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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-10T02:07:35+02:00</dc:date>
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   <title>Regardez ! "Géopolitique et entreprise : comprendre les nouveaux risques du travail"</title>
   <pubDate>Sat, 02 May 2026 09:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIDEOS &amp; PODCASTS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La vidéo démonte une fiction qui a structuré trois décennies de stratégie : celle d’une économie fluide, déterritorialisée, où l’efficience suffisait à tout expliquer. Le retour des conflits, des pénuries et des dépendances révèle un paysage autrement plus rugueux. Les entreprises doivent désormais composer avec la géographie, la matière, la rareté. Et repenser en profondeur leur manière d’anticiper les crises.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96349074-67198768.jpg?v=1777643105" alt="Regardez ! "Géopolitique et entreprise : comprendre les nouveaux risques du travail"" title="Regardez ! "Géopolitique et entreprise : comprendre les nouveaux risques du travail"" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span class="ytAttributedStringHost ytAttributedStringWhiteSpacePreWrap" dir="auto" style=""><span class="ytAttributedStringLinkInheritColor" dir="auto" style="color: rgb(19, 19, 19);"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=9WvSOXSTpfc" target="_blank">Dans cet épisode de L’Agora du travail </a>  (<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/a-bout-de-taf/posts/?feedView=all" target="_blank">À bout de taf</a>), Laure Girardot reçoit <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7455144507932647424/" target="_blank">Raphaël de Vittoris</a>, professeur associé en stratégie à Clermont School of Business, spécialiste de la gestion des risques et des crises, ancien responsable de la gestion de crise chez Michelin et directeur de la gestion des risques et des crises chez Symbio.</span></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote><i _ngcontent-ng-c130292492="" class="ng-star-inserted" data-start-index="8115">"Il faut avoir un pessimisme et une imagination... Quand on est pessimiste et imaginatif, on crée des scénarios qu'on n'a pas envie de vivre."</i><span _ngcontent-ng-c130292492="" class="ng-star-inserted" data-start-index="8257"> — </span><b _ngcontent-ng-c130292492="" class="ng-star-inserted" data-start-index="8260">Raphaël de Vittoris</b></blockquote>    <p style="margin-left: 40px;">&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le retour du monde dur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pendant des années, les entreprises ont cru pouvoir s’extraire du réel. Produire ici ou là n’était qu’une variable d’optimisation. Cette vision s’effondre. Les guerres, les rivalités technologiques, les tensions énergétiques rappellent que l’économie n’est jamais hors-sol. Arnaud Orin parle d’un « capitalisme de la finitude », où les ressources ne sont plus infinies et où le territoire redevient une contrainte souveraine. <br />  <strong>Les dirigeants découvrent que la stabilité mondiale n’était pas un acquis, mais une parenthèse.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’impasse de la géopolitique psychologisée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à la complexité, beaucoup se réfugient dans une lecture simpliste : réduire les conflits à la personnalité des dirigeants. Cette grille de lecture, omniprésente dans les médias, rassure mais n’explique rien. <br />   <br />  La vidéo rappelle que comprendre le monde exige de revenir aux fondamentaux : capacités industrielles, contraintes géographiques, héritages culturels, dynamiques religieuses, technologies structurantes. Les réseaux sociaux amplifient cette dérive émotionnelle, transformant l’analyse en réflexe épidermique. Une entreprise qui s’aligne sur ces affects mouvants se condamne à l’instabilité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La supply chain, nouveau cœur battant de la souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Longtemps considérée comme une fonction technique, la supply chain est devenue un révélateur de vulnérabilité. La mondialisation a concentré les dépendances au lieu de les diluer. Le conflit en Ukraine a mis en lumière la dépendance européenne au noir de carbone, indispensable à la fabrication des pneus.&nbsp;La Supply Chain, c’est l’art de faire arriver le bon produit, au bon endroit, au bon moment — et dans un monde instable, c’est devenu l’un des défis les plus critiques pour les entreprises. <br />   <br />  Sans ce composant, les chaînes de production s’arrêtent net. Autre exemple : la concentration des services informatiques en Inde. Une crise locale suffirait à paralyser des multinationales entières, faute d’alternatives. Le flux tendu, célébré comme un modèle, apparaît désormais comme une fragilité structurelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La stratégie linéaire, un piège intellectuel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le management des risques repose encore sur l’idée que le futur prolonge le passé. Le fameux diagramme gravité/fréquence, outil fétiche des comités exécutifs, relègue les événements rares au second plan. Or ce sont précisément ceux qui dévastent les organisations. La vidéo plaide pour des approches radicales : red teams, design fiction, scénarios extrêmes. <br />   <br />  L’objectif n’est pas de prédire, mais d’élargir l’imaginaire stratégique. Comme le résume Raphaël de Vittoris, il faut « un pessimisme imaginatif » pour affronter l’impensable.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une troisième voie française à reconstruire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Dans un monde repolarisé, la France doit retrouver une autonomie stratégique assumée. Cela implique de maîtriser ses filières critiques, de restaurer un corps diplomatique expert, de constituer des réserves stratégiques et de protéger ses industries vitales. </strong> <br />   <br />  Une vision héritée du gaullisme, qui refuse la dépendance aux superpuissances. Dans ce contexte, la culture générale redevient un outil de survie pour les décideurs : comprendre l’histoire et la géographie, c’est comprendre les rapports de force. </span>Le réel est revenu, massif, contraignant, et il impose de repenser la stratégie à partir de la matière, du territoire et du temps long.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Geopolitics #SupplyChainResilience #StrategicAutonomy #RiskManagement #GlobalEconomy #BusinessStrategy #IndustrialSovereignty #EconomicSecurity #OperationalResilience #FutureOfBusiness #RaphaëldeVittoris
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96349074-67198768.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Regardez--Geopolitique-et-entreprise-comprendre-les-nouveaux-risques-du-travail_a7496.html</link>
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   <title>Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny</title>
   <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 12:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un sondage Verian–École de guerre économique, réalisé fin mars 2026, révèle un basculement profond dans la perception collective du numérique. Longtemps considéré comme un simple moteur d’innovation, il est désormais appréhendé comme un enjeu de puissance, de souveraineté et de rapport de force. Les Français expriment une attente claire : dépasser l’impuissance relative pour construire une stratégie d’accroissement de puissance par l’économie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95978670-66969111.jpg?v=1775895434" alt="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" title="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Source : télécharger l'étude en fin d'article <br />  <span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Présentée 8 avril, à l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/alliance-fran-aise-de-paris-ile-de-france/"><span><span>Alliance Française de Paris</span></span></a>, <br />  Rencontre organisée par L’Hémicycle, en partenariat avec l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/ege/"><span><span>Ecole de Guerre Economique – EGE <br />  "</span></span></a>  <span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/laure-salvaing-965a6437/">Laure Salvaing</a>  </span>, directrice générale de<span class="white-space-pre"> </span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/veriangroup/"><span><span>Verian Group</span></span></a>  <span class="white-space-pre"> </span>et<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/">Arnaud de Morgny</a>  </span>, directeur adjoint du Centre de Recherche Appliquée de l'École de Guerre Économique ont partagé les résultats d’une étude exclusive sur les Français et la souveraineté numérique."&nbsp;&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/l-h%C3%A9micycle/posts/?feedView=all">Lien</a>  </span></span></div>    <div style="text-align: center;"><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">, </span></span></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le sondage réalisé du 29 au 31 mars 2026 par l’institut Verian et l’Ecole de guerre économique auprès d’un échantillon représentatif de 1003 répondants marque un changement de paradigme collectif. Le numérique n’est plus perçu comme un secteur classique d’innovation ou de modernisation. Il est entré dans le champ des rapports de force. Il est devenu, dans l’esprit public, une question de souveraineté, de dépendance, de classement et de capacité d’action. Au total des citations, les répondants le rattachent d’abord à la souveraineté et à la puissance de la France et de l’Europe (36%), puis à la croissance et aux opportunités économiques (34%), à la dépendance et à la vulnérabilité face à d’autres États (32%), enfin à la compétition et à la confrontation entre grandes puissances (29%). L’idée d’un sujet surexposé demeure, quant à elle, très minoritaire (10%). <br />   <br />  Le point mérite d’être souligné. Pendant des années, le débat français a oscillé entre deux lectures incomplètes : d’un côté, le numérique comme source de croissance sans limite ; de l’autre, le numérique comme objet de régulation et donc de limitation. Le sondage indique que cette ligne de partage apparaît désormais moins tranchée. En premier réflexe, les répondants associent le numérique à la croissance et à la compétitivité (24%), devant la dépendance (22%), la souveraineté et la puissance (19%), puis la confrontation entre puissances (17%). Mais cette hiérarchisation est plus apparente que réelle : les écarts sont faibles, et demeurent globalement contenus dans une zone proche de la marge d’erreur, située entre environ ±2,3 et ±2,6 points. Il serait donc excessif d’y voir des priorités nettement dissociées. Ces résultats traduisent plutôt un resserrement des représentations. En d’autres termes, un problème de plateformes, de données, de cloud ou d’intelligence artificielle n’est plus compris comme une seule question de marché. Il est désormais perçu, dans des proportions voisines, comme une question de dépendance, de souveraineté, de compétitivité et de position dans la hiérarchie des puissances. <br />   <br />  Autre analyse importante&nbsp;: la sévérité du diagnostic collectif est sans appel. La France n’est pas regardée comme une puissance numérique de premier rang : seule une minorité la considère comme capable de rivaliser avec les grands pôles du secteur (31%). Elle apparaît plutôt comme un pays disposant de certains atouts, mais demeurant dépendant des grandes puissances technologiques (86%), davantage actif sur les normes et les standards que sur l’innovation technologique (64%), et partiellement exposé au déclassement (54%). Cette représentation est essentielle. Elle ne renvoie ni à l’effacement pur et simple, ni à la maîtrise et à la supériorité. Elle décrit une position intermédiaire, presque un Janus bifrons : un acteur identifié, mais sous contrainte ; producteur de règles, mais insuffisamment en capacité de faire ou d’agir. <br />   <br />  C’est ici qu’il convient de réarticuler deux notions trop souvent dissociées : souveraineté et compétitivité. L’erreur serait de les opposer par principe, car la véritable question est celle de l’accroissement de puissance par l’économie. Il s’agit moins de choisir entre autonomie stratégique et performance économique que de comprendre comment la seconde peut nourrir la première, et réciproquement. Dès lors qu’une politique de compétitivité permet de consolider des filières, de maîtriser des infrastructures critiques, de capter de la valeur, de structurer des standards, de renforcer une base industrielle et technologique, elle cesse d’être un simple objectif de marché ; elle devient un instrument de puissance. Il est d’ailleurs significatif que les répondants estiment d’abord que la France est menacée par des enjeux de compétitivité économique plutôt que par les seuls risques tenant à sa souveraineté et à sa dépendance (79%). Inversement, une souveraineté qui ne s’appuierait ni sur des capacités productives, ni sur des positions dans les chaînes de valeur, ni sur des moyens d’exécution, demeurerait un discours vain et incantatoire. Si les répondants n’articulent pas encore ces deux aspects, ils y sont de plus en plus sensibles. <br />   <br />  Le sondage va précisément dans ce sens. La dépendance à l’égard des plateformes et acteurs étrangers y apparaît massive (86%). Le doute quant aux moyens réels de faire respecter la réglementation, d’encadrer les plateformes et de contenir les risques d’ingérence démocratique, informationnelle et culturelle y est tout aussi marqué (78%). À l’inverse, la proportion de ceux qui estiment la France plutôt protégée grâce à la réglementation européenne et à ses outils de contrôle demeure minoritaire (38%), tout comme celle de ceux qui considèrent qu’elle dispose d’assez d’outils pour encadrer les plateformes et les systèmes d’intelligence artificielle (35%). Le message implicite est clair : la norme ne se suffit pas à elle-même pour être appliquée. Cette réalité est ancienne. L’Antiquité savait déjà qu’une règle dépourvue de force, de contrainte et de moyens d’exécution demeure politiquement incomplète. Elle ne produit d’effet stratégique que si elle s’adosse à des capacités. C’est pourquoi la régulation ne devient un multiplicateur de puissance qu’à la condition d’être articulée à l’investissement, aux infrastructures, à l’industrie, à la commande publique et à une politique cohérente de diminution des dépendances critiques. <br />   <br />  Ce qui remonte alors du sondage n’est ni une tentation du laisser-faire ou du laisser-aller, ni une adhésion à une fuite en avant technologique sans pensée. C’est une attente plus exigeante : celle d’une ligne stratégique structurée. Sur le terrain doctrinal, les répondants privilégient une doctrine de puissance assumée (26%), devant une alliance européenne renforcée (24%), la souveraineté défensive (18%), la régulation offensive (17%) et l’accélération technologique fondée sur l’innovation, l’intelligence artificielle et les champions nationaux (15%). Pour autant, ces résultats ne dessinent pas encore une doctrine socialement cristallisée. Au regard de la marge d’erreur, ils indiquent plutôt que les Français convergent sur l’exigence de réarmement, tout en demeurant partagés sur les moyens d’y parvenir. Sur le terrain des choix concrets, ils font remonter en priorité une stratégie nationale claire, comparable à une doctrine de défense (35%), puis une alliance européenne coordonnée et l’émergence de champions européens (32%), les alliances internationales (27%) et l’investissement massif dans les technologies stratégiques (25%). Ici encore, il faut voir moins une hiérarchie rigide des instruments qu’un éventail de préférences encore en compétition. La dérégulation pure demeure, en revanche, marginale (11%). Il convient d’ajouter qu’une fraction non négligeable estime déjà que la France a perdu trop de terrain pour revenir dans la course (16%). Voilà l’un des signes avant-coureurs qu’il serait imprudent de négliger. <br />   <br />  Ainsi, la dépendance numérique n’est pas seulement une vulnérabilité technique. Elle engage la liberté d’action, la maîtrise des chaînes de valeur, la faculté de fixer des règles et de tenir son rang. Dès lors, la souveraineté numérique n’a de sens que si elle est pensée comme une politique d’accroissement de puissance par l’économie. C’est à cette condition que la compétitivité cesse d’être un discours d’impuissance publique, et que la souveraineté cesse d’être une invocation. L’une et l’autre relèvent d’une même bataille : celle de la puissance par la maîtrise des capacités réelles.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/91564176-64336164.jpg?v=1759760834&amp;ibox" title="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451"> <img alt="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91564176-64336164.jpg?v=1759760835" title="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Arnaud de Morgny</a>  est chercheur-praticien et stratégiste en intelligence économique à l’École de Guerre Économique, où il est directeur-adjoint du Centre de recherche appliquée CR451. Spécialiste des stratégies cognitives, de la guerre économique et des déstabilisation informationnelles, il est l’inventeur de l’Indice de risque de désindustrialisation, premier outil français d’évaluation multicritère des vulnérabilités industrielles. Présenté au Sénat en 2025, cet indice vise à anticiper les signaux avant-coureurs d’affaiblissement industriel. Ses travaux portent sur les logiques d’accroissement de puissance par l’économie et l’usage stratégique de l’information dans l’économie.</blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95978670-66969134.jpg?v=1775894909" alt="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" title="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.veriangroup.com/hubfs/Avril2026%20-%20verian_lhemicycle.pdf" target="_blank">Suivez le lien...</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      souveraineténumérique #puissanceéconomique #dépendancetechnologique #compétitivitéFrance #plateformesnumériques #régulationeuropéenne #intelligenceartificielle #stratégienumérique #autonomiestratégique #économienumérique #EGE
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-passer-de-l-impuissance-relative-a-l-accroissement-de-puissance-par-l-economie-Arnaud-de-Morgny_a7360.html</link>
  </item>

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   <title>Guerre électronique : le rapport qui alerte sur une vulnérabilité stratégique française</title>
   <pubDate>Tue, 24 Feb 2026 10:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale, un rapport bipartisan tire la sonnette d’alarme : la France accuse un retard préoccupant dans la maîtrise du spectre électromagnétique, devenu le nerf vital de toute opération militaire moderne. Des drones ukrainiens aux survols de l’Île Longue, les signaux d’alerte s’accumulent et posent une question centrale : la France peut-elle encore garantir sa souveraineté technologique et opérationnelle ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94830687-66414927.jpg?v=1771926555" alt="Guerre électronique : le rapport qui alerte sur une vulnérabilité stratégique française" title="Guerre électronique : le rapport qui alerte sur une vulnérabilité stratégique française" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Source :&nbsp;<strong style="white-space: normal;">Rapport d’information n° 2507</strong> <br />  Déposé en application de l’article 145 du règlement Par la <strong style="white-space: normal;">Commission de la Défense nationale et des Forces armées</strong> <br />  <strong style="white-space: normal;">Co‑rapporteurs : Didier Lemaire et Thierry Tesson</strong> <strong style="white-space: normal;">Titre : </strong><em style="white-space: normal;"><strong style="white-space: normal;">La guerre électronique</strong></em> <strong style="white-space: normal;">17ᵉ législature <br />  Lien :&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_def/l17b2507_rapport-information" target="_blank">https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_def/l17b2507_rapport-information</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand majorité et opposition s’accordent, c’est qu’il y a urgence</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le 18 février 2026, à l'Assemblée nationale française, deux députés de camps politiques différents, Didier Lemaire et Thierry Tesson, déposent et présentent en Commission de la Défense un rapport consacré à la guerre électronique, adopté à l'unanimité. <br />   <br />  Ce détail institutionnel est en réalité un signal politique. Quand la majorité et l'opposition se retrouvent sur un sujet technique, c'est que, derrière la technique, il y a une alerte nationale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La guerre électronique, colonne vertébrale invisible des armées modernes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le rapport part d'une idée simple et implacable. La guerre électronique, c'est-à-dire la capacité à contrôler le spectre électromagnétique, n'est plus une spécialité réservée aux initiés. Elle est devenue la condition qui permet au reste de l'appareil militaire de fonctionner : voir, communiquer, se coordonner, guider, frapper, se protéger. Or, c'est précisément sur ce terrain que la France, selon les rapporteurs, a pris du retard.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La guerre électronique, ce n'est pas seulement brouiller des radios. C'est utiliser le spectre pour intercepter, tromper, perturber ou neutraliser les systèmes adverses : communications, radars, liaisons entre capteurs et armes, navigation satellitaire. C'est aussi protéger ses propres réseaux, imposer une discipline des émissions, apprendre à combattre lorsque le signal est dégradé ou absent. Le rapport relie ce domaine au renseignement électromagnétique : la capacité à extraire de l'information à partir des émissions, à comprendre qui émet, où, avec quels équipements, selon quel rythme. C'est une guerre des traces invisibles, dont l'issue se joue souvent avant la première explosion, au moment où l'adversaire découvre que ses systèmes ne répondent plus.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ukraine, Moyen-Orient : les conflits récents comme révélateurs brutaux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les conflits récents fournissent la grille de lecture. L'expérience ukrainienne est décrite comme un laboratoire brutal. Perturber la navigation satellitaire et les communications revient à réduire l'efficacité des drones, des munitions guidées, des chaînes de commandement. Et une innovation bouleverse le jeu : des drones reliés par fibre optique, beaucoup plus difficiles à contrer par brouillage radio. Ce n'est pas seulement une nouveauté technique, c'est la preuve que chaque contre-mesure engendre une contre contre-mesure, et que celui qui reste immobile devient une cible.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au Moyen-Orient, la leçon est tout aussi claire. Avant de manœuvrer, il faut aveugler. Neutraliser les radars et les capteurs devient le premier acte d'une opération, celui qui ouvre des couloirs d'action, désorganise la défense aérienne, impose la liberté de mouvement.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La vulnérabilité navale française, point noir du rapport</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le passage le plus sévère du rapport concerne le domaine naval. C'est là, selon les rapporteurs, que la France apparaît la plus exposée. Non pas parce que ses équipements seraient médiocres, mais parce que le cycle industriel et doctrinal ne suit pas la vitesse des menaces. Les survols répétés par des drones de sites sensibles comme la base de l'Île Longue ne sont pas de simples incidents. Ils deviennent un symbole stratégique. Une infrastructure liée à la dissuasion ne peut pas accepter une vulnérabilité routinière. Un drone qui observe aujourd'hui peut demain désigner, puis guider une attaque. Et si les moyens classiques de brouillage sont inefficaces contre certaines technologies, le problème n'est pas d'ajouter un appareil, mais de repenser tout le dispositif de protection.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette réalité impose une conclusion opérationnelle. Dans des mers contestées, de la Méditerranée à l'Indo-Pacifique, la supériorité ne se mesure plus uniquement en navires et en missiles. Elle se mesure aussi à la capacité de survivre dans un environnement électromagnétique hostile, où l'adversaire cherche d'abord à couper les nerfs du système, à désorganiser le commandement et la perception.</span> <br />    <h3 style="white-space: normal;">&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Souveraineté technologique : un principe encore fragile</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le rapport insiste alors sur une notion souvent proclamée en Europe et rarement pratiquée : la souveraineté. Dépendre de fournisseurs étrangers pour la maintenance et les composants critiques signifie s'exposer à des contraintes, à des retards, à des conditionnements, voire à des vulnérabilités de chaîne d'approvisionnement. Lorsque certains équipements exigent des procédures de purge de données ou des précautions particulières, ce n'est pas un détail technique. <br />   <br />  C'est l'indication qu'entre alliés la confiance a toujours une marge de méfiance opérationnelle. Et plus largement, si des parties essentielles des filières des grands programmes, y compris ceux liés à la dissuasion et aux principaux avions de combat, ne sont pas pleinement maîtrisées, alors la liberté stratégique devient conditionnelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Compétences et commandement : un affaiblissement silencieux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La dimension la plus décisive, pourtant, reste humaine. Former des spécialistes de la guerre électronique demande des années. Mais si les contrats sont courts et si le secteur privé attire avec des salaires et des perspectives plus avantageux, l'État se transforme en école gratuite au service d'autres employeurs. Dans ce domaine, cela revient à se désarmer lentement, sans que l'adversaire ait besoin de tirer.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">À cela s'ajoute la fragmentation des structures de commandement et de coordination. Air, terre, mer, espace, défense numérique avancent souvent en parallèle, sans une orchestration pleinement unifiée. Or, le spectre électromagnétique n'attend pas les procédures. Il exige une capacité de réponse rapide et transversale, au plus près du temps réel.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trois trajectoires possibles pour la France</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sur le plan économique, le rapport dessine un choix, plus qu'un simple catalogue de moyens. Premier scénario : la France décide de rattraper réellement son retard. Cela implique des investissements lourds dans la microélectronique, les capteurs, le traitement de données, les capacités spatiales, la formation, les filières industrielles. C'est une politique industrielle sous forme de politique de défense. Elle peut soutenir l'innovation et renforcer un tissu de petites et moyennes entreprises, mais elle exige une continuité budgétaire et une vitesse d'exécution, deux qualités rares dans les démocraties. <br />   <br />  Deuxième scénario : avancer à moitié, moderniser certains segments, acheter des solutions, annoncer des plans. Dans ce cas, l'écart se réduit à peine et les compétiteurs continuent de courir. Troisième scénario : reporter. Le coût n'est plus seulement militaire. Il devient géoéconomique : dépendance technologique, fragilité des chaînes d'approvisionnement, capacité réduite de protéger infrastructures et industrie en cas de crise prolongée.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La conclusion militaire est sans détour. Sans maîtrise du spectre électromagnétique, l'armée la plus moderne redevient soudain aveugle. Les armes guidées perdent en précision, les drones deviennent vulnérables, la défense aérienne peut être trompée, le commandement ralentit. La guerre électronique n'est pas un accessoire. Elle est la condition de la manœuvre et de la survie.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sur le plan géopolitique et géoéconomique, le rapport pose un dilemme stratégique. La France veut préserver sa capacité de décider sans être prisonnière d'approvisionnements, de mises à jour, de dépendances extérieures. Mais cette autonomie exige des filières, des compétences, des investissements et une vision stable. Dans un monde où les grandes puissances transforment technologie et industrie en armes, la guerre électronique devient l'endroit où la souveraineté cesse d'être un slogan pour redevenir une pratique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Au fond, le rapport dit ceci : la France doit choisir entre posséder des systèmes excellents et être capable de les faire fonctionner quand quelqu'un tente de les éteindre. Aujourd'hui, la différence entre les deux est la différence entre puissance et vulnérabilité.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94830687-66414927.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Guerre-electronique-le-rapport-qui-alerte-sur-une-vulnerabilite-strategique-francaise_a7094.html</link>
  </item>

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   <title>FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais</title>
   <pubDate>Sat, 21 Feb 2026 10:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à la montée des rivalités autour des minerais critiques, Washington cherche à recomposer un bloc d’alliés et à imposer ses règles du jeu. Le lancement de FORGE et du Project Vault marque une nouvelle phase : transformer la sécurité économique en discipline d’alliance. Mais entre dépendances persistantes, raffinage insuffisant et intérêts industriels divergents, cette architecture de puissance se heurte à une contradiction majeure.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94727952-66229718.jpg?v=1771669963" alt="FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais" title="FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais" />
     </div>
     <div>
      
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un sommet pour recoller les morceaux et fixer l'agenda</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Ces dernières semaines, les minerais critiques sont sortis du cercle des spécialistes pour devenir un marqueur central de la rivalité de puissance. </strong> <br />   <br />  La réunion ministérielle organisée à Washington le 4 février a servi de scène politique à une ambition américaine claire : reconstituer un bloc autour des États-Unis tout en imposant une méthode de contrôle des chaînes d'approvisionnement, avec en ligne de mire l'influence chinoise. La présence de nombreuses délégations, dont celle de la Commission européenne, n'a rien d'anecdotique : quand Washington rassemble, c'est rarement pour un simple échange de vues.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une salle pleine... et Pékin dans la pièce</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La composition des participants dit beaucoup. On y retrouve des pays déjà producteurs ou à fort potentiel géologique, des économies industrielles avancées cherchant à réduire les risques, ainsi que des partenaires déjà actifs comme le Canada et l'Australie. <br />   <br />  Mais le détail le plus parlant est celui que beaucoup préfèrent ne pas souligner : une part importante de ces pays maintient des accords ou des mémorandums en vigueur avec la Chine dans le cadre des Nouvelles Routes de la Soie. C'est le vrai test de la démarche américaine. Non pas parce que ces États seraient irréversiblement arrimés à Pékin, mais parce qu'ils ont appris à survivre en gardant plusieurs options ouvertes.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le marché « défaillant » et l'arme des prix</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La thèse portée par Washington est brutale : le marché des minerais critiques « ne fonctionne pas ». Non pas au sens théorique, mais au sens stratégique. Les prix sont jugés trop volatils, souvent trop bas, et donc incapables de rendre finançables des investissements lourds dans des zones considérées comme politiquement sûres. <br />   <br />  Derrière cette critique se lit l'accusation implicite : la Chine aurait la capacité de maintenir les prix sous un seuil de rentabilité pour décourager l'émergence de chaînes alternatives, grâce à son avance dans l'extraction, mais surtout dans le raffinage.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> FORGE : quand le vocabulaire devient un instrument de pouvoir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La disparition annoncée de l'ancien dispositif au profit de FORGE, le Forum pour l'engagement géostratégique sur les ressources, n'est pas une nuance de langage. « Partenariat » suggérait une relation relativement horizontale ; « forum » évoque un club plus sélectif, plus hiérarchisé, où l'accès se fait à certaines conditions. « Géostratégique » annonce une confrontation assumée sur le temps long. « Engagement » indique une diplomatie de résultats : des permis, des projets, des participations, des flux commerciaux pilotés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'objectif affiché est d'aller au-delà des déclarations : coopération sur des projets précis, prises de participation, accélération des autorisations. Autrement dit, transformer une coalition politique en infrastructure industrielle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe face à une équation impossible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l'Union européenne, l'enjeu est immédiat. Des signaux laissent entendre qu'un mémorandum transatlantique sur les chaînes d'approvisionnement pourrait être finalisé rapidement, avec une feuille de route d'ici l'été. Mais cette dynamique se superpose à la stratégie européenne déjà en cours, et à ses retards. Surtout, elle ravive une question de fond : comment parler d'autonomie stratégique si la sécurité des minerais se construit sur une architecture pensée, financée et gouvernée depuis Washington, alors même que les tensions commerciales et énergétiques persistent ?</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Scénarios économiques : le plancher de prix, et le risque de fracture industrielle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le cœur du dispositif américain, c'est l'idée d'un plancher de prix, d'une zone commerciale préférentielle, et de protections coordonnées. Sur le papier, c'est logique : si les prix trop bas empêchent l'investissement, il faut stabiliser et relever les perspectives de rentabilité. Mais cette solution ouvre une faille majeure : relever les prix des intrants pénalise l'industrie en aval.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Et là, les intérêts divergent. L'industrie automobile européenne, comprimée par les marges, est très sensible au coût des matières. Certains segments technologiques japonais, plus riches en valeur ajoutée, peuvent absorber davantage. Si l'on protège l'amont en renchérissant les intrants, on fragilise l'aval, et l'alliance se fissure précisément sur ce qu'elle veut protéger : la base manufacturière.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le stockage stratégique : une réserve n'est pas une souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le troisième pilier, le stockage stratégique via le « Project Vault », est la mesure la plus politique. L'idée est de mobiliser des financements publics à long terme et une gestion privée pour constituer des stocks de matériaux clés, puis les rendre disponibles en cas de choc d'approvisionnement, avec obligation de reconstitution. C'est une logique de résilience : une réserve n'est pas un entrepôt, c'est un outil de continuité, donc un outil de puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais le stockage a ses limites structurelles. Couvrir environ soixante jours de demande, c'est acheter du temps, pas reconstruire une filière. Si l'achat des matériaux dépend de logiques de marge portées par des intermédiaires, les critères stratégiques peuvent s'effacer. Et si les prix chutent sous l'effet d'une surabondance organisée par les acteurs dominants, la valeur du stock baisse, exposant l'État à des risques financiers et politiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Raffinage : le vrai goulot d'étranglement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Toute la stratégie bute sur un point : le raffinage. Même si l'extraction se diversifie, la transformation reste concentrée. Sans capacités nouvelles sur ce segment, les stocks et les planchers de prix deviennent des instruments défensifs, utiles, mais insuffisants. La diversification réelle demande du capital patient, une politique industrielle cohérente et une intégration verticale plus forte entre mines, raffineries et industrie manufacturière.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : une architecture de puissance, avec une contradiction centrale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><a class="link" href="https://fgsglobal.com/insights/project-vault-price-floors-and-forge-the-u-s-minerals-framework-explained" target="_blank">FORGE et le Project Vault</a>  marquent un changement de phase : les États-Unis veulent transformer la sécurité économique en discipline d'alliance, et la discipline d'alliance en résultats industriels. C'est une logique de puissance, assumée, structurée.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La contradiction, elle, est stratégique : construire des chaînes alternatives sans casser la compétitivité des industries alliées. Si un plancher de prix sauve l'amont mais affaiblit l'aval, l'alliance se fragilise. Si le stockage achète du temps mais que le raffinage ne suit pas, la dépendance demeure. Et si le « club » impose des obligations sans équilibrer les bénéfices, beaucoup de pays continueront à pratiquer l'art du double jeu, parce que dans une guerre géoéconomique, l'ambiguïté est souvent la première forme de survie.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/02/2026-critical-minerals-ministerial" target="_blank">https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/02/2026-critical-minerals-ministerial</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://china.usembassy-china.org.cn/opening-remarks-of-the-critical-minerals-ministerial/" target="_blank">https://china.usembassy-china.org.cn/opening-remarks-of-the-critical-minerals-ministerial/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.exim.gov/news/week-review-project-vault-and-strategic-critical-mineral-reserve" target="_blank">https://www.exim.gov/news/week-review-project-vault-and-strategic-critical-mineral-reserve</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/trump-launches-12-billion-minerals-stockpile-counter-china-bloomberg-news-2026-02-02/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/trump-launches-12-billion-minerals-stockpile-counter-china-bloomberg-news-2026-02-02/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme" target="_blank">https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/news/iea-ministers-elevate-agency-s-critical-minerals-security-programme-as-key-international-platform-for-mineral-security" target="_blank">https://www.iea.org/news/iea-ministers-elevate-agency-s-critical-minerals-security-programme-as-key-international-platform-for-mineral-security</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/news/2026-iea-ministerial-declaration-supporting-the-iea-s-work-on-critical-minerals-security" target="_blank">https://www.iea.org/news/2026-iea-ministerial-declaration-supporting-the-iea-s-work-on-critical-minerals-security</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme#designing-an-effective-strategic-stockpiling-system-for-critical-minerals" target="_blank">https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme#designing-an-effective-strategic-stockpiling-system-for-critical-minerals</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.atlanticcouncil.org/dispatches/us-critical-minerals-policy-goes-collaborative-with-forge/" target="_blank">https://www.atlanticcouncil.org/dispatches/us-critical-minerals-policy-goes-collaborative-with-forge/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://bipartisanpolicy.org/article/project-vault-and-forge-the-administrations-latest-moves-to-secure-critical-minerals/" target="_blank">https://bipartisanpolicy.org/article/project-vault-and-forge-the-administrations-latest-moves-to-secure-critical-minerals/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://resourcegovernance.org/articles/us-critical-minerals-ministerial-raises-new-prospects-and-questions-developing-producers" target="_blank">https://resourcegovernance.org/articles/us-critical-minerals-ministerial-raises-new-prospects-and-questions-developing-producers</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94727952-66229718.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/FORGE-et-les-stocks-strategiques-la-nouvelle-guerre-des-minerais_a7086.html</link>
  </item>

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   <title>Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. </title>
   <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 09:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Alors que l’Europe observe les turbulences politiques américaines, un basculement autrement plus profond se joue à l’Est. La Chine n’est plus un concurrent parmi d’autres : elle impose un modèle industriel total, capable de remodeler l’équilibre productif mondial et de placer l’Europe devant un choix stratégique qu’elle repousse depuis trop longtemps.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94432623-65808422.jpg?v=1771168992" alt="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " title="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " />
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     <div>
      <div style="text-align: center;">Source : Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan <br />  L’industrie européenne face au rouleau compresseur chinois <br />  Rapporteurs : Thomas Grjebine (CEPII), Pacôme Lefebvre, Mattéo Torres <br />  Février 2026 <br />  A télécharger à la fin de l'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un changement de paradigme devenu impossible à ignorer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En ce début 2026, la rivalité sino‑européenne a quitté le terrain de la compétition classique pour entrer dans celui de la menace systémique. <br />   <br />  La Chine n’est plus l’atelier du monde ; elle en devient l’ingénieur, le laboratoire et parfois même l’arbitre. Son passage à un leadership technologique assumé rend caduc le pari européen de la montée en gamme, longtemps perçu comme un rempart naturel contre les écarts de coûts. Cet avantage s’effrite à mesure que Pékin combine innovation de pointe, maîtrise industrielle et puissance publique. <br />   <br />  Avec un tiers de la production manufacturière mondiale et des excédents historiques, la Chine impose un rapport de force qui dépasse les règles du commerce international et redéfinit les conditions mêmes de la compétitivité.</div>  
     </div>
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     <div><b>Les ressorts d’une domination construite pour durer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La force chinoise ne repose plus sur le seul levier salarial. Elle s’appuie sur un écosystème intégré où l’État orchestre l’investissement, sécurise les financements et accélère les cycles industriels. <br />   <br />  Cette combinaison crée des avantages comparatifs artificiels mais redoutablement efficaces. Les écarts de coûts, qui atteignent jusqu’à 40 % à qualité équivalente, enferment les industriels européens dans une équation intenable. Dans la pharmacie, l’innovation se déplace vers la Chine, qui capte désormais les phases de développement les plus stratégiques. Dans le nucléaire, l’intégration verticale permet de construire plus vite et moins cher que n’importe quel acteur occidental. À cela s’ajoute un <a class="link" href="https://fr.differkinome.com/articles/china/difference-between-yuan-and-renminbi.html" target="_blank">renminbi</a>  (<span class="fc-falcon">yuan)</span> sous‑évalué, véritable subvention invisible à l’exportation. <br />  Le résultat est clair : la Chine touche désormais au cœur des spécialisations européennes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un cœur industriel européen sous pression directe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La menace n’est plus périphérique ; elle concerne les piliers mêmes de la puissance économique européenne. <br />   <br />  L’automobile en est l’exemple le plus spectaculaire : en quelques années, la Chine est devenue le premier exportateur mondial, forte d’une avance technologique sur l’électrique et d’une capacité de production sans équivalent. L’Allemagne, longtemps protégée par son excellence industrielle, voit 70 % de sa valeur ajoutée manufacturière exposée à la concurrence chinoise et a déjà perdu près d’un quart de million d’emplois industriels. La France n’est pas épargnée, avec une vulnérabilité aiguë dans l’automobile, la chimie et les matériaux. Le précédent des panneaux solaires n’est plus un avertissement : c’est un scénario qui menace de se répéter à grande échelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’heure des choix : protection, puissance et productivité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à une stratégie chinoise globale, cohérente et de long terme, l’Europe ne peut plus se contenter d’outils défensifs fragmentés. <br />   <br />  Le rééquilibrage passe par un choc commercial assumé, capable de neutraliser les distorsions systémiques, et par une stratégie macroéconomique visant à restaurer la compétitivité‑prix des exportations européennes. Mais ces mesures ne suffiront pas sans un sursaut interne : investissements massifs dans l’IA, simplification réglementaire, réforme du travail et soutien à l’investissement productif. L’enjeu n’est plus seulement économique ; il est politique. <br />  Il s’agit de savoir si l’Europe accepte un déclassement progressif ou si elle choisit de redevenir une puissance industrielle capable de négocier d’égal à égal (...ou presque !).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos des rapporteurs...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://cepii.fr/CEPII/fr/page_perso/page_perso.asp?nom_complet=Thomas+Grjebine" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Thomas Grjebine</strong></a>, économiste au CEPII, est spécialiste des dynamiques industrielles, des politiques macroéconomiques et des transformations structurelles du commerce mondial. Ses travaux éclairent les liens entre compétitivité, productivité et souveraineté économique européenne. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/pacome-lefebvre/?locale=en_US" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Pacôme Lefebvre</strong></a>, économiste et haut fonctionnaire, apporte une expertise reconnue sur les politiques publiques, les enjeux budgétaires et les stratégies de résilience économique face aux chocs systémiques. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/matt%C3%A9o-torres-780215230/" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Mattéo Torres</strong></a>, analyste en économie internationale, se concentre sur les chaînes de valeur, les rapports de force géo‑économiques et l’impact des stratégies industrielles chinoises. <br />  Ensemble, ils offrent une lecture croisée&nbsp; des vulnérabilités européennes.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94432623-65808571.jpg?v=1771167943" alt="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " title="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " />
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     </div>
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