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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T14:30:16+02:00</dc:date>
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   <title>SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 09:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   SoftBank veut faire de la France l’un des nouveaux centres nerveux de l’IA mondiale. Avec un investissement colossal et des gigawatts de calcul, le territoire devient un champ de bataille stratégique où se jouent souveraineté numérique, puissance énergétique et influence géopolitique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96815105-67484915.jpg?v=1780400406" alt="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" title="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intelligence artificielle a besoin d'un territoire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'annonce de <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/SoftBank" target="_blank">SoftBank </a>  n'est pas seulement une nouvelle économique. C'est une déclaration géopolitique. Le groupe japonais dirigé par Masayoshi Son prévoit d'investir jusqu'à 75 milliards d'euros pour développer en France une capacité de calcul destinée à l'intelligence artificielle pouvant atteindre 5 gigawatts. Une première phase de 45 milliards d'euros doit permettre de construire 3,1 gigawatts de capacité d'ici 2031 dans les Hauts-de-France, notamment autour de Dunkerque, Bosquel et Bouchain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce chiffre est immense. Il rappelle une vérité souvent oubliée : l'intelligence artificielle n'est pas immatérielle. Elle a besoin de sol, d'énergie, d'eau, de câbles, de réseaux électriques, d'autorisations administratives, d'ingénieurs, de sécurité physique et de stabilité politique. Le calcul ne flotte pas dans un nuage abstrait. Il vit dans des centres de données gigantesques, consomme des quantités considérables d'électricité et devient une infrastructure stratégique comparable aux chemins de fer du XIXe siècle, au pétrole du XXe siècle et aux semi-conducteurs du XXIe siècle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France comme plateforme européenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">SoftBank justifie son choix par les capacités énergétiques françaises, l'écosystème technologique du pays et son vivier d'ingénieurs. Cette explication paraît technique. Elle est en réalité profondément politique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France dispose d'un parc nucléaire qui lui permet d'offrir une électricité relativement stable et faiblement carbonée. Dans une économie numérique où les centres de données deviennent de plus en plus énergivores, cette caractéristique devient un avantage stratégique. Paris comprend que la souveraineté numérique ne dépend pas seulement des logiciels ou des modèles d'intelligence artificielle. Elle dépend aussi de l'énergie qui permet de les faire fonctionner.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le choix des Hauts-de-France n'est pas anodin. Dunkerque est déjà un nœud industriel, énergétique et portuaire. Bosquel et Bouchain s'inscrivent dans une région que l'État français veut transformer en plateforme de la nouvelle économie numérique. C'est une reconversion historique : là où dominaient autrefois le charbon, l'acier, la logistique lourde et l'industrie classique, s'installent désormais les centres de données, la fibre optique, les réseaux électriques renforcés et la puissance de calcul.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le scénario économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'investissement de SoftBank s'inscrit dans une dynamique plus large : celle d'une France qui cherche à attirer les grands capitaux internationaux dans les secteurs de l'intelligence artificielle, des infrastructures numériques, de l'énergie et de la réindustrialisation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour Paris, l'objectif est double. D'un côté, il s'agit d'attirer des investissements massifs dans un secteur à très forte valeur ajoutée. De l'autre, il s'agit d'éviter que l'Europe reste uniquement consommatrice de technologies conçues, financées et contrôlées ailleurs.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais la contradiction apparaît immédiatement. Si les centres de données sont installés sur le territoire français, mais que le capital, la direction stratégique et l'orientation industrielle relèvent d'un géant japonais intégré au capitalisme technologique mondial, la souveraineté européenne reste incomplète.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La vraie question n'est donc pas seulement : combien d'emplois seront créés ? La vraie question est : qui contrôlera la capacité de calcul ? Qui décidera des priorités d'utilisation ? Qui aura accès aux données, aux modèles, aux applications industrielles et aux usages militaires qui passeront par ces infrastructures ?</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'évaluation stratégique et militaire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96815105-67484974.jpg?v=1780400464" alt="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" title="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'intelligence artificielle n'est plus un simple secteur civil. Elle est désormais au cœur de la guerre future. Le ciblage, la surveillance satellitaire, la guerre électronique, l'analyse d'images, la défense antimissile, les drones, la cybersécurité, la logistique militaire, les simulations opérationnelles et la prise de décision automatisée dépendent tous de la capacité à traiter d'immenses volumes de données très rapidement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Un pays qui accueille de grandes infrastructures de calcul n'accueille donc pas seulement des serveurs. Il accueille une composante de la puissance militaire de demain. C'est pourquoi les centres de données deviennent des infrastructures critiques, à protéger comme les ports, les aéroports, les centrales électriques, les réseaux de télécommunications et les bases militaires.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France le sait parfaitement. Puissance nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, pays doté d'une industrie de défense autonome, elle voit dans l'intelligence artificielle non seulement une opportunité économique, mais un multiplicateur de puissance stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le risque, cependant, est réel : construire une souveraineté européenne à partir de capitaux, de plateformes et d'intérêts extra-européens. Dans ce cas, l'Europe ne serait plus seulement dépendante industriellement. Elle pourrait devenir dépendante sur le plan computationnel.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La partie géopolitique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La décision de SoftBank doit être lue dans la compétition entre les États-Unis, la Chine, le Japon et l'Europe. Masayoshi Son a engagé SoftBank dans une stratégie très offensive sur l'intelligence artificielle, avec de grands investissements aux États-Unis et dans les infrastructures de calcul de nouvelle génération.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France devient ainsi le terrain européen d'une compétition mondiale. Le Japon, à travers SoftBank, cherche à ne pas rester écrasé entre Washington et Pékin. Les États-Unis veulent conserver le contrôle de la frontière technologique. La Chine construit sa propre autonomie numérique. L'Europe tente de rattraper un retard considérable. Et Paris, fidèle à sa tradition stratégique, cherche à transformer une dépendance en levier de puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le message français est clair : celui qui veut développer l'intelligence artificielle en Europe devra aussi passer par la France. Non seulement par l'Irlande, les Pays-Bas ou l'Allemagne. La France offre de l'énergie nucléaire, du territoire industriel, des ingénieurs, un État régulateur et une ambition politique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La dimension géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La géoéconomie de l'intelligence artificielle repose sur quatre éléments : les semi-conducteurs, l'énergie, les données et la capacité de calcul. L'Europe reste faible dans les semi-conducteurs les plus avancés et dépend largement des États-Unis et de l'Asie orientale. Mais elle peut tenter de jouer la carte de l'énergie, de la réglementation et des infrastructures.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">SoftBank apporte le capital et la vision industrielle. La France offre l'énergie, le territoire et la légitimité politique européenne. Le résultat pourrait devenir l'un des plus grands pôles d'intelligence artificielle du continent. Mais il pourrait aussi montrer une fois encore que la souveraineté technologique européenne demeure partielle : le continent fournit le sol, l'électricité, la main-d'œuvre qualifiée et le marché ; d'autres apportent les capitaux, les plateformes et souvent la direction stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Voilà la contradiction centrale. L'Europe veut devenir une puissance numérique, mais elle risque de devenir le lieu physique où d'autres construisent leurs chaînes de valeur.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La nouvelle souveraineté passe par les centres de données</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96815105-67484979.jpg?v=1780400508" alt="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" title="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La décision de SoftBank montre que la puissance du XXIe siècle ne se mesure plus seulement en divisions militaires, en porte-avions ou en réserves pétrolières. Elle se mesure aussi en gigawatts de calcul.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cinq gigawatts dédiés à l'intelligence artificielle ne sont pas un chiffre technique. Ils sont une mesure de puissance. Ils indiquent la capacité d'un pays à traiter des données, former des modèles, attirer des entreprises, soutenir des industries, renforcer sa défense et peser dans la compétition mondiale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France a compris que l'intelligence artificielle ne peut pas être séparée de la politique industrielle, de l'énergie et de la sécurité nationale. Elle accueille donc SoftBank comme un investisseur, mais aussi comme un acteur stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Reste une question décisive : cette infrastructure renforcera-t-elle vraiment la souveraineté européenne ou rendra-t-elle l'Europe plus dépendante d'un capitalisme technologique global qui utilise son territoire comme plateforme énergétique, industrielle et réglementaire ?</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>C'est là que se joue la partie. Non dans les communiqués triomphants, non dans les chiffres spectaculaires, mais dans le contrôle effectif des infrastructures. Car à l'âge de l'intelligence artificielle, celui qui possède le calcul possède le temps, la prévision, la surveillance, la production et, en dernière instance, une part essentielle de la souveraineté.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.usine-digitale.fr/intelligence-artificielle/data-centers-softbank-va-investir-75-milliards-deuros-en-france-pour-construire-des-ai-factories-dont-plus-de-la-moitie-dans-les-hauts-de-france.FNGYHUBZCNDODJLH6DCVKSKHME.html" target="_blank">https://www.usine-digitale.fr/intelligence-artificielle/data-centers-softbank-va-investir-75-milliards-deuros-en-france-pour-construire-des-ai-factories-dont-plus-de-la-moitie-dans-les-hauts-de-france.FNGYHUBZCNDODJLH6DCVKSKHME.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.ladepeche.fr/2026/05/31/ia-le-japonais-softbank-annonce-un-investissement-de-75-milliards-deuros-en-france-pour-developper-un-reseau-de-data-centers-13396553.php" target="_blank">https://www.ladepeche.fr/2026/05/31/ia-le-japonais-softbank-annonce-un-investissement-de-75-milliards-deuros-en-france-pour-developper-un-reseau-de-data-centers-13396553.php</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/softbank-s-engage-a-investir-75-milliards-d-euros-pour-construire-un-centre-d-ia-en-france-ft-ce7f5dd8dd89f121" target="_blank">https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/softbank-s-engage-a-investir-75-milliards-d-euros-pour-construire-un-centre-d-ia-en-france-ft-ce7f5dd8dd89f121</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://group.softbank/en/news/press/20260531_0" target="_blank">https://group.softbank/en/news/press/20260531_0</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels</strong></span>.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #ArtificialIntelligence #AIInfrastructure #SoftBank #DigitalSovereignty #DataCenters #GeopoliticsOfAI #TechInvestment #ComputingPower #EuropeanTech #EnergyAndAI
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96815105-67484915.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/SoftBank-en-France-la-nouvelle-fabrique-de-la-puissance-artificielle_a7685.html</link>
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   <title>SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 09:01:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   SoftBank veut faire de la France l’un des nouveaux centres nerveux de l’IA mondiale. Avec un investissement colossal et des gigawatts de calcul, le territoire devient un champ de bataille stratégique où se jouent souveraineté numérique, puissance énergétique et influence géopolitique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96877214-67526266.jpg?v=1780400406" alt="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" title="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intelligence artificielle a besoin d'un territoire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'annonce de <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/SoftBank" target="_blank">SoftBank </a>  n'est pas seulement une nouvelle économique. C'est une déclaration géopolitique. Le groupe japonais dirigé par Masayoshi Son prévoit d'investir jusqu'à 75 milliards d'euros pour développer en France une capacité de calcul destinée à l'intelligence artificielle pouvant atteindre 5 gigawatts. Une première phase de 45 milliards d'euros doit permettre de construire 3,1 gigawatts de capacité d'ici 2031 dans les Hauts-de-France, notamment autour de Dunkerque, Bosquel et Bouchain.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce chiffre est immense. Il rappelle une vérité souvent oubliée : l'intelligence artificielle n'est pas immatérielle. Elle a besoin de sol, d'énergie, d'eau, de câbles, de réseaux électriques, d'autorisations administratives, d'ingénieurs, de sécurité physique et de stabilité politique. Le calcul ne flotte pas dans un nuage abstrait. Il vit dans des centres de données gigantesques, consomme des quantités considérables d'électricité et devient une infrastructure stratégique comparable aux chemins de fer du XIXe siècle, au pétrole du XXe siècle et aux semi-conducteurs du XXIe siècle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France comme plateforme européenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">SoftBank justifie son choix par les capacités énergétiques françaises, l'écosystème technologique du pays et son vivier d'ingénieurs. Cette explication paraît technique. Elle est en réalité profondément politique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France dispose d'un parc nucléaire qui lui permet d'offrir une électricité relativement stable et faiblement carbonée. Dans une économie numérique où les centres de données deviennent de plus en plus énergivores, cette caractéristique devient un avantage stratégique. Paris comprend que la souveraineté numérique ne dépend pas seulement des logiciels ou des modèles d'intelligence artificielle. Elle dépend aussi de l'énergie qui permet de les faire fonctionner.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le choix des Hauts-de-France n'est pas anodin. Dunkerque est déjà un nœud industriel, énergétique et portuaire. Bosquel et Bouchain s'inscrivent dans une région que l'État français veut transformer en plateforme de la nouvelle économie numérique. C'est une reconversion historique : là où dominaient autrefois le charbon, l'acier, la logistique lourde et l'industrie classique, s'installent désormais les centres de données, la fibre optique, les réseaux électriques renforcés et la puissance de calcul.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le scénario économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'investissement de SoftBank s'inscrit dans une dynamique plus large : celle d'une France qui cherche à attirer les grands capitaux internationaux dans les secteurs de l'intelligence artificielle, des infrastructures numériques, de l'énergie et de la réindustrialisation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour Paris, l'objectif est double. D'un côté, il s'agit d'attirer des investissements massifs dans un secteur à très forte valeur ajoutée. De l'autre, il s'agit d'éviter que l'Europe reste uniquement consommatrice de technologies conçues, financées et contrôlées ailleurs.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais la contradiction apparaît immédiatement. Si les centres de données sont installés sur le territoire français, mais que le capital, la direction stratégique et l'orientation industrielle relèvent d'un géant japonais intégré au capitalisme technologique mondial, la souveraineté européenne reste incomplète.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>La vraie question n'est donc pas seulement : combien d'emplois seront créés ? La vraie question est : qui contrôlera la capacité de calcul ? Qui décidera des priorités d'utilisation ? Qui aura accès aux données, aux modèles, aux applications industrielles et aux usages militaires qui passeront par ces infrastructures ?</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'évaluation stratégique et militaire</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96877214-67526270.jpg?v=1780400464" alt="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" title="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'intelligence artificielle n'est plus un simple secteur civil. Elle est désormais au cœur de la guerre future. Le ciblage, la surveillance satellitaire, la guerre électronique, l'analyse d'images, la défense antimissile, les drones, la cybersécurité, la logistique militaire, les simulations opérationnelles et la prise de décision automatisée dépendent tous de la capacité à traiter d'immenses volumes de données très rapidement.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Un pays qui accueille de grandes infrastructures de calcul n'accueille donc pas seulement des serveurs. Il accueille une composante de la puissance militaire de demain. C'est pourquoi les centres de données deviennent des infrastructures critiques, à protéger comme les ports, les aéroports, les centrales électriques, les réseaux de télécommunications et les bases militaires.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France le sait parfaitement. Puissance nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, pays doté d'une industrie de défense autonome, elle voit dans l'intelligence artificielle non seulement une opportunité économique, mais un multiplicateur de puissance stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le risque, cependant, est réel : construire une souveraineté européenne à partir de capitaux, de plateformes et d'intérêts extra-européens. Dans ce cas, l'Europe ne serait plus seulement dépendante industriellement. Elle pourrait devenir dépendante sur le plan computationnel.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La partie géopolitique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La décision de SoftBank doit être lue dans la compétition entre les États-Unis, la Chine, le Japon et l'Europe. Masayoshi Son a engagé SoftBank dans une stratégie très offensive sur l'intelligence artificielle, avec de grands investissements aux États-Unis et dans les infrastructures de calcul de nouvelle génération.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France devient ainsi le terrain européen d'une compétition mondiale. Le Japon, à travers SoftBank, cherche à ne pas rester écrasé entre Washington et Pékin. Les États-Unis veulent conserver le contrôle de la frontière technologique. La Chine construit sa propre autonomie numérique. L'Europe tente de rattraper un retard considérable. Et Paris, fidèle à sa tradition stratégique, cherche à transformer une dépendance en levier de puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le message français est clair : celui qui veut développer l'intelligence artificielle en Europe devra aussi passer par la France. Non seulement par l'Irlande, les Pays-Bas ou l'Allemagne. La France offre de l'énergie nucléaire, du territoire industriel, des ingénieurs, un État régulateur et une ambition politique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La dimension géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La géoéconomie de l'intelligence artificielle repose sur quatre éléments : les semi-conducteurs, l'énergie, les données et la capacité de calcul. L'Europe reste faible dans les semi-conducteurs les plus avancés et dépend largement des États-Unis et de l'Asie orientale. Mais elle peut tenter de jouer la carte de l'énergie, de la réglementation et des infrastructures.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">SoftBank apporte le capital et la vision industrielle. La France offre l'énergie, le territoire et la légitimité politique européenne. Le résultat pourrait devenir l'un des plus grands pôles d'intelligence artificielle du continent. Mais il pourrait aussi montrer une fois encore que la souveraineté technologique européenne demeure partielle : le continent fournit le sol, l'électricité, la main-d'œuvre qualifiée et le marché ; d'autres apportent les capitaux, les plateformes et souvent la direction stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Voilà la contradiction centrale. L'Europe veut devenir une puissance numérique, mais elle risque de devenir le lieu physique où d'autres construisent leurs chaînes de valeur.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La nouvelle souveraineté passe par les centres de données</b></div>
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      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96877214-67526273.jpg?v=1780400508" alt="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" title="SoftBank en France, la nouvelle fabrique de la puissance artificielle" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La décision de SoftBank montre que la puissance du XXIe siècle ne se mesure plus seulement en divisions militaires, en porte-avions ou en réserves pétrolières. Elle se mesure aussi en gigawatts de calcul.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Cinq gigawatts dédiés à l'intelligence artificielle ne sont pas un chiffre technique. Ils sont une mesure de puissance. Ils indiquent la capacité d'un pays à traiter des données, former des modèles, attirer des entreprises, soutenir des industries, renforcer sa défense et peser dans la compétition mondiale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France a compris que l'intelligence artificielle ne peut pas être séparée de la politique industrielle, de l'énergie et de la sécurité nationale. Elle accueille donc SoftBank comme un investisseur, mais aussi comme un acteur stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Reste une question décisive : cette infrastructure renforcera-t-elle vraiment la souveraineté européenne ou rendra-t-elle l'Europe plus dépendante d'un capitalisme technologique global qui utilise son territoire comme plateforme énergétique, industrielle et réglementaire ?</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>C'est là que se joue la partie. Non dans les communiqués triomphants, non dans les chiffres spectaculaires, mais dans le contrôle effectif des infrastructures. Car à l'âge de l'intelligence artificielle, celui qui possède le calcul possède le temps, la prévision, la surveillance, la production et, en dernière instance, une part essentielle de la souveraineté.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.usine-digitale.fr/intelligence-artificielle/data-centers-softbank-va-investir-75-milliards-deuros-en-france-pour-construire-des-ai-factories-dont-plus-de-la-moitie-dans-les-hauts-de-france.FNGYHUBZCNDODJLH6DCVKSKHME.html" target="_blank">https://www.usine-digitale.fr/intelligence-artificielle/data-centers-softbank-va-investir-75-milliards-deuros-en-france-pour-construire-des-ai-factories-dont-plus-de-la-moitie-dans-les-hauts-de-france.FNGYHUBZCNDODJLH6DCVKSKHME.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.ladepeche.fr/2026/05/31/ia-le-japonais-softbank-annonce-un-investissement-de-75-milliards-deuros-en-france-pour-developper-un-reseau-de-data-centers-13396553.php" target="_blank">https://www.ladepeche.fr/2026/05/31/ia-le-japonais-softbank-annonce-un-investissement-de-75-milliards-deuros-en-france-pour-developper-un-reseau-de-data-centers-13396553.php</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/softbank-s-engage-a-investir-75-milliards-d-euros-pour-construire-un-centre-d-ia-en-france-ft-ce7f5dd8dd89f121" target="_blank">https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/softbank-s-engage-a-investir-75-milliards-d-euros-pour-construire-un-centre-d-ia-en-france-ft-ce7f5dd8dd89f121</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://group.softbank/en/news/press/20260531_0" target="_blank">https://group.softbank/en/news/press/20260531_0</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels</strong></span>.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #ArtificialIntelligence #AIInfrastructure #SoftBank #DigitalSovereignty #DataCenters #GeopoliticsOfAI #TechInvestment #ComputingPower #EuropeanTech #EnergyAndAI
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96877214-67526266.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/SoftBank-en-France-la-nouvelle-fabrique-de-la-puissance-artificielle_a7724.html</link>
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   <title>Investissements industriels : la France se classe en 4ème position dans le nouveau jeu mondial</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2026 15:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Portée par un rebond spectaculaire en 2025 et par l’essor de mégaprojets technologiques, la France s’est hissée parmi les destinations les plus attractives pour les investissements industriels. Une réussite éclatante qui révèle pourtant des fragilités persistantes, entre déficit d’investissements domestiques, pénurie de talents et difficulté à transformer les capitaux en emplois durables.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94913942-66530579.jpg?v=1772027763" alt="Investissements industriels : la France se classe en 4ème position dans le nouveau jeu mondial" title="Investissements industriels : la France se classe en 4ème position dans le nouveau jeu mondial" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.banquedesterritoires.fr/investissements-industriels-la-france-quatrieme-destination-mondiale-notamment-grace-trois-data?utm_source=copilot.com" target="_blank">Source&nbsp;</a>  <br />  Investissements industriels : la France, quatrième destination mondiale, notamment grâce à trois data centers&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un rebond spectaculaire qui rebat les cartes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La France s’invite dans le club très fermé des destinations industrielles les plus courtisées au monde. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.cesi.fr/fr/communiques/barometre-des-investissements-industriels-mondiaux-2026/" target="_blank">Selon le baromètre Trendeo–McKinsey,</a>  publié début 2026, le pays décroche la quatrième place mondiale des investissements industriels sur la période 2021-2025. Avec 139 milliards de dollars attirés, soit un tiers des flux étrangers dirigés vers l’Union européenne, l’Hexagone signe une performance historique, portée par un spectaculaire rebond en 2025 et l’arrivée de mégaprojets, notamment dans les infrastructures numériques. <br />   <br />  L’un des paradoxes les plus frappants mis en lumière par le baromètre est que la dynamique d’investissements qui profite à la France ne se traduit pas par une vague d’emplois nouveaux. L’Hexagone attire des projets massifs, notamment dans les data centers, mais ces infrastructures sont très capitalistiques et peu créatrices de postes. Elles renforcent la puissance industrielle et technologique du pays sans générer, à court terme, un volume d’emplois comparable à celui des industries traditionnelles.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des mégaprojets qui dopent l’attractivité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le moteur de cette dynamique tient en grande partie à l’essor fulgurant des data centers. <br />   <br />  Trois projets géants, totalisant 58 milliards de dollars, ont propulsé la France au rang de première destination mondiale pour ces infrastructures en 2025. À cela s’ajoute la montée en puissance du secteur de la défense, dont la valeur a doublé en cinq ans. Spatial, électronique de défense, cyber et quantique tirent la filière, soutenue par des acteurs émergents comme Harmattan IA ou Turgis Gaillard.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un succès contrasté par des fragilités structurelles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Derrière cette attractivité record se cache pourtant un paradoxe. <br />   <br />  La France investit davantage à l’étranger qu’elle n’attire sur son propre sol, avec 166 milliards de dollars sortants contre 47 milliards domestiques. Et si les capitaux affluent, la transformation en emplois reste laborieuse : l’Europe ne convertit que 43 % des projets en créations nettes de postes. Pénurie de talents techniques, tensions sur la supply chain et manque d’agilité industrielle freinent encore la montée en puissance. <br />   <br />  Pour David Cousquer, fondateur de Trendeo, cette édition 2025 illustre une redistribution accélérée des équilibres industriels. Les États-Unis caracolent en tête, la Chine se replie, l’Europe se projette, et la France s’affirme comme un acteur clé de cette nouvelle carte mondiale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage mondial en pleine reconfiguration</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette dynamique s’inscrit dans un contexte international bouleversé. <br />   <br />  Les États-Unis ont presque doublé leurs investissements reçus en deux ans, tandis que la Chine subit un effondrement spectaculaire. Les secteurs traditionnels, comme l’automobile ou l’énergie, traversent une crise profonde, laissant le champ libre aux industries de souveraineté et aux technologies de rupture. <br />   <br />  Dans ce nouvel échiquier, la France avance ses pions et entend bien consolider sa place. Comme le résume Matthieu Dussud, associé chez McKinsey France, « les données confirment que nous disposons des atouts pour nous imposer en pole position dans certains secteurs ».</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La géographie des investissements industriels mondiaux se redessine</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le nouveau baromètre mondial des investissements industriels, dévoilé par Trendeo, McKinsey et l’Institut de la réindustrialisation de CESI, confirme un basculement profond de l’économie mondiale. Après trois années hésitantes, 2025 marque un net rebond, porté par une envolée de 32 % des montants investis et par l’irruption de mégaprojets, notamment dans les data centers, devenus les nouveaux totems de la puissance numérique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage mondial en pleine recomposition</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Derrière cette reprise, la hiérarchie mondiale se recompose. <br />   <br />  Les États-Unis s’imposent comme le pôle dominant, attirant près de la moitié des investissements mondiaux et concentrant l’essentiel des projets dans la pharmacie, l’électronique et les infrastructures numériques. Une domination éclatante mais fragile, tant elle repose sur un nombre limité de secteurs et sur quelques projets géants dont l’annulation pourrait rebattre les cartes. À l’inverse, la Chine voit son modèle vaciller : ses investissements reçus s’effondrent et le pays redirige massivement ses capitaux vers l’étranger, notamment dans l’électromobilité, où batteries, véhicules électriques et panneaux solaires deviennent ses nouveaux terrains d’expansion.  <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce paysage mouvant, la France tire son épingle du jeu. Cette dynamique contribue à hisser l’Union européenne au deuxième rang mondial en matière de puissance économique, même si cette position repose davantage sur les capitaux envoyés que sur la force de son marché intérieur.</span> <br />   <br />  &nbsp; <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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