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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-11T23:20:42+02:00</dc:date>
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   <title>La crise iranienne révèle l'affrontement entre l'Élysée et le ministère des Affaires étrangères</title>
   <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 12:06:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que Paris se rêve en puissance d’équilibre capable de parler à Washington comme à Téhéran, la crise iranienne expose l’écart entre le récit présidentiel et la réalité du rapport de force. L’Élysée s’en prend à ses diplomates, mais c’est la stratégie elle‑même qui tremble.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97640558-67984470.jpg?v=1786356286" alt="La crise iranienne révèle l'affrontement entre l'Élysée et le ministère des Affaires étrangères" title="La crise iranienne révèle l'affrontement entre l'Élysée et le ministère des Affaires étrangères" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La diplomatie française face à un rapport de force qu’elle ne maîtrise plus</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Lorsqu'une politique étrangère perd son efficacité, la solution la plus commode consiste à chercher un responsable parmi ceux qui sont chargés de la représenter. C'est ce qui semble se produire à Paris, où l'affaiblissement de la position française dans la crise iranienne a provoqué un affrontement entre l'Élysée et la représentation permanente auprès des Nations unies, dirigée par <a class="link" href="https://onu-geneve.delegfrance.org/Biographie-de-M-Jerome-Bonnafont" target="_blank">Jérôme Bonnafont</a>.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Emmanuel Macron aurait identifié la mission française à New York comme l'un des maillons faibles de l'action diplomatique. Le ministère des Affaires étrangères appelle au contraire à la prudence. Derrière cette divergence apparaît une question beaucoup plus profonde : un ambassadeur peut-il rendre à la France une influence que les décisions politiques, les rapports de force militaires et la dépendance stratégique à l'égard des États-Unis ont progressivement réduite ?</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La réponse peut difficilement être positive. La représentation auprès des Nations-Unies peut négocier des formulations, construire des convergences et limiter l'isolement. Elle ne peut toutefois inventer une puissance qui n'existe plus sur le terrain.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'illusion d'une France médiatrice</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Emmanuel Macron a souvent présenté la France comme une puissance d'équilibre, capable de dialoguer avec Washington sans renoncer à l'autonomie européenne et de maintenir ouverts les canaux avec Téhéran. Cette ambition s'est cependant heurtée à une réalité brutale : dans la crise iranienne, les décisions essentielles sont prises par les États-Unis, Israël et l'Iran. Paris peut proposer, commenter ou condamner, mais ne dispose pas des instruments nécessaires pour déterminer l'issue de la confrontation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France possède l'arme nucléaire, un siège permanent au Conseil de sécurité et des forces armées technologiquement avancées. Ces ressources ne se traduisent pourtant pas automatiquement par une véritable capacité d'influence. Dans le golfe Persique, la supériorité aéronavale reste américaine ; Israël conserve sa liberté opérationnelle et ses capacités d'attaque autonomes ; l'Iran contrôle des instruments de pression décisifs, depuis ses forces balistiques et ses réseaux régionaux jusqu'à la possibilité de menacer la navigation dans le détroit d'Ormuz.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Paris peut, en revanche, participer à des opérations de surveillance, protéger de manière limitée le trafic maritime et soutenir des initiatives diplomatiques. Mais la France ne peut ni imposer une trêve, ni garantir un accord nucléaire, ni obliger Washington et Téhéran à modifier leurs conditions respectives.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'affrontement entre le pouvoir politique et la diplomatie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le désaccord entre l'Élysée et le ministère des Affaires étrangères reflète également deux conceptions opposées de l'action internationale. La présidence privilégie les initiatives personnelles, les déclarations solennelles et la diplomatie des sommets. L'administration diplomatique raisonne plutôt sur le temps long, les relations patiemment construites et la nécessité de ne pas épuiser complètement le crédit international encore détenu par la France.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Lorsque le langage présidentiel devient emphatique et que les résultats ne suivent pas, l'appareil diplomatique est accusé de ne pas avoir transformé les paroles en influence. Mais aucun ambassadeur ne peut combler la distance entre les ambitions affichées et les moyens disponibles. Lorsque Paris annonce des initiatives sans avoir préalablement obtenu l'appui de ses alliés, l'échec ne prend pas naissance à New York : il naît au palais de l'Élysée.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">S'en prendre à la représentation française auprès des Nations unies reviendrait donc à sanctionner l'exécutant pour éviter de remettre en question la stratégie. Ce serait apporter une réponse administrative à un problème essentiellement politique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le poids économique du détroit d'Ormuz</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La faiblesse française prend une dimension encore plus évidente dans le domaine économique. La crise iranienne concerne l'approvisionnement énergétique, le coût des assurances maritimes, la sécurité des routes commerciales et la stabilité des marchés. Une interruption prolongée des passages par le détroit d'Ormuz frapperait l'Europe en provoquant une augmentation des prix de l'énergie, des transports et de la production industrielle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France bénéficie d'une protection supérieure à celle de certains pays européens grâce à sa production d'électricité nucléaire. Elle n'est cependant pas à l'abri des répercussions générales. Un pétrole plus coûteux, une navigation devenue dangereuse et un ralentissement des échanges se transmettraient à l'ensemble de l'économie européenne. En outre, les entreprises françaises ont déjà perdu une part considérable des perspectives offertes par le marché iranien en raison des sanctions américaines et de l'incapacité européenne à protéger concrètement ses propres acteurs économiques.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Il s'agit peut-être de l'échec le plus manifeste de l'autonomie stratégique proclamée par Emmanuel Macron : l'Europe peut contester les sanctions américaines, mais ses banques et ses entreprises finissent presque toujours par les appliquer, de crainte d'être exclues du système financier des États-Unis.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une puissance militaire privée de liberté d'action</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans le domaine militaire, la France conserve des capacités importantes, mais insuffisantes pour modifier de manière autonome l'équilibre régional. Une mission navale dans le détroit d'Ormuz exigerait une défense antiaérienne, une surveillance permanente, des moyens de ravitaillement ainsi qu'une protection contre les missiles, les mines, les embarcations rapides et les appareils sans pilote. Un tel engagement serait coûteux et dangereux, surtout en l'absence d'une solution politique clairement définie.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Paris pourrait contribuer à une coalition, mais non la diriger véritablement. Une coalition placée sous le commandement des États-Unis transformerait une nouvelle fois l'autonomie française en participation subordonnée. Une mission exclusivement européenne, en revanche, disposerait difficilement de la puissance militaire nécessaire pour garantir la sécurité de la navigation en cas d'élargissement du conflit.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France se retrouve ainsi enfermée dans un dilemme : suivre Washington en perdant sa crédibilité de médiatrice, ou prendre ses distances sans posséder les moyens de transformer son désaccord en un ordre régional différent.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le procès des ambassadeurs ne rendra pas sa puissance à la France</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>La crise de la diplomatie française aux Nations unies constitue donc un symptôme et non la cause du problème.</strong> Paris continue de parler le langage d'une grande puissance, mais agit de plus en plus souvent à l'intérieur de limites fixées par d'autres. Le siège permanent au Conseil de sécurité lui confère du prestige et une certaine marge de manœuvre, sans toutefois effacer la diminution de l'influence économique européenne ni la dépendance militaire à l'égard des États-Unis.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Emmanuel Macron peut remplacer des diplomates, réorganiser des services et exiger une attitude plus combative. Il ne peut cependant obtenir davantage d'influence internationale par une simple reprise en main administrative. Une politique étrangère exige des objectifs compatibles avec les moyens disponibles, des alliances crédibles et une continuité qui ne dépende pas des emballements rhétoriques du président.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La véritable question n'est donc pas de savoir si Jérôme Bonnafont a défendu avec suffisamment d'énergie les positions françaises. Elle consiste à déterminer si ces positions étaient encore défendables. Et surtout si la France possédait réellement une politique à l'égard de l'Iran, ou seulement le désir, de plus en plus solitaire, d'être encore écoutée.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://onu.delegfrance.org/this-region-needs-peace-and-to-achieve-it-iran-must-comply-with-its" target="_blank">https://onu.delegfrance.org/this-region-needs-peace-and-to-achieve-it-iran-must-comply-with-its</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://us.diplomatie.gouv.fr/fr/adresse-aux-francais-sur-la-situation-en-iran-et-au-moyen-orient" target="_blank">https://us.diplomatie.gouv.fr/fr/adresse-aux-francais-sur-la-situation-en-iran-et-au-moyen-orient</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://us.diplomatie.gouv.fr/fr/situation-au-moyen-orient" target="_blank">https://us.diplomatie.gouv.fr/fr/situation-au-moyen-orient</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.tf1info.fr/international/en-direct-moyen-orient-l-accord-signe-par-trump-detroit-ormuz-iran-israel-netanyahou-les-informations-du-jeudi-18-juin-2026-2448071.html" target="_blank">https://www.tf1info.fr/international/en-direct-moyen-orient-l-accord-signe-par-trump-detroit-ormuz-iran-israel-netanyahou-les-informations-du-jeudi-18-juin-2026-2448071.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://icibeyrouth.com/articles/1336735/detroit-d-ormuz--paris-et-londres-avancent-leur-pion-diplomatique" target="_blank">https://icibeyrouth.com/articles/1336735/detroit-d-ormuz--paris-et-londres-avancent-leur-pion-diplomatique</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://icibeyrouth.com/articles/1333882/macron-met-en-garde-contre-les-consequences-dune-guerre-entre-etats-unis-israel-et-iran" target="_blank">https://icibeyrouth.com/articles/1333882/macron-met-en-garde-contre-les-consequences-dune-guerre-entre-etats-unis-israel-et-iran</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.aa.com.tr/fr/france/macron-salue-l-accord-entre-washington-et-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-appelle-%C3%A0-une-r%C3%A9ouverture-rapide-du-d%C3%A9troit-d-ormuz/3967155" target="_blank">https://www.aa.com.tr/fr/france/macron-salue-l-accord-entre-washington-et-t%C3%A9h%C3%A9ran-et-appelle-%C3%A0-une-r%C3%A9ouverture-rapide-du-d%C3%A9troit-d-ormuz/3967155</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.dna.fr/defense-guerre-conflit/2026/05/13/securisation-d-ormuz-la-france-prete-a-defendre-sa-mission-neutre-a-l-onu" target="_blank">https://www.dna.fr/defense-guerre-conflit/2026/05/13/securisation-d-ormuz-la-france-prete-a-defendre-sa-mission-neutre-a-l-onu</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.vie-publique.fr/discours/303775-jean-noel-barrot-19062026-france-info-politique-etrangere" target="_blank">https://www.vie-publique.fr/discours/303775-jean-noel-barrot-19062026-france-info-politique-etrangere</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <blockquote>Giuseppe Gagliano&nbsp;a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #FrenchDiplomacy, #IranCrisis, #ElyseeVsQuaiDOrsay, #GlobalInfluenceFrance, #UNSecurityCouncilFrance, #FranceIranStrategy, #EuropeanStrategicAutonomy, #StraitOfHormuzTensions, #MacronForeignPolicy, #FrenchMilitaryPower
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/La-crise-iranienne-revele-l-affrontement-entre-l-Elysee-et-le-ministere-des-Affaires-etrangeres_a8137.html</link>
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   <title>Après Khamenei, l'Iran face à l'épreuve décisive. Et maintenant ?</title>
   <pubDate>Sun, 01 Mar 2026 11:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La disparition d’Ali Khamenei bouleverse l’équilibre interne de l’Iran et rebat les cartes d’un Moyen-Orient déjà enflammé. Le régime, privé de son arbitre suprême, doit gérer simultanément une guerre, une transition institutionnelle et la lutte pour son propre avenir.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95013833-66564920.jpg?v=1772363334" alt="Après Khamenei, l'Iran face à l'épreuve décisive. Et maintenant ?" title="Après Khamenei, l'Iran face à l'épreuve décisive. Et maintenant ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La mort du Guide suprême, révélateur d’un régime à bout de souffle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Iran a confirmé la mort d'Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique, tué dans l'attaque américano-israélienne qui a ouvert une nouvelle guerre au Moyen-Orient. <br />   <br />  <strong>Avec sa disparition, ce n'est pas seulement un homme qui tombe, mais la colonne vertébrale d'un ordre politique construit autour d'une autorité unique, religieuse, militaire et institutionnelle.</strong> Depuis des décennies, Khamenei incarnait bien davantage qu'un chef d'État au sens classique. Il concentrait la direction des forces armées, la supervision du programme balistique, le contrôle des Gardiens de la Révolution, l'arbitrage des grandes nominations publiques et, surtout, la capacité de fixer les limites du champ politique. Il décidait, en dernière instance, qui pouvait gouverner, jusqu'où, et sous quelles conditions.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Sa mort équivaut donc à une décapitation du régime.</strong> Le traumatisme est d'autant plus profond qu'il intervient dès les premières heures d'une guerre majeure. Comme pour Hassan Nasrallah, autre pilier de l'axe chiite éliminé en pleine confrontation, le message est clair : frapper le sommet pour désorganiser la structure. Mais dans le cas iranien, la portée est encore plus vaste, car Khamenei n'était pas seulement un allié stratégique, il était le centre de gravité du système.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une disparition qui ouvre brutalement la succession</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Depuis longtemps, en Iran, la question du post-Khamenei existait à voix basse. Elle circulait dans les cercles du pouvoir, dans le clergé, chez les Pasdaran, dans les institutions chargées de préparer l'après. La crise économique, les protestations internes, la répression, l'usure idéologique du régime avaient déjà montré qu'un cycle touchait à sa limite. Mais tant que Khamenei restait vivant, cette question demeurait contenue. Sa disparition, en pleine guerre, transforme ce débat latent en urgence absolue.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'homme qui avait traversé la guerre contre Saddam Hussein et accompagné la consolidation de la République islamique depuis 1989 disparaît au moment même où le système qu'il a contribué à durcir et à verrouiller est pris pour cible. D'où la gravité du moment : la République islamique doit désormais prouver qu'elle peut survivre à son principal architecte, et qu'elle est autre chose qu'un régime suspendu à un seul homme.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La transition : unité affichée, incertitudes réelles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Officiellement, le mot d'ordre est l'unité.</strong> Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, a affirmé que tous les scénarios avaient été envisagés. C'est la réponse classique d'un État qui veut montrer qu'il ne vacille pas. Mais derrière cette posture se dessine une réalité plus complexe : une transition de cette nature, en pleine guerre, ne peut être qu'instable.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La figure centrale de cette séquence semble être Ali Larijani,</strong> secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, qui a posé les premiers jalons du mécanisme institutionnel. Selon lui, un conseil directeur intérimaire doit être formé rapidement. Il regroupera le président Masoud Pezeshkian, le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Eje'i, ainsi qu'un juriste issu du Conseil des gardiens. Ce trio assumera la conduite du pays jusqu'à l'élection d'un nouveau Guide.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cette formule n'est pas anodine. Elle vise à maintenir ensemble les trois piliers essentiels du régime : l'exécutif, l'appareil judiciaire et la légitimité religieuse-juridique. En d'autres termes, le système tente de se protéger contre le vide en organisant une continuité collective. Mais une transition collégiale n'efface pas les rivalités : elle les suspend, provisoirement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rôle des Pasdaran et la question du vrai pouvoir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La grande inconnue reste celle des <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Corps_des_gardiens_de_la_r%C3%A9volution_islamique" target="_blank">Pasdaran</a>. Depuis des années, ils sont considérés comme le bloc le plus susceptible de peser sur l'après-Khamenei, voire d'en devenir le véritable centre de gravité. Leur puissance militaire, économique et politique leur donne un poids incomparable. Mais ils ont eux aussi encaissé des coups majeurs, et nul ne sait encore quelle figure, ou quel clan, pourrait imposer sa ligne dans un moment aussi critique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est là le cœur du problème. La bataille de succession ne portera pas seulement sur le nom du futur Guide suprême. Elle portera sur la nature même du régime qui émergera de cette guerre. Une République islamique toujours dominée par le clergé institutionnel ? Un système plus ouvertement militarisé ? Un compromis instable entre factions religieuses, sécuritaires et technocratiques ? Pour l'instant, chacun observe, calcule, attend.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'heure de vérité pour la République islamique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La mort de Khamenei ouvre donc une phase qui dépasse de loin la simple succession. Elle met à nu la question fondamentale que le régime repoussait depuis des années : peut-il survivre à la fin de l'homme qui l'a incarné pendant près d'un demi-siècle ? Le court terme impose la cohésion. Le moyen terme fera remonter toutes les fractures. Et le long terme dira si la République islamique possède encore une capacité d'adaptation ou si elle entre dans une séquence de durcissement, de fragmentation, voire d'épuisement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La vraie question n'est peut-être même pas de savoir qui deviendra le prochain Guide. La vraie question est plus brutale : après Khamenei, la République islamique a-t-elle encore un avenir, ou seulement un sursis ?</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/more-strikes-aimed-iran-after-us-israeli-assault-kills-supreme-leader-2026-03-01/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/more-strikes-aimed-iran-after-us-israeli-assault-kills-supreme-leader-2026-03-01/</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/media-telecom/alireza-arafi-appointed-irans-leadership-council-isna-reports-2026-03-01/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/media-telecom/alireza-arafi-appointed-irans-leadership-council-isna-reports-2026-03-01/</a>  <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/khameneis-absence-pragmatist-larijani-emerges-power-broker-iran-2026-03-01/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/khameneis-absence-pragmatist-larijani-emerges-power-broker-iran-2026-03-01/</a>  <br />  <a class="link" href="https://apnews.com/article/c1d1505581d36ffc84d3ededcb10a7d5" target="_blank">https://apnews.com/article/c1d1505581d36ffc84d3ededcb10a7d5</a>  <br />  <a class="link" href="https://apnews.com/article/5b13b69b708c4ed38e8f95f5fb41a597" target="_blank">https://apnews.com/article/5b13b69b708c4ed38e8f95f5fb41a597</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95013833-66564920.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Apres-Khamenei-l-Iran-face-a-l-epreuve-decisive-Et-maintenant_a7124.html</link>
  </item>

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