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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-10T01:22:25+02:00</dc:date>
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   <title>Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. </title>
   <pubDate>Mon, 16 Feb 2026 09:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que l’Europe observe les turbulences politiques américaines, un basculement autrement plus profond se joue à l’Est. La Chine n’est plus un concurrent parmi d’autres : elle impose un modèle industriel total, capable de remodeler l’équilibre productif mondial et de placer l’Europe devant un choix stratégique qu’elle repousse depuis trop longtemps.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94432623-65808422.jpg?v=1771168992" alt="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " title="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Source : Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan <br />  L’industrie européenne face au rouleau compresseur chinois <br />  Rapporteurs : Thomas Grjebine (CEPII), Pacôme Lefebvre, Mattéo Torres <br />  Février 2026 <br />  A télécharger à la fin de l'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un changement de paradigme devenu impossible à ignorer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En ce début 2026, la rivalité sino‑européenne a quitté le terrain de la compétition classique pour entrer dans celui de la menace systémique. <br />   <br />  La Chine n’est plus l’atelier du monde ; elle en devient l’ingénieur, le laboratoire et parfois même l’arbitre. Son passage à un leadership technologique assumé rend caduc le pari européen de la montée en gamme, longtemps perçu comme un rempart naturel contre les écarts de coûts. Cet avantage s’effrite à mesure que Pékin combine innovation de pointe, maîtrise industrielle et puissance publique. <br />   <br />  Avec un tiers de la production manufacturière mondiale et des excédents historiques, la Chine impose un rapport de force qui dépasse les règles du commerce international et redéfinit les conditions mêmes de la compétitivité.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les ressorts d’une domination construite pour durer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La force chinoise ne repose plus sur le seul levier salarial. Elle s’appuie sur un écosystème intégré où l’État orchestre l’investissement, sécurise les financements et accélère les cycles industriels. <br />   <br />  Cette combinaison crée des avantages comparatifs artificiels mais redoutablement efficaces. Les écarts de coûts, qui atteignent jusqu’à 40 % à qualité équivalente, enferment les industriels européens dans une équation intenable. Dans la pharmacie, l’innovation se déplace vers la Chine, qui capte désormais les phases de développement les plus stratégiques. Dans le nucléaire, l’intégration verticale permet de construire plus vite et moins cher que n’importe quel acteur occidental. À cela s’ajoute un <a class="link" href="https://fr.differkinome.com/articles/china/difference-between-yuan-and-renminbi.html" target="_blank">renminbi</a>  (<span class="fc-falcon">yuan)</span> sous‑évalué, véritable subvention invisible à l’exportation. <br />  Le résultat est clair : la Chine touche désormais au cœur des spécialisations européennes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un cœur industriel européen sous pression directe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La menace n’est plus périphérique ; elle concerne les piliers mêmes de la puissance économique européenne. <br />   <br />  L’automobile en est l’exemple le plus spectaculaire : en quelques années, la Chine est devenue le premier exportateur mondial, forte d’une avance technologique sur l’électrique et d’une capacité de production sans équivalent. L’Allemagne, longtemps protégée par son excellence industrielle, voit 70 % de sa valeur ajoutée manufacturière exposée à la concurrence chinoise et a déjà perdu près d’un quart de million d’emplois industriels. La France n’est pas épargnée, avec une vulnérabilité aiguë dans l’automobile, la chimie et les matériaux. Le précédent des panneaux solaires n’est plus un avertissement : c’est un scénario qui menace de se répéter à grande échelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’heure des choix : protection, puissance et productivité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à une stratégie chinoise globale, cohérente et de long terme, l’Europe ne peut plus se contenter d’outils défensifs fragmentés. <br />   <br />  Le rééquilibrage passe par un choc commercial assumé, capable de neutraliser les distorsions systémiques, et par une stratégie macroéconomique visant à restaurer la compétitivité‑prix des exportations européennes. Mais ces mesures ne suffiront pas sans un sursaut interne : investissements massifs dans l’IA, simplification réglementaire, réforme du travail et soutien à l’investissement productif. L’enjeu n’est plus seulement économique ; il est politique. <br />  Il s’agit de savoir si l’Europe accepte un déclassement progressif ou si elle choisit de redevenir une puissance industrielle capable de négocier d’égal à égal (...ou presque !).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos des rapporteurs...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://cepii.fr/CEPII/fr/page_perso/page_perso.asp?nom_complet=Thomas+Grjebine" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Thomas Grjebine</strong></a>, économiste au CEPII, est spécialiste des dynamiques industrielles, des politiques macroéconomiques et des transformations structurelles du commerce mondial. Ses travaux éclairent les liens entre compétitivité, productivité et souveraineté économique européenne. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/pacome-lefebvre/?locale=en_US" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Pacôme Lefebvre</strong></a>, économiste et haut fonctionnaire, apporte une expertise reconnue sur les politiques publiques, les enjeux budgétaires et les stratégies de résilience économique face aux chocs systémiques. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/matt%C3%A9o-torres-780215230/" target="_blank"><strong style="white-space: normal;">Mattéo Torres</strong></a>, analyste en économie internationale, se concentre sur les chaînes de valeur, les rapports de force géo‑économiques et l’impact des stratégies industrielles chinoises. <br />  Ensemble, ils offrent une lecture croisée&nbsp; des vulnérabilités européennes.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94432623-65808571.jpg?v=1771167943" alt="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " title="Rapport du Haut Commissariat à la Stratégie et au Plan. L’industrie européenne face au choc chinois. " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94432623-65808422.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Rapport-du-Haut-Commissariat-a-la-Strategie-et-au-Plan-L-industrie-europeenne-face-au-choc-chinois_a7061.html</link>
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   <title>2 février. « La désindustrialisation : comprendre pour reconstruire » IAE de Poitiers</title>
   <pubDate>Sat, 24 Jan 2026 11:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que la France tente de renouer avec une ambition industrielle, une conférence organisée à l’IAE de Poitiers propose de revenir aux fondamentaux : comprendre les ressorts profonds de la désindustrialisation pour mieux envisager les voies d’une réindustrialisation durable. Trois spécialistes reconnus — un économiste, un expert en intelligence économique et une spécialiste des politiques industrielles — croiseront leurs analyses pour éclairer un phénomène qui façonne autant l’économie que la souveraineté du pays.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93866352-65529705.jpg?v=1769252846" alt="2 février. « La désindustrialisation : comprendre pour reconstruire » IAE de Poitiers" title="2 février. « La désindustrialisation : comprendre pour reconstruire » IAE de Poitiers" />
     </div>
     <div>
      <p style="text-align: center;"><strong>Date et Heure :</strong> Lundi 2 Février à 18h <br />  <strong>Lieu :</strong> Amphithéâtre B100, IAE de Poitiers <br />  <span class="_5e0590eb fe56dc6f" data-testid="expandable-text-box" tabindex="-1">Une retransmission en direct sera disponible, le lien sera communiqué le jour de l’événement.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un diagnostic économique indispensable</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La première intervention, assurée par l’économiste <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/david-cayla-04bb11110/" target="_blank">David Cayla</a>, pose les bases du débat en revenant sur les causes structurelles de la désindustrialisation française. <br />   <br />  Délocalisations, financiarisation, intégration européenne, choix politiques successifs : le recul de l’industrie ne s’explique pas par un seul facteur, mais par une combinaison de dynamiques économiques et institutionnelles qui ont fragilisé le tissu productif. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour éviter les erreurs du passé et mesurer l’ampleur des transformations nécessaires.</span> <br />    <div style="white-space: normal;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mesurer le risque pour mieux anticiper</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/" target="_blank">Arnaud de Morgny</a>, spécialiste de guerre économique et d’intelligence stratégique, présentera ensuite l’indice de risque de désindustrialisation développé par le Centre de Recherche 451. <br />   <br />  Cet outil inédit permet d’évaluer la vulnérabilité des territoires et des filières face aux pressions concurrentielles internationales. En objectivant les signaux faibles et les tendances lourdes, il offre un cadre d’analyse pour les décideurs publics comme pour les entreprises, dans un contexte où la compétition industrielle se joue autant sur le terrain économique que géopolitique.</span> <br />    <div style="white-space: normal;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réindustrialiser : une ambition à structurer</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Enfin, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ana%C3%AFs-voy-gillis/" target="_blank">Anaïs Voy‑Gillis</a>  apportera un éclairage opérationnel sur les perspectives de réindustrialisation. <br />   <br />  Entre transition écologique, relocalisations ciblées, montée en compétences et souveraineté technologique, la reconstruction industrielle française exige une stratégie cohérente et de long terme. Elle suppose également de repenser les chaînes de valeur, d’investir dans l’innovation et de renforcer la coordination entre acteurs publics et privés. La réindustrialisation n’est pas un retour en arrière, mais une transformation profonde du modèle productif.</span> <br />    <div style="white-space: normal;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Imaginer les conditions d'un revouveau</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette conférence ambitionne ainsi de dépasser les constats pour ouvrir des pistes d’action. Dans un moment où l’industrie redevient un enjeu stratégique majeur, comprendre les ressorts de sa fragilisation est une étape indispensable pour imaginer les conditions de son renouveau.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/cellie/posts/?feedView=all" target="_blank">CELL’IE</a>  est l’association d’intelligence économique de l’IAE de Poitiers. Elle réunit des étudiants engagés dans la veille, l’analyse stratégique et la compréhension des enjeux concurrentiels. L’association organise conférences, ateliers et projets appliqués pour sensibiliser aux pratiques de renseignement économique et renforcer la culture stratégique du campus. Elle sert de passerelle entre formation académique, experts du secteur et monde professionnel.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Téléchargez l'inviation</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93866352-65529862.jpg?v=1769252255" alt="2 février. « La désindustrialisation : comprendre pour reconstruire » IAE de Poitiers" title="2 février. « La désindustrialisation : comprendre pour reconstruire » IAE de Poitiers" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93866352-65529705.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/2-fevrier-La-desindustrialisation-comprendre-pour-reconstruire-IAE-de-Poitiers_a6921.html</link>
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   <title>Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch</title>
   <pubDate>Sun, 21 Dec 2025 10:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La liquidation judiciaire de Brandt, prononcée en décembre 2025, a brutalement rappelé une réalité souvent sous-estimée : une décision économique ou publique ne produit jamais un effet isolé sur un territoire. Derrière la fermeture d’un site industriel, ce sont des dizaines d’acteurs — salariés, sous-traitants, collectivités, services de l’État, médias, élus — qui se retrouvent affectés, parfois bien au-delà du périmètre initialement concerné.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93410211-65294709.jpg?v=1766222519" alt="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" title="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Cette situation illustre une transformation profonde de l’action publique et territoriale. Les territoires ne sont plus de simples espaces administratifs, mais de véritables écosystèmes d’acteurs interconnectés, au sein desquels chaque décision agit comme une perturbation susceptible de se propager</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le territoire, un écosystème de parties prenantes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans le cas de Brandt, les effets directs sont immédiatement visibles : perte d’emplois, fragilisation économique locale, mobilisation des dispositifs d’accompagnement (niveau 1). Très vite, des effets indirects apparaissent : impact sur les sous-traitants, sur les acteurs de l’emploi et de la formation, sur le foncier et l’attractivité économique du bassin concerné (niveau 2). <br />  &nbsp; <br />  À un niveau plus diffus, la décision nourrit des tensions politiques et sociales. Les collectivités locales, bien que non décisionnaires, se retrouvent au centre des attentes. Les médias locaux construisent des récits parfois divergents, tandis que des acteurs institutionnels régionaux ou nationaux entrent dans la discussion (niveau 3 et 4). À plus long terme, c’est l’image industrielle du territoire qui peut être durablement affectée (niveau 5). <br />  &nbsp; <br />  Ce mécanisme combine deux dynamiques distinctes&nbsp;: <br />  &nbsp;</div>    <ul>  	<li style="margin-left: 40px;">L’effet domino correspond à une propagation relativement linéaire : un acteur affecté en impacte un autre.</li>  	<li style="margin-left: 40px;">L’effet boule de neige, plus complexe, repose sur l’amplification progressive des impacts via la médiatisation, la mobilisation collective et la politisation des enjeux.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une action positive peut aussi produire des effets en chaîne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ces logiques ne concernent pas uniquement les crises. Elles sont tout aussi visibles lorsqu’un territoire engage une politique volontaire de réindustrialisation, par exemple en soutenant l’implantation d’une nouvelle usine ou la reconversion d’une friche industrielle. <br />  &nbsp; <br />  Les impacts directs sont alors positifs : investissements productifs, créations d’emplois, signal politique fort en faveur de la souveraineté industrielle (niveau 1). Les acteurs de l’emploi, de la formation et les entreprises de sous-traitance anticipent de nouvelles opportunités (niveau 2). <br />   <br />  Mais rapidement émergent des effets plus ambivalents. Tensions sur le marché du travail, concurrence pour le foncier, interrogations environnementales, inquiétudes de riverains ou d’acteurs économiques déjà installés (niveau 3). Lorsque ces préoccupations sont relayées par les médias ou amplifiées sur les réseaux sociaux, le projet peut devenir un symbole contesté du modèle de développement territorial (niveau 4). <br />  &nbsp; <br />  À long terme, selon la manière dont ces interactions sont gérées, la dynamique peut soit enclencher un cercle vertueux de réindustrialisation, soit cristalliser des oppositions durables freinant d’autres projets structurants (niveau 5). <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment anticiper ces effets ? Une approche par la modélisation des écosystèmes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette complexité croissante, de nouveaux outils émergent pour aider les décideurs à anticiper plutôt que subir. Parmi eux, la notion de <strong>jumeau numérique territorial</strong> gagne en pertinence. Il ne s’agit pas ici de modéliser des infrastructures physiques, mais de représenter les parties prenantes d’un territoire, leurs spécificités et leurs interactions. <br />  &nbsp; <br />  Concrètement, la démarche repose sur plusieurs étapes : <br />  &nbsp; <br />  1/ Identifier les acteurs concernés, <br />  2/ Qualifier leur niveau d’influence et leurs ressources, <br />  3/ Cartographier les relations qui les relient (économiques, informationnelles, d’influence), <br />  4/ puis simuler l’introduction d’un choc — fermeture d’usine ou action publique — afin d’observer la propagation des impacts sur plusieurs niveaux successifs. <br />  &nbsp; <br />  L’objectif n’est pas de prédire l’avenir, mais de rendre visibles des dynamiques invisibles, d’identifier les acteurs critiques et les points de bascule potentiels, et d’éclairer la décision publique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Décider, c’est intervenir dans un système vivant</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Qu’il s’agisse d’une fermeture industrielle subie ou d’une politique de réindustrialisation volontariste, une constante demeure : décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Les succès comme les échecs dépendent moins de la décision elle-même que de la capacité à comprendre, anticiper et piloter les interactions entre acteurs. <br />   <br />  À l’heure où les territoires sont confrontés à des transitions industrielles, écologiques et sociales majeures, cette lecture systémique devient un levier stratégique indispensable pour une action publique plus robuste, plus lisible et plus légitime.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93410211-65294714.jpg?v=1766222297" alt="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" title="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Patrice Schoch est enseignant-chercheur en sciences de gestion, spécialisé en intelligence économique territoriale, gouvernance des écosystèmes et parties prenantes. Il conduit ses travaux au sein de l’OCRE Research Lab (EDC Paris Business School) et s’intéresse particulièrement aux méthodes de veille et d’anticipation appliquées aux territoires. <br />  Auteur de plusieurs publications sur l’intelligence stratégique publique, il pilote aujourd’hui NexTerra, un projet de recherche et développement consacré à la modélisation des parties prenantes territoriales et aux effets « boule de neige » des décisions collectives.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93410211-65294709.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Decider-dans-un-territoire-c-est-agir-sur-un-ecosysteme-Tribune-libre-Patrice-Schoch_a6791.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch</title>
   <pubDate>Sun, 21 Dec 2025 10:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La liquidation judiciaire de Brandt, prononcée en décembre 2025, a brutalement rappelé une réalité souvent sous-estimée : une décision économique ou publique ne produit jamais un effet isolé sur un territoire. Derrière la fermeture d’un site industriel, ce sont des dizaines d’acteurs — salariés, sous-traitants, collectivités, services de l’État, médias, élus — qui se retrouvent affectés, parfois bien au-delà du périmètre initialement concerné.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93293416-65247084.jpg?v=1766222519" alt="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" title="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Cette situation illustre une transformation profonde de l’action publique et territoriale. Les territoires ne sont plus de simples espaces administratifs, mais de véritables écosystèmes d’acteurs interconnectés, au sein desquels chaque décision agit comme une perturbation susceptible de se propager</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le territoire, un écosystème de parties prenantes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans le cas de Brandt, les effets directs sont immédiatement visibles : perte d’emplois, fragilisation économique locale, mobilisation des dispositifs d’accompagnement (niveau 1). Très vite, des effets indirects apparaissent : impact sur les sous-traitants, sur les acteurs de l’emploi et de la formation, sur le foncier et l’attractivité économique du bassin concerné (niveau 2). <br />  &nbsp; <br />  À un niveau plus diffus, la décision nourrit des tensions politiques et sociales. Les collectivités locales, bien que non décisionnaires, se retrouvent au centre des attentes. Les médias locaux construisent des récits parfois divergents, tandis que des acteurs institutionnels régionaux ou nationaux entrent dans la discussion (niveau 3 et 4). À plus long terme, c’est l’image industrielle du territoire qui peut être durablement affectée (niveau 5). <br />  &nbsp; <br />  Ce mécanisme combine deux dynamiques distinctes&nbsp;: <br />  &nbsp;</div>    <ul>  	<li style="margin-left: 40px;">L’effet domino correspond à une propagation relativement linéaire : un acteur affecté en impacte un autre.</li>  	<li style="margin-left: 40px;">L’effet boule de neige, plus complexe, repose sur l’amplification progressive des impacts via la médiatisation, la mobilisation collective et la politisation des enjeux.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une action positive peut aussi produire des effets en chaîne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ces logiques ne concernent pas uniquement les crises. Elles sont tout aussi visibles lorsqu’un territoire engage une politique volontaire de réindustrialisation, par exemple en soutenant l’implantation d’une nouvelle usine ou la reconversion d’une friche industrielle. <br />  &nbsp; <br />  Les impacts directs sont alors positifs : investissements productifs, créations d’emplois, signal politique fort en faveur de la souveraineté industrielle (niveau 1). Les acteurs de l’emploi, de la formation et les entreprises de sous-traitance anticipent de nouvelles opportunités (niveau 2). <br />   <br />  Mais rapidement émergent des effets plus ambivalents. Tensions sur le marché du travail, concurrence pour le foncier, interrogations environnementales, inquiétudes de riverains ou d’acteurs économiques déjà installés (niveau 3). Lorsque ces préoccupations sont relayées par les médias ou amplifiées sur les réseaux sociaux, le projet peut devenir un symbole contesté du modèle de développement territorial (niveau 4). <br />  &nbsp; <br />  À long terme, selon la manière dont ces interactions sont gérées, la dynamique peut soit enclencher un cercle vertueux de réindustrialisation, soit cristalliser des oppositions durables freinant d’autres projets structurants (niveau 5). <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment anticiper ces effets ? Une approche par la modélisation des écosystèmes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette complexité croissante, de nouveaux outils émergent pour aider les décideurs à anticiper plutôt que subir. Parmi eux, la notion de <strong>jumeau numérique territorial</strong> gagne en pertinence. Il ne s’agit pas ici de modéliser des infrastructures physiques, mais de représenter les parties prenantes d’un territoire, leurs spécificités et leurs interactions. <br />  &nbsp; <br />  Concrètement, la démarche repose sur plusieurs étapes : <br />  &nbsp; <br />  1/ Identifier les acteurs concernés, <br />  2/ Qualifier leur niveau d’influence et leurs ressources, <br />  3/ Cartographier les relations qui les relient (économiques, informationnelles, d’influence), <br />  4/ puis simuler l’introduction d’un choc — fermeture d’usine ou action publique — afin d’observer la propagation des impacts sur plusieurs niveaux successifs. <br />  &nbsp; <br />  L’objectif n’est pas de prédire l’avenir, mais de rendre visibles des dynamiques invisibles, d’identifier les acteurs critiques et les points de bascule potentiels, et d’éclairer la décision publique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Décider, c’est intervenir dans un système vivant</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Qu’il s’agisse d’une fermeture industrielle subie ou d’une politique de réindustrialisation volontariste, une constante demeure : décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Les succès comme les échecs dépendent moins de la décision elle-même que de la capacité à comprendre, anticiper et piloter les interactions entre acteurs. <br />   <br />  À l’heure où les territoires sont confrontés à des transitions industrielles, écologiques et sociales majeures, cette lecture systémique devient un levier stratégique indispensable pour une action publique plus robuste, plus lisible et plus légitime.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93293416-65247107.jpg?v=1766222297" alt="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" title="Décider dans un territoire, c’est agir sur un écosystème. Tribune libre Patrice Schoch" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Patrice Schoch est enseignant-chercheur en sciences de gestion, spécialisé en intelligence économique territoriale, gouvernance des écosystèmes et parties prenantes. Il conduit ses travaux au sein de l’OCRE Research Lab (EDC Paris Business School) et s’intéresse particulièrement aux méthodes de veille et d’anticipation appliquées aux territoires. <br />  Auteur de plusieurs publications sur l’intelligence stratégique publique, il pilote aujourd’hui NexTerra, un projet de recherche et développement consacré à la modélisation des parties prenantes territoriales et aux effets « boule de neige » des décisions collectives.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93293416-65247084.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Decider-dans-un-territoire-c-est-agir-sur-un-ecosysteme-Tribune-libre-Patrice-Schoch_a6758.html</link>
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   <title>Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles.</title>
   <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que la Commission européenne espérait conclure l’accord de libre‑échange avec le Mercosur avant la fin de l’année, l’Italie s’est rangée aux côtés de la France pour en bloquer la signature. Une alliance qui crée une minorité de blocage et révèle les fractures profondes de l’Union européenne face aux enjeux agricoles et géopolitiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93280172-65239669.jpg?v=1766141699" alt="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." title="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span>La Commission européenne, soutenue par plusieurs États membres favorables à l’accord (notamment l’Allemagne, l’Espagne, les pays nordiques et une partie de l’Europe de l’Est), estime que repousser la signature affaiblit la crédibilité de l’Union. Pour eux, l’accord est le fruit de <strong>25 ans de négociations</strong> et représente une opportunité économique et géopolitique qu’il serait dangereux de laisser s’échapper. Reporter encore une fois, c’est envoyer le signal que l’Europe est incapable de tenir ses engagements et de parler d’une seule voix.</span> <br />   <br />  <span><strong>Cependant, l’accord UE‑Mercosur est contesté principalement pour trois raisons majeures : la concurrence agricole jugée déloyale, les risques environnementaux liés à la déforestation et aux pratiques interdites en Europe, et la faiblesse des garanties sociales et sanitaires.&nbsp;</strong></span><span><strong>Les agriculteurs français ont accueilli le report de l’accord UE‑Mercosur comme une victoire provisoire, mais ils restent farouchement opposés au traité et exigent son abandon pur et simple.</strong></span>  <div>&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un accord attendu depuis 25 ans</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Négocié depuis un quart de siècle, l’accord UE‑Mercosur devait sceller un partenariat stratégique entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Il promettait d’ouvrir les marchés sud‑américains aux exportations européennes tout en offrant aux pays du Mercosur un accès privilégié aux consommateurs européens. <br />  Mais derrière les promesses économiques, les résistances nationales n’ont jamais disparu. <br />   <br />  Pour les éleveurs européens, l’accord ouvre la porte à une concurrence jugée déloyale. Les quotas de viande bovine sud‑américaine, produits selon des normes sanitaires et environnementales moins strictes, menacent directement les filières locales. En France et en Italie, les syndicats agricoles dénoncent une mise en danger de la souveraineté alimentaire et une pression accrue sur des exploitations déjà fragilisées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coalition franco‑italienne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En décembre 2025, Emmanuel Macron a jugé l’accord “prématuré”, invoquant la protection des filières agricoles françaises. Giorgia Meloni a rapidement apporté son soutien, transformant l’opposition française en une coalition capable de bloquer le texte. Avec la Pologne et la Hongrie également réticentes, une minorité de blocage s’est formée, empêchant la Commission de faire avancer le dossier.  <div>  <div id="kStvxohecktkdQ1BmBcWG-content-0"><span>Le ralliement de l’Italie à la France dans le dossier UE‑Mercosur marque un tournant politique majeur. Jusque‑là isolée, la France voit sa position renforcée par une autre grande puissance agricole et fondatrice de l’Union, ce qui confère une légitimité accrue à son opposition. Ensemble, Paris et Rome représentent une part significative de la population européenne et créent une minorité de blocage capable de paralyser la ratification de l’accord. <br />   <br />  Ce rapprochement traduit aussi la colère des filières agricoles des deux pays, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale et des garanties environnementales insuffisantes. Au‑delà des enjeux économiques, cette alliance fragilise la Commission européenne et révèle les fractures internes de l’Union, incapable de parler d’une seule voix face au Mercosur.</span></div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des tensions au cœur de l’Europe</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Pour Bruxelles, l’accord est un instrument de <em>realpolitik</em> : il vise à renforcer la présence européenne en Amérique latine face à la Chine et aux États‑Unis. Mais pour les opposants, il menace la souveraineté agricole et ne garantit pas assez de clauses environnementales. Les manifestations massives d’agriculteurs à Bruxelles, avec des milliers de participants et des centaines de tracteurs, ont donné une dimension sociale et politique à ce bras de fer. <br />   <br />  Les risques existent et ne doivent pas être sous-estimés<strong>. </strong>D'abord, la<strong>&nbsp;Perte d’influence en Amérique du Sud</strong>. Le Brésil et les autres pays du Mercosur pourraient se tourner davantage vers la Chine ou les États‑Unis, qui multiplient les accords bilatéraux et investissent massivement dans la région. L'&nbsp;</span><span><strong>Affaiblissement de l’UE sur la scène internationale </strong>est un argument récurrent : en apparaissant divisée et hésitante, l’Union risque d’être marginalisée dans la compétition mondiale pour l’accès aux marchés et aux ressources stratégiques. <br />  L’accord UE‑Mercosur est vu comme un test de la capacité européenne à conjuguer ses ambitions normatives avec une stratégie de puissance.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entre realpolitik et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le report de la signature à janvier ne résout rien : il illustre au contraire la difficulté de l’Union européenne à concilier ses ambitions globales avec les intérêts nationaux. <br />  L’accord UE‑Mercosur, censé incarner une ouverture stratégique, devient le symbole des fractures internes de l’Europe. <br />   <br />  <strong>Entre <em>realpolitik</em> et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93280172-65239669.jpg</photo:imgsrc>
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