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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-14T16:17:15+02:00</dc:date>
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   <title>"Le territoire n'est pas une frontière : c'est un lien." Les Français et leur territoire. Etude FNCE</title>
   <pubDate>Tue, 14 Apr 2026 13:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une vaste étude de la Caisse d’Épargne révèle une France qui se recentre sur le local, refuge affectif dans un monde instable. Derrière l’attachement massif aux territoires se cache pourtant un pessimisme économique profond, que les acteurs publics et financiers devront affronter sans délai.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96017579-66984241.jpg?v=1776166898" alt=""Le territoire n'est pas une frontière : c'est un lien." Les Français et leur territoire. Etude FNCE" title=""Le territoire n'est pas une frontière : c'est un lien." Les Français et leur territoire. Etude FNCE" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.img.caisse-epargne.fr/app/uploads/sites/22/2026/04/07181204/fnce-etude-ce-2026-version-nationale-externe.pdf" target="_blank">Source</a>  &nbsp;- Consultez l'étude à la fin de l'article <br />  Annonce&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/posts/fca-commerce-associe_le-territoire-nest-pas-une-fronti%C3%A8re-activity-7447217738642550784-k1PD/?utm_source=share&amp;utm_medium=member_desktop&amp;rcm=ACoAAAFnJy8BfQnuNuDx3xmQg8RXAgFfC9ZS1eo" target="_blank">FNCE</a></div>    <div style="text-align: center;">Signalé par <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/olivierurrutia/" target="_blank">Olivier Urrutia</a> </div>   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le local, dernier espace de confiance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans un contexte d’incertitude généralisée, les Français resserrent leurs repères. L’échelle nationale inspire de moins en moins, tandis que le territoire de proximité devient le seul périmètre jugé fiable. <br />   <br />  L’étude, menée auprès de plus de 5 000 répondants, montre un attachement quasi unanime à un territoire, mais rarement celui où l’on vit. Le lien se joue ailleurs, dans les racines, les souvenirs, la mémoire intime. Plus d’un Français sur deux vit dans sa région depuis plus de vingt ans, et la majorité n’envisage aucun départ. Une France immobile, mais pas résignée : simplement fidèle à ce qui fait sens.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Identité forte, développement en panne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les paysages, l’histoire, la culture : voilà les piliers de l’identité territoriale. Ils fédèrent, rassurent, structurent. Pourtant, cet attachement se heurte à une vision sombre de l’avenir. <br />   <br />  <strong>Sept Français sur dix estiment que leur territoire ne progresse plus, un tiers parle même de déclin.</strong> Le cœur bat, mais l’horizon se brouille. La fracture est d’autant plus inquiétante qu’elle touche aussi les services essentiels : santé, alimentation, nature. La règle des quinze minutes s’impose comme un impératif vital, révélant l’urgence de maintenir des services de base pour éviter l’effacement des centres-bourgs.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une jeunesse engagée, un maire plébiscité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>  <div id="pAPw2CpggoT5YASTsnwLv-content-0"><span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce paysage contrasté, deux signaux forts émergent. D’abord, la figure du maire, seule autorité encore pleinement légitime. Ensuite, la jeunesse, dont l’engagement local dépasse désormais celui des seniors. Une inversion des clichés qui pourrait devenir un levier puissant, à condition de savoir la mobiliser. Car la France n’est pas uniforme : Bretagne, Grand Est, Île-de-France ou Guadeloupe expriment des identités territoriales radicalement différentes, qu’il faudra accompagner avec finesse.</span> <br />  <strong><span style="white-space: pre-wrap;">Au final, l’étude dessine une France attachée mais inquiète, riche de liens mais pauvre en perspectives. Aux acteurs économiques locaux, et notamment aux banques coopératives régionales, de transformer cet attachement en moteur de développement. Le territoire n’est pas qu’un décor : c’est un capital vivant qui attend qu’on lui redonne de l’élan.</span></strong></div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96017579-67007264.jpg?v=1776159264" alt=""Le territoire n'est pas une frontière : c'est un lien." Les Français et leur territoire. Etude FNCE" title=""Le territoire n'est pas une frontière : c'est un lien." Les Français et leur territoire. Etude FNCE" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>La <a class="link" href="https://www.groupebpce.com/annuaire/federation-nationale-des-caisses-depargne/?" target="_blank"><strong>Fédération nationale des Caisses d’Épargne (FNCE)</strong> </a>  représente les 15 Caisses d’Épargne régionales et leurs sociétaires. Née en 1999, elle promeut le modèle coopératif, accompagne la gouvernance, soutient les actions RSE et porte la voix des Caisses d’Épargne au sein du Groupe BPCE et sur les territoires.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #étudeterritorialeFrance #analyserelationterritoire #attractivitélocale #financementprojetslocaux #banquecoopérativerégionale #servicespublicsproximité #désertificationmédicale #engagementjeunesterritoires #identitérégionaleFrance #développement économique local
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96017579-66984241.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-territoire-n-est-pas-une-frontiere-c-est-un-lien-Les-Francais-et-leur-territoire-Etude-FNCE_a7381.html</link>
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   <title>L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 14:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Sahel, longtemps perçu par le prisme réducteur de l'instabilité sécuritaire, traverse aujourd'hui une mutation doctrinale et territoriale sans précédent. La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le 16 septembre 2023, en est l’expression la plus nette. Au cœur de cette transformation, l'émergence d'une intelligence économique africaine s'affirme non pas comme une simple copie de modèles extérieurs, mais comme un outil stratégique ancré dans les réalités du continent pour répondre aux enjeux de puissance et de développement durable.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95939482-66954573.jpg?v=1775742614" alt="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" title="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <style type="text/css">@font-face  	{font-family:"Cambria Math";  	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face  	{font-family:NSimSun;  	panose-1:2 1 6 9 3 1 1 1 1 1;  	mso-font-charset:134;  	mso-generic-font-family:modern;  	mso-font-pitch:fixed;  	mso-font-signature:515 680460288 22 0 262145 0;}@font-face  	{font-family:"Google Sans Text";  	panose-1:2 11 6 4 2 2 2 2 2 4;  	mso-font-alt:Calibri;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:auto;  	mso-font-pitch:auto;  	mso-font-signature:0 0 0 0 0 0;}@font-face  	{font-family:"Liberation Serif";  	panose-1:2 11 6 4 2 2 2 2 2 4;  	mso-font-alt:"Times New Roman";  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:0 0 0 0 0 0;}@font-face  	{font-family:"\@NSimSun";  	mso-font-charset:134;  	mso-generic-font-family:modern;  	mso-font-pitch:fixed;  	mso-font-signature:515 680460288 22 0 262145 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  	{mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	margin:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	mso-hyphenate:none;  	text-autospace:ideograph-other;  	font-size:12.0pt;  	font-family:"Liberation Serif",serif;  	mso-fareast-font-family:NSimSun;  	mso-bidi-font-family:Arial;  	mso-font-kerning:1.5pt;  	mso-fareast-language:ZH-CN;  	mso-bidi-language:HI;}p.Textbody, li.Textbody, div.Textbody  	{mso-style-name:"Text body";  	mso-style-unhide:no;  	margin-top:0cm;  	margin-right:0cm;  	margin-bottom:7.0pt;  	margin-left:0cm;  	line-height:115%;  	mso-pagination:widow-orphan;  	mso-hyphenate:none;  	text-autospace:ideograph-other;  	font-size:12.0pt;  	font-family:"Liberation Serif",serif;  	mso-fareast-font-family:NSimSun;  	mso-bidi-font-family:Arial;  	mso-font-kerning:1.5pt;  	mso-fareast-language:ZH-CN;  	mso-bidi-language:HI;}.MsoChpDefault  	{mso-style-type:export-only;  	mso-default-props:yes;  	font-family:"Liberation Serif",serif;  	mso-ascii-font-family:"Liberation Serif";  	mso-fareast-font-family:NSimSun;  	mso-hansi-font-family:"Liberation Serif";  	mso-bidi-font-family:Arial;  	mso-font-kerning:1.5pt;  	mso-ligatures:none;  	mso-fareast-language:ZH-CN;  	mso-bidi-language:HI;}.MsoPapDefault  	{mso-style-type:export-only;  	text-autospace:ideograph-other;}div.WordSection1  	{page:WordSection1  </style>  <span style="font-family:&quot;Google Sans Text&quot;">C’est sur base de cette situation inédite et des besoins qu’elle suscite, que le 28 mars 2026, à Paris, le 5éme Débat Africain de l’Intelligence Économique, organisé par l’<a class="link" href="https://iars-africa.org/?playlist=f533b3b&amp;video=a244925" target="_blank">Institut Africain de la Réflexion Stratégique (IARS) </a>et le cabinet <a class="link" href="https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7447654168422572032/?originTrackingId=9wd%2F4UH%2BjbvZPmGd8ilvrQ%3D%3D" target="_blank">UNOO’K</a>, a réuni une quinzaine d’experts pour alimenter les réflexions et dégager des pistes d’action pour les États concernés.</span> <br />  *&nbsp;<a class="link" href="https://aes.ml/a-propos-de-laes/" target="_blank">Alliance des États du Sahel (AES)&nbsp;</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dépasser les invariants de l’intelligence économique pour une approche africaine enracinée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Si l'intelligence économique repose sur des piliers universels — la veille (recherche et traitement de l’information), la sécurité économique (protection du patrimoine) et l'influence (exploitation stratégique) — sa déclinaison africaine doit impérativement intégrer des spécificités locales. <br />   <br />  Elle doit être enracinée, « humano-centrée », collaborative et inclusive, visant la protection d'un patrimoine qui dépasse les seules infrastructures pour englober les ressources humaines, culturelles et historiques. L'objectif est clair : faire du continent et des États africains des acteurs de la guerre économique mondiale plutôt qu'un agrégat de champs de bataille pour les grandes puissances. Tel est la colonne vertébrale du Débat Africain de l’Intelligence Économique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la rente extractive à la souveraineté territoriale</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95939482-66954622.jpg?v=1775742656" alt="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" title="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’un des défis majeurs pour les pays de l’Alliance des États du Sahel réside dans la transition d'un modèle extractif vers une valorisation locale des ressources. L'intelligence économique doit ici servir à identifier comment capter plus de valeur localement.&nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Premièrement par la structuration de pôles territoriaux autour des villes secondaires (Bobo-Dioulasso, Sikasso, Maradi) pour désengorger les capitales et créer des écosystèmes productifs. En effet, trop souvent, les États africains concentrent leur économie autour des capitales, au détriment du développement territorial de zones pourtant à fort potentiel. C’est la raison pour la quelle le développement de corridors économiques intégrés, transformant les axes de transport en véritables chaînes de valeur régionales est une nécessité absolue. Également, développer de tels corridors et zones franches avec les pays voisins (sur le modèle de la zone franche de Tindouf entre l’Algérie et la Mauritanie) pourrait ouvrir les économies des États de l’AES vers l’extérieur dans des conditions négociées.&nbsp; <br />   <br />  Enfin, par la maîtrise de la rente naturelle (or, uranium, pétrole) par une fiscalité optimisée, voir harmonisée (d’ores et déjà formalisée en partie), et un contrôle effectif des richesses pour réduire les dépendances extérieures. A ce titre, la renégociation des contrats miniers et pétroliers, avec une attention particulière sur les clauses d’arbitrage (clauses compromissoires), constitue à la fois une expression de souveraineté et de puissance : passer de l’imposition à la négociation dans une objectif gagnant-gagnant.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coopération mutuelle contre la compétition frontalière</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face aux menaces transfrontalières, la réponse ne peut être uniquement militaire. Elle exige une « souveraineté économique collective ». Cela se manifeste concrètement par une coopération alimentaire et énergétique solidaire et non compétitive. <br />   <br />  En matière agricole, la création de réserves céréalières communes et le partage d'infrastructures logistiques pour stabiliser les marchés face aux chocs climatiques est une nécessité. Ainsi, disposer de hubs régionaux sur les corridors logistiques pourrait contribuer à la compétitivité agricole des pays concernés. La spécialisation de l’agriculture en fonction des terroirs et des climats des trois pays constituerait également, à condition d’être encadrée, un avantage compétitif. <br />   <br />  Quant à l’énergie, sur le modèle du programme « Lumumba Energy » relatif à l’exploitation coordonnée de l’hydroélectricité en République Démocratique du Congo, l'exploitation coordonnée de l'uranium nigérien, autour d’une politique énergétique commune, dessine les contours d'une autonomie énergétique régionale ; il en va de même concernant les ressources aurifères et pétrolières. De plus, une coopération renforcée avec d’autres États africains en la matière (benchmark, retour d’expérience, partage de compétence,…) créerait des synergies régionales, voire continentales. <br />   <br />  Au-delà d’une souveraineté économique, la souveraineté militaire de l’AES résidera dans le dialogue, la sensibilisation des jeunes et l’implication des responsables religieux dans la lutte informationnelle contre le terrorisme et les formes les plus radicales des fondamentalismes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une souveraineté juridique à conquérir</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95939482-66954664.jpg?v=1775742685" alt="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" title="L’Intelligence Économique Africaine : Levier d'une Souveraineté Sahélienne en Recomposition" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Enfin, l'intelligence économique et la souveraineté ne peuvent s'exercer sans une sécurité juridique forte. Si l'OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) constitue une réussite majeure de mutualisation du droit des affaires, les États du Sahel doivent encore parachever leur souveraineté normative. <br />   <br />  Cela passe par une reprise de l'initiative en droit civil et pénal, afin que la norme ne soit plus un héritage passif, mais le reflet des réalités sociologiques et des ambitions numériques de l'Afrique d'aujourd'hui. Comme évoqué plus haut, la contractualisation entre les États et les sociétés multinationales (essentiellement dans les domaines minier, pétrolier mais aussi des infrastructures) doit être préparée en amont, s’orienter vers des contrats gagnant-gagnant et assurer une rente digne du caractère stratégique des ressources concernées (uranium, or, pétrole,…). <br />   <br />  Sans imposer un ordre constitutionnel commun, une reconnaissance constitutionnelle des « normes AES communes » dans une optique de souveraineté partagée constituerait une innovation juridique forte, voire un modèle pour le continent africain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En conclusion du 5éme Débat Africain de l’intelligence économique, les experts et les participants ont affirmé que l'heure n'était plus à la simple formulation de visions, mais à l'exécution territoriale rigoureuse. Le Sahel devient un laboratoire où la souveraineté réelle se gagne par l'information utile, la protection des actifs stratégiques et une solidarité régionale pragmatique. C'est à ce prix que le Sahel inventera son propre modèle de développement, stable et durable. <br />   <br />  Afin que les réflexions puissent continuer et ne reste pas lettre morte, les travaux de ce DAIE feront dans les semaines à venir l’objet d’un Libre Blanc qui sera diffusé aux dirigeants et responsables des États de l’AES. En effet, le DAIE n’est pas un colloque pour pérorer mais un espace public de discussion pour avancer...</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote>Docteur en sciences de gestion et diplômé de l’EGE, <a class="link" href="https://cercle-k2.fr/users/single/885/St%C3%A9phane-Mortier?utm_source=copilot.com" target="_blank">Stéphane Mortier </a>  est expert en intelligence économique et en droit OHADA. Spécialiste des enjeux stratégiques africains, il œuvre à la diffusion du droit des affaires, enseigne en France et en Afrique et contribue à de nombreux travaux sur la sécurité et la diplomatie économiques.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95939482-66954573.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-Intelligence-Economique-Africaine-Levier-d-une-Souverainete-Sahelienne-en-Recomposition_a7349.html</link>
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   <title>Désindustrialisation et parties prenantes territoriales : modéliser les interdépendances pour agir avec précision. Patrice Schoch</title>
   <pubDate>Tue, 17 Mar 2026 09:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à un territoire en déprise industrielle, la question que posent la plupart des acteurs publics, privés et associatifs est : quel est le niveau de risque ? C’est une bonne question. Mais ce n’est pas la première à poser.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95402306-66724755.jpg?v=1773737897" alt="Désindustrialisation et parties prenantes territoriales : modéliser les interdépendances pour agir avec précision. Patrice Schoch" title="Désindustrialisation et parties prenantes territoriales : modéliser les interdépendances pour agir avec précision. Patrice Schoch" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>La première question est : <em>qui sont les parties prenantes réelles de cette vulnérabilité, quelles sont leurs interdépendances, et à quelle vitesse chacune d'elles réagit-elle au choc ?</em> Sans réponse à cette question, l'évaluation du risque reste une photographie statique d'un système dynamique. Et une photographie statique d'un système dynamique conduit, presque mécaniquement, à des décisions soit trop tardives soit mal calibrées.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Repenser la notion de partie prenante territoriale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <style type="text/css">@font-face  	{font-family:"Cambria Math";  	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face  	{font-family:Aptos;  	panose-1:2 11 0 4 2 2 2 2 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:swiss;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:536871559 3 0 0 415 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  	{mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	margin-top:0cm;  	margin-right:0cm;  	margin-bottom:8.0pt;  	margin-left:0cm;  	line-height:107%;  	mso-pagination:widow-orphan;  	font-size:11.0pt;  	font-family:"Aptos",sans-serif;  	mso-ascii-font-family:Aptos;  	mso-ascii-theme-font:minor-latin;  	mso-fareast-font-family:Aptos;  	mso-fareast-theme-font:minor-latin;  	mso-hansi-font-family:Aptos;  	mso-hansi-theme-font:minor-latin;  	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";  	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;  	mso-font-kerning:1.0pt;  	mso-ligatures:standardcontextual;  	mso-fareast-language:EN-US;  	mso-no-proof:yes;}p.font-claude-response-body, li.font-claude-response-body, div.font-claude-response-body  	{mso-style-name:font-claude-response-body;  	mso-style-unhide:no;  	mso-margin-top-alt:auto;  	margin-right:0cm;  	mso-margin-bottom-alt:auto;  	margin-left:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	font-size:12.0pt;  	font-family:"Times New Roman",serif;  	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";}.MsoChpDefault  	{mso-style-type:export-only;  	mso-default-props:yes;  	font-size:11.0pt;  	mso-ansi-font-size:11.0pt;  	mso-bidi-font-size:11.0pt;  	font-family:"Aptos",sans-serif;  	mso-ascii-font-family:Aptos;  	mso-ascii-theme-font:minor-latin;  	mso-fareast-font-family:Aptos;  	mso-fareast-theme-font:minor-latin;  	mso-hansi-font-family:Aptos;  	mso-hansi-theme-font:minor-latin;  	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";  	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;  	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoPapDefault  	{mso-style-type:export-only;  	margin-bottom:8.0pt;  	line-height:107%;}div.WordSection1  	{page:WordSection1;}  </style>  <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">La théorie classique des parties prenantes — développée dans un cadre d'entreprise — identifie les acteurs selon leur pouvoir, leur légitimité et l'urgence de leurs demandes vis-à-vis d'une organisation centrale. Transposée au territoire, cette approche présente une limite structurelle : elle suppose qu'il existe un acteur focal autour duquel s'organisent les relations. Or un territoire n'a pas de centre. Il est un réseau d'interdépendances dans lequel chaque acteur est simultanément demandeur, offreur, contrainte et ressource pour les autres.</span> <br />    <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">&nbsp;</span> <br />    <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">Une partie prenante territoriale pertinente pour l'analyse d'une déprise industrielle n'est donc pas seulement l'acteur directement affecté par la fermeture d'un site. C'est tout acteur dont les comportements, les décisions ou les ressources influencent — ou sont influencés par — la trajectoire du territoire sur un horizon donné.</span> <br />    <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">&nbsp;</span> <br />    <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">Cette définition élargie produit une cartographie très différente de celle que génèrent les diagnostics classiques. Elle fait apparaître des acteurs que les analyses habituelles ignorent : le médecin qui envisage sa retraite sans successeur, le bailleur social dont les impayés anticipent la dégradation démographique, l'opérateur de transport scolaire dont le maintien conditionne la rétention des familles avec enfants, l'association d'insertion dont la capacité d'absorption détermine la vitesse de requalification des salariés licenciés.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La modélisation des interactions : trois niveaux d'analyse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Modéliser les interactions entre parties prenantes territoriales dans un contexte de déprise industrielle suppose d'opérer à trois niveaux distincts, chacun produisant une information décisionnelle spécifique. <br />  &nbsp; <br />  Le premier niveau est celui des <strong>flux d'interdépendance</strong> : qui dépend de qui, pour quoi, selon quelle intensité et selon quelle temporalité. Un sous-traitant dépend du donneur d'ordre pour 80 % de son chiffre d'affaires sur un horizon de douze mois. Un bailleur social dépend de la solvabilité des ménages locataires sur un horizon de cinq ans. Une école dépend des effectifs démographiques sur un horizon de deux à trois ans, au rythme des cohortes scolaires. Cartographier ces flux permet d'identifier les chaînes de transmission des effets de cascade — et donc les points où une intervention précoce peut interrompre la propagation. <br />  &nbsp; <br />  Le deuxième niveau est celui des <strong>besoins non exprimés</strong> : ce que chaque partie prenante cherche à résoudre sans nécessairement le formuler dans l'espace public. Le maire cherche une réponse visible avant les élections. La mutuelle cherche à stabiliser son portefeuille de risque. L'association cherche des financements pérennes pour absorber la vague d'accompagnement. L'entreprise qui envisage une implantation cherche à évaluer la disponibilité de main-d'œuvre qualifiée sur cinq ans. Ces besoins non exprimés sont précisément les points de levier d'une action coordonnée frugale — des espaces où une proposition bien calibrée peut mobiliser des ressources dispersées sans nécessiter de moyens exceptionnels. <br />  &nbsp; <br />  Le troisième niveau est celui des <strong>réalités asymétriques</strong> : chaque partie prenante dispose d'informations que les autres n'ont pas. Le médecin sait qu'il partira dans six ans et qu'aucun successeur n'a manifesté d'intérêt. La mutuelle sait que les arrêts maladie ont augmenté de 23 % sur le périmètre depuis dix-huit mois. Le bailleur social sait que trois immeubles ont vu leur taux de rotation doubler. Ces informations, prises séparément, semblent sectorielles. Mises en relation, elles dessinent une trajectoire territoriale que nul acteur individuel ne peut percevoir seul — et que seule la modélisation des interdépendances permet de reconstituer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De la modélisation à l'action frugale : quatre principes opérationnels</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce cadre analytique se traduit en quatre principes opérationnels pour les acteurs privés et associatifs qui souhaitent transformer la compréhension des interdépendances en décisions précises et efficientes. <br />   <br />  Le premier principe est celui de <strong>l'action au bon niveau</strong> : intervenir sur les acteurs-levier plutôt que sur les symptômes visibles. Dans un réseau d'interdépendances territoriales, certains acteurs occupent des positions structurelles qui leur confèrent une capacité d'influence disproportionnée sur la trajectoire collective. Les identifier — par leur centralité dans le réseau, leur maîtrise des temporalités critiques, ou leur accès à des ressources rares — permet de concentrer les efforts là où l'effet est maximal. <br />  &nbsp; <br />  Le deuxième principe est celui de <strong>l'action au bon moment</strong> : chaque configuration territoriale présente des fenêtres d'opportunité dans lesquelles une action modeste produit des effets significatifs, et des zones de résistance dans lesquelles la même action nécessite des ressources démesurées. La modélisation des temporalités différentielles permet de localiser ces fenêtres avant qu'elles ne se referment. <br />  &nbsp; <br />  Le troisième principe est celui de <strong>l'action mesurable</strong> : définir a priori les indicateurs qui permettront d'évaluer l'effet de l'intervention — non pas sur les indicateurs officiels, dont le délai de consolidation est de cinq à sept ans, mais sur les signaux avancés qui reflètent les dynamiques réelles du territoire à court terme. <br />  &nbsp; <br />  Le quatrième principe est celui de <strong>l'action frugale</strong> : non pas la plus grande ou la plus visible, mais la plus efficiente — celle qui mobilise les ressources existantes du territoire plutôt que d'en importer de nouvelles, qui s'appuie sur les interdépendances déjà actives plutôt que de chercher à les reconfigurer, et qui produit des effets auto-entretenus plutôt que dépendants d'une intervention continue. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que cette approche change pour la veille des acteurs privés</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <style type="text/css">@font-face  	{font-family:"Cambria Math";  	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:roman;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}@font-face  	{font-family:Aptos;  	panose-1:2 11 0 4 2 2 2 2 2 4;  	mso-font-charset:0;  	mso-generic-font-family:swiss;  	mso-font-pitch:variable;  	mso-font-signature:536871559 3 0 0 415 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  	{mso-style-unhide:no;  	mso-style-qformat:yes;  	mso-style-parent:"";  	margin-top:0cm;  	margin-right:0cm;  	margin-bottom:8.0pt;  	margin-left:0cm;  	line-height:107%;  	mso-pagination:widow-orphan;  	font-size:11.0pt;  	font-family:"Aptos",sans-serif;  	mso-ascii-font-family:Aptos;  	mso-ascii-theme-font:minor-latin;  	mso-fareast-font-family:Aptos;  	mso-fareast-theme-font:minor-latin;  	mso-hansi-font-family:Aptos;  	mso-hansi-theme-font:minor-latin;  	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";  	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;  	mso-font-kerning:1.0pt;  	mso-ligatures:standardcontextual;  	mso-fareast-language:EN-US;  	mso-no-proof:yes;}p.font-claude-response-body, li.font-claude-response-body, div.font-claude-response-body  	{mso-style-name:font-claude-response-body;  	mso-style-unhide:no;  	mso-margin-top-alt:auto;  	margin-right:0cm;  	mso-margin-bottom-alt:auto;  	margin-left:0cm;  	mso-pagination:widow-orphan;  	font-size:12.0pt;  	font-family:"Times New Roman",serif;  	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";}.MsoChpDefault  	{mso-style-type:export-only;  	mso-default-props:yes;  	font-size:11.0pt;  	mso-ansi-font-size:11.0pt;  	mso-bidi-font-size:11.0pt;  	font-family:"Aptos",sans-serif;  	mso-ascii-font-family:Aptos;  	mso-ascii-theme-font:minor-latin;  	mso-fareast-font-family:Aptos;  	mso-fareast-theme-font:minor-latin;  	mso-hansi-font-family:Aptos;  	mso-hansi-theme-font:minor-latin;  	mso-bidi-font-family:"Times New Roman";  	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;  	mso-fareast-language:EN-US;}.MsoPapDefault  	{mso-style-type:export-only;  	margin-bottom:8.0pt;  	line-height:107%;}div.WordSection1  	{page:WordSection1;}  </style>  <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">L'implication pratique de ce cadre pour les acteurs privés est directe : la veille territoriale pertinente n'est pas une veille sur les indicateurs d'un territoire. C'est une veille sur les comportements, les besoins et les interdépendances de ses parties prenantes — une veille relationnelle et dynamique, orientée vers la détection précoce des configurations dans lesquelles une action coordonnée et frugale peut encore infléchir une trajectoire avant qu'elle ne devienne statistiquement visible et politiquement coûteuse à traiter.</span> <br />    <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">&nbsp;</span> <br />    <p class="font-claude-response-body" style="margin:0cm;text-align:justify"><span style="font-family:&quot;Arial&quot;,sans-serif">Les prochains épisodes de cette série déclineront cette grille analytique sur d'autres formes de vulnérabilité territoriale — médicale, hydrique, démographique, agricole — en maintenant le même fil directeur : cartographier les parties prenantes réelles de chaque désert, modéliser leurs interdépendances et leurs temporalités, identifier les leviers d'action frugale avant le point de bascule.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/patrice-schoch/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94282538-65762994.jpg?v=1770885469" title="Gardez le contact" /></a>   <div class="legende legende_65762994"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/patrice-schoch/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/patrice-schoch/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Patrice Schoch </a>  est enseignant-chercheur en sciences de gestion, spécialisé en intelligence économique territoriale, gouvernance des écosystèmes et parties prenantes. Il conduit ses travaux au sein de l’OCRE Research Lab (EDC Paris Business School) et est chercheur associé au sein du Laboratoire Interdisciplinaire des Mutations des Espaces Economiques et Politiques (LIMEEP-PS – UVSQ). Il s’intéresse particulièrement aux méthodes de veille et d’anticipation appliquées aux territoires. <br />  Auteur de plusieurs publications sur l’intelligence stratégique publique, il pilote aujourd’hui NexTerra, un programme de recherche et développement consacré à la modélisation des parties prenantes territoriales et aux effets « boule de neige » des décisions collectives. <br />  &nbsp;</div>  </blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95402306-66724755.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Desindustrialisation-et-parties-prenantes-territoriales-modeliser-les-interdependances-pour-agir-avec-precision-Patrice_a7222.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>L’intelligence économique, un révélateur des visions du monde des dirigeants. Entretien avec Julien Poisson. Université de Caen Normandie</title>
   <pubDate>Tue, 10 Feb 2026 17:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Loin des a priori d’une discipline tournée vers l’affrontement, Julien Poisson révèle une intelligence économique profondément ancrée dans les dynamiques territoriales. Entre réseaux d’entrepreneurs, acteurs-pivots et logiques de coopération, ce sont les pratiques locales — plus que les experts — qui diffusent l’IE et lui donnent sens. Une autre manière de comprendre la stratégie en entreprise. Nous l'avons rencontré pour aller avec lui un peu plus loin au coeur de sa thèse.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94259636-65751786.jpg?v=1770742880" alt="L’intelligence économique, un révélateur des visions du monde des dirigeants. Entretien avec Julien Poisson. Université de Caen Normandie" title="L’intelligence économique, un révélateur des visions du monde des dirigeants. Entretien avec Julien Poisson. Université de Caen Normandie" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong style="white-space: normal;">Titre :</strong> <em style="white-space: normal;">Réseaux inter-organisationnels et représentations de l’intelligence économique</em> <br />  <strong style="white-space: normal;">Accès HAL :</strong> <a class="link" href="https://theses.hal.science/tel-05474237v1 " target="_blank"><span aria-label="https://theses.hal.science/tel-05474237v1, vous serez amené(e) à theses.hal.science" data-url="https://theses.hal.science/tel-05474237v1" role="button" style="white-space: normal;" tabindex="0">https://theses.hal.science/tel-05474237v1 </span> </a></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dans vos travaux, vous abordez l’intelligence économique sous l’angle des pratiques, en utilisant le terme de « praxéologie ». Pouvez-vous préciser ce choix ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Effectivement, je considère l’intelligence économique comme un « champ de pratiques » et non comme un concept. <br />   <br />  Plus particulièrement, je vois l’IE comme une « praxéologie du stratégique », ce qui me mène à la considérer comme relative à un système de pratiques lié à un système d’idées. Autrement dit, l’IE est pour moi une façon de faire, de parler et de penser le management stratégique. <br />  Cette approche refuse d’essentialiser les concepts et permet de rester ouvert à d’autres discours mobilisés pour rendre compte des mêmes pratiques. De cette manière, j’ai pu observer des dirigeants qui font de l’IE tout en ayant un réel désintérêt pour le concept et qui mobilisent donc d’autres discours pour en rendre compte. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Votre analyse montre que les représentations de la mondialisation influencent fortement la perception de l’intelligence économique. Comment ces visions du monde façonnent elles concrètement les pratiques des dirigeants ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">D’abord, je précise que la notion de « mondialisation » a été utilisée pour parvenir à recueillir leurs représentations de leur environnement socio-économique. Cela a permis d’identifier des logiques sous-jacentes au rejet ou à l’adoption de pratiques d’IE. <br />   <br />  Il est apparu de façon très nette qu’il existe un lien causal entre la façon dont les dirigeants d’entreprises se représentent le monde actuel et le rôle qu’y joue leur entreprise, et leur adoption ou leur rejet de l’IE. <br />  Concrètement, la perception de la fin de la « mondialisation heureuse » (voire d’un processus de « démondialisation » en cours), mêlée à une ferme volonté d’ancrage territorial de ses activités, aura une forte tendance à conduire à l’adoption de pratiques d’IE. <br />   <br />  Deux choses apparaissent rapidement :  <ul>  	<li class="list">L’acculturation à la géopolitique et un regard critique sur l’état du monde permettent de donner du sens à des pratiques.</li>  	<li class="list">Les pratiques d’IE apparaissent aussi comme des moyens de « faire territoire ».</li>  </ul>  Certains seraient surpris de voir des « entreprises à mission » ou, plus largement, de l’ESS faire plus d’IE qu’une entreprise de la BITD. En réalité, cela indique, à l’échelle d’un territoire, que l’IE ne se conjugue pas uniquement avec une logique d’affrontement. D’ailleurs, à cette échelle, c’est encore la coopération qui permet le mieux de trouver des solutions. On peut s’en réjouir. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous insistez sur le rôle des réseaux dans la diffusion et la légitimation de ces pratiques. Quels types de réseaux s’avèrent les plus déterminants et pourquoi ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui a été observé, ce sont tous les bénéfices que pouvait obtenir un dirigeant capable de s’impliquer dans des réseaux différents et complémentaires. D’abord, précisons qu’un réseau, suivant ses caractéristiques, vous permettra d’obtenir différentes informations. <br />   <br />  • Un réseau de dirigeants qui se voient de temps en temps (on dit que les liens y sont faibles) pour suivre des conférences ou des formations, qui leur permet d’obtenir de nouvelles informations. Nous l’avons appelé « le réseau du pas de côté » ; <br />   <br />  • Un réseau de dirigeants qui se voient très souvent et depuis longtemps (on dit que les liens y sont forts), leur permet d’assimiler des informations complexes et de faire évoluer leurs pratiques. Nous l’avons appelé « laboratoire ». <br />   <br />  Ces réseaux sont plus ou moins denses, mais tous deux homogènes (c’est-à-dire composés d’entreprises de tailles et de secteurs différents) et à l’initiative des entrepreneurs eux-mêmes. <br />   <br />  Nous avons observé aussi un troisième réseau, peu dense et très homogène, mobilisé par les dirigeants dans le cadre de leur démarche d’influence. Ce réseau, appelé dans la thèse « réseau relais », correspond aux pôles de compétitivité, clubs d’entreprises et clusters organisés par les pouvoirs publics, et en particulier la Région. Autrement dit, en Normandie, la diffusion de pratiques se fait en dehors des réseaux institutionnels. <br />   <br />  Ainsi, ce qui est déterminant est la combinaison de ces trois réseaux. Se pose alors la question du lien entre ces différents collectifs. C’est là qu’intervient le rôle fondamental de ce qu’on appelle « l’acteur pivot », sur lequel je reviendrai. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous identifiez des freins cognitifs et organisationnels qui peuvent conduire au rejet de l’intelligence économique. Quels sont, selon vous, les obstacles principaux ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En effet, c’est à l’occasion d’une étude de cas menée auprès d’une entreprise normande que nous avons pu relever des freins à l’adoption de pratiques. Cette recherche s’est penchée sur un type de pratiques d’IE, à savoir les pratiques d’anticipation (la veille, la prospective, la gestion des risques, etc.). Nous avons d’abord remarqué qu’il existait une grande différence d’appropriation des pratiques au sein d’une même organisation. Une différence structurée par des niveaux hiérarchiques différents. Cela n’a rien d’étonnant : des fonctions supports mobilisent des pratiques d’anticipation dans le cadre de leurs missions, tandis que les directions s’en servent pour prendre des décisions. Ce qui est plus étonnant, ce sont les grandes différences de visions du monde et du futur de leur secteur entre les niveaux hiérarchiques. <br />   <br />  Là encore, pour faire court, on a d’un côté les fonctions supports qui plaident pour une adaptation du modèle d’affaires aux enjeux écologiques et géopolitiques ; de l’autre, les dirigeants, guidés par une logique quasi exclusivement financière, qui prônent le business as usual. Dans notre cas, cette opposition mène à un rejet ou à une incompréhension des travaux d’anticipation par les dirigeants, car leurs conclusions viendraient contredire leurs visions du monde et du secteur. <br />   <br />  Cela me fait dire que la question des « récits », de plus en plus posée au niveau sociétal, méritait de l’être également au niveau organisationnel. Cela montre à quel point la diffusion de pratiques dépend aussi de rapports de force au sein même des organisations. Enfin, il semble que la logique purement économique, marquée par la recherche systématique d’un retour sur investissement immédiat, soit assez peu compatible avec des pratiques d’IE. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Votre thèse montre que la diffusion de pratiques d’intelligence économique repose davantage sur des acteurs de terrain que sur les experts du domaine. Qu’est ce que cela implique pour les politiques publiques et les stratégies d’accompagnement des entreprises ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Déjà, cela veut dire qu’une grande partie du corpus produit par des acteurs de l’IE soit n’arrive pas jusqu’aux oreilles des décideurs économiques, soit ne fait pas sens pour eux, voire les repousse. C’est ce qui m’a fait écrire dans la thèse que les experts de l’IE évoluent dans des « mondes sociaux » différents. <br />   <br />  Pour tenter de faire adopter des pratiques d’IE, mes travaux insistent sur le rôle spécifique d’acteurs « pivots » et de « l’intermédiation territoriale », c’est-à-dire des acteurs capables de connecter différents collectifs entre eux, mais aussi de traduire des discours en des termes qui y font sens. Dit autrement, il est nécessaire de mener une démarche d’influence. <br />  Cela implique d’être fréquemment, et pendant une longue période, au contact des décideurs. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Peut-être une réflexion plus personnelle, un conseil de lecture, un rendez-vous...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Je pense qu’il est essentiel d’inclure dans ses lectures et dans sa veille des auteurs et des revues de science régionale. C’est un champ scientifique pluridisciplinaire qui se trouve au plus près des problématiques de développement territorial. <br />  &nbsp; <br />  Je peux citer ici la Revue d’Économie Régionale &amp; Urbaine (<a class="link" href="https://reru.fr/" target="_blank">RERU</a>), qui est la revue française de science régionale de référence. Elle est liée à l’Association de Science Régionale de Langue Française (<a class="link" href="https://asrdlf.org/" target="_blank">ASRDLF</a>), elle-même en lien avec son équivalent international, l’European Regional Science Association (<a class="link" href="https://ersa.org/" target="_blank">ERSA</a>). Je peux aussi mentionner les revues d’envergure internationale <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tudes_r%C3%A9gionales" target="_blank">Regional Studies</a>  et <a class="link" href="https://www.sciencedirect.com/journal/global-challenges-and-regional-science" target="_blank">Global Challenges &amp; Regional Science.</a>  <br />   <br />  On m’a beaucoup dit que la sphère académique s’intéressait peu aux questions de guerre économique, un constat qui me met un peu mal à l’aise quand on connaît la réalité. Pour défaire cette idée, j’encourage la lecture de <a class="link" href="https://www.fnac.com/a20780832/Dimitri-Uzunidis-Geopolitique-des-crises-economiques" target="_blank">Géopolitique des crises économiques : Mondes et merveilles</a>. <br />  Cet ouvrage analyse les crises économiques contemporaines à travers les contributions de 54 auteurs publiées en 2020 sur le blog du Réseau de Recherche sur l’Innovation (<a class="link" href="https://rri.univ-littoral.fr/" target="_blank">RRI</a>). <br />  Cela donne un bon panel de chercheurs qui s’intéressent bel et bien aux grands bouleversements que nous vivons. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Julien Poisson d'avoir répondu à nos questions, et probablement à bientôt pour d'autres échanges !</b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
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      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="photo shadow left"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82637145-59258134.jpg?v=1725709486" title="Gardez le contact" /></a>   <div class="legende legende_59258134"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span class="result-text" data-v-4c7a99ff="">Julien Poisson es</span>t Docteur en Sciences de gestion<span class="result-text" data-v-4c7a99ff=""> à la fois à l'Université de Caen Normandie et à l'EM Normandie Business School. <br />  Il est impliqué dans un projet de recherche financé par la Région Normandie, en partenariat avec le NIMEC (Normandie Innovation Marché Entreprise Consommation)2. <br />  Il se spécialise dans l'étude de l'intelligence économique et de la géopolitique appliquée aux entreprises. Il souligne l'importance pour les dirigeants d'entreprises de comprendre les enjeux géopolitiques pour une meilleure gestion des risques et des dépendances stratégiques. </span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/L-intelligence-economique-un-revelateur-des-visions-du-monde-des-dirigeants-Entretien-avec-Julien-Poisson-Universite-de_a7029.html</link>
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