd'hui, ce sont des alertes de sécurité économique qui sont à la fois plus nombreuses, plus diverses dans leurs origines [...] et surtout plus variées dans leurs modes opératoires. [...] Ce chiffre de 750 alertes représente trois fois le chiffre que nous enregistrions il y a cinq ans. » — </span><b _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="1539">Gustave Gauquelin</b> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le cadre institutionnel est désormais bien rodé. Le <strong style="white-space: pre-wrap;">Colisée</strong>, piloté par le<a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/" target="_blank"> SGDSN</a>, orchestre la coordination interministérielle. Le <a class="link" href="https://www.entreprises.gouv.fr/service-de-linformation-strategique-et-de-la-securite-economiques-sisse" target="_blank">SISSE</a>, bras opérationnel, détecte les signaux faibles sur le terrain, tandis que la sous‑direction <a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/nos-missions/proteger/proteger-le-potentiel-scientifique-et-technique-de-la-nation" target="_blank">PPST</a>  du SGDSN veille sur les technologies sensibles. Cette architecture traduit la mise en œuvre de l’<a class="link" href="https://revue-defense.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEFENSE-227-03-2026-F-V_Bervas_oeil.pdf" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Objectif_strategique_11_RNS" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Objectif stratégique 11</span></strong></a>  (*), qui place l’innovation et la maîtrise technologique au cœur de la souveraineté française.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une pression constante sur les entreprises stratégiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">En 2026, la France évolue sur un « haut plateau » de menaces économiques. Les offensives étrangères ne se concentrent plus sur les grands groupes, mais sur les maillons les plus vulnérables de la chaîne industrielle. <strong style="white-space: pre-wrap;">80 % des alertes concernent des PME et ETI</strong> de la <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Base_industrielle_et_technologique_de_defense" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">BITD</span></strong>, souvent sous‑traitantes, parfois duales, toujours stratégiques.</span> <br />   <br />  <strong>« Quatre alertes sur cinq concernent des PME et des ETI de la BITD. Ce sont elles, aujourd’hui, les premières cibles des prédations étrangères. »</strong> <span style="white-space: pre-wrap;">La menace est aussi territoriale : plus de la moitié des alertes émergent hors d’Île‑de‑France, au cœur des pôles régionaux d’innovation. Cette diffusion impose une transformation profonde de la posture de l’État. Il ne s’agit plus seulement de réagir, mais d’anticiper, de protéger l’immatériel, de verrouiller les transferts sensibles et de surveiller les investissements étrangers.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une doctrine d’ouverture maîtrisée pour un monde plus dur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’audition du 3 juin 2026 confirme une ligne stratégique claire : la France refuse le repli, mais assume une <strong style="white-space: pre-wrap;">ouverture filtrée</strong>. Le régime des investissements étrangers agit comme un tamis stratégique, permettant d’attirer des capitaux tout en préservant les centres de R&amp;D sur le territoire. Les <strong style="white-space: pre-wrap;">ZRR</strong> protègent les laboratoires sensibles, tandis que la <strong style="white-space: pre-wrap;">loi de 1968</strong> sert de rempart contre les injonctions extraterritoriales.</span> <br />   <br />  <strong>« Protéger les technologies critiques dès leur émergence, avant qu’elles ne deviennent des objets de convoitise, c’est la condition indispensable pour que France 2030 produise réellement de la souveraineté. »</strong> <span style="white-space: pre-wrap;">Cette doctrine repose sur un équilibre subtil : ouvrir la recherche pour rester attractif, mais protéger les compétences critiques pour éviter leur captation. Une équation que l’État tente de résoudre en renforçant ses contrôles, en modernisant ses outils juridiques et en sensibilisant les entreprises aux risques immatériels.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La guerre économique opère en dessous du seuil d'un conflit ouvert</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’audition du 3 juin 2026 illustre une réalité désormais incontournable : la sécurité économique est devenue un pilier de la puissance nationale. Dans un monde où la conflictualité se déplace vers les laboratoires, les normes et les chaînes de valeur, protéger l’économie revient à protéger la Nation. <br />   <br />  La guerre économique&nbsp;<span>opère</span> <span>en</span> <span>dessous</span> <span>du</span> seuil <span>d'un</span> <span>conflit</span> <span>ouvert.</span> Les puissances étrangères <span>utilisent</span> <span>de</span> <span>plus</span> <span>en</span> <span>plus</span> <span>des</span> <span>tactiques</span> <span>vagues</span> <span>et</span> <span>grises</span> qui <span>passent</span> <span>au-delà</span> <span>des</span> <span>défenses</span> <span>traditionnelles</span> de la sécurité <span>nationale,</span> <span>le</span> <span>premier</span> de ces <span>outils</span> <span>secrets</span> <span>étant</span> <span>l'armement</span> du droit, <span>maintenant</span> <span>connu</span> <span>sous</span> <span>le</span> <span>nom</span> <span>de</span>&nbsp;Lawfare<span>.</span> <span>Certains</span> <span>États</span> <span>utilisent</span> <span>les</span> <span>audits</span> de conformité ou <span>de</span> <span>réglementation</span> <span>comme</span> <span>couverture</span> <span>pour</span> <span>exiger</span> un accès intrusif aux sites industriels français, transformant la norme en outil de coercition. Dans les <span>instances</span> internationales, <span>l'influence</span> normative — <span>en</span> <span>particulier</span> <span>de</span> <span>la</span> <span>Chine</span> — <span>vise</span> à <span>faire</span> <span>respecter</span> des <span>normes</span> <span>alternatives</span> au détriment des <span>critères</span> européens. <br />   <br />  Pour <span>gérer</span> ces pressions, <span>l'État</span> <span>n'hésite</span> plus à <span>invoquer</span> la loi de <span>1968</span> qui permet <span>le</span> <span>partage</span> de <span>données</span> sensibles <span>avec</span> <span>les</span> autorités <span>étrangères,</span> <span>tout</span> <span>en</span> <span>poursuivant</span> <span>une</span> <span>autre</span> <span>voie</span> encore <span>plus</span> <span>discrète</span> : la <span>capture</span> <span>des</span> <span>intangibles.</span> <br />   <br />  Les zones <span>restrictives</span> (ZRR) <span>empêchent</span> <span>maintenant</span> <span>l'accès</span> aux laboratoires sensibles, <span>et</span> la Loi <span>sur</span> <span>les</span> <span>programmes</span> <span>militaires</span> <span>exige</span> une déclaration préalable pour <span>l'embauche</span> de chercheurs expérimentés. Une mesure <span>calibrée</span> qui <span>maintient</span> <span>l'attrait</span> académique tout en empêchant <span>la</span> <span>fuite</span> <span>des</span> talents vers <span>les</span> puissances <span>rivales,</span> <span>et</span> <span>enfin,</span> <span>l'État</span> adopte une <span>position</span> résolument <span>proactive.</span> <br />   <br />  <span>Guidée</span> <span>par</span> <span>le</span> <span>Colisée,</span> la <span>sauvegarde</span> des technologies <span>vitales</span> <span>–</span> <span>artificielles,</span> <span>quantiques,</span> <span>spatiales</span> <span>et</span> <a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/284221-defense-nrbc-armes-nucleaires-radiologiques-biologiques-chimiques" target="_blank">NRBC</a>  <span>–</span> <span>est</span> <span>un</span> <span>élément</span> <span>clé</span> <span>d'une</span> stratégie <span>fondée</span> <span>sur</span> <span>la</span> souveraineté assumée. Cette vigilance précoce <span>soutient</span> les investissements <span>majeurs</span> de <span>la</span> France 2030, <span>nous</span> rappelant <span>qu'aucune</span> politique <span>d'innovation</span> ne peut <span>réussir</span> sans une sécurité économique <span>forte,</span> <span>alors</span> <span>que</span> <span>dans</span> cette nouvelle <span>dynamique</span> de puissance, <span>une</span> guerre <span>économique</span> hybride avance <span>déguisée.</span> Elle se <span>déroule</span> dans les normes, laboratoires, <span>recrutements</span> <span>et</span> <span>audits,</span> <span>et</span> <span>c'est</span> précisément là que la France tente de <span>construire</span> son rempart.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>OS11 : la souveraineté technologique comme nouvelle frontière stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au coeur de l’appareil d’État, deux personnalités pilotent la montée en puissance de la sécurité économique : <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Gustave_Gauquelin" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Gustave Gauquelin</span></strong> et <a class="link" href="https://politique.pappers.fr/document/arrete-5-aout-2025-portant-nomination-administration-centrale-JORFTEXT000052050399" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Thomas_Bertin_SGDSN" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Thomas Bertin</span></strong></a>. <br />   <br />  Le premier dirige le Service de l’information stratégique et de la sécurité économique (SISSE), chargé de détecter les signaux faibles qui menacent les entreprises stratégiques. Le second pilote, au SGDSN, la sous‑direction chargée du potentiel scientifique et technique, gardienne des technologies sensibles et des capacités de recherche nationales.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Leur action converge autour d’un même cap : l’<strong style="white-space: pre-wrap;">Objectif stratégique 11</strong>, qui place l’excellence scientifique et la maîtrise technologique au cœur de la souveraineté française. Gustave Gauquelin en incarne la dimension opérationnelle. Son réseau de délégués régionaux remonte les alertes, accompagne les PME exposées et déjoue les tentatives de captation technologique.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Thomas Bertin, lui, porte la vision structurelle. Il veille sur les laboratoires, les zones à régime restrictif, les transferts sensibles. Il observe les stratégies d’influence normative, les pressions extraterritoriales, les risques de prolifération. </span><span _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="5190">« L'enjeu principal c'est de stimuler l'innovation technologique [...] et de ne pas se laisser distancer par des compétiteurs stratégiques. [...] Il s'agit d'ouvrir la recherche autant que possible, mais la protéger autant que nécessaire. » — </span><b _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="5433">Thomas Bertin, Sous-directeur de la non-prolifération, des sciences et des technologies au SGDSN</b> <br />   <br />  Enfin, l’OS11 articule deux impératifs longtemps perçus comme contradictoires : <strong>innover et protéger</strong>. L’État assume que les milliards investis dans <strong>France 2030</strong> n’ont de sens que si les technologies développées restent sous maîtrise nationale. L’innovation n’est plus seulement un moteur économique : elle devient un enjeu de sécurité. <br />   <br />  <span _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="6462">Alors que la Commission européenne commence à forger sa propre doctrine de sécurité économique, l'enjeu pour la France et ses partenaires est de passer d'une posture de protection à une puissance d'influence globale. L'Europe saura-t-elle imposer ses propres normes et standards pour ne plus subir les règles édictées ailleurs ?</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #EconomicSecurity #HybridWarfare #TechSovereignty #NationalSecurity #StrategicIntelligence #Geoeconomics #CriticalTechnologies #DefensePolicy #InnovationSecurity #France2030
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.veillemag.com/Securite-economique-guerre-hybride-et-au-continuum-de-conflictualites-Pourquoi-Gustave-Gauquelin-est-il-auditionne_a7697.html</link>
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   <title>Sécurité économique : guerre hybride et au continuum de conflictualités. Pourquoi Gustave Gauquelin est-il auditionné ?</title>
   <pubDate>Thu, 04 Jun 2026 13:58:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Diffusée en direct le 3 juin 2026, l’audition de Gustave Gauquelin, chef du SISSE, et de Thomas Bertin, du SGDSN, devant la Commission de la Défense nationale, s’inscrit dans un cycle consacré à la guerre hybride et au continuum de conflictualités. Un moment clé pour comprendre comment l’État adapte sa doctrine de souveraineté économique dans un environnement international devenu plus agressif et plus diffus.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96845673-67506935.jpg?v=1780581746" alt="Sécurité économique : guerre hybride et au continuum de conflictualités. Pourquoi Gustave Gauquelin est-il auditionné ?" title="Sécurité économique : guerre hybride et au continuum de conflictualités. Pourquoi Gustave Gauquelin est-il auditionné ?" />
     </div>
     <div>
      &nbsp;  <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=tB0aIcfJp7c" target="_blank">SOURCE</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une audition au cœur d’un cycle stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le 3 juin 2026, la Commission de la Défense nationale poursuit son exploration des nouvelles conflictualités. L’intervention de<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/gustave-gauquelin/" target="_blank"> <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Gustave_Gauquelin" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Gustave Gauquelin</span></strong></a>  s’inscrit dans cette dynamique : expliquer comment la France protège son économie dans un monde où la compétition technologique, normative et capitalistique se transforme en confrontation hybride.</span> <br />   <br />  <span _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="1220">« Ce que nous percevons aujourd'hui, ce sont des alertes de sécurité économique qui sont à la fois plus nombreuses, plus diverses dans leurs origines [...] et surtout plus variées dans leurs modes opératoires. [...] Ce chiffre de 750 alertes représente trois fois le chiffre que nous enregistrions il y a cinq ans. » — </span><b _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="1539">Gustave Gauquelin</b> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le cadre institutionnel est désormais bien rodé. Le <strong style="white-space: pre-wrap;">Colisée</strong>, piloté par le<a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/" target="_blank"> SGDSN</a>, orchestre la coordination interministérielle. Le <a class="link" href="https://www.entreprises.gouv.fr/service-de-linformation-strategique-et-de-la-securite-economiques-sisse" target="_blank">SISSE</a>, bras opérationnel, détecte les signaux faibles sur le terrain, tandis que la sous‑direction <a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/nos-missions/proteger/proteger-le-potentiel-scientifique-et-technique-de-la-nation" target="_blank">PPST</a>  du SGDSN veille sur les technologies sensibles. Cette architecture traduit la mise en œuvre de l’<a class="link" href="https://revue-defense.fr/wp-content/uploads/2026/03/DEFENSE-227-03-2026-F-V_Bervas_oeil.pdf" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Objectif_strategique_11_RNS" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Objectif stratégique 11</span></strong></a>  (*), qui place l’innovation et la maîtrise technologique au cœur de la souveraineté française.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une pression constante sur les entreprises stratégiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">En 2026, la France évolue sur un « haut plateau » de menaces économiques. Les offensives étrangères ne se concentrent plus sur les grands groupes, mais sur les maillons les plus vulnérables de la chaîne industrielle. <strong style="white-space: pre-wrap;">80 % des alertes concernent des PME et ETI</strong> de la <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Base_industrielle_et_technologique_de_defense" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">BITD</span></strong>, souvent sous‑traitantes, parfois duales, toujours stratégiques.</span> <br />   <br />  <strong>« Quatre alertes sur cinq concernent des PME et des ETI de la BITD. Ce sont elles, aujourd’hui, les premières cibles des prédations étrangères. »</strong> <span style="white-space: pre-wrap;">La menace est aussi territoriale : plus de la moitié des alertes émergent hors d’Île‑de‑France, au cœur des pôles régionaux d’innovation. Cette diffusion impose une transformation profonde de la posture de l’État. Il ne s’agit plus seulement de réagir, mais d’anticiper, de protéger l’immatériel, de verrouiller les transferts sensibles et de surveiller les investissements étrangers.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une doctrine d’ouverture maîtrisée pour un monde plus dur</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’audition du 3 juin 2026 confirme une ligne stratégique claire : la France refuse le repli, mais assume une <strong style="white-space: pre-wrap;">ouverture filtrée</strong>. Le régime des investissements étrangers agit comme un tamis stratégique, permettant d’attirer des capitaux tout en préservant les centres de R&amp;D sur le territoire. Les <strong style="white-space: pre-wrap;">ZRR</strong> protègent les laboratoires sensibles, tandis que la <strong style="white-space: pre-wrap;">loi de 1968</strong> sert de rempart contre les injonctions extraterritoriales.</span> <br />   <br />  <strong>« Protéger les technologies critiques dès leur émergence, avant qu’elles ne deviennent des objets de convoitise, c’est la condition indispensable pour que France 2030 produise réellement de la souveraineté. »</strong> <span style="white-space: pre-wrap;">Cette doctrine repose sur un équilibre subtil : ouvrir la recherche pour rester attractif, mais protéger les compétences critiques pour éviter leur captation. Une équation que l’État tente de résoudre en renforçant ses contrôles, en modernisant ses outils juridiques et en sensibilisant les entreprises aux risques immatériels.</span></div>  
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     <div><b> La guerre économique opère en dessous du seuil d'un conflit ouvert</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’audition du 3 juin 2026 illustre une réalité désormais incontournable : la sécurité économique est devenue un pilier de la puissance nationale. Dans un monde où la conflictualité se déplace vers les laboratoires, les normes et les chaînes de valeur, protéger l’économie revient à protéger la Nation. <br />   <br />  La guerre économique&nbsp;<span>opère</span> <span>en</span> <span>dessous</span> <span>du</span> seuil <span>d'un</span> <span>conflit</span> <span>ouvert.</span> Les puissances étrangères <span>utilisent</span> <span>de</span> <span>plus</span> <span>en</span> <span>plus</span> <span>des</span> <span>tactiques</span> <span>vagues</span> <span>et</span> <span>grises</span> qui <span>passent</span> <span>au-delà</span> <span>des</span> <span>défenses</span> <span>traditionnelles</span> de la sécurité <span>nationale,</span> <span>le</span> <span>premier</span> de ces <span>outils</span> <span>secrets</span> <span>étant</span> <span>l'armement</span> du droit, <span>maintenant</span> <span>connu</span> <span>sous</span> <span>le</span> <span>nom</span> <span>de</span>&nbsp;Lawfare<span>.</span> <span>Certains</span> <span>États</span> <span>utilisent</span> <span>les</span> <span>audits</span> de conformité ou <span>de</span> <span>réglementation</span> <span>comme</span> <span>couverture</span> <span>pour</span> <span>exiger</span> un accès intrusif aux sites industriels français, transformant la norme en outil de coercition. Dans les <span>instances</span> internationales, <span>l'influence</span> normative — <span>en</span> <span>particulier</span> <span>de</span> <span>la</span> <span>Chine</span> — <span>vise</span> à <span>faire</span> <span>respecter</span> des <span>normes</span> <span>alternatives</span> au détriment des <span>critères</span> européens. <br />   <br />  Pour <span>gérer</span> ces pressions, <span>l'État</span> <span>n'hésite</span> plus à <span>invoquer</span> la loi de <span>1968</span> qui permet <span>le</span> <span>partage</span> de <span>données</span> sensibles <span>avec</span> <span>les</span> autorités <span>étrangères,</span> <span>tout</span> <span>en</span> <span>poursuivant</span> <span>une</span> <span>autre</span> <span>voie</span> encore <span>plus</span> <span>discrète</span> : la <span>capture</span> <span>des</span> <span>intangibles.</span> <br />   <br />  Les zones <span>restrictives</span> (ZRR) <span>empêchent</span> <span>maintenant</span> <span>l'accès</span> aux laboratoires sensibles, <span>et</span> la Loi <span>sur</span> <span>les</span> <span>programmes</span> <span>militaires</span> <span>exige</span> une déclaration préalable pour <span>l'embauche</span> de chercheurs expérimentés. Une mesure <span>calibrée</span> qui <span>maintient</span> <span>l'attrait</span> académique tout en empêchant <span>la</span> <span>fuite</span> <span>des</span> talents vers <span>les</span> puissances <span>rivales,</span> <span>et</span> <span>enfin,</span> <span>l'État</span> adopte une <span>position</span> résolument <span>proactive.</span> <br />   <br />  <span>Guidée</span> <span>par</span> <span>le</span> <span>Colisée,</span> la <span>sauvegarde</span> des technologies <span>vitales</span> <span>–</span> <span>artificielles,</span> <span>quantiques,</span> <span>spatiales</span> <span>et</span> <a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/rapport/284221-defense-nrbc-armes-nucleaires-radiologiques-biologiques-chimiques" target="_blank">NRBC</a>  <span>–</span> <span>est</span> <span>un</span> <span>élément</span> <span>clé</span> <span>d'une</span> stratégie <span>fondée</span> <span>sur</span> <span>la</span> souveraineté assumée. Cette vigilance précoce <span>soutient</span> les investissements <span>majeurs</span> de <span>la</span> France 2030, <span>nous</span> rappelant <span>qu'aucune</span> politique <span>d'innovation</span> ne peut <span>réussir</span> sans une sécurité économique <span>forte,</span> <span>alors</span> <span>que</span> <span>dans</span> cette nouvelle <span>dynamique</span> de puissance, <span>une</span> guerre <span>économique</span> hybride avance <span>déguisée.</span> Elle se <span>déroule</span> dans les normes, laboratoires, <span>recrutements</span> <span>et</span> <span>audits,</span> <span>et</span> <span>c'est</span> précisément là que la France tente de <span>construire</span> son rempart.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>OS11 : la souveraineté technologique comme nouvelle frontière stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au coeur de l’appareil d’État, deux personnalités pilotent la montée en puissance de la sécurité économique : <strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Gustave_Gauquelin" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Gustave Gauquelin</span></strong> et <a class="link" href="https://politique.pappers.fr/document/arrete-5-aout-2025-portant-nomination-administration-centrale-JORFTEXT000052050399" target="_blank"><strong style="white-space: pre-wrap;"><span data-url="ca://s?q=Thomas_Bertin_SGDSN" role="button" style="white-space: pre-wrap;" tabindex="0">Thomas Bertin</span></strong></a>. <br />   <br />  Le premier dirige le Service de l’information stratégique et de la sécurité économique (SISSE), chargé de détecter les signaux faibles qui menacent les entreprises stratégiques. Le second pilote, au SGDSN, la sous‑direction chargée du potentiel scientifique et technique, gardienne des technologies sensibles et des capacités de recherche nationales.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Leur action converge autour d’un même cap : l’<strong style="white-space: pre-wrap;">Objectif stratégique 11</strong>, qui place l’excellence scientifique et la maîtrise technologique au cœur de la souveraineté française. Gustave Gauquelin en incarne la dimension opérationnelle. Son réseau de délégués régionaux remonte les alertes, accompagne les PME exposées et déjoue les tentatives de captation technologique.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Thomas Bertin, lui, porte la vision structurelle. Il veille sur les laboratoires, les zones à régime restrictif, les transferts sensibles. Il observe les stratégies d’influence normative, les pressions extraterritoriales, les risques de prolifération. </span><span _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="5190">« L'enjeu principal c'est de stimuler l'innovation technologique [...] et de ne pas se laisser distancer par des compétiteurs stratégiques. [...] Il s'agit d'ouvrir la recherche autant que possible, mais la protéger autant que nécessaire. » — </span><b _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="5433">Thomas Bertin, Sous-directeur de la non-prolifération, des sciences et des technologies au SGDSN</b> <br />   <br />  Enfin, l’OS11 articule deux impératifs longtemps perçus comme contradictoires : <strong>innover et protéger</strong>. L’État assume que les milliards investis dans <strong>France 2030</strong> n’ont de sens que si les technologies développées restent sous maîtrise nationale. L’innovation n’est plus seulement un moteur économique : elle devient un enjeu de sécurité. <br />   <br />  <span _ngcontent-ng-c2805021897="" class="ng-star-inserted" data-start-index="6462">Alors que la Commission européenne commence à forger sa propre doctrine de sécurité économique, l'enjeu pour la France et ses partenaires est de passer d'une posture de protection à une puissance d'influence globale. L'Europe saura-t-elle imposer ses propres normes et standards pour ne plus subir les règles édictées ailleurs ?</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #EconomicSecurity #HybridWarfare #TechSovereignty #NationalSecurity #StrategicIntelligence #Geoeconomics #CriticalTechnologies #DefensePolicy #InnovationSecurity #France2030
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96845673-67506935.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Securite-economique-guerre-hybride-et-au-continuum-de-conflictualites-Pourquoi-Gustave-Gauquelin-est-il-auditionne_a7698.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-94735131</guid>
   <title>Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)</title>
   <pubDate>Sat, 21 Feb 2026 17:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face aux ingérences numériques, la France muscle sa défense démocratique; À l’horizon 2030, l’État dévoile une stratégie globale pour protéger le débat public sans renoncer à ses principes. L’information, devenue champ de confrontation stratégique, est désormais traitée comme un bien commun menacé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94735131-66231105.jpg?v=1771749275" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Rapport en fin d'article <br />  <a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/files/files/Publications/Strat%C3%A9gie%20nationale%20de%20lutte%20contre%20les%20manipulations%20de%20l%27information%202026-2030_0.pdf" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage informationnel bouleversé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La France part d’un constat simple et brutal : l’écosystème informationnel n’a plus rien à voir avec celui qui structurait la vie démocratique il y a vingt ans. L’ère éditoriale, dominée par des médias identifiés et des règles professionnelles, a cédé la place à un univers algorithmique où la vitesse supplante la vérification et où la viralité dicte la hiérarchie des contenus. Dans ce nouvel environnement, les médiations s’effritent, les plateformes étrangères captent l’attention et les acteurs hostiles exploitent les failles d’un espace public fragmenté. <br />   <br />  <strong>Leur objectif n’est plus de convaincre, mais de saturer, brouiller, dissoudre les repères communs.</strong> C’est dans ce contexte que la France définit l’ingérence numérique étrangère, un phénomène qui combine acteur extérieur, contenu trompeur, diffusion inauthentique et atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Une mécanique qui exerce une pression stratégique, systémique et narrative sur le débat démocratique.</span> <br />    <h3 style="white-space: normal;">&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une action publique qui refuse la tentation du contrôle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à ces menaces, la réponse française se veut résolument démocratique. Pas question de glisser vers la censure ou de confondre protection et restriction. <br />   <br />  Fidèle à sa doctrine — cibler les comportements, jamais les opinions — l’État structure sa riposte autour de quinze objectifs stratégiques qui forment un continuum entre détection, coordination et sanction. VIGINUM change d’échelle en automatisant l’identification des manœuvres hostiles, tandis que le COLMI devient la plaque tournante d’une réaction interministérielle capable de s’activer en moins de vingt-quatre heures. La justice, elle, se muscle pour transformer les preuves techniques en sanctions effectives, jusqu’à l’attribution publique des commanditaires et au gel de leurs réseaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même.</strong> <br />   <br />  D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même. D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un horizon 2030 semé de nouvelles vulnérabilités</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie anticipe des menaces encore plus complexes. La banalisation des contenus synthétiques pourrait éroder la valeur même de la preuve, malgré les promesses du tatouage numérique. L’hyper‑personnalisation risque d’enfermer chacun dans une bulle cognitive, rendant le consensus national presque impossible. Les modèles d’IA eux‑mêmes pourraient être manipulés en amont, via l’empoisonnement de leurs données d’entraînement. Et l’espace francophone, moins dense que l’anglophone, apparaît particulièrement vulnérable aux altérations ciblées de ses corpus linguistiques. Autant de défis qui exigent une vigilance continue et une capacité d’adaptation permanente.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Au fond, la stratégie française repose sur une idée simple : protéger le débat public, ce n’est pas dire aux citoyens ce qu’ils doivent penser, mais garantir qu’ils puissent penser librement. Une démocratie instruite, confiante et lucide demeure la meilleure réponse aux récits de division.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voir le Rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94735131-66231255.jpg?v=1771693187" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie globale, de la technologie à la résilience citoyenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Les plateformes numériques sont mises face à leurs responsabilités : application rigoureuse du DSA, audits algorithmiques, transparence sur les bots, lutte contre la monétisation des contenus manipulatoires. Mais la résilience ne peut être que collective. <br />   <br />  L’Académie LMI forme une nouvelle génération d’experts, l’éducation aux médias devient un réflexe citoyen et un réseau de vigies civiles se structure pour réduire la vulnérabilité psychologique de la société. Enfin, la France porte cette ambition au-delà de ses frontières, en harmonisant les standards européens et en consolidant, au sein du G7 et de l’OTAN, une défense informationnelle commune. Une stratégie complète, pensée pour que la souveraineté numérique reste un fait, non une&nbsp; déclaration d'intention.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94735131-66231105.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Strategie-Nationale-de-Lutte-contre-les-Manipulations-de-l-Information-d-Origine-Etrangere-2026-—-2030_a7088.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)</title>
   <pubDate>Sat, 21 Feb 2026 17:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face aux ingérences numériques, la France muscle sa défense démocratique; À l’horizon 2030, l’État dévoile une stratégie globale pour protéger le débat public sans renoncer à ses principes. L’information, devenue champ de confrontation stratégique, est désormais traitée comme un bien commun menacé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94774534-66313011.jpg?v=1771749275" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Rapport en fin d'article <br />  <a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/files/files/Publications/Strat%C3%A9gie%20nationale%20de%20lutte%20contre%20les%20manipulations%20de%20l%27information%202026-2030_0.pdf" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage informationnel bouleversé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La France part d’un constat simple et brutal : l’écosystème informationnel n’a plus rien à voir avec celui qui structurait la vie démocratique il y a vingt ans. L’ère éditoriale, dominée par des médias identifiés et des règles professionnelles, a cédé la place à un univers algorithmique où la vitesse supplante la vérification et où la viralité dicte la hiérarchie des contenus. Dans ce nouvel environnement, les médiations s’effritent, les plateformes étrangères captent l’attention et les acteurs hostiles exploitent les failles d’un espace public fragmenté. <br />   <br />  <strong>Leur objectif n’est plus de convaincre, mais de saturer, brouiller, dissoudre les repères communs.</strong> C’est dans ce contexte que la France définit l’ingérence numérique étrangère, un phénomène qui combine acteur extérieur, contenu trompeur, diffusion inauthentique et atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Une mécanique qui exerce une pression stratégique, systémique et narrative sur le débat démocratique.</span> <br />    <h3 style="white-space: normal;">&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une action publique qui refuse la tentation du contrôle</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Face à ces menaces, la réponse française se veut résolument démocratique. Pas question de glisser vers la censure ou de confondre protection et restriction. <br />   <br />  Fidèle à sa doctrine — cibler les comportements, jamais les opinions — l’État structure sa riposte autour de quinze objectifs stratégiques qui forment un continuum entre détection, coordination et sanction. VIGINUM change d’échelle en automatisant l’identification des manœuvres hostiles, tandis que le COLMI devient la plaque tournante d’une réaction interministérielle capable de s’activer en moins de vingt-quatre heures. La justice, elle, se muscle pour transformer les preuves techniques en sanctions effectives, jusqu’à l’attribution publique des commanditaires et au gel de leurs réseaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même.</strong> <br />   <br />  D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même. D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un horizon 2030 semé de nouvelles vulnérabilités</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie anticipe des menaces encore plus complexes. La banalisation des contenus synthétiques pourrait éroder la valeur même de la preuve, malgré les promesses du tatouage numérique. L’hyper‑personnalisation risque d’enfermer chacun dans une bulle cognitive, rendant le consensus national presque impossible. Les modèles d’IA eux‑mêmes pourraient être manipulés en amont, via l’empoisonnement de leurs données d’entraînement. Et l’espace francophone, moins dense que l’anglophone, apparaît particulièrement vulnérable aux altérations ciblées de ses corpus linguistiques. Autant de défis qui exigent une vigilance continue et une capacité d’adaptation permanente.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Au fond, la stratégie française repose sur une idée simple : protéger le débat public, ce n’est pas dire aux citoyens ce qu’ils doivent penser, mais garantir qu’ils puissent penser librement. Une démocratie instruite, confiante et lucide demeure la meilleure réponse aux récits de division.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voir le Rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94774534-66313017.jpg?v=1771693187" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
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     <div><b>Une stratégie globale, de la technologie à la résilience citoyenne</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Les plateformes numériques sont mises face à leurs responsabilités : application rigoureuse du DSA, audits algorithmiques, transparence sur les bots, lutte contre la monétisation des contenus manipulatoires. Mais la résilience ne peut être que collective. <br />   <br />  L’Académie LMI forme une nouvelle génération d’experts, l’éducation aux médias devient un réflexe citoyen et un réseau de vigies civiles se structure pour réduire la vulnérabilité psychologique de la société. Enfin, la France porte cette ambition au-delà de ses frontières, en harmonisant les standards européens et en consolidant, au sein du G7 et de l’OTAN, une défense informationnelle commune. Une stratégie complète, pensée pour que la souveraineté numérique reste un fait, non une&nbsp; déclaration d'intention.</strong></div>  
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     <br style="clear:both;"/>
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