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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
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   <title>GÉL'Europe franchit la ligne rouge.  Les avoirs russes gelés et la dérive de la guerre économique</title>
   <pubDate>Sun, 14 Dec 2025 13:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   En gelant définitivement les avoirs souverains de la Russie, l’Union Européenne franchit un seuil qu’elle s’était toujours refusée à dépasser : celui où la sanction cesse d’être un outil diplomatique pour devenir un acte d’expropriation assumé. Derrière le vernis juridique et la rhétorique morale, cette décision ouvre un précédent lourd de conséquences, fragilise la confiance mondiale dans la place financière européenne et fait basculer l’UE d’une posture normative à un rôle d’acteur engagé dans une guerre économique dont elle ne maîtrise ni les effets ni les répercussions.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307666-65251277.jpg?v=1765717562" alt="GÉL'Europe franchit la ligne rouge.  Les avoirs russes gelés et la dérive de la guerre économique" title="GÉL'Europe franchit la ligne rouge.  Les avoirs russes gelés et la dérive de la guerre économique" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Avoirs russes gelés : la rupture stratégique européenne </b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La décision de l'Union européenne de geler à durée indéterminée 210 milliards d'euros de réserves de la Banque centrale de Russie marque un tournant qui dépasse largement le cadre des sanctions. Il ne s'agit ni d'une mesure temporaire, ni d'un levier de négociation, ni même d'un geste symbolique. C'est un acte d'expropriation permanente de richesse souveraine. Et, en tant que tel, il introduit une rupture profonde dans l'architecture juridique, financière et géopolitique sur laquelle l'Europe a bâti sa crédibilité internationale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Derrière le langage feutré de Bruxelles – « signal clair », « responsabilité », « justice » – se cache un changement de nature qui modifie les règles du jeu. Les sanctions, par définition, sont réversibles et politiquement négociables. L'expropriation ne l'est pas. On sort ici de la logique de la pression diplomatique pour entrer dans celle d'une guerre économique ouverte.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un précédent qui inquiète le monde</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le cœur du problème n'est pas la Russie. C'est le précédent. <br />   <br />  Geler définitivement les réserves d'un État souverain revient à affirmer que la propriété internationale n'est plus protégée par le droit, mais conditionnée à l'alignement politique. Aujourd'hui Moscou, demain n'importe quel pays entrant en conflit avec l'Occident européen.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le message envoyé par Bruxelles est dévastateur pour la confiance mondiale : les actifs détenus en Europe ne sont plus sûrs. Pour les puissances émergentes, les pays du Golfe, l'Asie et l'ensemble des détenteurs de réserves internationales, l'Europe cesse d'être un espace neutre et prévisible. La conséquence ne sera pas immédiate, mais structurelle : diversification accélérée, retrait discret des actifs européens, renforcement de circuits financiers alternatifs.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nœud juridique : quand le droit devient un instrument</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La rhétorique de la « juste cause » sert à masquer un vide juridique évident. La confiscation de biens souverains sans décision d'une juridiction internationale compétente viole des principes fondamentaux du droit international. Ce n'est pas une question idéologique, mais technique. C'est le socle même des relations entre États.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'Europe, qui se présentait comme une puissance normative, garante de l'État de droit, accepte désormais une justice sommaire appliquée par décision politique. La Belgique, dépositaire matériel d'une grande partie de ces avoirs via Euroclear, redoute déjà les conséquences juridiques. À juste titre. Les contentieux à venir ne se limiteront pas aux tribunaux européens, mais s'étendront à l'échelle mondiale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques : représailles et instabilité</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Moscou a d'ores et déjà annoncé des contre-mesures. Il ne s'agira pas de simples gestes symboliques. La Russie conserve des leviers économiques, industriels et financiers non négligeables. Mais surtout, elle bénéficie d'un avantage stratégique : pouvoir se présenter comme victime d'une expropriation, renforcer sa cohésion interne et consolider des alliances avec ceux qui observent avec une méfiance croissante la dérive occidentale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Une guerre économique, une fois engagée, ne reste jamais contenue. Elle affecte les chaînes de valeur, les investissements et des marchés financiers déjà fragiles. L'Europe, déjà confrontée à la stagnation, à l'endettement et au réarmement, s'expose à une nouvelle vague d'instabilité susceptible de se retourner contre ses propres économies.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique : l'Europe perd son autonomie</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Sur le plan stratégique, cette décision n'affaiblit pas la Russie autant qu'elle renforce sa posture défensive et sa légitimation interne. En revanche, elle affaiblit l'Europe, qui sacrifie ses dernières marges d'autonomie stratégique pour devenir un acteur financier directement engagé dans le conflit.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Utiliser les avoirs russes pour financer l'Ukraine revient à assumer un rôle structurel dans la poursuite de la guerre. L'Europe n'est plus un médiateur potentiel, mais une partie prenante. Cela réduit drastiquement les marges de manœuvre diplomatiques futures et lie le destin européen à une guerre d'usure sans perspective politique claire.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La géopolitique de l'erreur</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'acte le plus grave n'est pas moral, mais politique. L'Europe renonce à sa fonction historique d'espace d'équilibre pour s'engager dans une logique punitive qui procure un gain symbolique à court terme et des dommages stratégiques à long terme. Au lieu de travailler à une solution négociée, elle choisit la voie rapide de l'expropriation, exposant ses citoyens à des risques financiers et géopolitiques difficilement maîtrisables.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><strong>Ce n'est pas un coup porté à Poutine. C'est un coup porté à la crédibilité européenne.</strong> Un <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/But_contre_son_camp" target="_blank">autogoal</a>  stratégique qui marque le passage d'une puissance normative à un acteur belligérant sur le terrain économique. Et lorsque le droit est plié aux contingences politiques, le prix n'est jamais payé par les gouvernements, mais par les sociétés qu'ils prétendent représenter.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l 'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank">Giuseppe Gagliano</a>  &nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales.&nbsp; <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/eu-set-indefinitely-freeze-russian-assets-removing-obstacle-ukraine-loan-2025-12-12/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/eu-set-indefinitely-freeze-russian-assets-removing-obstacle-ukraine-loan-2025-12-12/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/eu-aims-agree-by-friday-long-term-freeze-russian-central-bank-assets-2025-12-11/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/eu-aims-agree-by-friday-long-term-freeze-russian-central-bank-assets-2025-12-11/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/uks-starmer-eus-von-der-leyen-discuss-ukraine-peace-plan-frozen-russian-assets-2025-12-13/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/uks-starmer-eus-von-der-leyen-discuss-ukraine-peace-plan-frozen-russian-assets-2025-12-13/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/how-will-west-use-russias-frozen-assets-2025-10-02/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/how-will-west-use-russias-frozen-assets-2025-10-02/</a> </div>  
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   <title>L'Europe franchit la ligne rouge.  Les avoirs russes gelés et la dérive de la guerre économique</title>
   <pubDate>Sun, 14 Dec 2025 13:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
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   En gelant définitivement les avoirs souverains de la Russie, l’Union Européenne franchit un seuil qu’elle s’était toujours refusée à dépasser : celui où la sanction cesse d’être un outil diplomatique pour devenir un acte d’expropriation assumé. Derrière le vernis juridique et la rhétorique morale, cette décision ouvre un précédent lourd de conséquences, fragilise la confiance mondiale dans la place financière européenne et fait basculer l’UE d’une posture normative à un rôle d’acteur engagé dans une guerre économique dont elle ne maîtrise ni les effets ni les répercussions.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div><b>Avoirs russes gelés : la rupture stratégique européenne </b></div>
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La décision de l'Union européenne de geler à durée indéterminée 210 milliards d'euros de réserves de la Banque centrale de Russie marque un tournant qui dépasse largement le cadre des sanctions. Il ne s'agit ni d'une mesure temporaire, ni d'un levier de négociation, ni même d'un geste symbolique. C'est un acte d'expropriation permanente de richesse souveraine. Et, en tant que tel, il introduit une rupture profonde dans l'architecture juridique, financière et géopolitique sur laquelle l'Europe a bâti sa crédibilité internationale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Derrière le langage feutré de Bruxelles – « signal clair », « responsabilité », « justice » – se cache un changement de nature qui modifie les règles du jeu. Les sanctions, par définition, sont réversibles et politiquement négociables. L'expropriation ne l'est pas. On sort ici de la logique de la pression diplomatique pour entrer dans celle d'une guerre économique ouverte.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La rhétorique de la « juste cause » sert à masquer un vide juridique évident. La confiscation de biens souverains sans décision d'une juridiction internationale compétente viole des principes fondamentaux du droit international. Ce n'est pas une question idéologique, mais technique. C'est le socle même des relations entre États.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'Europe, qui se présentait comme une puissance normative, garante de l'État de droit, accepte désormais une justice sommaire appliquée par décision politique. La Belgique, dépositaire matériel d'une grande partie de ces avoirs via Euroclear, redoute déjà les conséquences juridiques. À juste titre. Les contentieux à venir ne se limiteront pas aux tribunaux européens, mais s'étendront à l'échelle mondiale.</div>  
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Moscou a d'ores et déjà annoncé des contre-mesures. Il ne s'agira pas de simples gestes symboliques. La Russie conserve des leviers économiques, industriels et financiers non négligeables. Mais surtout, elle bénéficie d'un avantage stratégique : pouvoir se présenter comme victime d'une expropriation, renforcer sa cohésion interne et consolider des alliances avec ceux qui observent avec une méfiance croissante la dérive occidentale.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Une guerre économique, une fois engagée, ne reste jamais contenue. Elle affecte les chaînes de valeur, les investissements et des marchés financiers déjà fragiles. L'Europe, déjà confrontée à la stagnation, à l'endettement et au réarmement, s'expose à une nouvelle vague d'instabilité susceptible de se retourner contre ses propres économies.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
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      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">L'acte le plus grave n'est pas moral, mais politique. L'Europe renonce à sa fonction historique d'espace d'équilibre pour s'engager dans une logique punitive qui procure un gain symbolique à court terme et des dommages stratégiques à long terme. Au lieu de travailler à une solution négociée, elle choisit la voie rapide de l'expropriation, exposant ses citoyens à des risques financiers et géopolitiques difficilement maîtrisables.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;"><strong>Ce n'est pas un coup porté à Poutine. C'est un coup porté à la crédibilité européenne.</strong> Un <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/But_contre_son_camp" target="_blank">autogoal</a>  stratégique qui marque le passage d'une puissance normative à un acteur belligérant sur le terrain économique. Et lorsque le droit est plié aux contingences politiques, le prix n'est jamais payé par les gouvernements, mais par les sociétés qu'ils prétendent représenter.</div>  
     </div>
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     <div><b>A propos de l 'auteur</b></div>
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      <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/eu-set-indefinitely-freeze-russian-assets-removing-obstacle-ukraine-loan-2025-12-12/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/eu-set-indefinitely-freeze-russian-assets-removing-obstacle-ukraine-loan-2025-12-12/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/eu-aims-agree-by-friday-long-term-freeze-russian-central-bank-assets-2025-12-11/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/eu-aims-agree-by-friday-long-term-freeze-russian-central-bank-assets-2025-12-11/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/uks-starmer-eus-von-der-leyen-discuss-ukraine-peace-plan-frozen-russian-assets-2025-12-13/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/uks-starmer-eus-von-der-leyen-discuss-ukraine-peace-plan-frozen-russian-assets-2025-12-13/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/finance/how-will-west-use-russias-frozen-assets-2025-10-02/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/finance/how-will-west-use-russias-frozen-assets-2025-10-02/</a> </div>  
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   <link>https://www.veillemag.com/L-Europe-franchit-la-ligne-rouge-Les-avoirs-russes-geles-et-la-derive-de-la-guerre-economique_a6736.html</link>
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   <title>National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. </title>
   <pubDate>Fri, 05 Dec 2025 15:06:00 +0100</pubDate>
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   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Sans surprise, la National Security Strategy (NSS) publiée en novembre 2025 constitue la feuille de route officielle de la politique étrangère et de sécurité des États‑Unis. Ce document, publié par la Maison-Blanche, expose la vision stratégique du président Donald Trump pour les années à venir et redéfinit les priorités américaines dans un contexte de rivalités géopolitiques accrues.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93084063-65110913.jpg?v=1764946708" alt="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " title="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une rupture assumée avec les doctrines post‑Guerre froide</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le rapport critique frontalement les stratégies américaines menées depuis les années 1990, accusées d’avoir poursuivi une ambition irréaliste de domination globale. La NSS 2025 affirme vouloir revenir à une approche centrée sur les <strong>intérêts nationaux fondamentaux</strong>, la hiérarchisation des priorités et la réduction des engagements jugés secondaires. <br />   <br />  <span><span>Cette </span><span>inflexion, </span><span>présentée </span><span>comme </span><span>un </span><span>retour </span><span>au </span><span>réalisme, </span><span>s’inscrit </span><span>dans </span><span>la </span><span>continuité </span><span>de </span><span>la </span><span>doctrine </span><span>« </span><span>America </span><span>First </span><span>». </span><span>Elle </span><span>critique </span><span>frontalement </span><span>les </span><span>décennies </span><span>précédentes, </span><span>accusées </span><span>d’avoir </span><span>dispersé </span><span>les </span><span>ressources </span><span>américaines </span><span>dans </span><span>des </span><span>engagements </span><span>coûteux, </span><span>mal </span><span>hiérarchisés </span><span>et </span><span>parfois </span><span>déconnectés </span><span>des </span><span>priorités </span><span>nationales.</span></span> <br />   <br />  <span><span>Si </span><span>cette </span><span>volonté </span><span>de </span><span>recentrage </span><span>peut </span><span>sembler </span><span>cohérente </span><span>dans </span><span>un </span><span>contexte </span><span>de </span><span>compétition </span><span>systémique, </span><span>elle </span><span>traduit </span><span>aussi </span><span>un </span><strong><span>rétrécissement </span><span>stratégique</span></strong><span> </span><span>: </span><span>en </span><span>réduisant </span><span>volontairement </span><span>leur </span><span>empreinte </span><span>internationale, </span><span>les </span><span>États‑Unis </span><span>laissent </span><span>davantage </span><span>d’espace </span><span>à </span><span>leurs </span><span>compétiteurs, </span><span>notamment </span><span>en </span><span>Afrique, </span><span>au </span><span>Moyen‑Orient </span><span>et </span><span>en </span><span>Europe </span><span>orientale. </span><span>Le </span><span>document </span><span>assume </span><span>cette </span><span>redistribution, </span><span>mais </span><span>ne </span><span>mesure </span><span>pas </span><span>toujours </span><span>les </span><span>effets </span><span>de </span><span>second </span><span>ordre </span><span>qu’elle </span><span>pourrait </span><span>provoquer.</span></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une doctrine recentrée : la nouvelle architecture stratégique des États‑Unis</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>La Stratégie de sécurité nationale&nbsp; s’inscrit pleinement dans la logique de l’« America First ». Le document rompt ouvertement avec les orientations des administrations précédentes, accusées d’avoir dispersé les ressources américaines dans des engagements coûteux et mal définis. Il revendique au contraire une réorientation nette de la politique étrangère autour des seuls intérêts vitaux du pays, présentée comme une rectification nécessaire après des décennies d’ambitions jugées excessives.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Cette stratégie repose sur une combinaison assumée de Paix par la force, de primauté des États‑nations et d’un non‑interventionnisme sélectif, tout en appelant les alliés à assumer une part plus importante du fardeau stratégique. Elle introduit également ce que le texte qualifie de « Corollaire Trump » à la doctrine Monroe, destiné à réaffirmer la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental face aux influences extérieures. Enfin, elle fait de la réindustrialisation un pilier central, considérée comme la condition indispensable au maintien durable de la puissance économique et militaire des États‑Unis.</span> <br />    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Europe reléguée loin derière !</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l’Europe, le message est double et, à bien des égards, déstabilisant. <br />   <br />  D’un côté, la stratégie affirme vouloir restaurer une forme de stabilité stratégique avec la Russie, en rompant avec la logique d’affrontement systématique qui a dominé depuis 2022. De l’autre, elle décrit le Vieux Continent comme un espace en perte de vitesse, affaibli par ses divisions internes et par un déclin démographique et industriel qui fragilise sa capacité d’influence. <br />   <br />  Cette lecture, qu’on la partage ou non, traduit une perception américaine d’une Europe devenue secondaire dans la hiérarchie des priorités globales. Elle acte un déplacement du centre de gravité stratégique vers l’Indo‑Pacifique, où l’Inde apparaît désormais comme le partenaire clé de Washington.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France face à un allié moins engagé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour la France, cette doctrine soulève plusieurs inquiétudes. <br />   <br />  Paris, qui a longtemps misé sur la relation transatlantique comme pilier de sa sécurité, se retrouve face à un allié qui assume de ne plus considérer l’Europe comme un théâtre prioritaire. La volonté américaine de réduire les risques d’escalade avec Moscou peut certes ouvrir une fenêtre diplomatique, mais elle risque aussi de marginaliser les positions françaises, notamment sur l’Ukraine, où Paris défend une ligne plus exigeante. <br />   <br />  <strong>La France, qui cherche à promouvoir une autonomie stratégique européenne, voit dans cette stratégie une confirmation brutale : les États‑Unis n’entendent plus porter seuls la sécurité du continent.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un malaise stratégique transatlantique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Plus largement, la <a class="link" href="https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf" target="_blank">NSS 2025</a>  met en lumière une divergence croissante entre les attentes européennes et les priorités américaines. L’Europe espère un engagement durable des États‑Unis dans sa sécurité, tandis que Washington demande aux Européens de prendre davantage en charge leur propre défense, tout en concentrant ses efforts sur l’Indo‑Pacifique. <br />   <br />  Cette asymétrie crée un malaise stratégique, accentué par la perception américaine d’une Europe trop lente, trop divisée et trop dépendante. <br />   <br />  La volonté de sanctuariser l’hémisphère occidental risque d’entraîner une <strong>confrontation accrue avec Pékin</strong>, très présent en Amérique latine via les infrastructures, les ports, les télécoms et les investissements miniers. Le rapport ne dit pas comment Washington compte contrer cette influence autrement que par des injonctions politiques ou des pressions diplomatiques, dont l’efficacité reste incertaine.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’ère du confort stratégique européen est terminée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La France, qui tente de maintenir une posture d’équilibre entre puissance diplomatique, autonomie stratégique et coopération transatlantique, se retrouve ainsi confrontée à un défi majeur : comment préserver son influence dans un monde où les États‑Unis redéfinissent leurs priorités, où la Russie reste un voisin imprévisible et où la Chine s’impose comme un acteur incontournable. <br />   <br />  La <em>National Security Strategy</em> de 2025 ne ferme aucune porte, mais elle oblige Paris et Bruxelles à regarder en face une réalité longtemps esquivée : l’ère du confort stratégique européen est bel et bien terminée.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Amérique latine, laboratoire du “Corollaire Trump”</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’un des terrains où la doctrine s’exprime avec le plus de netteté est l’Amérique latine. <br />   <br />  Washington y considère désormais toute implantation stratégique chinoise comme une atteinte directe à sa sécurité nationale. Le port péruvien de Chancay, contrôlé majoritairement par un groupe chinois, est devenu l’exemple emblématique de cette nouvelle ligne rouge. Les États‑Unis ont multiplié les pressions diplomatiques, les avertissements sécuritaires et les initiatives économiques pour empêcher Pékin de transformer ce port en hub logistique régional. <br />   <br />  Cette réaction illustre parfaitement la logique du “Corollaire Trump” : l’hémisphère occidental n’est plus un espace de concurrence ouverte, mais un périmètre à sanctuariser. La <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Monroe" target="_blank">doctrine Monroe</a>  ressurgit, mais dans un monde où la Chine n’est plus un acteur lointain, et où les États latino‑américains revendiquent leur autonomie. Washington agit pourtant comme si la géopolitique du XIXᵉ siècle pouvait encore s’imposer au XXIᵉ.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Indo‑Pacifique, théâtre prioritaire de la compétition systémique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">C’est dans l’Indo‑Pacifique que la doctrine prend une dimension offensive. <br />   <br />  Washington y renforce ses liens avec l’Inde, multiplie les accords de défense, accélère les transferts technologiques et consolide les partenariats du Quad. L’objectif n’est plus de maintenir un ordre libéral régional, mais d’empêcher qu’un acteur unique — la Chine — ne domine l’espace. <br />   <br />  Cette stratégie s’exprime par une diplomatie plus directe, moins multilatérale, centrée sur des coalitions d’intérêts plutôt que sur des architectures institutionnelles. L’Indo‑Pacifique devient ainsi le cœur de la compétition stratégique américaine, au détriment d’autres régions qui, jusque‑là, bénéficiaient d’une attention plus soutenue.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fragilisation de l’ordre international</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mais doctrine se traduit par une <strong>fragilisation de l’ordre international</strong> tel qu’il existait depuis la fin de la Guerre froide. En se recentrant sur ses intérêts vitaux, Washington laisse davantage d’espace aux puissances révisionnistes et oblige ses alliés à repenser leurs propres stratégies. <br />   <br />  <span>Pour l’Europe et pour la France, ce rapport n’est pas seulement un document doctrinal : c’est un avertissement. L’ère du parapluie stratégique américain touche à sa fin, et le monde qui se dessine exige une capacité d’initiative que le Vieux Continent n’a pas encore pleinement retrouvée.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le National Security Strategy, c'est quoi ? c'est qui ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93084063-65110924.jpg?v=1764946549" alt="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " title="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " />
     </div>
     <div>
      <blockquote>La NSS apparaît comme un texte présidentiel, mais nourri par un écosystème complexe où se mêlent expertise institutionnelle, arbitrages politiques et influences idéologiques. <br />   <br />  La rédaction d’une <em>National Security Strategy</em> est pilotée depuis la Maison-Blanche par le National Security Council, qui orchestre les échanges entre agences, arbitre les divergences et façonne la version finale du document. <br />   <br />  Autour du conseiller à la sécurité nationale, ses adjoints et les directeurs thématiques élaborent l’architecture du texte et rédigent les passages les plus sensibles. Leur travail s’appuie sur un ensemble de contributions venues des grands départements fédéraux, de la diplomatie à la défense en passant par la sécurité intérieure, le commerce, le Trésor et les services de renseignement, qui apportent chacun leurs analyses et leurs priorités. <br />   <br />  En arrière‑plan, des influences plus discrètes — experts de think tanks proches de l’administration, anciens responsables de la sécurité nationale, conseillers informels ou acteurs industriels liés aux technologies critiques — contribuent à orienter les choix stratégiques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93084063-65110924.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/National-Security-Strategy-2025-la-doctrine-strategique-americaine-sous-Trump_a6715.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. </title>
   <pubDate>Fri, 05 Dec 2025 15:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sans surprise, la National Security Strategy (NSS) publiée en novembre 2025 constitue la feuille de route officielle de la politique étrangère et de sécurité des États‑Unis. Ce document, publié par la Maison-Blanche, expose la vision stratégique du président Donald Trump pour les années à venir et redéfinit les priorités américaines dans un contexte de rivalités géopolitiques accrues.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93025277-65089374.jpg?v=1764946708" alt="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " title="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une rupture assumée avec les doctrines post‑Guerre froide</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le rapport critique frontalement les stratégies américaines menées depuis les années 1990, accusées d’avoir poursuivi une ambition irréaliste de domination globale. La NSS 2025 affirme vouloir revenir à une approche centrée sur les <strong>intérêts nationaux fondamentaux</strong>, la hiérarchisation des priorités et la réduction des engagements jugés secondaires. <br />   <br />  <span><span>Cette </span><span>inflexion, </span><span>présentée </span><span>comme </span><span>un </span><span>retour </span><span>au </span><span>réalisme, </span><span>s’inscrit </span><span>dans </span><span>la </span><span>continuité </span><span>de </span><span>la </span><span>doctrine </span><span>« </span><span>America </span><span>First </span><span>». </span><span>Elle </span><span>critique </span><span>frontalement </span><span>les </span><span>décennies </span><span>précédentes, </span><span>accusées </span><span>d’avoir </span><span>dispersé </span><span>les </span><span>ressources </span><span>américaines </span><span>dans </span><span>des </span><span>engagements </span><span>coûteux, </span><span>mal </span><span>hiérarchisés </span><span>et </span><span>parfois </span><span>déconnectés </span><span>des </span><span>priorités </span><span>nationales.</span></span> <br />   <br />  <span><span>Si </span><span>cette </span><span>volonté </span><span>de </span><span>recentrage </span><span>peut </span><span>sembler </span><span>cohérente </span><span>dans </span><span>un </span><span>contexte </span><span>de </span><span>compétition </span><span>systémique, </span><span>elle </span><span>traduit </span><span>aussi </span><span>un </span><strong><span>rétrécissement </span><span>stratégique</span></strong><span> </span><span>: </span><span>en </span><span>réduisant </span><span>volontairement </span><span>leur </span><span>empreinte </span><span>internationale, </span><span>les </span><span>États‑Unis </span><span>laissent </span><span>davantage </span><span>d’espace </span><span>à </span><span>leurs </span><span>compétiteurs, </span><span>notamment </span><span>en </span><span>Afrique, </span><span>au </span><span>Moyen‑Orient </span><span>et </span><span>en </span><span>Europe </span><span>orientale. </span><span>Le </span><span>document </span><span>assume </span><span>cette </span><span>redistribution, </span><span>mais </span><span>ne </span><span>mesure </span><span>pas </span><span>toujours </span><span>les </span><span>effets </span><span>de </span><span>second </span><span>ordre </span><span>qu’elle </span><span>pourrait </span><span>provoquer.</span></span></div>  
     </div>
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     <div><b>Une doctrine recentrée : la nouvelle architecture stratégique des États‑Unis</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>La Stratégie de sécurité nationale&nbsp; s’inscrit pleinement dans la logique de l’« America First ». Le document rompt ouvertement avec les orientations des administrations précédentes, accusées d’avoir dispersé les ressources américaines dans des engagements coûteux et mal définis. Il revendique au contraire une réorientation nette de la politique étrangère autour des seuls intérêts vitaux du pays, présentée comme une rectification nécessaire après des décennies d’ambitions jugées excessives.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Cette stratégie repose sur une combinaison assumée de Paix par la force, de primauté des États‑nations et d’un non‑interventionnisme sélectif, tout en appelant les alliés à assumer une part plus importante du fardeau stratégique. Elle introduit également ce que le texte qualifie de « Corollaire Trump » à la doctrine Monroe, destiné à réaffirmer la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental face aux influences extérieures. Enfin, elle fait de la réindustrialisation un pilier central, considérée comme la condition indispensable au maintien durable de la puissance économique et militaire des États‑Unis.</span> <br />    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
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     <div><b>L’Europe reléguée loin derière !</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l’Europe, le message est double et, à bien des égards, déstabilisant. <br />   <br />  D’un côté, la stratégie affirme vouloir restaurer une forme de stabilité stratégique avec la Russie, en rompant avec la logique d’affrontement systématique qui a dominé depuis 2022. De l’autre, elle décrit le Vieux Continent comme un espace en perte de vitesse, affaibli par ses divisions internes et par un déclin démographique et industriel qui fragilise sa capacité d’influence. <br />   <br />  Cette lecture, qu’on la partage ou non, traduit une perception américaine d’une Europe devenue secondaire dans la hiérarchie des priorités globales. Elle acte un déplacement du centre de gravité stratégique vers l’Indo‑Pacifique, où l’Inde apparaît désormais comme le partenaire clé de Washington.</div>  
     </div>
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     <div><b>La France face à un allié moins engagé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour la France, cette doctrine soulève plusieurs inquiétudes. <br />   <br />  Paris, qui a longtemps misé sur la relation transatlantique comme pilier de sa sécurité, se retrouve face à un allié qui assume de ne plus considérer l’Europe comme un théâtre prioritaire. La volonté américaine de réduire les risques d’escalade avec Moscou peut certes ouvrir une fenêtre diplomatique, mais elle risque aussi de marginaliser les positions françaises, notamment sur l’Ukraine, où Paris défend une ligne plus exigeante. <br />   <br />  <strong>La France, qui cherche à promouvoir une autonomie stratégique européenne, voit dans cette stratégie une confirmation brutale : les États‑Unis n’entendent plus porter seuls la sécurité du continent.</strong></div>  
     </div>
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     <div><b>Un malaise stratégique transatlantique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Plus largement, la <a class="link" href="https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2025/12/2025-National-Security-Strategy.pdf" target="_blank">NSS 2025</a>  met en lumière une divergence croissante entre les attentes européennes et les priorités américaines. L’Europe espère un engagement durable des États‑Unis dans sa sécurité, tandis que Washington demande aux Européens de prendre davantage en charge leur propre défense, tout en concentrant ses efforts sur l’Indo‑Pacifique. <br />   <br />  Cette asymétrie crée un malaise stratégique, accentué par la perception américaine d’une Europe trop lente, trop divisée et trop dépendante. <br />   <br />  La volonté de sanctuariser l’hémisphère occidental risque d’entraîner une <strong>confrontation accrue avec Pékin</strong>, très présent en Amérique latine via les infrastructures, les ports, les télécoms et les investissements miniers. Le rapport ne dit pas comment Washington compte contrer cette influence autrement que par des injonctions politiques ou des pressions diplomatiques, dont l’efficacité reste incertaine.</div>  
     </div>
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     <div><b>L’ère du confort stratégique européen est terminée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La France, qui tente de maintenir une posture d’équilibre entre puissance diplomatique, autonomie stratégique et coopération transatlantique, se retrouve ainsi confrontée à un défi majeur : comment préserver son influence dans un monde où les États‑Unis redéfinissent leurs priorités, où la Russie reste un voisin imprévisible et où la Chine s’impose comme un acteur incontournable. <br />   <br />  La <em>National Security Strategy</em> de 2025 ne ferme aucune porte, mais elle oblige Paris et Bruxelles à regarder en face une réalité longtemps esquivée : l’ère du confort stratégique européen est bel et bien terminée.</div>  
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     <div><b>L’Amérique latine, laboratoire du “Corollaire Trump”</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">L’un des terrains où la doctrine s’exprime avec le plus de netteté est l’Amérique latine. <br />   <br />  Washington y considère désormais toute implantation stratégique chinoise comme une atteinte directe à sa sécurité nationale. Le port péruvien de Chancay, contrôlé majoritairement par un groupe chinois, est devenu l’exemple emblématique de cette nouvelle ligne rouge. Les États‑Unis ont multiplié les pressions diplomatiques, les avertissements sécuritaires et les initiatives économiques pour empêcher Pékin de transformer ce port en hub logistique régional. <br />   <br />  Cette réaction illustre parfaitement la logique du “Corollaire Trump” : l’hémisphère occidental n’est plus un espace de concurrence ouverte, mais un périmètre à sanctuariser. La <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Monroe" target="_blank">doctrine Monroe</a>  ressurgit, mais dans un monde où la Chine n’est plus un acteur lointain, et où les États latino‑américains revendiquent leur autonomie. Washington agit pourtant comme si la géopolitique du XIXᵉ siècle pouvait encore s’imposer au XXIᵉ.</div>  
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     <div><b>L’Indo‑Pacifique, théâtre prioritaire de la compétition systémique</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">C’est dans l’Indo‑Pacifique que la doctrine prend une dimension offensive. <br />   <br />  Washington y renforce ses liens avec l’Inde, multiplie les accords de défense, accélère les transferts technologiques et consolide les partenariats du Quad. L’objectif n’est plus de maintenir un ordre libéral régional, mais d’empêcher qu’un acteur unique — la Chine — ne domine l’espace. <br />   <br />  Cette stratégie s’exprime par une diplomatie plus directe, moins multilatérale, centrée sur des coalitions d’intérêts plutôt que sur des architectures institutionnelles. L’Indo‑Pacifique devient ainsi le cœur de la compétition stratégique américaine, au détriment d’autres régions qui, jusque‑là, bénéficiaient d’une attention plus soutenue.</div>  
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     <div><b>Fragilisation de l’ordre international</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Mais doctrine se traduit par une <strong>fragilisation de l’ordre international</strong> tel qu’il existait depuis la fin de la Guerre froide. En se recentrant sur ses intérêts vitaux, Washington laisse davantage d’espace aux puissances révisionnistes et oblige ses alliés à repenser leurs propres stratégies. <br />   <br />  <span>Pour l’Europe et pour la France, ce rapport n’est pas seulement un document doctrinal : c’est un avertissement. L’ère du parapluie stratégique américain touche à sa fin, et le monde qui se dessine exige une capacité d’initiative que le Vieux Continent n’a pas encore pleinement retrouvée.</span></div>  
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     <div><b>Le National Security Strategy, c'est quoi ? c'est qui ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93025277-65089820.jpg?v=1764946549" alt="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " title="National Security Strategy 2025 : la doctrine stratégique américaine sous Trump. " />
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      <blockquote>La NSS apparaît comme un texte présidentiel, mais nourri par un écosystème complexe où se mêlent expertise institutionnelle, arbitrages politiques et influences idéologiques. <br />   <br />  La rédaction d’une <em>National Security Strategy</em> est pilotée depuis la Maison-Blanche par le National Security Council, qui orchestre les échanges entre agences, arbitre les divergences et façonne la version finale du document. <br />   <br />  Autour du conseiller à la sécurité nationale, ses adjoints et les directeurs thématiques élaborent l’architecture du texte et rédigent les passages les plus sensibles. Leur travail s’appuie sur un ensemble de contributions venues des grands départements fédéraux, de la diplomatie à la défense en passant par la sécurité intérieure, le commerce, le Trésor et les services de renseignement, qui apportent chacun leurs analyses et leurs priorités. <br />   <br />  En arrière‑plan, des influences plus discrètes — experts de think tanks proches de l’administration, anciens responsables de la sécurité nationale, conseillers informels ou acteurs industriels liés aux technologies critiques — contribuent à orienter les choix stratégiques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les Proverbes et la Crise : « On ne peut pas être au four et au moulin »  Par Thierry Fusalba</title>
   <pubDate>Mon, 06 Jan 2025 16:03:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gestion et Communication de crise]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les actions mises en œuvre par la cellule de crise doivent être agencées dans le temps et l’espace. La sortie de crise se fait alors par étapes à atteindre dont certaines actions peuvent être simultanées et d’autres successives     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85363880-60848142.jpg?v=1736179792" alt="Les Proverbes et la Crise : « On ne peut pas être au four et au moulin »  Par Thierry Fusalba" title="Les Proverbes et la Crise : « On ne peut pas être au four et au moulin »  Par Thierry Fusalba" />
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     <br style="clear:both;"/>
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      <div style="text-align: center;"><strong><span class="break-words        tvm-parent-container">"Les Proverbes et la Crise" est une nouvelle série de publications proposée par<span class="white-space-pre"> </span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thierry-fusalba-0a5066115/">Thierry FUSALBA</a>.</span></strong></div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr"><strong><span style="background-color:#D3D3D3;">Les Origines </span></strong></span></span></div>    <blockquote>  <div>« On ne peut être au four et au moulin » est un proverbe issu d’une tradition orale. <br />  Grâce aux représentations auxquelles il renvoie, on peut situer son origine au Moyen-âge. À cette époque en effet, le droit féodal obligeait les serfs à utiliser le moulin et le four (ainsi que le pressoir) que le seigneur du lieu avait fait construire, moyennant une redevance. Les paysans utilisaient d'abord le moulin puis le four pour faire leur pain et ne pouvaient donc pas être aux deux endroits simultanément, sauf à perdre leur temps et leur argent. <br />   <br />  Ce droit d’utilisation forcée qu’on appelait « la banalité », était si important dans l’organisation sociale que le terme a fini par désigner le territoire où il s’exerçait, ce qui a donné plus tard le mot « banlieue ». <br />  Cette obligation seigneuriale, instituée par les rois carolingiens, fut abolie par l’Assemblé constituante le 15 mars 1790. <br />   <br />  On dit en Allemagne, qu’il est « impossible de danser à deux fêtes de mariage » et en Tunisie qu’on « ne peut pas traire et tenir le seau de lait en même temps.»</div>  </blockquote>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div><strong><span style="background-color:#D3D3D3;">Les Enseignements pour la gestion de crise</span></strong></div>    <blockquote>  <div>Ce proverbe rappelle une autre évidence du processus de pilotage d’une crise : on ne peut pas tout faire, en même temps. Il faut donc faire des choix, en fixant des priorités qui seront fonction d’éléments extérieurs (évolution des événements, intérêt médiatique, contraintes réglementaires…) mais aussi internes (ressources disponibles, impératifs liés au mode d’action choisi, directives de l’échelon supérieur…). Une fois le listing des actions à mener établi et les priorités fixées, le coordonnateur ou le pôle anticipation de la cellule de crise vont les synthétiser en critères de succès qu’ils placeront sur une matrice de synchronisation. Celle-ci donnera une vision d’ensemble du processus de pilotage, en agençant les critères de succès dans le temps et l’espace jusqu’à atteindre l’effet final recherché.</div>  </blockquote>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div><strong><span style="background-color:#D3D3D3;">Notion stratégique&nbsp;:&nbsp; lignes opérationnelles et phasing.</span></strong>    <blockquote>La matrice opérationnelle regroupant l’ensemble des critères de succès sera articulée autour de plusieurs lignes opérationnelles. <br />  Chacune regroupera tous les critères de succès relatifs à une fonction définies par un verbe (soutenir, communiquer, sécuriser, etc.). Enfin, les critères de succès seront désignés sous la forme d’une action effectivement réalisée (« cordon sanitaire établi », « communiqué de presse envoyé », « groupes électrogènes déployés ») car celle-ci conditionne le passage à l’étape suivante. <br />  Le nombre de ces étapes et la volatilité de l’environnement obligent à réaliser un séquencement (ou phasing) qui permettra lors des points de situation de mesurer l’avancée du processus de pilotage vers l’EFR, d’identifier d’éventuels obstacles et de revoir certains critères de succès ou d’activer un itinéraire de variantement pour poursuivre le chemin vers la sortie de crise.</blockquote>    <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" /></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Auteur : Thierry Fusalba, Directeur de l’Agence C4 </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85363880-60848144.jpg?v=1718897439" alt="Les Proverbes et la Crise : « On ne peut pas être au four et au moulin »  Par Thierry Fusalba" title="Les Proverbes et la Crise : « On ne peut pas être au four et au moulin »  Par Thierry Fusalba" />
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     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Expert en communication de crise et d’influence, il a fondé en 2009 l’Agence C4 (Conseil et Coaching en Conduite de Crise) qui propose une méthode de pilotage de crise UNIQUE (<a class="link" href="http://www.agencec4.com">www.agencec4.com</a>). Il a travaillé avec différents cabinets de conseil (Didier Heiderich, Layer Cake, Nanocode Easylience, Element), conduit des exercices et dirigé des cellules de crise à l’international et écrit différents ouvrages sur la gestion des crises. Il enseigne actuellement à l’IRIS Paris, l’IEC de Lyon dont il est membre du Conseils scientifique et à l’UFR Santé de Rouen. <br />   <br />  Résidant en Touraine où il est élu dans sa commune, Thierry FUSALBA est passionné d’écriture. Il a publié un roman&nbsp;» Les vies multiples&nbsp;», un carnet de route «&nbsp;Les hommes du bord de terre&nbsp;», un essai politique «&nbsp;Moi, électeur de la République&nbsp;», ainsi qu’un recueil de nouvelles, «&nbsp;Mémoires d’outre espace&nbsp;» et un recueil de poésies «&nbsp;Poésies incomplètes&nbsp;». <br />  (<a class="link" href="https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/auteur/thierry-fusalba/3610">En savoir plus</a>) <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.veillemag.com/Les-Proverbes-et-la-Crise-On-ne-peut-pas-etre-au-four-et-au-moulin-Par-Thierry-Fusalba_a5604.html</link>
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