<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-13T18:01:57+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-97570637</guid>
   <title>L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi</title>
   <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mounir Rochdi. Carnets d'Afrique stratégique</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'intelligence économique (IE) en Afrique francophone serait-elle un paradoxe ? On y déplore souvent une absence de pratique professionnalisée, de politiques publiques, de formations solides ou encore de professionnels qualifiés en nombre suffisant. Pourtant les effets de l'IE sont réels. Le dirigeant qui renonce à un contrat parce que son réseau lui a signalé l'insolvabilité masquée d'un partenaire fait de l'IE. Une dirigeante qui ajuste son implantation à la lecture fine d'un rapport de force administratif en fait aussi. Mais ni l'un ni l'autre ne le nomment ainsi...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97570637-67941726.jpg?v=1786188613" alt="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" title="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Télécharger l'article</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les structures discrètes de la décision</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">C'est précisément parce qu'ils ne le nomment pas que les grilles d'évaluation classiques ne les voient pas. Le constat vaut ici pour l'espace francophone du continent. L'Afrique anglophone relève d'autres généalogies, sur lesquelles on reviendra dans un autre article. Le sujet n'est donc pas l'absence d'intelligence économique dans le secteur privé africain, mais plutôt l'écart entre ce qui se pratique et ce qui se compte. Cet écart engendre deux familles d'angles morts. Ceux des entreprises elles-mêmes, bien réels et coûteux, et celui, plus insidieux, du regard qu'on porte sur elles.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'intelligence du dirigeant africain est d'abord relationnelle. Elle capte par le réseau, qui peut être familial, confessionnel, professionnel ou diasporique. Elle recoupe dans des circuits largement oraux, et injecte directement dans la décision. Sur le risque politique local, la solvabilité réelle d'un partenaire, l'état d'une relation avec l'administration, elle atteint une finesse que les bases de données formelles n'approchent pas. L'information décisive y est celle qui ne s'écrit nulle part.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Diaspora et informel : les capteurs invisibles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Deux capteurs la singularisent, qu'un référentiel classique d'IE ne sait pas classer. La diaspora, d'abord. Un réseau de capteurs distribué à l'échelle mondiale, qui remonte marchés, technologies et opportunités de financement par des canaux de confiance qu'aucun abonnement à une base de données ne réplique. L'économie informelle, ensuite, qui pèse une part majeure de l'activité continentale. L'information stratégique y circule à grande vitesse, hors de tout dispositif documenté, et quiconque l'ignore ne comprend rien à la manière dont le renseignement d'affaires se forme réellement sur le continent.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ce socle coexiste avec une strate formalisée, mais étroite. Filiales de multinationales appliquant les standards du siège, grands groupes panafricains de la banque, des télécoms, de l’agro‑industrie, des mines ou encore de l’énergie, qui sont dotés de fonctions d'analyse stratégique et de gestion du risque. La ligne de fracture du tissu privé africain ne passe pas entre ceux qui s'informent et ceux qui ne s'informent pas, mais entre une poignée d'organisations où l'intelligence est une fonction et une masse de PME où elle reste une personne. Tant qu'elle loge dans la tête du dirigeant, elle part avec lui.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Il serait tout aussi inexact de parler de désert institutionnel. Depuis plus d'une décennie, l'IE s'organise réellement sur le continent, par strates et selon des trajectoires nationales dont un prochain volet rendra compte. Mais la cartographie des dispositifs ne dit rien de ce qui nous occupe ici. Le diagnostic ne porte pas sur ce qui existe, il porte sur ce que l'on compte et sur ce que l'instrument de mesure traditionnel laisse hors champ.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les angles morts des entreprises</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Oui, l'intelligence économique existe en Afrique francophone et elle fonctionne plutôt bien. Mais cela ne veut pas dire que tout va bien. Il existe certaines difficultés qui perdurent. Nous en citerons quatre&nbsp;: <br />   <br />  <strong>La première est la sécurité économique, parent pauvre systématique.</strong> Toute l'attention se porte sur la collecte et presque rien sur la protection du patrimoine informationnel. Fuites via les prestataires, dispositifs KYC/EDD lacunaires (<u>KYC - </u><em><u>know your customer </u>/ </em>la connaissance client, désigne l'ensemble des vérifications d'identité, de propriété réelle et d'origine des fonds qu'une entreprise doit conduire avant d'entrer en relation d'affaires. L'<u>EDD - </u><em><u>enhanced due diligence</u> / </em>la diligence renforcée, est le niveau au-dessus, déclenché sur les contreparties à risque élevé : structures opaques, juridictions sensibles, personnes politiquement exposées), risque cyber qui s'étend à mesure que les process se numérisent. Ce sont les filtres qui séparent un partenariat d'un piège, et ils sont massivement sous-appliqués hors du secteur bancaire. C'est le versant défensif de l'IE qui manque ici. Celui qui fait rempart contre la prédation, la manipulation ou la désinformation. Il reste sous-investi au moment précis où l'ouverture aux capitaux et partenaires étrangers le rend critique. <br />   <br />  <strong>La deuxième est culturelle.</strong> L'équation IE = espionnage résiste encore un peu. Perçue comme pratique opaque plutôt que comme fonction d'aide à la décision, la démarche s'interdit d'entrer officiellement dans l'organigramme, surtout dans les PME, où elle aurait le plus à apporter. <br />   <br />  <strong>La troisième est structurelle et concerne le manque de capitalisation.</strong> Une information qui ne s'écrit pas ne se transmet pas. Elle part avec le collaborateur, ne nourrit aucune mémoire d'organisation, n'autorise aucun apprentissage cumulatif. C'est la limite constitutive du modèle relationnel qui est, certes, redoutable à l'échelle d'un individu, mais il ne fait pas l'institution. <br />   <br />  <strong>La quatrième, enfin, est géopolitique sans avoir besoin d'être politisée.</strong> C'est la dépendance informationnelle. Une part majeure de la donnée stratégique sur l'Afrique n'est pas produite par l'Afrique. Notations, risque-pays, intelligence sectorielle, données statistiques sont des informations &nbsp;stratégiques qui sont souvent produites hors d'Afrique, selon des grilles conçues ailleurs, sur des infrastructures qui le sont tout autant. S'y alimenter sans capacité d'analyse propre, c'est déléguer sa lecture du monde et parfois sa propre réputation. La souveraineté sur la donnée n'est pas un supplément d'âme, c'est un angle mort opérationnel. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'angle mort du regard</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce second registre ne concerne pas les entreprises mais l'instrument qui les évalue. Mesurer la maturité IE du secteur privé africain à l'aune du référentiel occidental, revient à ne compter que ce qui ressemble au modèle de référence et à ranger le reste sous « retard », « faiblesses », « lacunes » et bien d'autres synonymes que l'on connaît tant. On enregistre alors une absence là où existe une intelligence d'une autre nature. L'erreur de mesure devient, soudainement, erreur de politique. Elle oriente l'appui vers la transplantation ou la transposition d'outils quand l'enjeu est la formalisation de ce qui fonctionne déjà. Il faut rendre transmissible, sécurisable et cumulative une intelligence existante, sans la couper de ce qui fait sa force. <br />   <br />  Un dernier angle mort relève du même mécanisme, à l'échelle des règles du jeu. Il s'agit de l'influence subie. Le secteur privé africain évolue dans un environnement normatif largement écrit ailleurs. Il s’agit ici des standards prudentiels, dispositifs de type GAFI (<u><em>Groupe d'Action FInancière</em></u> est un organisme intergouvernemental créé en 1989 qui édicte les standards mondiaux de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, et évalue les pays au regard de ces standards), ainsi que les normes techniques sectorielles. <br />   <br />  Les listes de juridictions sous surveillance qu'établit le GAFI emportent des conséquences économiques directes sur le coût du crédit, la frilosité des banques correspondantes, la complexité accrue des transactions internationales. Ces normes et standards impactent donc des entreprises qui n'ont ni participé à l'écriture des critères ni pesé sur la méthode d'évaluation. Or la conformité protège du risque immédiat. Seule l'influence protège de la règle elle-même. Peser sur la fabrique des normes plutôt que s'y ajuster est le volet le moins développé de l'IE africaine et probablement le plus stratégique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le basculement natif digital</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une variable est, peut-être, en train de rebattre ce jeu, et elle invalide la lecture linéaire cellule-outils-culture qui sous-tend tout le discours du « rattrapage ». Le continent a l'habitude de sauter des étapes. Nous l'avons vu à travers le développement de la téléphonie mobile et de ses services associés, ainsi que le contournement de la bancarisation classique par le paiement mobile. Il pourrait, donc, contourner la traditionnelle IE par une intelligence directement numérique, portée non par la structure mais par l'usage. <br />   <br />  La démographie en est le moteur. Une génération de dirigeants nés dans le mobile arrive aux commandes. Surveiller un concurrent, sonder un marché, tester une réputation, mener des actions de lobbying, ne passe pas, pour cette nouvelle génération, par un logiciel dédié mais par les canaux qu'elle habite déjà comme les réseaux sociaux, les messageries ou les groupes professionnels fermés. Le smartphone devient poste de veille, la messagerie canal de recueil et de partage du renseignement d'affaires. C'est une IE sans nom et sans service, mais quotidienne, réactive, souvent plus rapide que les circuits formels des grands groupes. <br />   <br />  Ce basculement déplace l'angle mort plus qu'il ne le comble. La veille numérique informelle hérite des faiblesses du modèle relationnel qu'elle prolonge telles que l’absence de capitalisation, le manque de méthodes éprouvées, la sécurité négligée. Elle en ajoute même de nouvelles comme l’exposition du patrimoine informationnel sur des messageries gratuites grand public (gmail, yahoo, etc.) que l'entreprise ne maîtrise pas. La vitesse de propagation de ces canaux numériques peut amplifier les signaux non vérifiés jusqu'au risque de décider sur de la désinformation. Mais il faut noter aussi que cette approche renverse aussi une contrainte historique. <br />   <br />  Là où l'IE formelle opposait l'outil coûteux à la PME démunie, le ticket d'entrée s'effondre. Une TPE peut organiser une veille sectorielle sérieuse avec des moyens quasi nuls, pour peu qu'elle en ait la méthode et le savoir-faire. Le verrou n'est plus l'accès à l'information ni l'outillage, c'est la compétence analytique qui prime. L'écosystème de formation continental n'a pas encore pris toute la mesure de ce renversement et l'arrivée des outils d’IA générative dans les usages courants ne fait qu'en accroître l'urgence, en abaissant encore le coût de la collecte sans rien résoudre du jugement. Ce que la machine ne fournit pas, et que personne ne fournit à sa place, c'est la question qu'on lui pose et le recul que l’on a sur les réponses.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une définition francophone-africaine ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Tout converge alors vers la question que la thèse de l'angle mort rend inévitable. Si le référentiel importé ne dit pas la pratique, par quoi le remplacer ? Surtout pas par un rejet. La matrice française issue du rapport Martre (1994) reste un socle robuste. Elle intègre l'essentiel, c’est‑à‑dire la maîtrise et la protection de l'information stratégique au service de la décision, articulant veille, sécurité et influence. <br />   <br />  Du côté anglo‑saxon, le socle est d'abord analytique avant d'être organisationnel, et il porte le nom de Michael E. Porter. Les cinq forces de <em style="white-space: pre-wrap;">Competitive Strategy</em> (1980) et le cadre d'analyse des concurrents qui l'accompagne ont donné à la Competitive Intelligence ce que l'approche française apportait peut‑être moins. Ce n’est pas une question de « quoi surveiller », mais « pourquoi surveiller » et selon quelle grille. Porter a ensuite étendu le raisonnement au territoire, avec la chaîne de valeur (1985) puis la théorie des clusters (1990).</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La compétitivité en Afrique doit se faire par grappe géographique et sectorielle plutôt que par entreprise isolée, ce qui correspond bien mieux à un tissu de PME qu'un dispositif conçu pour le grand groupe. La SCIP (Strategic Consortium of Intelligence Professionals) et l’Académie de l’Intelligence Économique ont ensuite professionnalisé les socles Porter et Martre en corps de métier, avec leurs apports propres sur l'intelligence collective et le cycle d'analyse. La distinction n'est pas académique. L'IE française est d'abord un dispositif de maîtrise et de protection de l'information, la Competitive Intelligence est d'abord une méthode d'analyse concurrentielle. Les deux se complètent et ne se contredisent pas. <br />   <br />  L'Afrique francophone a largement hérité de l’une sans toujours intégrer l’autre. Ceci éclaire une part du déficit de compétence analytique évoqué plus haut.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers un référentiel africain de l'Intelligence Economique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le Brésil, l'Inde, la Chine, le Japon ont eux aussi des approches que nous devons analyser. Il n'existe pas d'approche parfaite. Ce qu'il faut esquisser ici est une articulation intra‑africaine, dont il faut assumer le périmètre, et qui favorise aussi bien une logique sud‑sud que nord‑sud. L'Afrique anglophone, plus proche de la Competitive Intelligence anglo‑saxonne, écrirait autre chose. L'Afrique lusophone aussi. Nous avons le recul nécessaire pour prendre le meilleur pour appliquer une approche globale sans se restreindre. Il ne faut pas reproduire, il faut adapter et créer.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Aucun référentiel ne s'exporte sans son terrain. La matrice Martre porte l'histoire administrative française, la Competitive Intelligence porte celle du marché américain. Un référentiel africain ne se déduira pas des autres, il s'écrira depuis la pratique du continent, ou il n'existera pas.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Sur ce socle, quatre éléments pourraient dessiner une définition propre.</span>  <ol role="list" start="1">  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">Le relationnel comme mode d'intelligence légitime</strong>, non comme stade archaïque. La confiance, le réseau, l'oralité ne sont pas l'antichambre de l'IE, ils en sont une forme.</span></li>  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">Le collectif plutôt que la seule cellule de veille.</strong> Une intelligence pensée d'emblée en réseau communautaire, diasporique, interentreprises et patronale.</span></li>  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">La souveraineté informationnelle comme composante constitutive</strong>, non comme option défensive, dans un continent dont la donnée et l'infrastructure sont largement produites ailleurs.</span></li>  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">L'influence comme reconquête normative.</strong> Il ne s'agit pas ici de seulement peser sur un marché, mais de retrouver une prise sur les règles que l'on subit.</span></li>  </ol>  <span style="white-space: pre-wrap;">Nous arrivons, ainsi, à cette ébauche de définition, à débattre plus qu'à graver : « L'intelligence économique africaine est la capacité collective d'acteurs publics et privés (entreprise, filière, territoire, État) à produire, protéger et faire valoir l'information dont dépend leur position. Elle mobilise autant les réseaux de confiance, l'oralité et la diaspora que les dispositifs formels. Elle tient la souveraineté sur la donnée pour une condition de l'analyse et non pour un objectif séparé, et elle mesure son influence à sa capacité d'écrire les règles autant qu'à s'y conformer. »</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'angle mort le plus urgent à corriger est alors le premier de tous. Cesser de penser cette intelligence économique comme manquante, et lui donner ses propres mots.</span>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97570637-67941738.jpg?v=1785772250" alt="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" title="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div class="col-md-8"><b><a class="link" href="https://univ-internationale.com/fr/Profil/Mounir%20Rochdi" target="_blank"><strong>Mounir Rochdi</strong></a>  </b>  <div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">  <div class="field-items">  <div class="field-item even"> <br />  est président de ThinkTankers, secrétaire général du FAAIE et vice-président de l'AIFIE. Il préside le SCIP International Center of Excellence pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest. <br />   <br />  Docteur en intelligence compétitive, il est expert international auprès du Centre du commerce international (ITC), agence conjointe OMC–Nations unies, à Genève.  <div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">  <div class="field-items">  <div class="field-item even">&nbsp;</div>  </div>  </div>  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/rochdimounir/" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>  </div>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;">#African_Economic_Intelligence, #Competitive_Intelligence_Africa, #Strategic_Information_Systems, #Data_Sovereignty_Africa, #Informal_Economy_Insights, #Diaspora_Networks, #Cluster_Competitiveness, #Strategic_Influence_Africa, #Porter_Frameworks, #Leadership</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97570637-67941726.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-intelligence-economique-en-Afrique-francophone-pratiques-et-angles-morts-Mounir-Rochdi_a8082.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-97599112</guid>
   <title>L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi</title>
   <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'intelligence économique (IE) en Afrique francophone serait-elle un paradoxe ? On y déplore souvent une absence de pratique professionnalisée, de politiques publiques, de formations solides ou encore de professionnels qualifiés en nombre suffisant. Pourtant les effets de l'IE sont réels. Le dirigeant qui renonce à un contrat parce que son réseau lui a signalé l'insolvabilité masquée d'un partenaire fait de l'IE. Une dirigeante qui ajuste son implantation à la lecture fine d'un rapport de force administratif en fait aussi. Mais ni l'un ni l'autre ne le nomment ainsi...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97599112-67962336.jpg?v=1786188476" alt="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" title="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Télécharger l'article</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les structures discrètes de la décision</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">C'est précisément parce qu'ils ne le nomment pas que les grilles d'évaluation classiques ne les voient pas. Le constat vaut ici pour l'espace francophone du continent. L'Afrique anglophone relève d'autres généalogies, sur lesquelles on reviendra dans un autre article. Le sujet n'est donc pas l'absence d'intelligence économique dans le secteur privé africain, mais plutôt l'écart entre ce qui se pratique et ce qui se compte. Cet écart engendre deux familles d'angles morts. Ceux des entreprises elles-mêmes, bien réels et coûteux, et celui, plus insidieux, du regard qu'on porte sur elles.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'intelligence du dirigeant africain est d'abord relationnelle. Elle capte par le réseau, qui peut être familial, confessionnel, professionnel ou diasporique. Elle recoupe dans des circuits largement oraux, et injecte directement dans la décision. Sur le risque politique local, la solvabilité réelle d'un partenaire, l'état d'une relation avec l'administration, elle atteint une finesse que les bases de données formelles n'approchent pas. L'information décisive y est celle qui ne s'écrit nulle part.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Diaspora et informel : les capteurs invisibles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Deux capteurs la singularisent, qu'un référentiel classique d'IE ne sait pas classer. La diaspora, d'abord. Un réseau de capteurs distribué à l'échelle mondiale, qui remonte marchés, technologies et opportunités de financement par des canaux de confiance qu'aucun abonnement à une base de données ne réplique. L'économie informelle, ensuite, qui pèse une part majeure de l'activité continentale. L'information stratégique y circule à grande vitesse, hors de tout dispositif documenté, et quiconque l'ignore ne comprend rien à la manière dont le renseignement d'affaires se forme réellement sur le continent.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ce socle coexiste avec une strate formalisée, mais étroite. Filiales de multinationales appliquant les standards du siège, grands groupes panafricains de la banque, des télécoms, de l’agro‑industrie, des mines ou encore de l’énergie, qui sont dotés de fonctions d'analyse stratégique et de gestion du risque. La ligne de fracture du tissu privé africain ne passe pas entre ceux qui s'informent et ceux qui ne s'informent pas, mais entre une poignée d'organisations où l'intelligence est une fonction et une masse de PME où elle reste une personne. Tant qu'elle loge dans la tête du dirigeant, elle part avec lui.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Il serait tout aussi inexact de parler de désert institutionnel. Depuis plus d'une décennie, l'IE s'organise réellement sur le continent, par strates et selon des trajectoires nationales dont un prochain volet rendra compte. Mais la cartographie des dispositifs ne dit rien de ce qui nous occupe ici. Le diagnostic ne porte pas sur ce qui existe, il porte sur ce que l'on compte et sur ce que l'instrument de mesure traditionnel laisse hors champ.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les angles morts des entreprises</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Oui, l'intelligence économique existe en Afrique francophone et elle fonctionne plutôt bien. Mais cela ne veut pas dire que tout va bien. Il existe certaines difficultés qui perdurent. Nous en citerons quatre&nbsp;: <br />   <br />  <strong>La première est la sécurité économique, parent pauvre systématique.</strong> Toute l'attention se porte sur la collecte et presque rien sur la protection du patrimoine informationnel. Fuites via les prestataires, dispositifs KYC/EDD lacunaires (<u>KYC - </u><em><u>know your customer </u>/ </em>la connaissance client, désigne l'ensemble des vérifications d'identité, de propriété réelle et d'origine des fonds qu'une entreprise doit conduire avant d'entrer en relation d'affaires. L'<u>EDD - </u><em><u>enhanced due diligence</u> / </em>la diligence renforcée, est le niveau au-dessus, déclenché sur les contreparties à risque élevé : structures opaques, juridictions sensibles, personnes politiquement exposées), risque cyber qui s'étend à mesure que les process se numérisent. Ce sont les filtres qui séparent un partenariat d'un piège, et ils sont massivement sous-appliqués hors du secteur bancaire. C'est le versant défensif de l'IE qui manque ici. Celui qui fait rempart contre la prédation, la manipulation ou la désinformation. Il reste sous-investi au moment précis où l'ouverture aux capitaux et partenaires étrangers le rend critique. <br />   <br />  <strong>La deuxième est culturelle.</strong> L'équation IE = espionnage résiste encore un peu. Perçue comme pratique opaque plutôt que comme fonction d'aide à la décision, la démarche s'interdit d'entrer officiellement dans l'organigramme, surtout dans les PME, où elle aurait le plus à apporter. <br />   <br />  <strong>La troisième est structurelle et concerne le manque de capitalisation.</strong> Une information qui ne s'écrit pas ne se transmet pas. Elle part avec le collaborateur, ne nourrit aucune mémoire d'organisation, n'autorise aucun apprentissage cumulatif. C'est la limite constitutive du modèle relationnel qui est, certes, redoutable à l'échelle d'un individu, mais il ne fait pas l'institution. <br />   <br />  <strong>La quatrième, enfin, est géopolitique sans avoir besoin d'être politisée.</strong> C'est la dépendance informationnelle. Une part majeure de la donnée stratégique sur l'Afrique n'est pas produite par l'Afrique. Notations, risque-pays, intelligence sectorielle, données statistiques sont des informations &nbsp;stratégiques qui sont souvent produites hors d'Afrique, selon des grilles conçues ailleurs, sur des infrastructures qui le sont tout autant. S'y alimenter sans capacité d'analyse propre, c'est déléguer sa lecture du monde et parfois sa propre réputation. La souveraineté sur la donnée n'est pas un supplément d'âme, c'est un angle mort opérationnel. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'angle mort du regard</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce second registre ne concerne pas les entreprises mais l'instrument qui les évalue. Mesurer la maturité IE du secteur privé africain à l'aune du référentiel occidental, revient à ne compter que ce qui ressemble au modèle de référence et à ranger le reste sous « retard », « faiblesses », « lacunes » et bien d'autres synonymes que l'on connaît tant. On enregistre alors une absence là où existe une intelligence d'une autre nature. L'erreur de mesure devient, soudainement, erreur de politique. Elle oriente l'appui vers la transplantation ou la transposition d'outils quand l'enjeu est la formalisation de ce qui fonctionne déjà. Il faut rendre transmissible, sécurisable et cumulative une intelligence existante, sans la couper de ce qui fait sa force. <br />   <br />  Un dernier angle mort relève du même mécanisme, à l'échelle des règles du jeu. Il s'agit de l'influence subie. Le secteur privé africain évolue dans un environnement normatif largement écrit ailleurs. Il s’agit ici des standards prudentiels, dispositifs de type GAFI (<u><em>Groupe d'Action FInancière</em></u> est un organisme intergouvernemental créé en 1989 qui édicte les standards mondiaux de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, et évalue les pays au regard de ces standards), ainsi que les normes techniques sectorielles. <br />   <br />  Les listes de juridictions sous surveillance qu'établit le GAFI emportent des conséquences économiques directes sur le coût du crédit, la frilosité des banques correspondantes, la complexité accrue des transactions internationales. Ces normes et standards impactent donc des entreprises qui n'ont ni participé à l'écriture des critères ni pesé sur la méthode d'évaluation. Or la conformité protège du risque immédiat. Seule l'influence protège de la règle elle-même. Peser sur la fabrique des normes plutôt que s'y ajuster est le volet le moins développé de l'IE africaine et probablement le plus stratégique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le basculement natif digital</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une variable est, peut-être, en train de rebattre ce jeu, et elle invalide la lecture linéaire cellule-outils-culture qui sous-tend tout le discours du « rattrapage ». Le continent a l'habitude de sauter des étapes. Nous l'avons vu à travers le développement de la téléphonie mobile et de ses services associés, ainsi que le contournement de la bancarisation classique par le paiement mobile. Il pourrait, donc, contourner la traditionnelle IE par une intelligence directement numérique, portée non par la structure mais par l'usage. <br />   <br />  La démographie en est le moteur. Une génération de dirigeants nés dans le mobile arrive aux commandes. Surveiller un concurrent, sonder un marché, tester une réputation, mener des actions de lobbying, ne passe pas, pour cette nouvelle génération, par un logiciel dédié mais par les canaux qu'elle habite déjà comme les réseaux sociaux, les messageries ou les groupes professionnels fermés. Le smartphone devient poste de veille, la messagerie canal de recueil et de partage du renseignement d'affaires. C'est une IE sans nom et sans service, mais quotidienne, réactive, souvent plus rapide que les circuits formels des grands groupes. <br />   <br />  Ce basculement déplace l'angle mort plus qu'il ne le comble. La veille numérique informelle hérite des faiblesses du modèle relationnel qu'elle prolonge telles que l’absence de capitalisation, le manque de méthodes éprouvées, la sécurité négligée. Elle en ajoute même de nouvelles comme l’exposition du patrimoine informationnel sur des messageries gratuites grand public (gmail, yahoo, etc.) que l'entreprise ne maîtrise pas. La vitesse de propagation de ces canaux numériques peut amplifier les signaux non vérifiés jusqu'au risque de décider sur de la désinformation. Mais il faut noter aussi que cette approche renverse aussi une contrainte historique. <br />   <br />  Là où l'IE formelle opposait l'outil coûteux à la PME démunie, le ticket d'entrée s'effondre. Une TPE peut organiser une veille sectorielle sérieuse avec des moyens quasi nuls, pour peu qu'elle en ait la méthode et le savoir-faire. Le verrou n'est plus l'accès à l'information ni l'outillage, c'est la compétence analytique qui prime. L'écosystème de formation continental n'a pas encore pris toute la mesure de ce renversement et l'arrivée des outils d’IA générative dans les usages courants ne fait qu'en accroître l'urgence, en abaissant encore le coût de la collecte sans rien résoudre du jugement. Ce que la machine ne fournit pas, et que personne ne fournit à sa place, c'est la question qu'on lui pose et le recul que l’on a sur les réponses.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers une définition francophone-africaine ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Tout converge alors vers la question que la thèse de l'angle mort rend inévitable. Si le référentiel importé ne dit pas la pratique, par quoi le remplacer ? Surtout pas par un rejet. La matrice française issue du rapport Martre (1994) reste un socle robuste. Elle intègre l'essentiel, c’est‑à‑dire la maîtrise et la protection de l'information stratégique au service de la décision, articulant veille, sécurité et influence. <br />   <br />  Du côté anglo‑saxon, le socle est d'abord analytique avant d'être organisationnel, et il porte le nom de Michael E. Porter. Les cinq forces de <em style="white-space: pre-wrap;">Competitive Strategy</em> (1980) et le cadre d'analyse des concurrents qui l'accompagne ont donné à la Competitive Intelligence ce que l'approche française apportait peut‑être moins. Ce n’est pas une question de « quoi surveiller », mais « pourquoi surveiller » et selon quelle grille. Porter a ensuite étendu le raisonnement au territoire, avec la chaîne de valeur (1985) puis la théorie des clusters (1990).</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La compétitivité en Afrique doit se faire par grappe géographique et sectorielle plutôt que par entreprise isolée, ce qui correspond bien mieux à un tissu de PME qu'un dispositif conçu pour le grand groupe. La SCIP (Strategic Consortium of Intelligence Professionals) et l’Académie de l’Intelligence Économique ont ensuite professionnalisé les socles Porter et Martre en corps de métier, avec leurs apports propres sur l'intelligence collective et le cycle d'analyse. La distinction n'est pas académique. L'IE française est d'abord un dispositif de maîtrise et de protection de l'information, la Competitive Intelligence est d'abord une méthode d'analyse concurrentielle. Les deux se complètent et ne se contredisent pas. <br />   <br />  L'Afrique francophone a largement hérité de l’une sans toujours intégrer l’autre. Ceci éclaire une part du déficit de compétence analytique évoqué plus haut.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vers un référentiel africain de l'Intelligence Economique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le Brésil, l'Inde, la Chine, le Japon ont eux aussi des approches que nous devons analyser. Il n'existe pas d'approche parfaite. Ce qu'il faut esquisser ici est une articulation intra‑africaine, dont il faut assumer le périmètre, et qui favorise aussi bien une logique sud‑sud que nord‑sud. L'Afrique anglophone, plus proche de la Competitive Intelligence anglo‑saxonne, écrirait autre chose. L'Afrique lusophone aussi. Nous avons le recul nécessaire pour prendre le meilleur pour appliquer une approche globale sans se restreindre. Il ne faut pas reproduire, il faut adapter et créer.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Aucun référentiel ne s'exporte sans son terrain. La matrice Martre porte l'histoire administrative française, la Competitive Intelligence porte celle du marché américain. Un référentiel africain ne se déduira pas des autres, il s'écrira depuis la pratique du continent, ou il n'existera pas.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Sur ce socle, quatre éléments pourraient dessiner une définition propre.</span>  <ol role="list" start="1">  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">Le relationnel comme mode d'intelligence légitime</strong>, non comme stade archaïque. La confiance, le réseau, l'oralité ne sont pas l'antichambre de l'IE, ils en sont une forme.</span></li>  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">Le collectif plutôt que la seule cellule de veille.</strong> Une intelligence pensée d'emblée en réseau communautaire, diasporique, interentreprises et patronale.</span></li>  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">La souveraineté informationnelle comme composante constitutive</strong>, non comme option défensive, dans un continent dont la donnée et l'infrastructure sont largement produites ailleurs.</span></li>  	<li class="list"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">L'influence comme reconquête normative.</strong> Il ne s'agit pas ici de seulement peser sur un marché, mais de retrouver une prise sur les règles que l'on subit.</span></li>  </ol>  <span style="white-space: pre-wrap;">Nous arrivons, ainsi, à cette ébauche de définition, à débattre plus qu'à graver : « L'intelligence économique africaine est la capacité collective d'acteurs publics et privés (entreprise, filière, territoire, État) à produire, protéger et faire valoir l'information dont dépend leur position. Elle mobilise autant les réseaux de confiance, l'oralité et la diaspora que les dispositifs formels. Elle tient la souveraineté sur la donnée pour une condition de l'analyse et non pour un objectif séparé, et elle mesure son influence à sa capacité d'écrire les règles autant qu'à s'y conformer. »</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'angle mort le plus urgent à corriger est alors le premier de tous. Cesser de penser cette intelligence économique comme manquante, et lui donner ses propres mots.</span>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97599112-67962344.jpg?v=1785772250" alt="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" title="L'intelligence économique en Afrique francophone : pratiques et angles morts. Mounir Rochdi" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div class="col-md-8"><b><a class="link" href="https://univ-internationale.com/fr/Profil/Mounir%20Rochdi" target="_blank"><strong>Mounir Rochdi</strong></a>  </b>  <div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">  <div class="field-items">  <div class="field-item even"> <br />  est président de ThinkTankers, secrétaire général du FAAIE et vice-président de l'AIFIE. Il préside le SCIP International Center of Excellence pour l'Afrique du Nord et de l'Ouest. <br />   <br />  Docteur en intelligence compétitive, il est expert international auprès du Centre du commerce international (ITC), agence conjointe OMC–Nations unies, à Genève.  <div class="field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden">  <div class="field-items">  <div class="field-item even">&nbsp;</div>  </div>  </div>  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/rochdimounir/" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>  </div>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;">#African_Economic_Intelligence, #Competitive_Intelligence_Africa, #Strategic_Information_Systems, #Data_Sovereignty_Africa, #Informal_Economy_Insights, #Diaspora_Networks, #Cluster_Competitiveness, #Strategic_Influence_Africa, #Porter_Frameworks, #Leadership</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97599112-67962336.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-intelligence-economique-en-Afrique-francophone-pratiques-et-angles-morts-Mounir-Rochdi_a8103.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-97513308</guid>
   <title>L'IA accélère la veille stratégique, mais ne remplace surtout pas le discernement du veilleur. Tribune Libre Arnaud Marquant. KB Crawl SAS</title>
   <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 14:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'intelligence artificielle automatise déjà une partie du travail des veilleurs stratégiques. Mais réduire son apport à un gain de temps, c'est passer à côté de ce qu'elle change vraiment dans le métier.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97513308-67905005.jpg?v=1785331393" alt="L'IA accélère la veille stratégique, mais ne remplace surtout pas le discernement du veilleur. Tribune Libre Arnaud Marquant. KB Crawl SAS" title="L'IA accélère la veille stratégique, mais ne remplace surtout pas le discernement du veilleur. Tribune Libre Arnaud Marquant. KB Crawl SAS" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  Depuis l'arrivée des modèles d’IA générative dans les usages professionnels fin 2022, un même argument revient chaque fois qu'on évoque l'IA générative appliquée à la veille, celui d'un temps de travail enfin allégé. Le mouvement est réel et il s'accélère. Selon le&nbsp;<a class="link" href="https://www.francenum.gouv.fr/files/2025-09/Barom%C3%A8tre%20France%20Num%202025%20-%20Rapport.pdf">Baromètre France Num 2025</a>, réalisé par la Direction générale des Entreprises, la part des TPE-PME utilisant l'IA a doublé en un an, passant de 13 % à 26 %, avec pour effet direct moins de temps passé à collecter, trier, traduire ou dédoublonner. C'est un vrai progrès pour les métiers de la veille. Mais s'arrêter là serait se tromper de sujet, car le temps gagné n'a aucune valeur en soi. Il n'en prend que si l'on sait précisément, et collectivement, ce qu'on en fait ensuite.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le temps gagné n'est pas la bonne unité de mesure</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans la veille comme ailleurs, beaucoup d'organisations pilotent aujourd'hui leur transformation IA avec une seule boussole, celle des heures économisées et des tâches automatisées. Il s’agit d’une erreur de perspective, et elle finit par coûter cher. La collecte et le tri ne constituent pas la seule partie du métier de veilleur. Elles en sont plutôt le passage obligé avant le travail d’analyse, qui consiste à comprendre ce qu'un signal signifie pour une organisation donnée, à un moment précis. Automatiser cette contrainte ne crée de valeur que si le temps ainsi libéré est réinvesti dans ce travail de compréhension.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le risque d'une veille plus rapide mais moins pertinente</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le vrai danger, aujourd'hui, consiste à produire toujours plus vite, toujours plus d'alertes et toujours plus de synthèses, sans que la pertinence suive. Une IA mal encadrée peut multiplier les signaux sans les hiérarchiser, et donner l'illusion d'une veille exhaustive alors qu'elle est simplement bavarde. Dans de telles conditions, le pire scénario n'est pas celui d'une IA qui remplacerait le veilleur, mais celui d'un veilleur qui se transformerait peu à peu en simple validateur de ce que la machine produit, sans prendre le temps de la questionner.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trois missions que l'IA ne peut pas remplacer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour les veilleurs comme pour de nombreux professionnels, certaines missions ne sont pas négociables, et ce quel que soit le niveau de maturité des outils. C’est par exemple le cas de la hiérarchisation des signaux, qui consiste à décider ce qui mérite une alerte immédiate. Ça l’est aussi de la contextualisation, qui relie une information brute aux enjeux de l’organisation. Ça l’est encore de la relation avec les directions générales, qui ont besoin d'une voix professionnelle leur indiquant non seulement ce qui se passe, mais ce que cela signifie pour elles. Aucun de ces trois points ne se délègue à un modèle, aussi performant soit-il.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réinvestir le temps, pas seulement le gagner</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une règle devrait s'imposer aujourd'hui aux équipes de veille : chaque heure gagnée grâce à l'IA doit être réaffectée à de l'analyse, jamais absorbée par du volume supplémentaire. C'est une discipline, presque une hygiène de travail, qui se décide au niveau du management autant que de chaque veilleur, et qui suppose de résister à la tentation de produire toujours plus de notes, toujours plus vite. Mieux vaut choisir d'aller plus loin sur moins de sujets, avec davantage de justesse et de conviction dans ce qui est recommandé. <br />  &nbsp; <br />  L'intelligence artificielle a changé la manière dont on collecte l'information, mais elle n'a rien changé à ce qui, dans la veille, fait la différence entre un rapport qu'on lit et un rapport qui change une décision. Cette différence reste une affaire de jugement humain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-marquant-b828a15b/" target="_blank"><strong>Arnaud Marquant</strong></a>  <br />  Directeur des opérations -&nbsp; <a class="link" href="https://www.kbcrawl.com/fr/" target="_blank">KB Crawl SAS</a>  <br />  <strong>Arnaud MARQUANT </strong>travaille depuis novembre 2018 pour la société KB Crawl qu’il a rejointe en tant que Directeur des Opérations. <br />  Il a commencé sa carrière en 1995 comme adjoint au responsable maintenance du département Production, Distribution et Equipements électriques chez COMILOG (filiale de Eramet) dans les hauts-fourneaux de Boulogne Sur Mer qui produisaient à l’époque du ferromanganèse. <br />  En 1999 il rejoint Bureau Veritas comme ingénieur en génie électrique pour des missions de contrôles techniques et d’inspections sur les bâtiments et infrastructures et France et à l’étranger. Il participera au projet Goro Nickel en Nouvelle Calédonie. En 2002, il est nommé responsable des activités d’inspections des bâtiments et infrastructures en Ile de France. Poste qu’il occupera jusqu’en janvier 2009. A cette date, il rejoint l’équipe corporate business line au poste de responsable business et performance des activités d’inspections tout d’abord pour l’Europe du Nord. Il sera ensuite en charge de cette activité à l’international pour le groupe. Dans le cadre de ses responsabilités, il a piloté l’ouverture de plusieurs pays, Bengladesh, Brunei, Qatar, République Tchèque. Il a mis en place une série de guides méthodologiques d’inspections sur différents types d’équipements et installations. Il a écrit les règles cardinales de la gestion des centres opérationnels pour les inspections. Arnaud Marquant a également lancé des projets liés à l’efficacité opérationnelle au travers notamment des outils de planification et de production. Enfin, il a mis en place la plateforme de veille réglementaire internationale Regwatch dédiée au monde du HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement) dans 60 pays dans le monde. <br />  &nbsp; <br />  Arnaud Marquant est ingénieur diplômé du Conservatoire National des Arts &amp; Métiers en Génie Electrique &amp; Management de l’Assurance Qualité Industrielle et en Power Distribution de l’Université Mc Master d’Hamilton en Ontario au Canada. <br />  &nbsp;</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.kbcrawl.com/fr/" target="_blank">KB Crawl SAS </a>  est un éditeur français, expert en solutions de veille stratégique&nbsp; Grâce à nos solutions nous permettons à nos utilisateurs (+120 000 dans le monde), de transformer la connaissance en savoir, de le partager et de l'enrichir.&nbsp; &nbsp;Premier éditeur de solutions de veille à avoir intégré des fonctions d'Intelligence Artificielle avec sa solution KB Suite IA, KB Crawl ouvre la voie à de nouveaux usages pour une veille augmentée.&nbsp; &nbsp; <br />  Notre expertise répond aux attentes de nos clients (documentalistes, commerciaux, acteurs du marketing et de l'innovation, du juridique et de la réglementation, etc.), avec un déploiement sur-mesure selon le projet : chaque utilisateur est formé, aidé dans le paramétrage, assisté ponctuellement ou dans la durée.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Pour ce qui concerne les possibilités d'accompagnement à l'analyse de KB Suite IA</b></div>
     <div>
      <ul style="margin-left: 40px;">  	<li style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-width: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal">Résumés et synthèse automatiques (via IA)</li>  	<li style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-width: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal">Identification et définition des entité nommées</li>  	<li style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-width: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal">Traduction automatique (via IA)</li>  	<li style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-width: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal">Identification des thématiques (via IA)</li>  	<li style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-width: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal">Possibilité de prompts personnels et gestion de bibliothèques de prompts (individuelles ou partagées)</li>  	<li style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-width: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal">Représentations graphiques et tableaux de bord (Datavisualisation)</li>  	<li style="margin: 0px; font-style: normal; font-variant-caps: normal; font-width: normal; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: &quot;Helvetica Neue&quot;; font-size-adjust: none; font-kerning: auto; font-variant-alternates: normal; font-variant-ligatures: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; font-variant-emoji: normal; font-feature-settings: normal; font-optical-sizing: auto; font-variation-settings: normal">Chaine de traitement (veille automatisée)</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97513308-67905005.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-IA-accelere-la-veille-strategique-mais-ne-remplace-surtout-pas-le-discernement-du-veilleur-Tribune-Libre-Arnaud_a8035.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-97215272</guid>
   <title>#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 14:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques de la Recherche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vous le savez, l’intelligence artificielle est un acteur structurant des dynamiques de puissance, qu’il s’agisse des opérations militaires, de la stabilité cognitive ou de la gestion des connaissances. Entre 2010 et 2026, elle a quitté son rôle de soutien pour devenir un levier stratégique, capable d’influer sur la conduite des conflits et sur la manière dont les organisations pensent et décident...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730874.jpg?v=1781614443" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/forms/Contactez-nous--Partagez-votre-experience_f6.html" target="_blank">Partagez votre expérience ! Contactez-nous...</a>.&nbsp;  <blockquote>  <p style="text-align: left;"><span style="white-space: pre-wrap;">... Les récents théâtres d’opérations montrent une intégration massive de systèmes autonomes et de drones intelligents, tandis que la guerre cognitive déplace le champ de bataille vers la perception humaine, les récits collectifs et la cohésion démocratique.</span> <br />    <p style="text-align: left;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans les entreprises, l’IA transforme la gestion du capital intellectuel en facilitant l’extraction des savoirs tacites et en optimisant les systèmes d’aide à la décision. Les modèles génératifs offrent un appui utile à la prospective géopolitique, mais révèlent leurs limites par un manque de profondeur analytique et une forte homogénéité des scénarios produits. <br />   <br />  La prolifération des médias synthétiques impose enfin de nouveaux cadres de détection et d’explicabilité pour préserver l’intégrité cognitive. L’ensemble de ces dynamiques confirme que l’IA redéfinit les conditions de la décision sans remplacer l’expertise humaine, qui demeure le garant de la qualité et de la fiabilité des analyses.</span> <br />  </blockquote>   <br />   <br />  <style type="text/css">@font-face  	{font-family:"Cambria Math";  	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face  	{font-family:Calibri;  	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:swiss;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  	{mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	margin:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	font-size:11.0pt;  	font-family:"Calibri",sans-serif;  	mso-fareast-font-family:Calibri;}h1  	{mso-style-priority:9;  	mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	mso-style-link:"Titre 1 Car";  	margin-top:24.0pt;  	margin-right:0cm;  	margin-bottom:12.0pt;  	margin-left:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	mso-outline-level:1;  	font-size:16.0pt;  	font-family:"Calibri",sans-serif;  	color:#8A1538;  	mso-font-kerning:0pt;}span.Titre1Car  	{mso-style-name:"Titre 1 Car";  	mso-style-priority:9;  	mso-style-unhide:no;  	mso-style-locked:yes;  	mso-style-link:"Titre 1";  	mso-ansi-font-size:16.0pt;  	mso-bidi-font-size:16.0pt;  	color:#8A1538;  	font-weight:bold;}.MsoChpDefault  	{mso-style-type:export-only;  	mso-default-props:yes;  	font-size:11.0pt;  	mso-ansi-font-size:11.0pt;  	mso-bidi-font-size:11.0pt;  	font-family:"Calibri",sans-serif;  	mso-ascii-font-family:Calibri;  	mso-fareast-font-family:Calibri;  	mso-hansi-font-family:Calibri;  	mso-bidi-font-family:Calibri;  	mso-font-kerning:0pt;  	mso-ligatures:none;}div.WordSection1  	{page:WordSection  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>AI technologies in recent wars and armed conflicts (2010-2026)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730875.jpg?v=1782999171" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce texte analyse l’évolution rapide de l’intelligence artificielle (IA) dans les conflits armés entre 2010 et 2026 et met en évidence sa transformation profonde des dynamiques militaires contemporaines. Initialement limitée à des fonctions de soutien, l’IA est devenue un élément central des opérations de guerre, intégrant des systèmes autonomes, des drones intelligents, des plateformes de renseignement (ISR), ainsi que des outils de ciblage prédictif et de guerre informationnelle. <br />   <br />  Les conflits récents, notamment la guerre d’Artsakh (2020), la guerre en Ukraine (depuis 2022), le conflit Israël, Hamas (2023-2024), la guerre Israël, Iran dite des « 12 jours » (2025), l’opération « Epic Fury » (2026) et l’intervention américaine au Venezuela (2026), illustrent une montée en puissance des systèmes autonomes et de l’IA dans la conduite des hostilités. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Tigran HARUTYUNYAN <br />  <strong>Type de document : </strong>Billet de blog<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-05-25 <br />  <a class="link" href="https://arvak.am/en/ai-technologies-in-recent-wars-and-armed-conflicts-2010-2026/" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive warfare in the digital age: strategies, implications and the battle for the human mind</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730876.jpg?v=1782999224" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette thèse explore le concept de guerre cognitive à l’ère numérique, ainsi que son importance croissante dans un contexte en constante évolution en matière de conflits modernes et de sécurité internationale. Alors que la guerre contemporaine s’étend de plus en plus au-delà des domaines militaires traditionnels, la guerre cognitive marque un tournant : sa cible principale n’est plus les infrastructures physiques, les moyens militaires ou le territoire, mais plutôt la perception humaine, les processus décisionnels et les systèmes de croyances collectives. <br />   <br />  Dans un monde moderne caractérisé par les réseaux sociaux, un accès étendu à l’information, les infrastructures numériques et les technologies émergentes, telles que les algorithmes sophistiqués et l’intelligence artificielle générative, la manipulation de la cognition, de l’information et de la perception devient un objectif stratégique tant pour les acteurs étatiques que non étatiques ; elle affecte la stabilité politique, la cohésion sociale et la prise de décision stratégique, créant ainsi de nouvelles vulnérabilités au sein des sociétés modernes, des processus démocratiques et de la concurrence géopolitique. <br />   <br />  L’objectif central de cette étude est de mettre en évidence que la guerre cognitive constitue un nouveau champ de conflit, et qu’elle ne représente pas simplement une réinterprétation et une évolution de concepts préexistants tels que la guerre de l’information, les opérations psychologiques et la guerre hybride. Cette recherche évalue l’importance croissante et l’impact des opérations cognitives, en particulier dans la mesure où les capacités technologiques permettent de mener des campagnes à grande échelle visant à influencer et à manipuler la perception du public... <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Παναγιώτης Μελάς-Φραγκίσκος <br />  <strong>Type de document : </strong>Prépublication<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-04-14 <br />  <strong>Dépôt : </strong>Athens University of Economics and Business <br />  <strong><a class="link" href=" https://pyxida.aueb.gr/handle/123456789/13330" target="_blank">Lien vers la source</a></strong></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Evaluation of AI Eænterprise Knowledge Management Systems</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730877.jpg?v=1783007900" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cet article examine l’amélioration des systèmes de gestion des connaissances (KMS) grâce à la génération augmentée par la recherche (RAG) au sein d’organisations à forte intensité de connaissances. Il présente la gestion des connaissances d’entreprise (EKM) comme une approche holistique intégrant des mécanismes de gouvernance et des processus transversaux. En situant l’EKM au sein de l’architecture d’entreprise numérique, l’étude met en évidence la manière dont l’IA améliore la recherche de connaissances et la prise de décision. Les auteurs proposent un modèle d’évaluation économique allégé, basé sur des scénarios, comparant des configurations non-EKM, centrées sur un portail et orientées IA. <br />   <br />  Les résultats suggèrent que, si les systèmes centrés sur un portail fournissent une ossature structurelle, l’EKM orientée IA génère les effets nets les plus élevés dans les moyennes et grandes entreprises confrontées à des volumes importants de tâches complexes et à forte intensité de main-d’œuvre. Ce cadre soutient efficacement la réflexion et la hiérarchisation des investissements stratégiques dès les premières étapes. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Vladimir A. Shiboldenkov <br />  <strong>Type de document : </strong>Article de colloque<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-05 <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>IEEE Xplore <br />  <a class="link" href=" https://ieeexplore.ieee.org/abstract/document/11549850" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Generative AI in Knowledge Management: Designing a GenAI Chatbot for Tacit Knowledge Externalization</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730878.jpg?v=1783007310" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La connaissance est une ressource organisationnelle essentielle. Or, les restructurations organisationnelles, le travail par projet, la mobilité des collaborateurs et les changements démographiques risquent d’entraîner la perte de connaissances tacites vitales. Pour conserver ces connaissances au sein des organisations, il faut les externaliser sous des formes explicites pouvant être partagées et réutilisées. <br />   <br />  Si l’IA générative (GenAI) offre des perspectives prometteuses grâce à ses interactions basées sur le langage naturel et adaptatives au contexte, le domaine des systèmes d’information (SI) manque toutefois de recommandations concrètes sur la conception d’artefacts à cette fin. En adoptant la méthodologie eDSR (Design Science Research échelonnée), nous concevons et évaluons l’artefact de chatbot GenAI « externalAIze » en tant qu’instrument d’externalisation des connaissances. Nous en avons déduit quatre principes de conception : un questionnement réflexif par étapes, des options de saisie sélectionnées avec une solution de repli en texte libre, un retour d’information motivant et adaptatif, et une validation des connaissances impliquant l’intervention humaine. Nous avons évalué cet artefact dans le cadre d’une étude quantitative menée auprès de 53 participants, en comparant trois modalités d’interaction. <br />   <br />  L’évaluation démontre que les options de saisie sélectionnées avec une option de repli en texte libre offrent un équilibre optimal entre l’effort cognitif et l’efficacité des utilisateurs, d’une part, et la liberté d’expression, d’autre part. De plus, le questionnement réflexif par étapes permet de faire émerger efficacement une expertise approfondie, le retour d’information motivant et adaptatif favorise l’engagement des utilisateurs et leur volonté d’articuler leurs connaissances, et la validation des connaissances avec intervention humaine améliore avec succès la qualité globale des connaissances externalisées et atténue les hallucinations de l’IA générative. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Manuel Wiesche <br />  <strong>Type de document : </strong>Chapitre de livre<strong>&nbsp;Date : </strong>2026 <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>DOI.org (Crossref) <br />  <a class="link" href="https://link.springer.com/10.1007/978-3-032-28313-9_9" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Generative artificial intelligence in geopolitical analysis: using large language models for building scenarios of the Arctic</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730879.jpg?v=1783007500" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce mémoire de master porte sur l’utilisation de l’intelligence artificielle générative, et plus particulièrement des grands modèles linguistiques (LLM), dans l’analyse géopolitique et l’élaboration de scénarios. L’étude s’intéresse à la manière dont les scénarios générés par l’IA pourraient être utilisés pour soutenir la prise de décision stratégique dans des environnements géopolitiques de plus en plus complexes. <br />   <br />  Les scénarios sont des récits contrastés présentant des avenirs alternatifs qui aident les organisations à se préparer à l’incertitude, notamment dans les domaines de la prise de décision nationale, du renseignement stratégique et dans les contextes commerciaux comportant des risques. La recherche applique une analyse qualitative de contenu à 100 scénarios géopolitiques produits par cinq LLM différents : ChatGPT, Claude, DeepSeek, Gemini et Le Chat. Ces scénarios portent sur la région arctique jusqu’en 2030 et s’appuient sur des facteurs géopolitiques clés : la rivalité entre grandes puissances, le changement climatique et le développement technologique. Différentes consignes ont été utilisées afin d’examiner comment celles-ci influencent le contenu, la structure, le style et la qualité analytique des scénarios. <br />   <br />  Les résultats indiquent que les scénarios générés par les LLM étaient généralement cohérents et plausibles, mais aussi très similaires en termes de contenu, de structure narrative, ainsi que d’acteurs et de tendances qu’ils dépeignaient. La conception des consignes a eu un impact significatif sur les résultats, influençant à la fois la profondeur analytique et les caractéristiques stylistiques. La thèse conclut que l’IA générative peut être utilisée pour soutenir la planification de scénarios géopolitiques et pour assister les analystes. Cependant, les scénarios produits par l’IA nécessitent une expertise humaine et un esprit critique...</div>    <blockquote><strong>Auteur : </strong>Miikka Pynnönen <br />  <strong>Type de document : </strong>Thèse<strong>&nbsp;Date : </strong>2026 <br />  <a class="link" href="https://urn.fi/URN:NBN:fi:jyu-202605264624" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Synthetic Media in the Information Battlespace: Scalable Evaluation for Detection, Attribution, and Characterization Analytics.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730880.jpg?v=1783007586" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Alors que les médias synthétiques sont de plus en plus utilisés comme armes dans les opérations d’influence et la guerre cognitive, la capacité à évaluer l’authenticité et l’intention des informations multimodales est essentielle pour préserver l’intégrité de l’information et conserver un avantage décisionnel. Cet article présente un cadre d’évaluation multimodal évolutif permettant d’analyser les outils d’analyse qui détectent, attribuent et caractérisent les médias synthétiques et manipulés dans les textes, les images, les fichiers audio et les vidéos. <br />   <br />  S'appuyant sur les enseignements tirés du programme « Semantic Forensics » (SemaFor) de la DARPA, les auteurs présentent les résultats de 111 tâches d'évaluation et identifient les points forts et les vulnérabilités des performances analytiques. Les conclusions soulignent la nécessité de disposer de cadres analytiques explicables et sensibles au contexte, qui soutiennent la sécurité cognitive et la prise de décision opérationnelle. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>S. Volkova <br />  <strong>Type de document : </strong>Article de revue<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-04-01 <br />  <strong>Publication : </strong>Journal of Information Warfare <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>openurl.ebsco.com <br />  <a class="link" href="https://openurl.ebsco.com/contentitem/gcd:193194482?sid=ebsco:plink:crawler&amp;id=ebsco:gcd:193194482" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Weaponizing Heritage in Online Cognitive Warfare.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97215272-67730881.jpg?v=1783007675" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cet article théorique passe en revue les recherches antérieures sur la guerre cognitive et les domaines connexes, en soutenant que les conflits modernes ciblent de plus en plus la cognition humaine et le patrimoine par le biais d’opérations d’information fondées sur l’intelligence artificielle. Le patrimoine devient un instrument à la fois matériel et symbolique, la désinformation façonnant les perceptions quant à sa protection ou à sa destruction afin de justifier des actions stratégiques. <br />   <br />  Les plateformes numériques, par le biais d’influenceurs, de bots, de deepfakes et de l’amplification algorithmique, intensifient ces tactiques en manipulant à grande échelle les récits, les identités et les émotions. Ces opérations cognitives viennent compléter les actions cinétiques, créant des environnements informationnels fragmentés où le contrôle narratif peut rivaliser avec le contrôle territorial en termes d’importance stratégique. Parmi les menaces émergentes figurent les cyberattaques contre les archives et la manipulation des métadonnées, ce qui souligne la nécessité de mesures intégrées alliant sécurité technologique et résilience culturelle et sociétale.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>N. Meriläinen <br />  <strong>Type de document : </strong>Article de revue<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-04-01 <br />  <strong>Publication : </strong>Journal of Information Warfare <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>openurl.ebsco.com <br />  <a class="link" href="https:// openurl.ebsco.com/contentitem/gcd:193194483?sid=ebsco:plink:crawler- gcd&amp;id=ebsco:gcd:193194483&amp;crl=c&amp;jrnl=14453312" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cette chronique a été réalisée par ...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div style="margin-left: 40px;">  <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/95338838-66701716.jpg?v=1771404332&amp;ibox" title="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps"><img alt="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95338838-66701716.jpg?v=1771404332" title="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">&nbsp;  <div class="access firstletter">  <blockquote><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">Christophe Deschamps</a>,&nbsp;</i>Intelligence Économique Ph.D ,&nbsp;<i>est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles. <br />  Depuis 2004, il anime le blog <a class="link" href="http://outilsfroids.net" target="_blank">outilsfroids.net</a>, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.</i> <br />  Publications : <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/bo%C3%AEte-%C3%A0-outils-lintelligence-%C3%A9conomique/dp/2100551124/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">La boîte à outils de l'intelligence économique</a>. Dunod. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/Organisez-vos-donn%C3%A9es-personnelles-Lessentiel/dp/2212548427/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management</a>. Eyrolles. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/nouveau-management-linformation-connaissances-lentreprise/dp/2916571299/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Le nouveau management de l'information</a>. FYP. 2009 <br />  Auteur sur Linkedin :&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/</a>  <br />  <strong style="white-space: normal;">Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises</strong> " <a class="link" href="https://theses.fr/s222029">&nbsp;Lien Thèses.fr</a>  <br />  <a class="link" href="https://christophede-cmyk.github.io/these-deschamps-2025/" target="_blank">Télécharger la thèse</a> </blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong><span data-url="ca://s?q=AI_geopolitics" role="button" tabindex="0">AI_geopolitics</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=digital_sovereignty" role="button" tabindex="0">digital_sovereignty</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=strategic_competition" role="button" tabindex="0">strategic_competition</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=global_governance" role="button" tabindex="0">global_governance</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=techno_politics" role="button" tabindex="0">techno_politics</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=cognitive_security" role="button" tabindex="0">cognitive_security</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=information_power" role="button" tabindex="0">information_power</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=AI_strategy" role="button" tabindex="0">AI_strategy</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=knowledge_geopolitics" role="button" tabindex="0">knowledge_geopolitics</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=digital_trust" role="button" tabindex="0">digital_trust</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97215272-67730874.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/18-Intelligence-artificielle-connaissances-et-decision-Chroniques-de-la-Recherche-Par-Christophe-Deschamps_a7831.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-97204839</guid>
   <title>#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps</title>
   <pubDate>Thu, 02 Jul 2026 14:20:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe Deschamps</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques de la Recherche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Vous le savez, l’intelligence artificielle est un acteur structurant des dynamiques de puissance, qu’il s’agisse des opérations militaires, de la stabilité cognitive ou de la gestion des connaissances. Entre 2010 et 2026, elle a quitté son rôle de soutien pour devenir un levier stratégique, capable d’influer sur la conduite des conflits et sur la manière dont les organisations pensent et décident...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722970.jpg?v=1781614443" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/forms/Contactez-nous--Partagez-votre-experience_f6.html" target="_blank">Partagez votre expérience ! Contactez-nous...</a>.&nbsp;  <blockquote>  <p style="text-align: left;"><span style="white-space: pre-wrap;">... Les récents théâtres d’opérations montrent une intégration massive de systèmes autonomes et de drones intelligents, tandis que la guerre cognitive déplace le champ de bataille vers la perception humaine, les récits collectifs et la cohésion démocratique.</span> <br />    <p style="text-align: left;"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans les entreprises, l’IA transforme la gestion du capital intellectuel en facilitant l’extraction des savoirs tacites et en optimisant les systèmes d’aide à la décision. Les modèles génératifs offrent un appui utile à la prospective géopolitique, mais révèlent leurs limites par un manque de profondeur analytique et une forte homogénéité des scénarios produits. <br />   <br />  La prolifération des médias synthétiques impose enfin de nouveaux cadres de détection et d’explicabilité pour préserver l’intégrité cognitive. L’ensemble de ces dynamiques confirme que l’IA redéfinit les conditions de la décision sans remplacer l’expertise humaine, qui demeure le garant de la qualité et de la fiabilité des analyses.</span> <br />  </blockquote>   <br />   <br />  <style type="text/css">@font-face  	{font-family:"Cambria Math";  	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face  	{font-family:Calibri;  	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:swiss;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536859905 -1073732485 9 0 511 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  	{mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	margin:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	font-size:11.0pt;  	font-family:"Calibri",sans-serif;  	mso-fareast-font-family:Calibri;}h1  	{mso-style-priority:9;  	mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	mso-style-link:"Titre 1 Car";  	margin-top:24.0pt;  	margin-right:0cm;  	margin-bottom:12.0pt;  	margin-left:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	mso-outline-level:1;  	font-size:16.0pt;  	font-family:"Calibri",sans-serif;  	color:#8A1538;  	mso-font-kerning:0pt;}span.Titre1Car  	{mso-style-name:"Titre 1 Car";  	mso-style-priority:9;  	mso-style-unhide:no;  	mso-style-locked:yes;  	mso-style-link:"Titre 1";  	mso-ansi-font-size:16.0pt;  	mso-bidi-font-size:16.0pt;  	color:#8A1538;  	font-weight:bold;}.MsoChpDefault  	{mso-style-type:export-only;  	mso-default-props:yes;  	font-size:11.0pt;  	mso-ansi-font-size:11.0pt;  	mso-bidi-font-size:11.0pt;  	font-family:"Calibri",sans-serif;  	mso-ascii-font-family:Calibri;  	mso-fareast-font-family:Calibri;  	mso-hansi-font-family:Calibri;  	mso-bidi-font-family:Calibri;  	mso-font-kerning:0pt;  	mso-ligatures:none;}div.WordSection1  	{page:WordSection  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>AI technologies in recent wars and armed conflicts (2010-2026)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722971.jpg?v=1782999171" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce texte analyse l’évolution rapide de l’intelligence artificielle (IA) dans les conflits armés entre 2010 et 2026 et met en évidence sa transformation profonde des dynamiques militaires contemporaines. Initialement limitée à des fonctions de soutien, l’IA est devenue un élément central des opérations de guerre, intégrant des systèmes autonomes, des drones intelligents, des plateformes de renseignement (ISR), ainsi que des outils de ciblage prédictif et de guerre informationnelle. <br />   <br />  Les conflits récents, notamment la guerre d’Artsakh (2020), la guerre en Ukraine (depuis 2022), le conflit Israël, Hamas (2023-2024), la guerre Israël, Iran dite des « 12 jours » (2025), l’opération « Epic Fury » (2026) et l’intervention américaine au Venezuela (2026), illustrent une montée en puissance des systèmes autonomes et de l’IA dans la conduite des hostilités. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Tigran HARUTYUNYAN <br />  <strong>Type de document : </strong>Billet de blog<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-05-25 <br />  <a class="link" href="https://arvak.am/en/ai-technologies-in-recent-wars-and-armed-conflicts-2010-2026/" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cognitive warfare in the digital age: strategies, implications and the battle for the human mind</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722972.jpg?v=1782999224" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette thèse explore le concept de guerre cognitive à l’ère numérique, ainsi que son importance croissante dans un contexte en constante évolution en matière de conflits modernes et de sécurité internationale. Alors que la guerre contemporaine s’étend de plus en plus au-delà des domaines militaires traditionnels, la guerre cognitive marque un tournant : sa cible principale n’est plus les infrastructures physiques, les moyens militaires ou le territoire, mais plutôt la perception humaine, les processus décisionnels et les systèmes de croyances collectives. <br />   <br />  Dans un monde moderne caractérisé par les réseaux sociaux, un accès étendu à l’information, les infrastructures numériques et les technologies émergentes, telles que les algorithmes sophistiqués et l’intelligence artificielle générative, la manipulation de la cognition, de l’information et de la perception devient un objectif stratégique tant pour les acteurs étatiques que non étatiques ; elle affecte la stabilité politique, la cohésion sociale et la prise de décision stratégique, créant ainsi de nouvelles vulnérabilités au sein des sociétés modernes, des processus démocratiques et de la concurrence géopolitique. <br />   <br />  L’objectif central de cette étude est de mettre en évidence que la guerre cognitive constitue un nouveau champ de conflit, et qu’elle ne représente pas simplement une réinterprétation et une évolution de concepts préexistants tels que la guerre de l’information, les opérations psychologiques et la guerre hybride. Cette recherche évalue l’importance croissante et l’impact des opérations cognitives, en particulier dans la mesure où les capacités technologiques permettent de mener des campagnes à grande échelle visant à influencer et à manipuler la perception du public... <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Παναγιώτης Μελάς-Φραγκίσκος <br />  <strong>Type de document : </strong>Prépublication<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-04-14 <br />  <strong>Dépôt : </strong>Athens University of Economics and Business <br />  <strong><a class="link" href=" https://pyxida.aueb.gr/handle/123456789/13330" target="_blank">Lien vers la source</a></strong></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Evaluation of AI Eænterprise Knowledge Management Systems</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722973.jpg?v=1783007900" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cet article examine l’amélioration des systèmes de gestion des connaissances (KMS) grâce à la génération augmentée par la recherche (RAG) au sein d’organisations à forte intensité de connaissances. Il présente la gestion des connaissances d’entreprise (EKM) comme une approche holistique intégrant des mécanismes de gouvernance et des processus transversaux. En situant l’EKM au sein de l’architecture d’entreprise numérique, l’étude met en évidence la manière dont l’IA améliore la recherche de connaissances et la prise de décision. Les auteurs proposent un modèle d’évaluation économique allégé, basé sur des scénarios, comparant des configurations non-EKM, centrées sur un portail et orientées IA. <br />   <br />  Les résultats suggèrent que, si les systèmes centrés sur un portail fournissent une ossature structurelle, l’EKM orientée IA génère les effets nets les plus élevés dans les moyennes et grandes entreprises confrontées à des volumes importants de tâches complexes et à forte intensité de main-d’œuvre. Ce cadre soutient efficacement la réflexion et la hiérarchisation des investissements stratégiques dès les premières étapes. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Vladimir A. Shiboldenkov <br />  <strong>Type de document : </strong>Article de colloque<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-05 <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>IEEE Xplore <br />  <a class="link" href=" https://ieeexplore.ieee.org/abstract/document/11549850" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Generative AI in Knowledge Management: Designing a GenAI Chatbot for Tacit Knowledge Externalization</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722974.jpg?v=1783007310" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La connaissance est une ressource organisationnelle essentielle. Or, les restructurations organisationnelles, le travail par projet, la mobilité des collaborateurs et les changements démographiques risquent d’entraîner la perte de connaissances tacites vitales. Pour conserver ces connaissances au sein des organisations, il faut les externaliser sous des formes explicites pouvant être partagées et réutilisées. <br />   <br />  Si l’IA générative (GenAI) offre des perspectives prometteuses grâce à ses interactions basées sur le langage naturel et adaptatives au contexte, le domaine des systèmes d’information (SI) manque toutefois de recommandations concrètes sur la conception d’artefacts à cette fin. En adoptant la méthodologie eDSR (Design Science Research échelonnée), nous concevons et évaluons l’artefact de chatbot GenAI « externalAIze » en tant qu’instrument d’externalisation des connaissances. Nous en avons déduit quatre principes de conception : un questionnement réflexif par étapes, des options de saisie sélectionnées avec une solution de repli en texte libre, un retour d’information motivant et adaptatif, et une validation des connaissances impliquant l’intervention humaine. Nous avons évalué cet artefact dans le cadre d’une étude quantitative menée auprès de 53 participants, en comparant trois modalités d’interaction. <br />   <br />  L’évaluation démontre que les options de saisie sélectionnées avec une option de repli en texte libre offrent un équilibre optimal entre l’effort cognitif et l’efficacité des utilisateurs, d’une part, et la liberté d’expression, d’autre part. De plus, le questionnement réflexif par étapes permet de faire émerger efficacement une expertise approfondie, le retour d’information motivant et adaptatif favorise l’engagement des utilisateurs et leur volonté d’articuler leurs connaissances, et la validation des connaissances avec intervention humaine améliore avec succès la qualité globale des connaissances externalisées et atténue les hallucinations de l’IA générative. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>Manuel Wiesche <br />  <strong>Type de document : </strong>Chapitre de livre<strong>&nbsp;Date : </strong>2026 <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>DOI.org (Crossref) <br />  <a class="link" href="https://link.springer.com/10.1007/978-3-032-28313-9_9" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Generative artificial intelligence in geopolitical analysis: using large language models for building scenarios of the Arctic</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722975.jpg?v=1783007500" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce mémoire de master porte sur l’utilisation de l’intelligence artificielle générative, et plus particulièrement des grands modèles linguistiques (LLM), dans l’analyse géopolitique et l’élaboration de scénarios. L’étude s’intéresse à la manière dont les scénarios générés par l’IA pourraient être utilisés pour soutenir la prise de décision stratégique dans des environnements géopolitiques de plus en plus complexes. <br />   <br />  Les scénarios sont des récits contrastés présentant des avenirs alternatifs qui aident les organisations à se préparer à l’incertitude, notamment dans les domaines de la prise de décision nationale, du renseignement stratégique et dans les contextes commerciaux comportant des risques. La recherche applique une analyse qualitative de contenu à 100 scénarios géopolitiques produits par cinq LLM différents : ChatGPT, Claude, DeepSeek, Gemini et Le Chat. Ces scénarios portent sur la région arctique jusqu’en 2030 et s’appuient sur des facteurs géopolitiques clés : la rivalité entre grandes puissances, le changement climatique et le développement technologique. Différentes consignes ont été utilisées afin d’examiner comment celles-ci influencent le contenu, la structure, le style et la qualité analytique des scénarios. <br />   <br />  Les résultats indiquent que les scénarios générés par les LLM étaient généralement cohérents et plausibles, mais aussi très similaires en termes de contenu, de structure narrative, ainsi que d’acteurs et de tendances qu’ils dépeignaient. La conception des consignes a eu un impact significatif sur les résultats, influençant à la fois la profondeur analytique et les caractéristiques stylistiques. La thèse conclut que l’IA générative peut être utilisée pour soutenir la planification de scénarios géopolitiques et pour assister les analystes. Cependant, les scénarios produits par l’IA nécessitent une expertise humaine et un esprit critique...</div>    <blockquote><strong>Auteur : </strong>Miikka Pynnönen <br />  <strong>Type de document : </strong>Thèse<strong>&nbsp;Date : </strong>2026 <br />  <a class="link" href="https://urn.fi/URN:NBN:fi:jyu-202605264624" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Synthetic Media in the Information Battlespace: Scalable Evaluation for Detection, Attribution, and Characterization Analytics.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722976.jpg?v=1783007586" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Alors que les médias synthétiques sont de plus en plus utilisés comme armes dans les opérations d’influence et la guerre cognitive, la capacité à évaluer l’authenticité et l’intention des informations multimodales est essentielle pour préserver l’intégrité de l’information et conserver un avantage décisionnel. Cet article présente un cadre d’évaluation multimodal évolutif permettant d’analyser les outils d’analyse qui détectent, attribuent et caractérisent les médias synthétiques et manipulés dans les textes, les images, les fichiers audio et les vidéos. <br />   <br />  S'appuyant sur les enseignements tirés du programme « Semantic Forensics » (SemaFor) de la DARPA, les auteurs présentent les résultats de 111 tâches d'évaluation et identifient les points forts et les vulnérabilités des performances analytiques. Les conclusions soulignent la nécessité de disposer de cadres analytiques explicables et sensibles au contexte, qui soutiennent la sécurité cognitive et la prise de décision opérationnelle. <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>S. Volkova <br />  <strong>Type de document : </strong>Article de revue<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-04-01 <br />  <strong>Publication : </strong>Journal of Information Warfare <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>openurl.ebsco.com <br />  <a class="link" href="https://openurl.ebsco.com/contentitem/gcd:193194482?sid=ebsco:plink:crawler&amp;id=ebsco:gcd:193194482" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Weaponizing Heritage in Online Cognitive Warfare.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204839-67722977.jpg?v=1783007675" alt="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" title="#18. Intelligence artificielle, connaissances et décision. Chroniques de la Recherche Par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cet article théorique passe en revue les recherches antérieures sur la guerre cognitive et les domaines connexes, en soutenant que les conflits modernes ciblent de plus en plus la cognition humaine et le patrimoine par le biais d’opérations d’information fondées sur l’intelligence artificielle. Le patrimoine devient un instrument à la fois matériel et symbolique, la désinformation façonnant les perceptions quant à sa protection ou à sa destruction afin de justifier des actions stratégiques. <br />   <br />  Les plateformes numériques, par le biais d’influenceurs, de bots, de deepfakes et de l’amplification algorithmique, intensifient ces tactiques en manipulant à grande échelle les récits, les identités et les émotions. Ces opérations cognitives viennent compléter les actions cinétiques, créant des environnements informationnels fragmentés où le contrôle narratif peut rivaliser avec le contrôle territorial en termes d’importance stratégique. Parmi les menaces émergentes figurent les cyberattaques contre les archives et la manipulation des métadonnées, ce qui souligne la nécessité de mesures intégrées alliant sécurité technologique et résilience culturelle et sociétale.</div>    <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>Auteur : </strong>N. Meriläinen <br />  <strong>Type de document : </strong>Article de revue<strong>&nbsp;Date : </strong>2026-04-01 <br />  <strong>Publication : </strong>Journal of Information Warfare <br />  <strong>Catalogue de bibl. : </strong>openurl.ebsco.com <br />  <a class="link" href="https:// openurl.ebsco.com/contentitem/gcd:193194483?sid=ebsco:plink:crawler- gcd&amp;id=ebsco:gcd:193194483&amp;crl=c&amp;jrnl=14453312" target="_blank"><strong>Lien vers la source</strong></a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cette chronique a été réalisée par ...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div style="margin-left: 40px;">  <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/95338838-66701716.jpg?v=1771404332&amp;ibox" title="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps"><img alt="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95338838-66701716.jpg?v=1771404332" title="#4. Mars 2026. Knowledge management. Chroniques de la Recherche Veille, Intelligence économique, Renseignement — Par Christophe Deschamps" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">&nbsp;  <div class="access firstletter">  <blockquote><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">Christophe Deschamps</a>,&nbsp;</i>Intelligence Économique Ph.D ,&nbsp;<i>est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles. <br />  Depuis 2004, il anime le blog <a class="link" href="http://outilsfroids.net" target="_blank">outilsfroids.net</a>, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.</i> <br />  Publications : <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/bo%C3%AEte-%C3%A0-outils-lintelligence-%C3%A9conomique/dp/2100551124/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">La boîte à outils de l'intelligence économique</a>. Dunod. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/Organisez-vos-donn%C3%A9es-personnelles-Lessentiel/dp/2212548427/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management</a>. Eyrolles. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/nouveau-management-linformation-connaissances-lentreprise/dp/2916571299/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Le nouveau management de l'information</a>. FYP. 2009 <br />  Auteur sur Linkedin :&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/</a>  <br />  <strong style="white-space: normal;">Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises</strong> " <a class="link" href="https://theses.fr/s222029">&nbsp;Lien Thèses.fr</a>  <br />  <a class="link" href="https://christophede-cmyk.github.io/these-deschamps-2025/" target="_blank">Télécharger la thèse</a> </blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong><span data-url="ca://s?q=AI_geopolitics" role="button" tabindex="0">AI_geopolitics</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=digital_sovereignty" role="button" tabindex="0">digital_sovereignty</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=strategic_competition" role="button" tabindex="0">strategic_competition</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=global_governance" role="button" tabindex="0">global_governance</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=techno_politics" role="button" tabindex="0">techno_politics</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=cognitive_security" role="button" tabindex="0">cognitive_security</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=information_power" role="button" tabindex="0">information_power</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=AI_strategy" role="button" tabindex="0">AI_strategy</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=knowledge_geopolitics" role="button" tabindex="0">knowledge_geopolitics</span></strong><strong># </strong><strong><span data-url="ca://s?q=digital_trust" role="button" tabindex="0">digital_trust</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97204839-67722970.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/18-Intelligence-artificielle-connaissances-et-decision-Chroniques-de-la-Recherche-Par-Christophe-Deschamps_a7828.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
