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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-16T21:46:57+02:00</dc:date>
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   <title>Terres rares : la bataille mondiale pour la souveraineté technologique. FMES</title>
   <pubDate>Mon, 08 Dec 2025 15:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au cœur des tensions sino-américaines, les terres rares révèlent l’ampleur de la dépendance mondiale à la Chine et la manière dont diplomatie, technologie et puissance industrielle s’entremêlent désormais. Alors que Pékin renforce son contrôle sur l’extraction et le raffinage, les grandes puissances tentent de bâtir des stratégies de diversification pour réduire leur vulnérabilité. Une recomposition silencieuse mais décisive des rapports de force.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93080505-65108970.jpg?v=1765205155" alt="Terres rares : la bataille mondiale pour la souveraineté technologique. FMES" title="Terres rares : la bataille mondiale pour la souveraineté technologique. FMES" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://fmes-france.org/terres-rares-vers-la-fin-de-la-suprematie-chinoise/" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Révélateur des tensions géoéconomiques contemporaines</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les terres rares sont devenues un révélateur des tensions géoéconomiques contemporaines, tant elles incarnent l’imbrication croissante entre technologie, souveraineté et diplomatie. <br />   <br />  Depuis les années 1970, la Chine a bâti une position quasi monopolistique dans leur extraction et surtout leur raffinage, profitant d’une réglementation environnementale souple, d’investissements massifs et d’une stratégie méthodique de montée en puissance. À mesure que Pékin resserrait son contrôle sur le secteur et utilisait les restrictions d’exportation comme levier diplomatique, les États-Unis et leurs partenaires ont pris conscience de leur dépendance stratégique. <br />   <br />  L’épisode de 2025, marqué par l’instauration de nouvelles licences d’exportation chinoises et par les menaces tarifaires de Donald Trump, a illustré la manière dont ces métaux sont devenus un instrument de pression dans la rivalité sino-américaine.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les grandes puissances dans  la course</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette vulnérabilité, les grandes puissances ont engagé une course à la diversification. <br />   <br />  En Asie, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde multiplient les partenariats miniers, renforcent leurs stocks et investissent dans des projets à l’étranger. Aux États-Unis, les politiques industrielles successives ont cherché à reconstruire une filière complète, de la mine à l’aimant permanent, tout en développant une diplomatie minérale active avec l’Australie, l’Arabie Saoudite ou encore l’Ukraine. <br />   <br />  L’Europe, longtemps en retrait, tente désormais de rattraper son retard en lançant des projets stratégiques, en soutenant le recyclage et en nouant des alliances internationales, même si l’ouverture de nouvelles mines reste lointaine et que les financements demeurent modestes face aux ambitions chinoises et américaines.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le  chemin sera long...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans ce paysage mouvant, la Chine continue d’adapter sa stratégie, investissant massivement en Asie centrale et consolidant ses positions dans les pays miniers, tandis que l’Union européenne mise sur une approche fondée sur la durabilité et la création de valeur locale. <br />   <br />  Si l’émergence de nouveaux pôles d’extraction et de raffinage laisse entrevoir un rééquilibrage progressif, la dépendance mondiale à l’égard de Pékin reste forte et la transition vers une véritable autonomie stratégique s’annonce longue et incertaine.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Spécialiste des enjeux géoéconomiques et des chaînes d’approvisionnement stratégiques, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/gilles-lepesant-2284119a/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gilles Lepesant</a>, directeur de recherche au CNRS (CEFRES – Centre français de recherche en sciences sociales, Prague)&nbsp;analyse depuis plusieurs années les rapports de force liés aux métaux critiques, aux politiques industrielles et aux rivalités technologiques. Ses travaux portent particulièrement sur les interactions entre souveraineté, diplomatie économique et sécurité des approvisionnements.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93080505-65108970.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Terres-rares-la-bataille-mondiale-pour-la-souverainete-technologique-FMES_a6712.html</link>
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   <title>Nucléaire : le retour de la puissance, entre désarmement illusoire et course stratégique</title>
   <pubDate>Mon, 03 Nov 2025 12:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le nucléaire civil redevient un levier de puissance mondiale. Derrière les investissements énergétiques, une compétition géostratégique s’intensifie : Chine et Russie exportent leur modèle technologique, pendant que les démocraties occidentales tentent de reconstruire un contrepoids industriel et sécuritaire. L’atome, hier outil de modernité, redevient un instrument d’influence.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92274742-64742640.jpg?v=1762173900" alt="Nucléaire : le retour de la puissance, entre désarmement illusoire et course stratégique" title="Nucléaire : le retour de la puissance, entre désarmement illusoire et course stratégique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le monde réarme ses réacteurs</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La renaissance du nucléaire ne relève plus du discours politique mais d'un mouvement&nbsp;géostratégique global. <br />   <br />  Alors que la <a class="link" href="https://www.world-nuclear-exhibition.com/fr-fr/le-salon.html" target="_blank">World Nuclear Exhibition de Villepinte </a>  réunit les acteurs d'un secteur en pleine effervescence, la planète entre dans une nouvelle ère de compétition atomique. <strong>Selon l'Agence internationale de l'énergie, les investissements dans le nucléaire civil ont bondi de 50 % en cinq ans.</strong> Derrière cette relance énergétique se profile une autre dynamique, plus silencieuse mais plus lourde : la réhabilitation du nucléaire comme instrument de puissance. <br />   <br />  La Chine et la Russie occupent aujourd'hui le sommet de cette hiérarchie. <br />  Pékin, avec plus de cinquante réacteurs en activité et une trentaine en construction, projette son modèle industriel jusqu'en Afrique et en Europe de l'Est. <br />  Moscou, via Rosatom, détient un portefeuille de 35 projets à l'étranger et reste le premier exportateur mondial de technologie nucléaire civile. Ce duopole sino-russe combine la maîtrise de la filière, la diplomatie de l'énergie et le soutien militaire implicite : chaque centrale construite s'accompagne d'accords de sécurité, de contrats d'entretien et souvent d'un ancrage politique durable.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'atome comme arme d'influence</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92274742-64742722.jpg?v=1762174230" alt="Nucléaire : le retour de la puissance, entre désarmement illusoire et course stratégique" title="Nucléaire : le retour de la puissance, entre désarmement illusoire et course stratégique" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Dans les années 1970, les centrales représentaient la modernité. Aujourd'hui, elles incarnent la souveraineté. </strong> <br />   <br />  La Russie a utilisé la dépendance énergétique européenne comme un levier de dissuasion économique ; la Chine applique la même logique à travers ses technologies nucléaires, ses terres rares et ses métaux critiques. L'énergie est redevenue une ligne de front. <br />   <br />  Le nucléaire civil sert de vecteur d'influence : il crée une dépendance structurelle sur plusieurs décennies, exige la formation de techniciens, l'importation de pièces, et une coopération constante entre les gouvernements. Rosatom en Égypte ou en Turquie, CNNC au Pakistan ou en Argentine, agissent comme des prolongements de la politique étrangère. Pékin propose des financements à taux préférentiels et des partenariats « clé en main », tandis que Moscou installe des ingénieurs et des techniciens qui deviennent des relais permanents. <br />   <br />  <strong>C'est un modèle d'occupation pacifique, fondé sur la technologie et la dette.</strong> <br />  &nbsp;</div>  <!--cke_bookmark_575S--><!--cke_bookmark_575E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Occidentaux à la recherche d'un contrepoids</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette offensive, les États-Unis ont décidé de réinvestir massivement dans la filière, avec un plan de 80 milliards de dollars destiné à relancer leur parc civil et à soutenir les réacteurs modulaires de nouvelle génération. Washington cherche à rétablir une chaîne d'approvisionnement nucléaire complète, en s'alliant au Japon et à la Corée du Sud. L'objectif : reconstruire un écosystème industriel indépendant du combustible russe et capable de concurrencer les modèles chinois. <br />   <br />  Mais l'initiative américaine reste avant tout stratégique. Derrière les réacteurs civils, il y a la maîtrise du cycle du combustible, des isotopes et des technologies duales – celles qui permettent le passage du nucléaire civil au militaire. En soutenant des programmes civils alliés, Washington renforce un arc indo-pacifique de confiance : Japon, Corée, Australie, Philippines, Inde. Chacun de ces pays devient un nœud potentiel d'accès au savoir-faire nucléaire occidental, et donc un partenaire dans la dissuasion régionale. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe entre dépendance et renouveau</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le Vieux Continent, longtemps paralysé par ses propres contradictions, redécouvre le nucléaire après deux décennies de déclin. <br />  La France tente de relancer sa filière avec les EPR2 et de redéfinir son rôle de leader européen, mais les retards de Flamanville et les surcoûts minent sa crédibilité. <br />  L'Allemagne, sortie du nucléaire, investit désormais dans la fusion, espérant contourner le débat politique sans renoncer à la technologie. <br />  L'Europe centrale, elle, s'ouvre à Rosatom et à la Chine, créant une fracture au sein de l'Union : d'un côté les tenants de la souveraineté énergétique, de l'autre ceux de la neutralité écologique. <br />   <br />  Cette division affaiblit la position stratégique du continent. Alors que les États-Unis et l'Asie conçoivent le nucléaire comme un outil d'équilibre militaire et industriel, Bruxelles continue à le traiter comme un problème environnemental. La dépendance au gaz liquéfié américain ou aux panneaux solaires chinois traduit cette absence de vision géopolitique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La dimension militaire cachée du nucléaire civil</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Aucune renaissance nucléaire n'est neutre. La maîtrise du cycle de l'uranium enrichi et du plutonium permet, en cas de crise, une conversion rapide vers des usages militaires. C'est pourquoi les infrastructures civiles deviennent des points névralgiques de sécurité. En Ukraine, la centrale de Zaporijjia illustre cette réalité : un site civil transformé en levier militaire. En Iran, la frontière entre recherche civile et programme balistique reste floue. <br />   <br />  <strong>La multiplication des réacteurs dans le monde – plus de 440 en service et 60 en construction – élargit la carte des vulnérabilités : sabotage, cyberattaque, terrorisme, mais aussi coercition politique. </strong> <br />  Les satellites de renseignement surveillent désormais les signatures thermiques des centrales autant que celles des bases militaires. <strong>L'atome, civil ou non, est redevenu un marqueur de puissance.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une alliance occidentale à reconstruire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La coopération qui se dessine entre Washington, Séoul et Tokyo vise à opposer une offre nucléaire « sûre et démocratique » à la domination russo-chinoise. Cette alliance tripartite repose sur la complémentarité : la technologie américaine, la rigueur industrielle sud-coréenne, la précision japonaise. Ensemble, ils entendent proposer aux pays émergents une alternative crédible à Rosatom ou CNNC. <br />   <br />  Mais la bataille ne se jouera pas seulement sur la qualité technique. Elle se gagnera sur la capacité à financer les projets, à former des ingénieurs locaux, et à assurer la sécurité du combustible. Là où Pékin offre des crédits souples, Washington oppose des conditions politiques ; là où Moscou promet la continuité, l'Europe impose la transparence. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La guerre de l'atome est aussi cognitive</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Les puissances ne se disputent plus seulement les marchés, mais les imaginaires. </strong> <br />  La Russie met en avant la fiabilité et la souveraineté ; la Chine, l'efficacité et la rapidité ; l'Occident, la sécurité et l'écologie. Derrière ces récits se joue une bataille d'influence culturelle : à qui appartiendra le futur énergétique du monde ? L'atome, hier symbole de peur, devient à nouveau symbole de puissance. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dissuasion énergétique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La renaissance du nucléaire signe la fin d'une illusion : celle d'un monde dénucléarisé et apaisé. L'atome n'a jamais disparu ; il a simplement changé de fonction. D'arme de destruction, il est devenu instrument d'influence, pivot économique et pilier stratégique. <br />   <br />  <strong>Dans la compétition entre l'Est et l'Ouest, chaque réacteur est désormais un avant-poste : il alimente, il dissuade, il lie. La guerre de l'énergie se déroule autant sous les océans que dans les salles de contrôle des centrales. Et pendant que la Chine et la Russie avancent, les démocraties occidentales redécouvrent que la souveraineté, dans le monde d'aujourd'hui, commence au cœur d'un réacteur.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92274742-64742837.jpg?v=1762172923" alt="Nucléaire : le retour de la puissance, entre désarmement illusoire et course stratégique" title="Nucléaire : le retour de la puissance, entre désarmement illusoire et course stratégique" />
     </div>
     <div>
      <div>&nbsp;</div>    <div>&nbsp;  <ol>  	<li class="list">Fondation pour la recherche stratégique, <em>French Nuclear Deterrence Policy, Forces, and Future: A Handbook</em> — PDF completo. <br />  	<a class="link" href="https://www.frstrategie.org/sites/default/files/documents/publications/recherches-et-documents/2020/202004.pdf" target="_blank">https://www.frstrategie.org/sites/default/files/documents/publications/recherches-et-documents/2020/202004.pdf</a> </li>  	<li class="list">Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), <em>French nuclear forces</em> (estratto PDF su forze nucleari francesi) — PDF. <br />  	<a class="link" href="https://www.sipri.org/sites/default/files/SIPRIYB21c10sIV.pdf" target="_blank">https://www.sipri.org/sites/default/files/SIPRIYB21c10sIV.pdf</a> </li>  	<li class="list">International Centre for Defence and Security (ICDS), <em>French Nuclear Policy</em> — analisi 2023. <br />  	<a class="link" href="https://icds.ee/wp-content/uploads/dlm_uploads/2023/01/ICDS_Brief_French_Nuclear_Policy_Jean-Louis_Lozier_January_2023.pdf" target="_blank">https://icds.ee/wp-content/uploads/dlm_uploads/2023/01/ICDS_Brief_French_Nuclear_Policy_Jean-Louis_Lozier_January_2023.pdf</a> </li>  	<li class="list">Politique étrangère, <em>France's Nuclear Arsenal: What Sort of Renewal?</em> — articolo (2017) con focus sul rinnovamento dell'arsenale francese. <br />  	<a class="link" href="https://politique-etrangere.com/2021/01/08/frances-nuclear-arsenal-what-sort-of-renewal/" target="_blank">https://politique-etrangere.com/2021/01/08/frances-nuclear-arsenal-what-sort-of-renewal/</a> </li>  	<li class="list">The Bulletin of the Atomic Scientists, <em>French nuclear weapons, 2023</em> — panoramica dell'arsenale francese. <br />  	<a class="link" href="https://fas.org/wp-content/uploads/2023/07/French-nuclear-weapons-2023.pdf" target="_blank">https://fas.org/wp-content/uploads/2023/07/French-nuclear-weapons-2023.pdf</a> </li>  	<li class="list">Ministry for Europe and Foreign Affairs (Francia), sezione "Nuclear Disarmament" — politiche di disarmo nucleare della Francia. <br />  	<a class="link" href="https://www.diplomatie.gouv.fr/en/french-foreign-policy/security-disarmament-and-non-proliferation/disarmament-and-non-proliferation/treaty-on-the-non-proliferation-of-nuclear-weapons/nuclear-disarmament/" target="_blank">https://www.diplomatie.gouv.fr/en/french-foreign-policy/security-disarmament-and-non-proliferation/disarmament-and-non-proliferation/treaty-on-the-non-proliferation-of-nuclear-weapons/nuclear-disarmament/</a> </li>  </ol>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Nucleaire-le-retour-de-la-puissance-entre-desarmement-illusoire-et-course-strategique_a6540.html</link>
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   <title>La Russie, partenaire junior d'une Chine en pleine ascension</title>
   <pubDate>Thu, 04 Sep 2025 13:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis 2022, le soutien chinois a été vital pour une Russie frappée par les sanctions occidentales. Pékin a ouvert ses marchés, fourni des produits manufacturés et absorbé une part croissante des exportations russes, notamment dans l'énergie. Pourtant, cette relation, souvent présentée comme un « partenariat d'égal à égal », cache une asymétrie profonde qui ne cesse de s'accentuer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/90899235-64013589.jpg?v=1756988024" alt="La Russie, partenaire junior d'une Chine en pleine ascension" title="La Russie, partenaire junior d'une Chine en pleine ascension" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une asymétrie économique de plus en plus marquée</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2023, la Chine représentait plus de la moitié des importations russes et près d'un tiers de ses exportations. À l'inverse, la Russie ne comptait que pour une poignée de pourcentages dans le commerce extérieur chinois. Autrement dit : Moscou dépend de Pékin, mais Pékin peut se passer de Moscou. La bascule est historique. Autrefois, l'Union soviétique donnait le ton, forte de son statut de grande puissance industrielle et militaire. <strong>Aujourd'hui, c'est la Chine qui dicte les règles, avec un PIB par habitant désormais supérieur à celui de la Russie.</strong> <br />    <p style="margin-left: 40px;">L'exemple énergétique illustre parfaitement ce rapport de forces : en 2023, la Russie est devenue le premier fournisseur de pétrole de la Chine, devant l'Arabie saoudite. Mais dans cette relation, Pékin diversifie ses sources et fixe les prix, tandis que Moscou se trouve en position de demandeur, contraint d'écouler ses hydrocarbures sur un marché limité. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rêve contrarié de Moscou</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le Kremlin avait espéré trouver dans la Chine un partenaire stratégique disposé à investir massivement dans son économie et à offrir des lignes de crédit. L'attente s'est heurtée à la prudence calculée de Pékin. Comme le souligne l'économiste <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Vladislav_Inozemtsev" target="_blank">Vladislav Inozemtsev</a>, les dirigeants russes se heurtent à un « rappel à la réalité » : la Chine ne cherche pas à sauver la Russie, mais à tirer parti de ses fragilités. <br />  La coopération est donc une nécessité pour Moscou, mais un choix tactique pour Pékin.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trump et l'effet catalyseur américain</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">La politique de Donald Trump agit comme un facteur supplémentaire de rapprochement. <br />  Son imprévisibilité vis-à-vis de l'Ukraine et ses mesures commerciales agressives contre Pékin ont contribué à renforcer le réflexe sino-russe. Ni Moscou ni Pékin ne peuvent se permettre de se retrouver isolés face à Washington. Leur alliance, même inconfortable, devient une assurance mutuelle face à un environnement hostile. <br />    <p style="margin-left: 40px;">Ce calcul géopolitique est renforcé par la géographie : 4 200 kilomètres de frontière commune imposent une gestion pragmatique des relations. <br />  Quelles que soient les tensions ou la méfiance, Pékin et Moscou sont condamnés à coopérer pour des raisons de voisinage stratégique. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'évolution des perceptions mutuelles</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Le rapprochement ne se limite pas aux élites politiques et économiques. <br />  Dans la société russe, la perception de la Chine a radicalement changé. Alors que seuls 20 % des Russes considéraient la Chine comme un pays ami en 2006, ils étaient 65 % en 2024. Les campagnes médiatiques, la propagande d'État et les échanges économiques ont contribué à réduire une méfiance historique. <br />    <p style="margin-left: 40px;">Côté chinois, la Russie n'est plus perçue comme un modèle ou un grand frère, mais comme un fournisseur fiable de matières premières et un partenaire militaire utile pour équilibrer la pression américaine. <br />  La logique d'intérêts prévaut désormais sur la mémoire des anciennes rivalités. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une alliance contrainte mais durable</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">La relation sino-russe reste donc asymétrique, mais elle répond à une logique de survie et de résistance face à l'Occident. Moscou trouve dans Pékin un débouché indispensable pour son énergie et ses exportations, tandis que la Chine consolide son approvisionnement énergétique et renforce son poids stratégique face aux États-Unis. <br />    <p style="margin-left: 40px;">On est loin d'une alliance idéologique. Il s'agit plutôt d'un mariage de raison, marqué par une hiérarchie implicite où la Russie joue désormais le rôle de partenaire junior. Tant que la confrontation avec l'Occident perdurera, cette alliance restera un pilier du nouvel ordre multipolaire, même au prix d'une dépendance croissante de Moscou vis-à-vis de Pékin. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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  </item>

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   <title>La Russie, partenaire junior d'une Chine en pleine ascension</title>
   <pubDate>Thu, 04 Sep 2025 13:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis 2022, le soutien chinois a été vital pour une Russie frappée par les sanctions occidentales. Pékin a ouvert ses marchés, fourni des produits manufacturés et absorbé une part croissante des exportations russes, notamment dans l'énergie. Pourtant, cette relation, souvent présentée comme un « partenariat d'égal à égal », cache une asymétrie profonde qui ne cesse de s'accentuer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/90980563-64049909.jpg?v=1756988024" alt="La Russie, partenaire junior d'une Chine en pleine ascension" title="La Russie, partenaire junior d'une Chine en pleine ascension" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une asymétrie économique de plus en plus marquée</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2023, la Chine représentait plus de la moitié des importations russes et près d'un tiers de ses exportations. À l'inverse, la Russie ne comptait que pour une poignée de pourcentages dans le commerce extérieur chinois. Autrement dit : Moscou dépend de Pékin, mais Pékin peut se passer de Moscou. La bascule est historique. Autrefois, l'Union soviétique donnait le ton, forte de son statut de grande puissance industrielle et militaire. <strong>Aujourd'hui, c'est la Chine qui dicte les règles, avec un PIB par habitant désormais supérieur à celui de la Russie.</strong> <br />    <p style="margin-left: 40px;">L'exemple énergétique illustre parfaitement ce rapport de forces : en 2023, la Russie est devenue le premier fournisseur de pétrole de la Chine, devant l'Arabie saoudite. Mais dans cette relation, Pékin diversifie ses sources et fixe les prix, tandis que Moscou se trouve en position de demandeur, contraint d'écouler ses hydrocarbures sur un marché limité. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rêve contrarié de Moscou</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le Kremlin avait espéré trouver dans la Chine un partenaire stratégique disposé à investir massivement dans son économie et à offrir des lignes de crédit. L'attente s'est heurtée à la prudence calculée de Pékin. Comme le souligne l'économiste <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Vladislav_Inozemtsev" target="_blank">Vladislav Inozemtsev</a>, les dirigeants russes se heurtent à un « rappel à la réalité » : la Chine ne cherche pas à sauver la Russie, mais à tirer parti de ses fragilités. <br />  La coopération est donc une nécessité pour Moscou, mais un choix tactique pour Pékin.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trump et l'effet catalyseur américain</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">La politique de Donald Trump agit comme un facteur supplémentaire de rapprochement. <br />  Son imprévisibilité vis-à-vis de l'Ukraine et ses mesures commerciales agressives contre Pékin ont contribué à renforcer le réflexe sino-russe. Ni Moscou ni Pékin ne peuvent se permettre de se retrouver isolés face à Washington. Leur alliance, même inconfortable, devient une assurance mutuelle face à un environnement hostile. <br />    <p style="margin-left: 40px;">Ce calcul géopolitique est renforcé par la géographie : 4 200 kilomètres de frontière commune imposent une gestion pragmatique des relations. <br />  Quelles que soient les tensions ou la méfiance, Pékin et Moscou sont condamnés à coopérer pour des raisons de voisinage stratégique. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'évolution des perceptions mutuelles</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Le rapprochement ne se limite pas aux élites politiques et économiques. <br />  Dans la société russe, la perception de la Chine a radicalement changé. Alors que seuls 20 % des Russes considéraient la Chine comme un pays ami en 2006, ils étaient 65 % en 2024. Les campagnes médiatiques, la propagande d'État et les échanges économiques ont contribué à réduire une méfiance historique. <br />    <p style="margin-left: 40px;">Côté chinois, la Russie n'est plus perçue comme un modèle ou un grand frère, mais comme un fournisseur fiable de matières premières et un partenaire militaire utile pour équilibrer la pression américaine. <br />  La logique d'intérêts prévaut désormais sur la mémoire des anciennes rivalités. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une alliance contrainte mais durable</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">La relation sino-russe reste donc asymétrique, mais elle répond à une logique de survie et de résistance face à l'Occident. Moscou trouve dans Pékin un débouché indispensable pour son énergie et ses exportations, tandis que la Chine consolide son approvisionnement énergétique et renforce son poids stratégique face aux États-Unis. <br />    <p style="margin-left: 40px;">On est loin d'une alliance idéologique. Il s'agit plutôt d'un mariage de raison, marqué par une hiérarchie implicite où la Russie joue désormais le rôle de partenaire junior. Tant que la confrontation avec l'Occident perdurera, cette alliance restera un pilier du nouvel ordre multipolaire, même au prix d'une dépendance croissante de Moscou vis-à-vis de Pékin. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/La-Russie-partenaire-junior-d-une-Chine-en-pleine-ascension_a6320.html</link>
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   <title>Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question.</title>
   <pubDate>Thu, 29 May 2025 13:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Depuis quelques années, mais avec une intensité renouvelée sous l’administration Biden puis Trump II, les autorités américaines, et en particulier le Département de la Justice (DOJ), ont intensifié leur surveillance à l’encontre des GAFAM. Malgré plusieurs tentatives infructueuses, il persiste et vient de lancer une action en justice contre Google pour pratiques anticoncurrentielles. L'objectif ? Fragmenter l'entreprise afin de favoriser une concurrence plus équitable sur le marché.     <div><b>Ecoutez l'audio en fin d'article.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88889879-62920056.jpg?v=1748522648" alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Ces entreprises sont accusées de pratiques anticoncurrentielles systémiques qui ne se limitent pas à fausser la concurrence mais tendent à verrouiller l’ensemble du marché numérique occidental. L’idée d’un démantèlement structurel, jadis marginale, est aujourd’hui évoquée dans les cercles politico-réglementaires comme une solution plausible face à une situation de domination algorithmique et infrastructurelle sans précédent.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Concentration technologique et asymétrie informationnelle : une architecture de pouvoir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les GAFAM ont établi leur hégémonie non par une simple supériorité technologique, mais par une maîtrise totale des ressources stratégiques de l’économie numérique : traitement massif de données (data harvesting), acquisition ciblée de startups concurrentes, verrouillage des écosystèmes (walled gardens), et gestion privative des infrastructures cloud. Le paradigme du “winner takes all” a été perfectionné par ces firmes, transformant l’innovation en outil défensif, orienté vers la neutralisation préventive de la concurrence. <br />  &nbsp; <br />  À travers la grille d’analyse de l’intelligence économique, ce modèle relève d’une stratégie de captation et d'exploitation exclusive de l'information à des fins de domination durable. Les données sont moins un bien accessoire qu’une ressource stratégique, au même titre que l’énergie ou les matières premières. <strong>Dès lors, chaque service offert gratuitement masque une logique d’appropriation systémique du comportement des usagers, avec des effets en cascade sur les chaînes de valeur mondiales.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Antitrust et réalité géopolitique : l’hypothèse du démantèlement</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88889879-62920097.jpg?v=1748522722" alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’éventualité d’un démantèlement, évoquée à travers plusieurs procédures judiciaires ouvertes par le DOJ et la FTC, rappelle le précédent historique de l’affaire AT&amp;T en 1982, qui avait abouti à la scission du géant des télécoms. Mais la comparaison est trompeuse. Les GAFAM ne sont pas de simples fournisseurs d’accès ou d’appareils : ce sont des acteurs systémiques dont les fonctions englobent la communication, la finance, la santé, l’éducation, la logistique, l’intelligence artificielle et la défense. <br />  &nbsp; <br />  <strong>En ce sens, un démantèlement ne serait pas uniquement un acte économique, mais un geste géopolitique majeur</strong>. D’une part, il s’agirait de signaler aux puissances concurrentes (notamment la Chine) que les États-Unis peuvent imposer des normes internes rigoureuses — y compris aux fleurons de leur propre industrie. D’autre part, il permettrait de négocier un nouveau pacte social numérique, plus compatible avec les exigences démocratiques en matière de transparence, de pluralisme et de responsabilité. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Cependant, cette hypothèse reste pour l’instant théorique. Aucune feuille de route concrète n’a été dévoilée. Il est donc légitime de considérer que certaines fuites ou déclarations puissent relever d’une stratégie d’influence : pression sur les PDG des GAFAM, test de l’opinion publique, ou encore manœuvres en vue d’un compromis réglementaire.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Europe face au dilemme technologique : dépendance, opportunités, risques</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88889879-62920119.jpg?v=1748524416" alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l’Europe, un éventuel démantèlement des GAFAM représenterait un tournant critique. <br />  Depuis l’entrée en vigueur du RGPD (2018), l’Union européenne s’efforce de défendre un modèle numérique fondé sur la souveraineté des données et la régulation des marchés numériques. La promulgation du <a class="link" href="https://digital-markets-act.ec.europa.eu/index_en" target="_blank">Digital Markets Act</a>  et du <a class="link" href="https://www.cullen-international.com/news/2021/02/DSA-Tracker--overview-of-proposed-rules--key-contacts-and-milestones-of-the-Digital-Services-Act.html?msclkid=ab0d1aaa839710c8332c7292ca89e5eb&amp;utm_source=bing&amp;utm_medium=cpc&amp;utm_campaign=DSA%20Europe&amp;utm_term=cullen-international&amp;utm_content=all%20webpages" target="_blank">Digital Services Act</a> va dans ce sens. Mais dans les faits, l’Europe reste structurellement dépendante des infrastructures et des services fournis par les GAFAM — en particulier dans le domaine du cloud, de la cybersécurité, des outils de travail collaboratif et des systèmes d’exploitation. <br />  &nbsp; <br />  Un affaiblissement de ces géants pourrait ouvrir une fenêtre d’opportunité pour les acteurs européens — notamment dans le cadre de projets comme <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaia-X" target="_blank">GAIA-X</a>  ou les clouds de confiance nationaux (OVH, Deutsche Telekom, etc.). Toutefois, cela supposerait une mobilisation industrielle coordonnée, un soutien massif à la recherche publique et privée, et une stratégie d’alliances au sein du continent. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Par ailleurs, une fragmentation des GAFAM ne garantit pas un “retour” de souveraineté. Elle pourrait au contraire ouvrir le marché européen à une nouvelle vague de prédation, cette fois venue d’acteurs asiatiques (Alibaba, Huawei, Tencent) peu sensibles aux normes européennes</strong>. <br />  <strong>Le risque d’un vide stratégique est donc réel si Bruxelles ne transforme pas sa posture réglementaire en capacité industrielle.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La guerre économique comme matrice d’interprétation</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88889879-62920172.jpg?v=1748523527" alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Du point de vue de la guerre économique, le débat autour du démantèlement ne se résume pas à une question de droit commercial. Il s’inscrit dans une dynamique de redéfinition des rapports de force globaux, où la maîtrise des infrastructures numériques est au cœur de la souveraineté politique. <br />  <strong>Dans ce contexte, les États-Unis pourraient chercher à restaurer leur légitimité normative tout en désamorçant les critiques européennes, tout en maintenant leur mainmise sur les segments technologiques critiques via des filiales "reconfigurées".</strong> <br />  &nbsp; <br />  Pour l’Europe, l’enjeu est double : affirmer un modèle alternatif crédible, fondé sur la transparence, la pluralité et la protection des droits fondamentaux ; mais aussi éviter de devenir un terrain d’affrontement entre puissances numériques étrangères. L’établissement d’un cyberespace européen réellement autonome passe par une approche stratégique intégrée, alliant diplomatie numérique, intelligence économique et politiques industrielles robustes. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conséquences pour les utilisateurs et les médias</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour les utilisateurs européens, un paysage numérique plus fragmenté pourrait signifier plus de diversité, une meilleure protection des données personnelles, et une réduction de la dépendance aux plateformes hégémoniques. Cependant, une telle transition risque aussi de générer des instabilités fonctionnelles, une multiplication des interfaces, voire une élévation des coûts pour l’accès à certains services aujourd’hui "gratuits" car financés par la publicité comportementale. <br />  &nbsp; <br />  Quant aux médias, ils pourraient bénéficier d’un rééquilibrage du pouvoir de distribution de l’information, aujourd’hui capté par les algorithmes de Google et Meta. Mais là encore, cela nécessite des modèles économiques alternatifs viables, ainsi qu’une capacité à reconquérir l’attention des publics dans un environnement moins centralisé. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La question du démantèlement des GAFAM est le symptôme d’une crise plus large : celle d’un capitalisme numérique fondé sur la concentration, l’opacité et l’asymétrie informationnelle. </strong> <br />  Loin d’être un fantasme, cette perspective traduit un besoin croissant de rééquilibrer les rapports entre innovation, souveraineté et bien commun. Pour l’Europe, l’enjeu n’est pas seulement de “suivre” les évolutions américaines, mais de se positionner en tant que force normative et industrielle capable d’influencer l’avenir du numérique global. <br />  <strong>À cette condition seulement, la souveraineté technologique européenne pourra cesser d’être un slogan pour devenir une réalité géostratégique.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88889879-62920216.jpg?v=1748523774" alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." />
     </div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE) <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a> </blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>English Summary</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">The text explores the possibility of a new digital framework, focusing on the pressure exerted by US authorities on digital giants (GAFAM) due to monopolistic practices. It examines how this situation raises the issue of digital sovereignty in Europe, which remains heavily dependent on GAFAM infrastructure despite regulatory efforts. <br />  Guiseppe Gagliano suggests that the idea of dismantling these companies, although complex and potentially destabilizing, could open up opportunities for European players, but also pose risks in the face of Asian competition. Ultimately, the issue of dismantling is presented as a major geopolitical challenge, involving a redefinition of global power relations and the need for Europe to develop its own industrial capacity to assert its digital sovereignty. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Résumé Audio</b></div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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