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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-16T07:57:36+02:00</dc:date>
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   <title>Bad News ? L’accord UE–Mercosur. Surprise ou trahison. Ce retour inattendu qui secoue l’Europe</title>
   <pubDate>Sat, 28 Feb 2026 17:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Commission européenne a décidé d’appliquer provisoirement l’accord commercial avec le Mercosur, relançant un dossier que beaucoup pensaient enlisé. Entre malaise politique, inquiétudes agricoles et ambitions géopolitiques, l’Union avance… mais en grinçant des dents.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94993721-66561155.jpg?v=1772295004" alt="Bad News ? L’accord UE–Mercosur. Surprise ou trahison. Ce retour inattendu qui secoue l’Europe" title="Bad News ? L’accord UE–Mercosur. Surprise ou trahison. Ce retour inattendu qui secoue l’Europe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un dossier qu’on croyait endormi, eh non !</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’accord UE–Mercosur semblait réglé. Et pourtant, le 27 février 2026, Ursula von der Leyen a surpris tout le monde en annonçant son application provisoire. <a class="link" href="https://www.france24.com/fr/europe/20260227-accord-union-europ%C3%A9enne-mercosur-ursula-von-der-leyen-annonce-application-provisoire?utm_source=copilot.com" target="_blank">Une décision qui a immédiatement fait réagir Paris</a>, où Emmanuel Macron a parlé d’une « mauvaise surprise », alors même que le Parlement européen venait de saisir la Cour de justice pour examiner la conformité du texte. Le contraste entre prudence politique et volontarisme bruxellois n’a jamais été aussi visible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bruxelles veut reprendre la main</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour la Commission, l’enjeu est clair : ne pas laisser filer un marché de 265 millions de consommateurs. <br />   <br />  Dans un contexte de recomposition des blocs commerciaux, l’idée d’être « premier entrant » devient un argument stratégique. Mais cette accélération se heurte à un malaise profond. L’accord touche à des sujets sensibles : concurrence agricole, normes environnementales, déforestation, souveraineté alimentaire. Les agriculteurs européens redoutent l’arrivée de produits sud-américains moins chers, tandis que les ONG dénoncent des garanties environnementales jugées insuffisantes malgré le protocole additionnel de 2025.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une Europe coupée en deux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’annonce a ravivé une fracture déjà ancienne. <br />   <br />  D’un côté, la France, l’Autriche ou l’Irlande, qui voient dans cet accord une menace pour leurs modèles agricoles et environnementaux. De l’autre, l’Allemagne, l’Espagne ou les Pays-Bas, qui y voient une opportunité économique majeure. <br />   <br />  Deux visions de l’Europe s’opposent : l’une prudente et protectrice, l’autre tournée vers la compétition mondiale. L’accord UE–Mercosur devient ainsi un révélateur des tensions internes de l’Union.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des analyses qui tentent d’éclairer le débat</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Plusieurs travaux récents ont cherché à clarifier les enjeux. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veblen-institute.org/IMG/pdf/vf_ce_qu_il_faut_retenir_de_l_accord_final_ue_mercosur_fr_jan2025.pdf?utm_source=copilot.com">L’Institut Veblen</a>  a publié une analyse détaillée pointant les limites des engagements environnementaux. La Commission défend un texte « équilibré » et « moderne », censé protéger les normes européennes tout en ouvrant de nouveaux débouchés. <br />   <br />  Des synthèses institutionnelles rappellent que l’accord a déjà été remanié pour répondre aux critiques, sans pour autant les faire disparaître. Au-delà du Mercosur, c’est la capacité de l’Europe à signer de grands accords commerciaux sans se fracturer qui est aujourd’hui en question.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.france24.com/fr/europe/20260227-accord-union-europ%C3%A9enne-mercosur-ursula-von-der-leyen-annonce-application-provisoire" target="_blank">- Analyse économique et politique de l’annonce (La Tribune, 27 février 2026)</a>  <br />   <br />  -<a class="link" href="https://www.boursier.com/actualites/reuters/l-ue-va-appliquer-l-accord-commercial-avec-le-mercosur-de-facon-provisoire-413158.html?utm_source=copilot.com" target="_blank">&nbsp;Déclaration de la Commission européenne sur l’application provisoire (Reuters, 27 février 2026)</a>  <br />   <br />  -<a class="link" href="https://www.consilium.europa.eu/fr/policies/eu-mercosur-agreements-explained/?utm_source=copilot.com" target="_blank">&nbsp;Présentation officielle des accords UE–Mercosur (Consilium)</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les réactions françaises ont éclaté au Salon de l’agriculture dès l’annonce, le 27 février 2026, de l’application provisoire de l’accord UE–Mercosur.</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sur les stands, l’ambiance s’est immédiatement tendue. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.letelegramme.fr/economie/un-passage-en-force-inacceptable-lapplication-provisoire-du-mercosur-fait-grincer-des-dents-cote-francais-6992914.php?utm_source=copilot.com">Les syndicats agricoles</a>  ont parlé d’un « déni de démocratie », accusant Bruxelles de passer en force alors que le Parlement européen venait de saisir la justice. La FNSEA et la Coordination rurale ont dénoncé une « trahison » et une décision « inacceptable », estimant que les agriculteurs français étaient livrés à une concurrence déloyale. </span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Emmanuel Macron, présent sur place, a lui aussi exprimé sa « mauvaise surprise », jugeant la méthode de la Commission « malvenue » en pleine crise agricole. Dans les allées du salon, les réactions ont pris une tournure très concrète : prises de parole improvisées, actions symboliques devant le stand de l’Union européenne, manifestations de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Certains parlaient de « petit séisme », d’autres d’un profond découragement. </span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.terre-net.fr/syndicalisme-agricole/article/895502/un-deni-de-democratie-pour-les-syndicats-agricoles-francais-video?utm_source=copilot.com" target="_blank"><span style="white-space: pre-wrap;">L’annonce, tombée alors que le salon touchait à sa fin, a cristallisé un sentiment déjà vif : celui d’une fracture entre Bruxelles et le terrain, entre décisions technocratiques et réalités agricoles.</span></a>  <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Bad-News-L-accord-UE-Mercosur-Surprise-ou-trahison-Ce-retour-inattendu-qui-secoue-l-Europe_a7118.html</link>
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   <title>Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. </title>
   <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 09:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que l’Europe observe les turbulences politiques américaines, un basculement autrement plus profond se joue à l’Est. La Chine n’est plus un concurrent parmi d’autres : elle impose un modèle industriel total, capable de remodeler l’équilibre productif mondial et de placer l’Europe devant un choix stratégique qu’elle repousse depuis trop longtemps.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94432623-65808422.jpg?v=1771168992" alt="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " title="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Source : Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan <br />  L’industrie européenne face au rouleau compresseur chinois <br />  Rapporteurs : Thomas Grjebine (CEPII), Pacôme Lefebvre, Mattéo Torres <br />  Février 2026 <br />  A télécharger à la fin de l'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un changement de paradigme devenu impossible à ignorer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En ce début 2026, la rivalité sino‑européenne a quitté le terrain de la compétition classique pour entrer dans celui de la menace systémique. <br />   <br />  La Chine n’est plus l’atelier du monde ; elle en devient l’ingénieur, le laboratoire et parfois même l’arbitre. Son passage à un leadership technologique assumé rend caduc le pari européen de la montée en gamme, longtemps perçu comme un rempart naturel contre les écarts de coûts. Cet avantage s’effrite à mesure que Pékin combine innovation de pointe, maîtrise industrielle et puissance publique. <br />   <br />  Avec un tiers de la production manufacturière mondiale et des excédents historiques, la Chine impose un rapport de force qui dépasse les règles du commerce international et redéfinit les conditions mêmes de la compétitivité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les ressorts d’une domination construite pour durer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La force chinoise ne repose plus sur le seul levier salarial. Elle s’appuie sur un écosystème intégré où l’État orchestre l’investissement, sécurise les financements et accélère les cycles industriels. <br />   <br />  Cette combinaison crée des avantages comparatifs artificiels mais redoutablement efficaces. Les écarts de coûts, qui atteignent jusqu’à 40 % à qualité équivalente, enferment les industriels européens dans une équation intenable. Dans la pharmacie, l’innovation se déplace vers la Chine, qui capte désormais les phases de développement les plus stratégiques. Dans le nucléaire, l’intégration verticale permet de construire plus vite et moins cher que n’importe quel acteur occidental. À cela s’ajoute un <a class="link" href="https://fr.differkinome.com/articles/china/difference-between-yuan-and-renminbi.html" target="_blank">renminbi</a>  (<span class="fc-falcon">yuan)</span> sous‑évalué, véritable subvention invisible à l’exportation. <br />  Le résultat est clair : la Chine touche désormais au cœur des spécialisations européennes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un cœur industriel européen sous pression directe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La menace n’est plus périphérique ; elle concerne les piliers mêmes de la puissance économique européenne. <br />   <br />  L’automobile en est l’exemple le plus spectaculaire : en quelques années, la Chine est devenue le premier exportateur mondial, forte d’une avance technologique sur l’électrique et d’une capacité de production sans équivalent. L’Allemagne, longtemps protégée par son excellence industrielle, voit 70 % de sa valeur ajoutée manufacturière exposée à la concurrence chinoise et a déjà perdu près d’un quart de million d’emplois industriels. La France n’est pas épargnée, avec une vulnérabilité aiguë dans l’automobile, la chimie et les matériaux. Le précédent des panneaux solaires n’est plus un avertissement : c’est un scénario qui menace de se répéter à grande échelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’heure des choix : protection, puissance et productivité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à une stratégie chinoise globale, cohérente et de long terme, l’Europe ne peut plus se contenter d’outils défensifs fragmentés. <br />   <br />  Le rééquilibrage passe par un choc commercial assumé, capable de neutraliser les distorsions systémiques, et par une stratégie macroéconomique visant à restaurer la compétitivité‑prix des exportations européennes. Mais ces mesures ne suffiront pas sans un sursaut interne : investissements massifs dans l’IA, simplification réglementaire, réforme du travail et soutien à l’investissement productif. L’enjeu n’est plus seulement économique ; il est politique. <br />  Il s’agit de savoir si l’Europe accepte un déclassement progressif ou si elle choisit de redevenir une puissance industrielle capable de négocier d’égal à égal (...ou presque !).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos des rapporteurs...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://cepii.fr/CEPII/fr/page_perso/page_perso.asp?nom_complet=Thomas+Grjebine" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Thomas Grjebine</strong></a>, économiste au CEPII, est spécialiste des dynamiques industrielles, des politiques macroéconomiques et des transformations structurelles du commerce mondial. Ses travaux éclairent les liens entre compétitivité, productivité et souveraineté économique européenne. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/pacome-lefebvre/?locale=en_US" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Pacôme Lefebvre</strong></a>, économiste et haut fonctionnaire, apporte une expertise reconnue sur les politiques publiques, les enjeux budgétaires et les stratégies de résilience économique face aux chocs systémiques. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/matt%C3%A9o-torres-780215230/" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Mattéo Torres</strong></a>, analyste en économie internationale, se concentre sur les chaînes de valeur, les rapports de force géo‑économiques et l’impact des stratégies industrielles chinoises. <br />  Ensemble, ils offrent une lecture croisée&nbsp; des vulnérabilités européennes.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94432623-65808571.jpg?v=1771167943" alt="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " title="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94432623-65808422.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Rapport-du-Haut-Commissariat-a-la-Strategie-et-au-Plan-L-industrie-europeenne-face-au-choc-chinois_a7061.html</link>
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   <title>Canada et Chine, le retour du commerce comme instrument de puissance. Giuseppe Gagliano</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 10:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'accord entre le Canada et la Chine sur la baisse des tarifs appliqués aux véhicules électriques et au colza n'est pas un simple ajustement technique. Il signale une inflexion politique après des années de durcissement, déclenchées par la saison des droits punitifs et par l'alignement quasi automatique d'Ottawa sur les choix de Washington. La décision du gouvernement canadien de rouvrir, avec des quotas et de la progressivité, son marché aux véhicules électriques chinois marque une rupture avec la logique défensive qui dominait le débat interne.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93760953-65474709.jpg?v=1768753246" alt="Canada et Chine, le retour du commerce comme instrument de puissance. Giuseppe Gagliano" title="Canada et Chine, le retour du commerce comme instrument de puissance. Giuseppe Gagliano" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Scénarios économiques : pragmatisme contre protectionnisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan économique, l'entente répond à une nécessité concrète. Le Canada doit se réinsérer dans les grandes chaînes de valeur mondiales, notamment celles liées à la transition énergétique. <br />   <br />  Accepter une part croissante de véhicules électriques chinois, c'est faire baisser les prix, stimuler la demande intérieure et, surtout, accéder à des composants et à des technologies aujourd'hui fortement concentrés en Asie. Parallèlement, la baisse des droits chinois sur le colza et sur certains produits de la mer redonne de l'air à des secteurs agricoles et côtiers durement frappés par les mesures de rétorsion de ces dernières années. <br />  <strong>Il ne s'agit pas d'un retour au libre échange sans règles, mais d'une gestion sélective des interdépendances.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La dimension géoéconomique : diversifier pour ne pas dépendre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'accord doit aussi être lu comme un geste de diversification stratégique. <br />   <br />  Dans un contexte de frictions croissantes avec les États-Unis, Ottawa cherche des marges de manœuvre. Renforcer les liens économiques avec Pékin ne signifie pas rompre avec Washington, mais réduire la vulnérabilité d'un système trop déséquilibré au profit d'un seul partenaire. La Chine, de son côté, obtient un résultat symbolique et politique : elle montre qu'elle peut dialoguer avec un pays du groupe des grandes économies industrielles sans passer par le filtre américain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Évaluation géopolitique : l'équilibre délicat d'Ottawa</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan géopolitique, le Canada avance sur une ligne étroite. <br />   <br />  Il demeure solidement ancré dans le système de sécurité occidental et dans les structures de coopération militaire nord-américaines, tout en revendiquant davantage d'autonomie dans sa politique commerciale. Le rapprochement avec Pékin n'est pas un réalignement stratégique, mais une tentative de retrouver de la prévisibilité dans un environnement international de plus en plus instable. La rhétorique de la coopération et du respect mutuel sert à normaliser des relations devenues toxiques, sans pour autant bousculer les alliances de fond.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et militaire : l'économie comme front indirect</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Du point de vue stratégique, l'accord ne produit pas d'effets immédiats sur les forces armées ou sur les postures de sécurité. <br />   <br />  Il confirme toutefois une évidence : la compétition mondiale se joue de plus en plus sur le terrain économique. Chaînes d'approvisionnement, technologies critiques, énergie et matières premières sont des instruments de pression presque aussi efficaces que les bases militaires. En ce sens, le choix canadien réduit le risque d'isolement économique et, indirectement, renforce la résilience nationale face à d'éventuels chocs géopolitiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Énergie et long terme : un pari asiatique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'ouverture à des coopérations dans le domaine énergétique, des énergies renouvelables au gaz naturel liquéfié destiné aux marchés asiatiques, complète le tableau. <br />   <br />  Le Canada regarde vers l'Est non seulement comme un débouché commercial, mais comme un partenaire d'investissement à long terme. C'est un pari qui exige du temps et de la stabilité politique, mais qui répond à une logique simple : dans un monde fragmenté, celui qui ne diversifie pas paie plus cher.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : réalisme canadien, opportunisme chinois</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'accord entre le Canada et la Chine est le produit de deux réalismes convergents. <br />   <br />  Ottawa cherche de l'espace et de la prévisibilité dans une relation de plus en plus tendue avec le voisin américain. Pékin saisit l'occasion pour fissurer l'apparente cohésion des économies occidentales. Aucun des deux ne change de camp, mais tous deux reconnaissent que le commerce reste un levier central de la puissance. Dans une rivalité systémique, se reparler n'est pas un signe de faiblesse : c'est un calcul froid.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.washingtonpost.com/world/2026/01/16/canada-china-tariff-deal-trump/" target="_blank">https://www.washingtonpost.com/world/2026/01/16/canada-china-tariff-deal-trump/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-01-16/canada-s-carney-to-meet-xi-after-new-world-order-remarks?embedded-checkout=true" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-01-16/canada-s-carney-to-meet-xi-after-new-world-order-remarks?embedded-checkout=true</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Trump et Xi Jinping (习近平)  : la détente commerciale et la rivalité stratégique</title>
   <pubDate>Sat, 01 Nov 2025 11:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   À Busan, Donald Trump et Xi Jinping ont signé une trêve commerciale aussi inattendue que stratégique.** Derrière les gestes diplomatiques, un troc d’intérêts immédiats : terres rares contre soja, fentanyl contre droits de douane. Mais cette pause ne signe pas la paix — elle redéfinit les lignes d’une guerre économique où la technologie, plus que les tarifs, devient l’enjeu central.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92217621-64723157.jpg?v=1761993593" alt="Trump et Xi Jinping (习近平)  : la détente commerciale et la rivalité stratégique" title="Trump et Xi Jinping (习近平)  : la détente commerciale et la rivalité stratégique" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à Busan, en Corée du Sud, a eu lieu le jeudi 30 octobre 2025.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une rencontre au sommet sous le signe du pragmatisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À Busan, en Corée du Sud, Donald Trump et Xi Jinping ont scellé une trêve inattendue dans une guerre commerciale qui empoisonne depuis des années les relations entre Washington et Pékin. <br />   <br />  Le président américain a annoncé une réduction des droits de douane sur les importations chinoises, passant de 57 % à 47 %, ainsi qu'un allègement de moitié sur les produits chimiques liés à la fabrication du fentanyl. <br />  En échange, la Chine s'est engagée à lutter plus fermement contre le trafic de cet opioïde synthétique, à reprendre ses achats de soja américain et à maintenir ses exportations de terres rares, essentielles pour l'industrie mondiale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le troc des puissances</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Sous l'apparence d'une réconciliation cordiale, l'accord repose sur un calcul politique précis. <br />   <br />  Trump, à la veille de nouvelles échéances électorales, cherche à apaiser les agriculteurs du Midwest et à démontrer qu'il agit contre l'épidémie de fentanyl, principale cause de surmortalité aux États-Unis. <br />  Xi Jinping&nbsp;, de son côté, veut stabiliser une économie fragilisée par le ralentissement interne et par les restrictions occidentales, tout en préservant le leadership chinois sur les secteurs stratégiques de la haute technologie et de la transition énergétique. <br />   <br />  Ce dialogue ne relève pas de la coopération, mais d'un pragmatisme à froid : un échange d'intérêts immédiats entre deux superpuissances rivales qui s'observent autant qu'elles se redoutent. <br />    <h3 style="margin-left: 40px;">&nbsp;</h3>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les terres rares, la monnaie du pouvoir industriel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Derrière les chiffres, la véritable bataille concerne les terres rares. Ces minerais, indispensables à la fabrication des batteries, des smartphones et des avions de combat, sont contrôlés à plus de 70 % par la Chine. En affirmant que Pékin "n'imposera pas de restrictions", Trump a voulu rassurer les marchés et éviter une flambée des coûts de production occidentaux. <br />   <br />  Mais le président américain a profité de son voyage en Asie pour signer des accords avec le Japon et plusieurs pays de l'ASEAN, destinés à diversifier les sources d'approvisionnement. C'est là l'objectif stratégique des États-Unis : réduire leur dépendance à l'égard de Pékin, reconstruire une autonomie industrielle et, à terme, transférer le centre de gravité technologique de l'Asie vers le Pacifique occidental.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les marchés entre espoir et méfiance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les marchés financiers ont accueilli cette annonce avec prudence. L'indice de Shanghai a chuté, signe que la Chine redoute une détente éphémère, tandis que les bourses américaines et européennes ont réagi en dents de scie. Les contrats à terme sur le soja, après un rebond initial, se sont affaiblis : preuve que les investisseurs doutent de la solidité des engagements pris par Pékin. <br />   <br />  Cette volatilité traduit un fait simple : l'accord de Busan ne résout rien. Il suspend temporairement la confrontation sans en modifier les ressorts structurels. L'économie mondiale reste divisée entre deux logiques concurrentes — celle de la domination industrielle chinoise et celle du protectionnisme américain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'ombre technologique</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92217621-64723501.jpg?v=1761928106" alt="Trump et Xi Jinping (习近平)  : la détente commerciale et la rivalité stratégique" title="Trump et Xi Jinping (习近平)  : la détente commerciale et la rivalité stratégique" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un silence révélateur a plané sur la question des semi-conducteurs. Trump a nié toute concession sur le processeur d'intelligence artificielle Blackwell de Nvidia, dont l'exportation vers la Chine est strictement encadrée. <br />  Ce refus illustre le cœur du nouveau conflit : non plus les droits de douane ou les denrées agricoles, mais la suprématie technologique. <strong>Dans cette "guerre froide numérique", la maîtrise des puces, des données et de l'intelligence artificielle vaut plus que les routes de la soie.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une trêve, pas une paix</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'entretien de Busan n'a donc pas mis fin à la guerre économique : il en a simplement redéfini les contours. Trump et Xi ont chacun obtenu ce dont ils avaient besoin — un geste politique pour l'un, un répit économique pour l'autre — sans toucher aux causes profondes de leur rivalité. <br />  Les États-Unis veulent contenir la montée en puissance chinoise, la Chine veut démontrer qu'aucun ordre mondial ne peut se construire sans elle. Cette trêve commerciale n'est qu'une étape dans une lutte beaucoup plus vaste, celle pour la maîtrise du XXIe siècle. Sous les sourires diplomatiques, la compétition continue — plus subtile, plus silencieuse, mais toujours totale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Références</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92217621-64723663.jpg?v=1761928024" alt="Trump et Xi Jinping (习近平)  : la détente commerciale et la rivalité stratégique" title="Trump et Xi Jinping (习近平)  : la détente commerciale et la rivalité stratégique" />
     </div>
     <div>
      <div>  <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/looming-trump-xi-meeting-revives-hope-us-china-trade-truce-2025-10-29/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/looming-trump-xi-meeting-revives-hope-us-china-trade-truce-2025-10-29/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.politico.eu/article/amazing-meeting-trump-touts-progress-on-multiple-fronts-with-china-after-meeting-xi/" target="_blank">https://www.politico.eu/article/amazing-meeting-trump-touts-progress-on-multiple-fronts-with-china-after-meeting-xi/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/global-markets-wrapup-1-2025-10-30/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/global-markets-wrapup-1-2025-10-30/</a> </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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