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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-10T19:34:37+02:00</dc:date>
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   <title>5 février « La surpuissance, nouveau visage d’une modernité à la fois conquérante et fragile » Gilles Lipovetsky </title>
   <pubDate>Thu, 29 Jan 2026 12:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après avoir théorisé le capitalisme de séduction, Gilles Lipovetsky analyse un nouvel âge de la modernité : celui de la surpuissance. Portée par la technoscience, les plateformes numériques et la mondialisation, cette dynamique amplifie l’influence, l’attention et la transformation des comportements, tout en révélant des fragilités inédites. Une conférence qui interroge la manière de maîtriser cette montée aux extrêmes. Un éclairage proposé par Éric Seulliet.     <div><b>Je m'inscris</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93903411-65544878.jpg?v=1769435672" alt="5 février « La surpuissance, nouveau visage d’une modernité à la fois conquérante et fragile » Gilles Lipovetsky " title="5 février « La surpuissance, nouveau visage d’une modernité à la fois conquérante et fragile » Gilles Lipovetsky " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.helloasso.com/associations/la-fabrique-du-futur/evenements/agora-du-futur-la-civilisation-de-surpuissance-avec-gilles-lipovetsky" target="_blank">Lien vers l'inscription</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.helloasso.com/associations/la-fabrique-du-futur/evenements/agora-du-futur-la-civilisation-de-surpuissance-avec-gilles-lipovetsky" target="_blank">Tarif libre et gratuit pour les lecteurs de Veillemag, Partenaire de la Fabrique du Futur</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la séduction à la surpuissance : un changement d’échelle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Après avoir analysé le capitalisme de séduction, fondé sur l’attractivité, le désir, l’expérience et la mise en scène permanente des individus et des marques, Gilles Lipovetsky explore aujourd’hui un nouvel âge de la modernité : celui de la surpuissance. <br />   <br />  Car la logique de séduction ne disparaît pas : <strong style="white-space: normal;">elle s’intensifie et change d’échelle</strong>. Portée par la technoscience, les plateformes numériques et le capitalisme globalisé, elle devient une puissance illimitée d’influence, de captation de l’attention et de transformation des comportements.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une modernité hypertrophiée et vulnérable</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La surpuissance prolonge ainsi le capitalisme de séduction, tout en révélant son envers : <strong style="white-space: normal;">fragilisation des individus, déséquilibres sociaux et vulnérabilité du monde</strong>. <br />   <br />  Nous sommes entrés dans une époque où les capacités humaines, technologiques, économiques et symboliques franchissent sans cesse de nouveaux seuils : puissance de la technoscience, domination des plateformes et des flux financiers, accélération continue de l’innovation, revendication individuelle d’un droit à tout choisir et à tout dépasser.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les paradoxes d’une montée aux extrêmes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette dynamique ne se limite pas à un accroissement des capacités : <strong style="white-space: normal;">elle engendre des paradoxes majeurs</strong>. <br />   <br />  Plus de puissance collective, mais plus de fragilités individuelles ; plus de maîtrise technologique, mais plus d’instabilité sociale, politique et écologique. La civilisation de surpuissance révèle ainsi une modernité à la fois conquérante et vulnérable, oscillant entre promesse de progrès et production de nouveaux déséquilibres.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Orienter la surpuissance : un enjeu décisif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette conférence propose une lecture lucide et structurante de notre époque, et pose une question centrale pour l’avenir : <strong style="white-space: normal;">comment orienter la surpuissance pour qu’elle devienne une force de transformation maîtrisée plutôt qu’un facteur de chaos ?</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/93369812-65280221.jpg?v=1766679021&amp;ibox" title="5 février 2026. Agora du Futur : &quot;La civilisation de surpuissance&quot; avec Gilles Lipovetsky. Visioconférence"><img alt="5 février 2026. Agora du Futur : &quot;La civilisation de surpuissance&quot; avec Gilles Lipovetsky. Visioconférence" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93369812-65280221.jpg?v=1766679022" title="5 février 2026. Agora du Futur : &quot;La civilisation de surpuissance&quot; avec Gilles Lipovetsky. Visioconférence" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>  <p style="margin-left: 40px;"><strong style="white-space: normal;">Dans </strong><a class="link" href="https://www.amazon.fr/LOdyss%C3%A9e-surpuissance-Gilles-Lipovetsky/dp/2415014044?utm_source=copilot.com" target="_blank"><em style="white-space: normal;"><strong style="white-space: normal;">L’Odyssée de la surpuissance</strong></em></a>  <strong style="white-space: normal;">,&nbsp; à paraître le 14 janvier 2026 aux <a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/odile-jacob_%C3%A0-loccasion-de-la-parution-prochaine-de-activity-7409172926379266048-U2o3/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Editions Odile Jacob</a>, Gilles Lipovetsky analyse la logique d’illimitation qui traverse nos sociétés contemporaines : technologies toujours plus performantes, accélération permanente, hypertrophie des désirs et quête d’efficacité sans fin. <br />   <br />  Il montre comment cette dynamique façonne nos comportements tout en générant de nouvelles vulnérabilités. L’essai s’inscrit dans la continuité de ses travaux sur l’hypermodernité et propose une lecture lucide des paradoxes d’un monde qui célèbre la puissance tout en révélant ses propres limites. <br />   <br />  L'auteur&nbsp;</strong>ne propose pas de solutions techniques, mais des <strong style="white-space: normal;">orientations culturelles</strong> : des manières d’habiter la modernité autrement, sans renoncer à ses acquis mais en en corrigeant les excès.&nbsp; <br />  </blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social</title>
   <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 14:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entre l’Amérique spectaculaire de Dallas et le forum feutré de Davos, ce ne sont pas seulement deux lieux qui s’opposent, mais deux régimes symboliques du capitalisme contemporain. L’un repose sur la confrontation, l’affect et la mise en scène de la puissance individuelle. L’autre sur la coopération, la rationalisation et la légitimité institutionnelle. Leur affrontement révèle une mutation profonde des structures sociales et des représentations collectives.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93850836-65523406.jpg?v=1769176424" alt="De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social" title="De Dallas à Davos : deux imaginaires du capitalisme et la recomposition du monde social" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Dallas, scène d’un capitalisme racoleur et agonistique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dallas renvoie à un imaginaire où la réussite se mesure à la capacité d’imposer son récit. Ce capitalisme-là s’inscrit dans une logique agonistique : il valorise la compétition, la visibilité, la conquête. Il s’appuie sur une grammaire émotionnelle où la force, la loyauté et la défiance envers les élites constituent des repères identitaires. Dans cette configuration, l’économie n’est pas seulement un système de production, mais <strong>un théâtre où se jouent des rapports de domination symbolique.</strong></span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce modèle prospère dans des contextes de désaffiliation sociale, où les individus cherchent des récits simples pour donner sens à un monde perçu comme chaotique. Dallas devient alors un mythe moderne, celui d’une Amérique qui se raconte à travers des figures de réussite fulgurante, des trajectoires héroïques et des promesses de restauration. La politique y adopte les codes du divertissement, et le capitalisme se confond avec une dramaturgie permanente.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Davos, espace d’un capitalisme institutionnel et réflexif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">À l’autre extrémité du spectre, Davos incarne un capitalisme qui se veut rationnel, globalisé, fondé sur la coopération entre élites transnationales. Le forum repose sur une logique de légitimation institutionnelle : on y parle de gouvernance, de risques systémiques, de transition écologique, de stabilité financière. Les acteurs qui s’y retrouvent partagent un langage commun, celui de la modération, de la prévisibilité et de la gestion des interdépendances.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Davos fonctionne comme un dispositif de reproduction sociale. Il renforce les réseaux d’influence, consolide les alliances entre États, entreprises et organisations internationales, et produit un discours qui vise à stabiliser l’ordre économique mondial. Ce capitalisme-là se veut réflexif, conscient de ses externalités, soucieux de son image. Il s’inscrit dans une temporalité longue, celle des trajectoires globales plutôt que des ruptures spectaculaires.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux régimes de justification qui ne dialoguent plus ou dialoguent encore ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’opposition entre Dallas et Davos ne relève pas seulement de la géographie ou de l’économie. Elle renvoie à deux régimes de justification, pour reprendre les termes de la sociologie pragmatique. Dallas mobilise un registre héroïque, fondé sur la volonté, la force et la capacité à rompre avec les normes établies. Davos s’appuie sur un registre civique et industriel, où la légitimité découle de l’expertise, de la coordination et de la rationalité.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce qui frappe aujourd’hui, c’est la rupture du dialogue entre ces deux univers. Pendant des décennies, ils coexistaient dans une forme d’équilibre instable : la mondialisation offrait des opportunités, et le capitalisme entrepreneurial américain en tirait profit. Mais la montée des inégalités, la fragmentation des identités collectives, les coups de boutoires de Donald Trump et la défiance envers les institutions ont fissuré cette articulation. <br />  Les deux imaginaires ne se reconnaissent plus, ne se répondent plus, ne se légitiment plus mutuellement mais font semblant devant les caméras du monde entier d'entretenir un dialogue "diplomatique".</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Deux régimes de justification qui cherchent à maintenir un équilibre fragile, mais nécessaire !</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’opposition entre Dallas et Davos ne relève pas seulement de la géographie ou de l’économie. <br />   <br />  Elle renvoie à deux régimes de justification, pour reprendre les termes de la sociologie pragmatique. <br />  Dallas mobilise un registre héroïque, fondé sur la volonté, la force et la capacité à rompre avec les normes établies. <br />  Davos s’appuie sur un registre civique et industriel, où la légitimité découle de l’expertise, de la coordination et de la rationalité.&nbsp; <br />   <br />  Ce qui frappe aujourd’hui, c’est les tentatives désespérées de maintenir un dialogue entre ces deux univers. <br />  Pendant des décennies, ils coexistaient dans une forme d’équilibre instable : la mondialisation offrait des opportunités, et le capitalisme entrepreneurial américain en tirait profit. Mais la montée des inégalités, la fragmentation des identités collectives et la défiance envers les institutions ont fissuré cette articulation. <br />  Les deux imaginaires ne se reconnaissent plus, ne se répondent plus, ne se légitiment plus mutuellement, mais sont obligés au risque de fracture plus grave, de se rencontrer, de se parler... de s'entendre, bref de négocier&nbsp; !</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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