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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
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   <title>L'accord transatlantique : une capitulation stratégique de l'Europe</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2025 16:18:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   L'accord annoncé le 21 août entre les États-Unis et l'Union européenne, présenté comme un pas vers une coopération économique renforcée, illustre en réalité le déséquilibre profond des rapports transatlantiques. Derrière les chiffres spectaculaires – 750 milliards de dollars d'achats européens en énergie américaine sur trois ans et 600 milliards d'investissements européens aux États-Unis d'ici 2029 – se cache un scénario de dépendance accrue de l'Europe vis-à-vis de Washington.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/90756293-63941751.jpg?v=1756392005" alt="L'accord transatlantique : une capitulation stratégique de l'Europe" title="L'accord transatlantique : une capitulation stratégique de l'Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dépendance énergétique organisée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les experts doutent de la faisabilité même de ces engagements. Tripler les importations de gaz, pétrole et combustibles nucléaires américains en si peu de temps semble irréaliste, mais ce qui compte, c'est le signal politique : l'Europe reconnaît qu'elle ne peut assurer seule sa sécurité énergétique et accepte de lier son avenir à l'offre américaine. Ce transfert massif de capitaux, au moment où le Vieux Continent aurait besoin d'investissements internes pour relancer sa compétitivité, constitue un choix à la fois coûteux et stratégique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les concessions européennes : acier, aluminium et agriculture</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Sur le plan industriel, Bruxelles espérait l'abolition des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Le résultat est maigre : Washington maintient l'essentiel des barrières tarifaires, n'accordant que quelques exemptions symboliques. Les sidérurgies européennes restent donc pénalisées, incapables de rivaliser sur un marché où les producteurs américains sont protégés.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Encore plus significatif est le volet agricole. Pendant des décennies, l'Europe avait défendu des normes strictes sur la sécurité alimentaire. Aujourd'hui, elle cède en ouvrant ses frontières à la viande porcine, au bison et aux produits laitiers américains, souvent issus de méthodes d'élevage et de traitements sanitaires incompatibles avec les standards européens. Ce compromis affaiblit non seulement les agriculteurs locaux, mais met aussi en danger l'autonomie alimentaire de l'Union.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un déséquilibre géopolitique assumé</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'accord économique ne peut être séparé du contexte militaire. Depuis le programme « ReArm Europe » et la décision d'augmenter les budgets de défense à 5 % du PIB d'ici 2035, l'UE oriente de facto ses achats vers l'industrie américaine. En d'autres termes, les Européens paient deux fois : d'un côté avec des importations énergétiques et agricoles déséquilibrées, de l'autre avec une dépendance accrue en matière d'armement et de technologies de défense.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Ce tableau contraste avec le sommet d'Anchorage du 15 août entre Washington et Moscou. Alors que les États-Unis discutent directement avec la Russie d'éventuelles ouvertures économiques et d'un apaisement relatif sur l'Ukraine, l'Europe reste marginalisée, réduite à une posture plus belliciste que ses alliés américains, tout en assumant le coût d'une guerre dont elle ne maîtrise pas les clés diplomatiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Une Europe vassalisée</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La critique adressée à Ursula von der Leyen est donc frontale. Les dirigeants européens – de Paris à Berlin, en passant par Budapest – voient dans cet accord une défaite stratégique. L'UE apparaît comme un vassal économique et politique, incapable de définir ses propres priorités, dépendant des choix de Washington, qu'il s'agisse de commerce, d'énergie ou de défense.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Au lieu de bâtir une autonomie stratégique, de renforcer son marché intérieur et d'investir dans son avenir industriel, l'Europe accepte un rôle secondaire : fournisseur de capitaux, consommateur captif et relais des politiques de l'OTAN. Le risque est clair : perte de compétitivité, désindustrialisation accélérée et effacement géopolitique.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'accord sur les droits de douane et les importations agricoles n'est pas seulement un compromis mal négocié. C'est le symptôme d'un continent qui abdique, incapable de penser une alternative, et qui se condamne à être un pion dans un échiquier mondial dominé par d'autres.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
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   <title>L'accord transatlantique : une capitulation stratégique de l'Europe</title>
   <pubDate>Thu, 28 Aug 2025 16:18:00 +0200</pubDate>
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   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
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   L'accord annoncé le 21 août entre les États-Unis et l'Union européenne, présenté comme un pas vers une coopération économique renforcée, illustre en réalité le déséquilibre profond des rapports transatlantiques. Derrière les chiffres spectaculaires – 750 milliards de dollars d'achats européens en énergie américaine sur trois ans et 600 milliards d'investissements européens aux États-Unis d'ici 2029 – se cache un scénario de dépendance accrue de l'Europe vis-à-vis de Washington.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div><b>Les concessions européennes : acier, aluminium et agriculture</b></div>
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Sur le plan industriel, Bruxelles espérait l'abolition des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Le résultat est maigre : Washington maintient l'essentiel des barrières tarifaires, n'accordant que quelques exemptions symboliques. Les sidérurgies européennes restent donc pénalisées, incapables de rivaliser sur un marché où les producteurs américains sont protégés.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Encore plus significatif est le volet agricole. Pendant des décennies, l'Europe avait défendu des normes strictes sur la sécurité alimentaire. Aujourd'hui, elle cède en ouvrant ses frontières à la viande porcine, au bison et aux produits laitiers américains, souvent issus de méthodes d'élevage et de traitements sanitaires incompatibles avec les standards européens. Ce compromis affaiblit non seulement les agriculteurs locaux, mais met aussi en danger l'autonomie alimentaire de l'Union.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
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     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
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