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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-07T07:08:27+02:00</dc:date>
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   <title>Innovation : la France relance la dynamique des dépôts de brevets</title>
   <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 11:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sources &amp; Données]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’innovation française accélère en 2025, portée par un net rebond des dépôts de brevets et par la vigueur retrouvée des grands industriels comme de la recherche publique. Mobilité, énergie et numérique tirent la dynamique, tandis que la France confirme son attractivité auprès des titulaires étrangers. Le Palmarès de l’INPI révèle ainsi un écosystème concentré mais en pleine intensification technologique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95848023-66915818.jpg?v=1775379890" alt="Innovation : la France relance la dynamique des dépôts de brevets" title="Innovation : la France relance la dynamique des dépôts de brevets" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.inpi.fr/ressources/propriete-intellectuelle/palmares-deposants-de-brevets">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rebond qui confirme la solidité du tissu innovant</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’année 2025 marque un tournant pour l’innovation française. Avec 16 807 demandes de brevet enregistrées par l’INPI, la progression atteint 8,7 % en un an, signe d’une reprise nette après une phase de stabilisation. Cette dynamique s’inscrit dans un paysage toujours très concentré : les 50 premiers déposants représentent près des deux tiers de l’activité. <br />   <br />  Le trio de tête – Stellantis, Safran et Renault Group – illustre la puissance des filières automobile et aéronautique, moteurs historiques de la R&amp;D nationale. La recherche publique, emmenée par le CEA et le CNRS, continue de jouer un rôle d’amplificateur, confirmant la complémentarité entre laboratoires et industriels.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des acteurs majeurs qui renforcent leurs positions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le classement 2025 montre une remarquable stabilité parmi les leaders. Les 20 premiers déposants concentrent plus de la moitié des demandes, un niveau comparable à celui de 2024. Stellantis conserve la première place avec 1 294 dépôts, suivi de près par Safran. Renault Group, en forte progression, s’installe sur le podium. L’Oréal, Valeo et Airbus confirment leur présence dans le haut du tableau, tandis qu’Orange gagne du terrain. <br />   <br />  Les grandes entreprises dominent largement le top 50, mais les ETI tirent leur épingle du jeu, notamment dans les technologies de rupture liées aux batteries. La montée en puissance d’ACC ou de Verkor illustre l’effervescence d’un secteur stratégique pour la transition énergétique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mobilité, numérique et énergie : les piliers technologiques de 2025</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La répartition sectorielle confirme la prééminence de la mobilité, qui regroupe près d’un tiers des entreprises les plus actives. <br />   <br />  Les innovations liées au transport – électrification, propulsion, assistance à la conduite – concentrent à elles seules un quart des demandes des personnes morales. Les technologies électriques, l’informatique et les techniques de mesure complètent le panorama, dessinant une cartographie où transition énergétique et transformation numérique avancent de concert. Dans certains domaines très spécialisés, comme les moteurs ou turbines, la concentration est extrême : plus de 80 % des titres sont détenus par les acteurs du top 50.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un stock de brevets dominé par Safran et une forte présence étrangère</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À l’échelle européenne, la dynamique française se distingue par un rebond plus marqué que celui observé chez plusieurs voisins industriels. <br />   <br />  L’Allemagne, traditionnellement premier déposant du continent, maintient un volume élevé mais connaît une croissance plus modérée, tandis que les Pays-Bas et la Suède poursuivent une progression régulière portée par leurs champions technologiques. La France se positionne ainsi comme l’un des rares grands pays européens à conjuguer hausse des dépôts, vitalité de la recherche publique et montée en puissance de nouveaux acteurs industriels, renforçant son rôle dans la compétition technologique continentale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95848023-66915843.jpg?v=1775379221" alt="Innovation : la France relance la dynamique des dépôts de brevets" title="Innovation : la France relance la dynamique des dépôts de brevets" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95848023-66915818.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Innovation-la-France-relance-la-dynamique-des-depots-de-brevets_a7330.html</link>
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   <title>Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan</title>
   <pubDate>Wed, 11 Mar 2026 09:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Question de Droit]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que les grandes puissances transforment la régulation en arme économique, l’Union européenne persiste à croire que la production de règles suffit à compenser son affaiblissement industriel. Cette conviction, longtemps présentée comme une force, apparaît désormais comme une vulnérabilité stratégique majeure.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95245235-66662817.jpg?v=1773218329" alt="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" title="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.fondapol.org/etude/la-guerre-par-la-norme-la-regulation-arme-economique-strategique/" target="_blank">Source. Rapport à télécharger en fin d'article.</a> </div>    <blockquote>  <div>Analyse critique de la « guerre par la norme » : comment l’Europe, enfermée dans son excès de régulation, perd du terrain face aux stratégies juridiques offensives des États-Unis et de la Chine, et pourquoi un sursaut économique devient indispensable. Fondapol</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un monde où la règle sert d’abord les intérêts nationaux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La fragmentation géoéconomique ne résulte pas d’un accident politique mais d’une recomposition profonde des rapports de force. <br />   <br />  Le multilatéralisme s’effrite, l’OMC est paralysée et les échanges se réorganisent autour de blocs idéologiques. Dans ce contexte, le droit n’est plus un langage commun mais un instrument de domination. Les États-Unis renforcent leur arsenal extraterritorial, la Chine avance ses standards techniques pour verrouiller les chaînes de valeur, et chacun utilise la régulation pour protéger ses marchés, soutenir ses industries et imposer ses priorités au reste du monde.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L’Europe, elle, continue de traiter la norme comme un bien public universel, alors que ses concurrents l’emploient comme un outil de puissance. Cette asymétrie nourrit un déséquilibre croissant : l’UE multiplie les obligations, les contrôles et les exigences, tandis que les autres blocs adaptent leurs règles à leurs intérêts stratégiques.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le numérique et la finance, révélateurs d’un décalage croissant</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans le numérique, l’écart est flagrant. L’UE encadre l’intelligence artificielle avant même d’avoir fait émerger des acteurs capables de rivaliser avec les géants américains ou chinois. Les entreprises outre-Atlantique dénoncent une régulation punitive qui compense le retard technologique européen plutôt qu’elle ne protège réellement les consommateurs. Le risque est clair : en voulant moraliser le numérique, l’Europe pourrait surtout s’en exclure.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La finance illustre la même logique. L’UE impose des cadres ESG ambitieux, mais elle le fait dans un environnement où son marché du capital-risque reste dix fois plus petit que celui des États-Unis. Les règles prudentielles, appliquées avec un zèle que ne partagent ni Washington ni Londres, affaiblissent encore les banques européennes. <br />   <br />  <strong>L’Europe se retrouve ainsi dans la position paradoxale d’un continent qui régule davantage que ses concurrents tout en investissant moins qu’eux.</strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mythe du « Brussels effect » face à la réalité économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’idée selon laquelle l’UE pourrait façonner le monde par la seule force de ses normes repose sur une illusion : celle d’une puissance économique qui n’existe plus au même niveau qu’au début des années 2000. Le « <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_Bruxelles" target="_blank">Brussels effect </a>  » supposait que les entreprises internationales adopteraient spontanément les standards européens pour accéder à son marché. Mais lorsque la croissance européenne stagne et que ses industries déclinent, cette capacité d’entraînement s’érode.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le « Brussels defect » apparaît alors : l’Europe régule des technologies qu’elle n’a pas inventées, encadre des marchés qu’elle ne domine plus et produit des normes qui pèsent davantage sur ses propres entreprises que sur celles de ses concurrents. <br />   <br />  <strong>La surproduction législative, particulièrement marquée en France, accentue cette dynamique. En ajoutant systématiquement des contraintes nationales aux directives européennes, Paris transforme la régulation en handicap compétitif.</strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Europe au pied du mur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le sursaut ne pourra venir que d’un renversement de logique. Un marché intérieur réellement unifié, une simplification radicale des règles et une consolidation industrielle ambitieuse sont devenus des impératifs, non des options. Tant que l’Europe continuera de croire que la norme peut remplacer la puissance économique, elle restera prisonnière d’un modèle qui la fragilise.</span> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La France, en particulier, doit cesser de se réfugier derrière Bruxelles pour masquer ses propres défaillances. La bataille mondiale de la norme ne se gagnera pas par l’inflation réglementaire mais par la capacité à produire, investir et innover. La question n’est plus de savoir si l’Europe doit changer de stratégie, mais si elle en a encore le temps...</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95245235-66662936.jpg?v=1773217350" alt="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" title="Europe, États-Unis, Chine : la nouvelle géopolitique du Droit. "La guerre par la norme" Erwan Le Noan" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><strong><a class="link" href="https://shs.cairn.info/publications-de-erwan-le-noan--108370?lang=fr&amp;utm_source=copilot.com">Erwan Le Noan </a>est partner du cabinet Altermind, chroniqueur à </strong><em><strong>L’Opinion</strong></em><strong> et spécialiste des politiques publiques. Membre du conseil scientifique de la <a class="link" href="https://www.fondapol.org/la-fondation/" target="_blank">Fondapol</a>, il contribue aux travaux du think tank libéral et européen par ses analyses sur la régulation, la concurrence et les enjeux économiques contemporains. <br />  Il est notamment l’auteur de </strong><em><strong>L’Obsession égalitaire</strong></em><strong> (2023).</strong></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95245235-66662817.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Europe-Etats-Unis-Chine-la-nouvelle-geopolitique-du-Droit-La-guerre-par-la-norme-Erwan-Le-Noan_a7183.html</link>
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   <title>La terre tourne, la prospérité aussi ! Tribune Libre de Geneviève Bouché</title>
   <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 17:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Prospective]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À travers l’histoire, chaque région du monde connaît son cycle d’essor avant de céder le relais du progrès à une autre. Alors que ces rotations s’accélèrent et perdent en solidité, l’Europe a l’occasion de réinventer ses modes de production et ses échanges pour retrouver une dynamique d’innovation, à condition de lever les entraves qu’elle a laissées s’installer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94434516-65808746.jpg?v=1771172614" alt="La terre tourne, la prospérité aussi ! Tribune Libre de Geneviève Bouché" title="La terre tourne, la prospérité aussi ! Tribune Libre de Geneviève Bouché" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  <em>La vidéo «&nbsp;<a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=qPWP_OXNqcs">Comment la Chine est devenue imbattable&nbsp;?&nbsp;</a>  &nbsp;» de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/stefani/">Matthieu Stefani</a>  montre une Chine qui a su être antifragile après que les Européens, puis les USA l’aient sortie de sa torpeur.</em> <br />  <em>C’est à notre tour de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5F35s_T6mGw&amp;t=5s">nous montrer «&nbsp;antifragile</a>s », d’ailleurs, nous y sommes acculés.</em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La vision futurologique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’Europe, la Chine et les USA ont en commun une géographie favorable à l’épanouissement des Hommes. Par exemple&nbsp;: des plaines fertiles et des saisons. <br />   <br />  Leurs histoires respectives se déroulent au gré de l’évolution de leur géographie et d’opportunités. En particulier, l’affaiblissement de l’un profite à un autre et ainsi de suite. <br />   <br />  Chaque zone géopolitique connaît donc des phases de progrès. Mais, ces progrès nécessitent des encadrements, et ces encadrements finissent par rendre difficile l’accès aux progrès suivants. <br />   <br />  Alors, il y a transfert de progrès vers une autre zone, qui à son tour va dérouler sa phase d’évolution puis d’essoufflement. <br />   <br />  Ainsi, l’Europe s’est nourrie des connaissances du Moyen-Orient. L’Amérique du Nord a prolongé les savoir-faire du 19<sup>ème</sup> siècle de l’Europe. La Chine a, durant la seconde moitié du 20<sup>ème</sup> siècle «&nbsp;repiqué&nbsp;» les ambitions de l’Occident pour les exacerber. <br />   <br />  La rotation s’accélère, mais plus ces phases sont courtes, moins elles sont robustes. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La vision politique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le progrès résulte d’un long enchaînement d’essais – erreurs. C’est une affaire de patience. Ces derniers temps, les USA puis la Chine ont poussé à outrance les progrès technologiques, ainsi que les armes financières et numériques. <br />   <br />  Ces progrès améliorent éventuellement la vie matérielle, mais pas vraiment la vie sociale et ils génèrent des externalités négatives sur l’environnement. <br />   <br />  Les USA ont poussé à l’extrême le capitalisme, ce qui a généré les hyper-riches. La Chine a développé le communisme concurrentiel et donc «&nbsp;antirobuste&nbsp;». <br />   <br />  Or, le modèle durable est celui qui donne de la latitude aux citoyens puisqu’ils sont tous potentiellement porteurs de talents. Contrarier ses talents par un environnement trop sélectif, expose à des retournements populaires potentiellement violents. <br />   <br />  Ce sont donc des progrès non durables qui explosent hors d’Europe. Ils ont néanmoins le mérite de la sortir de sa torpeur. <br />   <br />  La Chine montre avec gourmandise ses villes exubérantes, affiche fièrement ses ambitions spatiales et explique aux Occidentaux comment ses modes de pensées sont puissants. <br />   <br />  Avec la valse des droits de douane, le drame ukrainien, «&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mage_du_Kremlin_(roman)">le mage du Kremlin</a>&nbsp;», ou encore l’affaire Epstein, l’Europe découvre combien elle s’est laissée fragiliser et qu’elle est dirigée par des personnalités peu préparées à poser un problème sans s’engouffrer dans des postures partisanes. <br />   <br />  L’Histoire nous montre que ce ne sont pas les institutions qui vont assurer le rebondissement, ce sont les générations montantes, avec l’aide de leurs aînés. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Avec quels moyens ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La Chine allonge des chiffres impressionnants quant aux moyens humains et financiers qu’elle consacre à ses innovations. <br />   <br />  Les USA comptent sur ses partenaires pour continuer à nourrir ses propres innovations. <br />   <br />  Pour l’Europe le renouveau devient une affaire de volonté collective. Cela a été doucement rappelé dans le discours du Premier ministre canadien <strong>Mark Carney</strong> à Davos, dans celui de <strong>Giovanni Malago, </strong>lors de l’ouverture des jeux Olympiques de Milan Cortina 2026 ou encore cette semaine à Berlin. Elle va le faire à sa manière. <br />  &nbsp; <br />  L’Europe puise sa singularité dans sa géographie en forme de mosaïque, contrairement aux USA et à la Chine qui bénéficient de grands espaces. Cela lui confère, l’obligation d’avoir une gouvernance fractale qui va du local vers le global. <br />   <br />  Elle a donc l’obligation de développer une économie elle-même fractale&nbsp;: <strong>basée sur l’économie circulaire</strong> et composée de <strong>maillages d’entreprises à taille humaine</strong>, adossées à un <strong>vivier de start-ups</strong>&nbsp;et piloté avec une stratégie industrielle et sociale qui met en <strong>synergie les intérêts locaux </strong>et la<strong> cohérence globale.</strong> <br />   <br />  Selon le proverbe africain&nbsp;: «&nbsp;Seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin&nbsp;», notre problème&nbsp;est «&nbsp;faire ensemble&nbsp;», c’est-à-dire trouver un équilibre entre la concentration de talents et l’ensemencement des savoirs au sein de notre mosaïque. <br />   <br />  Nos challengers ont beaucoup innové et nous montrent les limites à ne pas dépasser. Il nous revient d’en tirer les enseignements pour nous diriger vers un <strong>modèle de société plus mature</strong> qui ne vise pas seulement le <strong>bien-être matériel</strong>, mais aussi la <strong>qualité du vivre ensemble</strong>. <br />   <br />  Un modèle qui ne vise pas la performance, mais la robustesse. Cela passe par un modèle qui équilibre la rente de la terre (économie agraire), la rente du capital (économie productive) et la rente du patrimoine humain (économie contributive). <br />   <br />  C’est autour de cette approche que nous nous nous réinventons. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Concrètement...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La Chine veut vendre ses surplus aux Européens. Mais, nous n’allons pas lui acheter des grilles pains fabriqués dans ses «&nbsp;usines noires&nbsp;» (entièrement robotisées). Nous allons les fabriquer nous-mêmes avec nos propres robots et à partir de matériaux en partie recyclés. Ainsi, nous ramènerons à des proportions raisonnables la circulation des milliers de cargos sur nos mers et sur nos routes. <br />   <br />  Pour y parvenir, bien <strong>des progrès sociétaux</strong> sont à développer pour transférer les gains de ressources humaines obtenues dans les usines pour les <strong>redéployer dans l’économie agraire </strong>et<strong> l’économie contributive</strong>. <br />   <br />  Au niveau international, nous allons progressivement échanger des biens et des services exceptionnels ainsi que des ressources minières, énergétiques ou agricoles, dans le cadre d’<strong>une souveraineté basée sur les réciprocités réfléchies.</strong> <br />   <br />  Tant mieux pour les Chinois qui ont fait un bond en avant, comme nous l’avons fait durant les siècles précédents et comme nous allons le faire à présent si nous <strong>nous libérons des entraves</strong> que nous avons laissé prospérer sur notre sol. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/gbouche/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Geneviève Bouché</a>  est futurologue, conférencière et membre de La Fabrique du Futur. Ingénieure de formation, elle analyse depuis plus de vingt ans les transformations économiques, technologiques et sociétales. Auteure et entrepreneure, elle défend une vision humaniste de l’innovation et accompagne dirigeants et institutions dans la construction de modèles durables, résilients et centrés sur la valeur humaine. <br />  &nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/La-terre-tourne-la-prosperite-aussi--Tribune-Libre-de-Genevieve-Bouche_a7062.html</link>
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