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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
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   <title>Ormuz, le Bitcoin et l'illusion d'un péage hors système</title>
   <pubDate>Sat, 11 Apr 2026 17:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En brandissant l’idée d’un péage d’Ormuz payable en Bitcoin, Téhéran ne cherche pas tant à révolutionner le commerce maritime qu’à rappeler qu’il a déjà bâti une économie parallèle capable de contourner les sanctions. Derrière la provocation, l’Iran expose une réalité plus profonde : la guerre économique se joue désormais aussi sur les infrastructures de paiement et les zones de passage stratégiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95983152-66970661.jpg?v=1775920174" alt="Ormuz, le Bitcoin et l'illusion d'un péage hors système" title="Ormuz, le Bitcoin et l'illusion d'un péage hors système" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'Iran ne peut sans doute pas imposer un droit de passage en cryptomonnaie, mais il montre qu'une économie parallèle de la sanction existe déjà</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'hypothèse d'un péage du détroit d'Ormuz payé en Bitcoin a quelque chose de spectaculaire, presque provocateur. À première vue, elle semble relever davantage de la guerre psychologique que d'un projet réellement applicable à grande échelle. Pourtant, derrière cette idée apparemment irréaliste se cache une vérité beaucoup plus sérieuse : l'Iran travaille depuis longtemps à la construction d'un espace financier alternatif destiné à contourner les sanctions, à brouiller les circuits de paiement traditionnels et à transformer la contrainte économique en levier géopolitique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le problème n'est donc pas seulement de savoir si Téhéran peut exiger de grands armateurs qu'ils règlent leurs passages en actifs numériques. Le vrai sujet est ailleurs : la République islamique dispose déjà d'un écosystème parallèle, profondément enraciné, qui lui permet de survivre sous pression, de déplacer des fonds hors des circuits dominés par le dollar et de tester des instruments nouveaux dans un contexte de confrontation permanente avec l'Occident.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une faisabilité juridique presque nulle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan strictement légal et commercial, un système de péage en Bitcoin imposé aux transporteurs paraît extrêmement difficile à mettre en œuvre. Toute transaction susceptible de bénéficier directement ou indirectement à l'Iran se heurterait immédiatement au mur des sanctions américaines et au risque d'inscription sur les listes noires du Trésor américain. Pour une compagnie maritime enregistrée en Occident, pour un négociant international, pour une banque ou pour une plateforme régulée, il ne s'agirait pas d'une simple opération technique, mais d'un risque existentiel en matière de conformité.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La blockchain ne protège pas de cette exposition. Bien au contraire. Sa transparence structurelle rend traçables les flux et permet, une fois les adresses identifiées, de reconstituer les chaînes de paiement. L'idée d'un système discret, opaque et facilement niable se heurte donc à la réalité technique : la cryptomonnaie ne fait pas disparaître la preuve, elle la déplace dans un registre public qu'il devient ensuite possible d'exploiter à des fins de renseignement financier.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le véritable enjeu : une économie de contournement déjà active</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Mais conclure à l'impossibilité du projet serait une erreur d'analyse. Car si le péage en Bitcoin est difficilement généralisable, il révèle en revanche la solidité croissante d'une architecture de contournement. L'Iran ne part pas de zéro. Son marché intérieur des actifs numériques a déjà atteint une taille significative, tandis que les réseaux proches du pouvoir, et en particulier ceux liés aux Gardiens de la révolution, semblent avoir acquis une expérience réelle dans l'usage des cryptomonnaies comme instrument d'évasion, de transfert et de compensation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Autrement dit, l'Iran ne cherche pas seulement à inventer une nouvelle forme de paiement. Il cherche à institutionnaliser une pratique née de la contrainte. Dans un univers de sanctions, la cryptomonnaie n'est pas un gadget idéologique : elle devient une composante de la résilience stratégique. Elle permet de contourner, de fragmenter, de retarder l'effet des mesures coercitives, même si elle ne peut pas remplacer intégralement les circuits du commerce international classique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ormuz comme laboratoire géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le détroit d'Ormuz donne à cette stratégie une dimension particulière. Ce passage n'est pas seulement un goulet d'étranglement maritime ; c'est un centre nerveux de la mondialisation énergétique. Contrôler, menacer ou monétiser ce couloir revient à exercer une pression non seulement sur les États riverains, mais aussi sur les marchés, les assureurs, les armateurs, les négociants et les grandes puissances importatrices.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans cette perspective, parler d'un péage en Bitcoin revient à faire d'Ormuz un laboratoire de souveraineté financière sous sanctions. Même si le mécanisme n'est pas pleinement applicable, il envoie un signal clair : Téhéran veut montrer qu'il est capable de redéfinir les règles de transaction dans un espace stratégique qu'il considère comme vital. Le message n'est pas uniquement économique. Il est aussi politique : si l'Occident utilise la finance comme arme, l'Iran tentera d'utiliser les points de passage comme contre-arme.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les limites du transport maritime conventionnel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pour les grandes compagnies maritimes, le calcul est simple. S'approvisionner en cryptomonnaies via une plateforme régulée ou par l'intermédiaire d'un bureau de gré à gré exposerait immédiatement les acteurs concernés à des contrôles et à des blocages. Recourir à des portefeuilles privés n'éliminerait pas le risque, car la transaction pourrait être identifiée plus tard et se retourner contre le payeur sous forme de sanctions secondaires ou d'exclusion des circuits financiers occidentaux.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dès lors, seuls des opérateurs déjà marginalisés, ou appartenant à des réseaux de flotte fantôme, pourraient éventuellement accepter ce type de paiement. Cela suffit à montrer la limite structurelle du projet : il ne peut pas devenir la norme du commerce maritime mondial, mais il peut nourrir un sous-système gris, opaque dans ses intermédiaires, visible dans ses traces, et néanmoins fonctionnel pour une partie des flux les plus sensibles.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une guerre économique qui change de forme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>L'intérêt du dossier est donc ailleurs. Il montre que la guerre économique contemporaine ne se joue plus seulement sur les tarifs douaniers, les embargos ou les gels d'avoirs. Elle se joue aussi sur les infrastructures de paiement, sur la capacité à créer des circuits alternatifs, sur l'usage politique des technologies financières et sur la maîtrise des goulets d'étranglement logistiques.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'idée iranienne de monnayer Ormuz en Bitcoin est peut-être impraticable à grande échelle, mais elle annonce une transformation plus vaste : les États sous sanctions ne se contentent plus de subir l'exclusion, ils expérimentent des architectures parallèles. Celles-ci restent fragiles, imparfaites, souvent coûteuses, mais elles modifient progressivement le paysage de la puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Au fond, le véritable enseignement n'est pas que l'Iran puisse demain faire payer le monde entier en cryptomonnaie. Il est que chaque crise autour d'un point d'étranglement stratégique tend désormais à fusionner finance, énergie et coercition. Et dans ce nouvel âge de la guerre économique, les paiements ne sont plus un simple outil commercial : ils deviennent un champ de bataille.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://fr.finance.yahoo.com/actualites/l-iran-exige-paiements-bitcoin-155204069.html" target="_blank">https://fr.finance.yahoo.com/actualites/l-iran-exige-paiements-bitcoin-155204069.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.tf1info.fr/international/video-detroit-d-ormuz-comment-teheran-veut-assurer-sa-fortune-grace-a-la-cryptomonnaie-2435320.html" target="_blank">https://www.tf1info.fr/international/video-detroit-d-ormuz-comment-teheran-veut-assurer-sa-fortune-grace-a-la-cryptomonnaie-2435320.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://cryptoast.fr/iran-impose-paiements-bitcoin-passer-detroit-ormuz/" target="_blank">https://cryptoast.fr/iran-impose-paiements-bitcoin-passer-detroit-ormuz/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-iran-paiements-btc-petroliers-detroit-dhormuz-baril-petrole/" target="_blank">https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-iran-paiements-btc-petroliers-detroit-dhormuz-baril-petrole/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.coindesk.com/fr/markets/2026/04/08/iran-eyes-crypto-toll-for-oil-tanker-transit-through-strait-of-hormuz/" target="_blank">https://www.coindesk.com/fr/markets/2026/04/08/iran-eyes-crypto-toll-for-oil-tanker-transit-through-strait-of-hormuz/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Iran #détroitdOrmuz #Bitcoin #cryptomonnaies #sanctionsinternationales #économieparallèle #géopolitiqueénergétique #guerreeconomique #contournementdessanctions #paiementsnumériques
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Ormuz, le Bitcoin et l'illusion d'un péage hors système</title>
   <pubDate>Sat, 11 Apr 2026 17:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En brandissant l’idée d’un péage d’Ormuz payable en Bitcoin, Téhéran ne cherche pas tant à révolutionner le commerce maritime qu’à rappeler qu’il a déjà bâti une économie parallèle capable de contourner les sanctions. Derrière la provocation, l’Iran expose une réalité plus profonde : la guerre économique se joue désormais aussi sur les infrastructures de paiement et les zones de passage stratégiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95999099-66975184.jpg?v=1776004139" alt="Ormuz, le Bitcoin et l'illusion d'un péage hors système" title="Ormuz, le Bitcoin et l'illusion d'un péage hors système" />
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     </div>
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     <div><b> L'Iran ne peut sans doute pas imposer un droit de passage en cryptomonnaie, mais il montre qu'une économie parallèle de la sanction existe déjà</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'hypothèse d'un péage du détroit d'Ormuz payé en Bitcoin a quelque chose de spectaculaire, presque provocateur. À première vue, elle semble relever davantage de la guerre psychologique que d'un projet réellement applicable à grande échelle. Pourtant, derrière cette idée apparemment irréaliste se cache une vérité beaucoup plus sérieuse : l'Iran travaille depuis longtemps à la construction d'un espace financier alternatif destiné à contourner les sanctions, à brouiller les circuits de paiement traditionnels et à transformer la contrainte économique en levier géopolitique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le problème n'est donc pas seulement de savoir si Téhéran peut exiger de grands armateurs qu'ils règlent leurs passages en actifs numériques. Le vrai sujet est ailleurs : la République islamique dispose déjà d'un écosystème parallèle, profondément enraciné, qui lui permet de survivre sous pression, de déplacer des fonds hors des circuits dominés par le dollar et de tester des instruments nouveaux dans un contexte de confrontation permanente avec l'Occident.</div>  </div>  
     </div>
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     <div><b>Une faisabilité juridique presque nulle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan strictement légal et commercial, un système de péage en Bitcoin imposé aux transporteurs paraît extrêmement difficile à mettre en œuvre. Toute transaction susceptible de bénéficier directement ou indirectement à l'Iran se heurterait immédiatement au mur des sanctions américaines et au risque d'inscription sur les listes noires du Trésor américain. Pour une compagnie maritime enregistrée en Occident, pour un négociant international, pour une banque ou pour une plateforme régulée, il ne s'agirait pas d'une simple opération technique, mais d'un risque existentiel en matière de conformité.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La blockchain ne protège pas de cette exposition. Bien au contraire. Sa transparence structurelle rend traçables les flux et permet, une fois les adresses identifiées, de reconstituer les chaînes de paiement. L'idée d'un système discret, opaque et facilement niable se heurte donc à la réalité technique : la cryptomonnaie ne fait pas disparaître la preuve, elle la déplace dans un registre public qu'il devient ensuite possible d'exploiter à des fins de renseignement financier.</div>  </div>  
     </div>
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     <div><b>Le véritable enjeu : une économie de contournement déjà active</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Mais conclure à l'impossibilité du projet serait une erreur d'analyse. Car si le péage en Bitcoin est difficilement généralisable, il révèle en revanche la solidité croissante d'une architecture de contournement. L'Iran ne part pas de zéro. Son marché intérieur des actifs numériques a déjà atteint une taille significative, tandis que les réseaux proches du pouvoir, et en particulier ceux liés aux Gardiens de la révolution, semblent avoir acquis une expérience réelle dans l'usage des cryptomonnaies comme instrument d'évasion, de transfert et de compensation.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Autrement dit, l'Iran ne cherche pas seulement à inventer une nouvelle forme de paiement. Il cherche à institutionnaliser une pratique née de la contrainte. Dans un univers de sanctions, la cryptomonnaie n'est pas un gadget idéologique : elle devient une composante de la résilience stratégique. Elle permet de contourner, de fragmenter, de retarder l'effet des mesures coercitives, même si elle ne peut pas remplacer intégralement les circuits du commerce international classique.</div>  </div>  
     </div>
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     <div><b>Ormuz comme laboratoire géoéconomique</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le détroit d'Ormuz donne à cette stratégie une dimension particulière. Ce passage n'est pas seulement un goulet d'étranglement maritime ; c'est un centre nerveux de la mondialisation énergétique. Contrôler, menacer ou monétiser ce couloir revient à exercer une pression non seulement sur les États riverains, mais aussi sur les marchés, les assureurs, les armateurs, les négociants et les grandes puissances importatrices.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans cette perspective, parler d'un péage en Bitcoin revient à faire d'Ormuz un laboratoire de souveraineté financière sous sanctions. Même si le mécanisme n'est pas pleinement applicable, il envoie un signal clair : Téhéran veut montrer qu'il est capable de redéfinir les règles de transaction dans un espace stratégique qu'il considère comme vital. Le message n'est pas uniquement économique. Il est aussi politique : si l'Occident utilise la finance comme arme, l'Iran tentera d'utiliser les points de passage comme contre-arme.</div>  </div>  
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     <div><b>Les limites du transport maritime conventionnel</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pour les grandes compagnies maritimes, le calcul est simple. S'approvisionner en cryptomonnaies via une plateforme régulée ou par l'intermédiaire d'un bureau de gré à gré exposerait immédiatement les acteurs concernés à des contrôles et à des blocages. Recourir à des portefeuilles privés n'éliminerait pas le risque, car la transaction pourrait être identifiée plus tard et se retourner contre le payeur sous forme de sanctions secondaires ou d'exclusion des circuits financiers occidentaux.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dès lors, seuls des opérateurs déjà marginalisés, ou appartenant à des réseaux de flotte fantôme, pourraient éventuellement accepter ce type de paiement. Cela suffit à montrer la limite structurelle du projet : il ne peut pas devenir la norme du commerce maritime mondial, mais il peut nourrir un sous-système gris, opaque dans ses intermédiaires, visible dans ses traces, et néanmoins fonctionnel pour une partie des flux les plus sensibles.</div>  </div>  
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     <div><b>Une guerre économique qui change de forme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>L'intérêt du dossier est donc ailleurs. Il montre que la guerre économique contemporaine ne se joue plus seulement sur les tarifs douaniers, les embargos ou les gels d'avoirs. Elle se joue aussi sur les infrastructures de paiement, sur la capacité à créer des circuits alternatifs, sur l'usage politique des technologies financières et sur la maîtrise des goulets d'étranglement logistiques.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'idée iranienne de monnayer Ormuz en Bitcoin est peut-être impraticable à grande échelle, mais elle annonce une transformation plus vaste : les États sous sanctions ne se contentent plus de subir l'exclusion, ils expérimentent des architectures parallèles. Celles-ci restent fragiles, imparfaites, souvent coûteuses, mais elles modifient progressivement le paysage de la puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Au fond, le véritable enseignement n'est pas que l'Iran puisse demain faire payer le monde entier en cryptomonnaie. Il est que chaque crise autour d'un point d'étranglement stratégique tend désormais à fusionner finance, énergie et coercition. Et dans ce nouvel âge de la guerre économique, les paiements ne sont plus un simple outil commercial : ils deviennent un champ de bataille.</div>  </div>  
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     <div><b>Sources</b></div>
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      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://fr.finance.yahoo.com/actualites/l-iran-exige-paiements-bitcoin-155204069.html" target="_blank">https://fr.finance.yahoo.com/actualites/l-iran-exige-paiements-bitcoin-155204069.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.tf1info.fr/international/video-detroit-d-ormuz-comment-teheran-veut-assurer-sa-fortune-grace-a-la-cryptomonnaie-2435320.html" target="_blank">https://www.tf1info.fr/international/video-detroit-d-ormuz-comment-teheran-veut-assurer-sa-fortune-grace-a-la-cryptomonnaie-2435320.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://cryptoast.fr/iran-impose-paiements-bitcoin-passer-detroit-ormuz/" target="_blank">https://cryptoast.fr/iran-impose-paiements-bitcoin-passer-detroit-ormuz/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-iran-paiements-btc-petroliers-detroit-dhormuz-baril-petrole/" target="_blank">https://journalducoin.com/bitcoin/bitcoin-iran-paiements-btc-petroliers-detroit-dhormuz-baril-petrole/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.coindesk.com/fr/markets/2026/04/08/iran-eyes-crypto-toll-for-oil-tanker-transit-through-strait-of-hormuz/" target="_blank">https://www.coindesk.com/fr/markets/2026/04/08/iran-eyes-crypto-toll-for-oil-tanker-transit-through-strait-of-hormuz/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
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     <div>
       <br />  #Iran #détroitdOrmuz #Bitcoin #cryptomonnaies #sanctionsinternationales #économieparallèle #géopolitiqueénergétique #guerreeconomique #contournementdessanctions #paiementsnumériques
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   <link>https://www.veillemag.com/Ormuz-le-Bitcoin-et-l-illusion-d-un-peage-hors-systeme_a7372.html</link>
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   <title>L'Inde, le pétrole russe et la vérité brutale de la crise d'Ormuz</title>
   <pubDate>Tue, 10 Mar 2026 11:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Washington finit par assouplir ses sanctions contre Moscou pour éviter une crise énergétique majeure en Inde, révélant les limites d’un système de coercition qui cède dès que les intérêts stratégiques sont menacés. Entre le blocage d’Ormuz, la dépendance pétrolière indienne et le retour opportuniste du brut russe, la realpolitik reprend ses droits et rappelle que, dans les moments de tension, ce sont les barils — plus que les principes — qui dictent l’ordre du monde.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95217273-66652852.jpg?v=1773155349" alt="L'Inde, le pétrole russe et la vérité brutale de la crise d'Ormuz" title="L'Inde, le pétrole russe et la vérité brutale de la crise d'Ormuz" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Quand la géopolitique force Washington à desserrer l'étau des sanctions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans les grandes crises internationales, les principes affichés tiennent jusqu'au moment où les nécessités stratégiques les renversent. C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui avec l'Inde, le pétrole russe et le détroit d'Ormuz. Face à la désorganisation croissante des flux énergétiques provoquée par la guerre au Moyen-Orient et par la quasi-paralysie du trafic pétrolier dans le Golfe, les États-Unis ont choisi le pragmatisme. Washington a accordé à New Delhi une licence temporaire autorisant l'achat de brut russe déjà chargé sur des navires au plus tard le 5 mars. En apparence, il s'agit d'une mesure technique et limitée dans le temps. <br />  <strong>En réalité, c'est un aveu politique : lorsqu'un grand pays importateur est menacé sur le plan énergétique, les sanctions deviennent flexibles.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La décision américaine révèle toute la fragilité de l'architecture occidentale de coercition économique. Depuis des mois, Washington exerçait une pression directe sur l'Inde pour réduire ses achats de brut russe. Mais dès lors que la crise d'Ormuz met en péril l'approvisionnement d'un acteur central de l'Indo-Pacifique, la logique punitive cède la place à la logique de stabilisation. L'Inde n'est pas un simple client énergétique. C'est une puissance pivot, un partenaire indispensable dans la stratégie américaine de containment face à la Chine. <br />  La laisser entrer dans une crise énergétique majeure reviendrait à affaiblir un maillon essentiel de la chaîne d'équilibre asiatique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Reliance et le retour du réalisme énergétique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La position de <a class="link" href="https://www.ril.com/" target="_blank">Reliance Industries</a>  résume parfaitement la brutalité du moment. Avant le durcissement des sanctions américaines de 2025 contre les grands groupes russes, la société de <a class="link" href="https://www.forbes.com/profile/mukesh-ambani/" target="_blank">Mukesh Ambani </a>  était l'un des principaux acheteurs de brut russe, important plus de 500 000 barils par jour grâce à des accords structurés avec Rosneft. Puis, sous la pression des mesures américaines, elle avait suspendu ces achats et diversifié ses approvisionnements. Aujourd'hui, la guerre change de nouveau la hiérarchie des choix.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Reliance entend profiter de la fenêtre ouverte par Washington pour récupérer une partie du brut russe immobilisé sur des pétroliers proches de l'Inde, en mer d'Arabie et dans le golfe du Bengale, ainsi qu'autour de Singapour. Le point décisif est simple : ce pétrole existe déjà, il est disponible, et surtout il permet de contourner partiellement la vulnérabilité créée par le blocage d'Ormuz. Dans une situation normale, ce retour au brut russe aurait été présenté comme une entorse embarrassante aux efforts occidentaux. Dans la situation actuelle, il devient une solution de sécurité nationale.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dépendance structurelle que la guerre met à nu</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Inde dépend d'environ 60 % de ses importations pétrolières en provenance du Moyen-Orient. Ce chiffre suffit à comprendre pourquoi New Delhi ne peut se permettre aucune posture idéologique. Pour un pays de cette taille, avec une croissance rapide, une industrie lourde en expansion et une demande énergétique gigantesque, la sécurité des approvisionnements n'est pas un sujet secondaire. C'est la condition même de la stabilité économique et sociale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La crise actuelle montre donc une vérité que beaucoup préféraient ignorer : la mondialisation énergétique n'a pas supprimé les dépendances, elle les a simplement rendues plus sophistiquées. Quand un goulet stratégique comme Ormuz se grippe, les grands importateurs ne cherchent pas la cohérence politique, mais des barils immédiatement disponibles. Et ces barils, aujourd'hui, sont russes.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les limites du régime des sanctions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'autre enseignement est plus large. Le système des sanctions fonctionne tant qu'il ne heurte pas trop directement les intérêts vitaux de ceux qui l'appliquent ou de leurs alliés essentiels. Dès qu'une crise majeure éclate, les exemptions, licences temporaires et dérogations réapparaissent. Cela ne signifie pas que les sanctions sont inutiles. Cela signifie qu'elles ne sont jamais absolues. Elles sont des instruments de pouvoir, mais des instruments soumis à la hiérarchie mouvante des intérêts stratégiques.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans le cas indien, Washington a choisi de sauver l'équilibre énergétique d'un partenaire plutôt que de défendre jusqu'au bout la pureté de sa ligne anti-russe. Ce n'est pas une contradiction. C'est la géopolitique réelle. Les grandes puissances ne sacrifient jamais un allié central pour la beauté d'un dispositif juridique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe face à sa propre contradiction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'affaire contient aussi une leçon indirecte pour l'Europe. Reliance séparera ses flux de raffinage : une partie du brut russe servira au marché intérieur indien, tandis que l'unité destinée à l'exportation continuera à utiliser du pétrole non russe afin de ne pas tomber sous le coup de l'interdiction européenne visant les produits raffinés issus de brut russe transformé dans des pays tiers. Ce détail industriel dit beaucoup sur notre époque. Le marché mondial du pétrole n'est plus seulement un marché. C'est un labyrinthe juridique, logistique et politique où chaque puissance tente d'optimiser ses intérêts tout en respectant formellement des interdictions de plus en plus complexes.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'Union européenne, de son côté, croit souvent agir comme puissance normative. Mais dans un monde dominé par les chocs énergétiques, la norme suit souvent la réalité des flux au lieu de la commander. L'Inde, elle, l'a compris depuis longtemps. Elle ne raisonne ni en termes moraux ni en termes idéologiques, mais en fonction d'un intérêt national clair : assurer son approvisionnement, préserver son marché intérieur, conserver sa marge diplomatique entre Washington et Moscou.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le retour du pétrole comme arme de souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Au fond, cette affaire rappelle une évidence que l'on croyait atténuée par les discours sur la transition énergétique : le pétrole reste une arme de souveraineté. Celui qui le produit possède une rente stratégique. Celui qui le transporte contrôle un levier logistique. Celui qui l'achète en période de crise gagne un sursis politique. Et celui qui tente de réguler tout cela par des sanctions découvre vite que la puissance ne réside pas seulement dans l'interdiction, mais dans la capacité à adapter l'interdiction à ses propres besoins.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'Inde ne revient pas au pétrole russe par choix idéologique. Elle y revient parce que la guerre a rétabli la hiérarchie du réel. Et dans le réel, quand les routes du Golfe deviennent incertaines, le brut immobilisé au large redevient un trésor stratégique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une leçon de géoéconomie sans illusion</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Ce qui se joue ici dépasse de loin le cas de Reliance. Nous assistons à une scène classique de géoéconomie : un conflit régional perturbe un point de passage vital, une grande puissance importatrice cherche une solution de contournement, la puissance sanctionneuse accorde une exception, et le marché réorganise ses flux au mépris des récits officiels. Chacun sauve ses intérêts, chacun ajuste sa doctrine, chacun redécouvre que l'énergie reste le noyau dur de la puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La crise d'Ormuz ne montre donc pas seulement la vulnérabilité du système mondial. Elle montre aussi que, dans les moments décisifs, les principes s'effacent et les barils parlent.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-studying-legal-implication-us-order-allowing-russian-oil-imports-2026-03-06/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-studying-legal-implication-us-order-allowing-russian-oil-imports-2026-03-06/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-buying-prompt-russian-oil-iran-war-hits-supplies-sources-say-2026-03-05/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-buying-prompt-russian-oil-iran-war-hits-supplies-sources-say-2026-03-05/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/russia-prepared-divert-oil-india-middle-east-conflict-disrupts-flows-source-says-2026-03-04/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/russia-prepared-divert-oil-india-middle-east-conflict-disrupts-flows-source-says-2026-03-04/</a> </div>    <div> <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-06/us-issues-license-to-allow-some-russian-oil-sales-to-india-mme5qix4" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-06/us-issues-license-to-allow-some-russian-oil-sales-to-india-mme5qix4</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-02/indian-refiners-eye-russian-oil-again-as-iran-crisis-hits-supply" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-02/indian-refiners-eye-russian-oil-again-as-iran-crisis-hits-supply</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-10/india-snaps-up-30-million-barrels-of-russian-oil-after-us-waiver" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-10/india-snaps-up-30-million-barrels-of-russian-oil-after-us-waiver</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bbc.com/news/articles/cy031d1ny7jo" target="_blank">https://www.bbc.com/news/articles/cy031d1ny7jo</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95217273-66652852.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-Inde-le-petrole-russe-et-la-verite-brutale-de-la-crise-d-Ormuz_a7181.html</link>
  </item>

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   <title>L'Inde, le pétrole russe et la vérité brutale de la crise d'Ormuz</title>
   <pubDate>Tue, 10 Mar 2026 11:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Washington finit par assouplir ses sanctions contre Moscou pour éviter une crise énergétique majeure en Inde, révélant les limites d’un système de coercition qui cède dès que les intérêts stratégiques sont menacés. Entre le blocage d’Ormuz, la dépendance pétrolière indienne et le retour opportuniste du brut russe, la realpolitik reprend ses droits et rappelle que, dans les moments de tension, ce sont les barils — plus que les principes — qui dictent l’ordre du monde.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95338053-66701540.jpg?v=1773155349" alt="L'Inde, le pétrole russe et la vérité brutale de la crise d'Ormuz" title="L'Inde, le pétrole russe et la vérité brutale de la crise d'Ormuz" />
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     <div><b> Quand la géopolitique force Washington à desserrer l'étau des sanctions</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans les grandes crises internationales, les principes affichés tiennent jusqu'au moment où les nécessités stratégiques les renversent. C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui avec l'Inde, le pétrole russe et le détroit d'Ormuz. Face à la désorganisation croissante des flux énergétiques provoquée par la guerre au Moyen-Orient et par la quasi-paralysie du trafic pétrolier dans le Golfe, les États-Unis ont choisi le pragmatisme. Washington a accordé à New Delhi une licence temporaire autorisant l'achat de brut russe déjà chargé sur des navires au plus tard le 5 mars. En apparence, il s'agit d'une mesure technique et limitée dans le temps. <br />  <strong>En réalité, c'est un aveu politique : lorsqu'un grand pays importateur est menacé sur le plan énergétique, les sanctions deviennent flexibles.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La décision américaine révèle toute la fragilité de l'architecture occidentale de coercition économique. Depuis des mois, Washington exerçait une pression directe sur l'Inde pour réduire ses achats de brut russe. Mais dès lors que la crise d'Ormuz met en péril l'approvisionnement d'un acteur central de l'Indo-Pacifique, la logique punitive cède la place à la logique de stabilisation. L'Inde n'est pas un simple client énergétique. C'est une puissance pivot, un partenaire indispensable dans la stratégie américaine de containment face à la Chine. <br />  La laisser entrer dans une crise énergétique majeure reviendrait à affaiblir un maillon essentiel de la chaîne d'équilibre asiatique.</div>  </div>  
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     <div><b>Reliance et le retour du réalisme énergétique</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La position de <a class="link" href="https://www.ril.com/" target="_blank">Reliance Industries</a>  résume parfaitement la brutalité du moment. Avant le durcissement des sanctions américaines de 2025 contre les grands groupes russes, la société de <a class="link" href="https://www.forbes.com/profile/mukesh-ambani/" target="_blank">Mukesh Ambani </a>  était l'un des principaux acheteurs de brut russe, important plus de 500 000 barils par jour grâce à des accords structurés avec Rosneft. Puis, sous la pression des mesures américaines, elle avait suspendu ces achats et diversifié ses approvisionnements. Aujourd'hui, la guerre change de nouveau la hiérarchie des choix.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Reliance entend profiter de la fenêtre ouverte par Washington pour récupérer une partie du brut russe immobilisé sur des pétroliers proches de l'Inde, en mer d'Arabie et dans le golfe du Bengale, ainsi qu'autour de Singapour. Le point décisif est simple : ce pétrole existe déjà, il est disponible, et surtout il permet de contourner partiellement la vulnérabilité créée par le blocage d'Ormuz. Dans une situation normale, ce retour au brut russe aurait été présenté comme une entorse embarrassante aux efforts occidentaux. Dans la situation actuelle, il devient une solution de sécurité nationale.</div>  </div>  
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     <div><b>Une dépendance structurelle que la guerre met à nu</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Inde dépend d'environ 60 % de ses importations pétrolières en provenance du Moyen-Orient. Ce chiffre suffit à comprendre pourquoi New Delhi ne peut se permettre aucune posture idéologique. Pour un pays de cette taille, avec une croissance rapide, une industrie lourde en expansion et une demande énergétique gigantesque, la sécurité des approvisionnements n'est pas un sujet secondaire. C'est la condition même de la stabilité économique et sociale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La crise actuelle montre donc une vérité que beaucoup préféraient ignorer : la mondialisation énergétique n'a pas supprimé les dépendances, elle les a simplement rendues plus sophistiquées. Quand un goulet stratégique comme Ormuz se grippe, les grands importateurs ne cherchent pas la cohérence politique, mais des barils immédiatement disponibles. Et ces barils, aujourd'hui, sont russes.</div>  </div>  
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     <div><b>Les limites du régime des sanctions</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'autre enseignement est plus large. Le système des sanctions fonctionne tant qu'il ne heurte pas trop directement les intérêts vitaux de ceux qui l'appliquent ou de leurs alliés essentiels. Dès qu'une crise majeure éclate, les exemptions, licences temporaires et dérogations réapparaissent. Cela ne signifie pas que les sanctions sont inutiles. Cela signifie qu'elles ne sont jamais absolues. Elles sont des instruments de pouvoir, mais des instruments soumis à la hiérarchie mouvante des intérêts stratégiques.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans le cas indien, Washington a choisi de sauver l'équilibre énergétique d'un partenaire plutôt que de défendre jusqu'au bout la pureté de sa ligne anti-russe. Ce n'est pas une contradiction. C'est la géopolitique réelle. Les grandes puissances ne sacrifient jamais un allié central pour la beauté d'un dispositif juridique.</div>  </div>  
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     <div><b>L'Europe face à sa propre contradiction</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'affaire contient aussi une leçon indirecte pour l'Europe. Reliance séparera ses flux de raffinage : une partie du brut russe servira au marché intérieur indien, tandis que l'unité destinée à l'exportation continuera à utiliser du pétrole non russe afin de ne pas tomber sous le coup de l'interdiction européenne visant les produits raffinés issus de brut russe transformé dans des pays tiers. Ce détail industriel dit beaucoup sur notre époque. Le marché mondial du pétrole n'est plus seulement un marché. C'est un labyrinthe juridique, logistique et politique où chaque puissance tente d'optimiser ses intérêts tout en respectant formellement des interdictions de plus en plus complexes.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'Union européenne, de son côté, croit souvent agir comme puissance normative. Mais dans un monde dominé par les chocs énergétiques, la norme suit souvent la réalité des flux au lieu de la commander. L'Inde, elle, l'a compris depuis longtemps. Elle ne raisonne ni en termes moraux ni en termes idéologiques, mais en fonction d'un intérêt national clair : assurer son approvisionnement, préserver son marché intérieur, conserver sa marge diplomatique entre Washington et Moscou.</div>  </div>  
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     <div><b>Le retour du pétrole comme arme de souveraineté</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Au fond, cette affaire rappelle une évidence que l'on croyait atténuée par les discours sur la transition énergétique : le pétrole reste une arme de souveraineté. Celui qui le produit possède une rente stratégique. Celui qui le transporte contrôle un levier logistique. Celui qui l'achète en période de crise gagne un sursis politique. Et celui qui tente de réguler tout cela par des sanctions découvre vite que la puissance ne réside pas seulement dans l'interdiction, mais dans la capacité à adapter l'interdiction à ses propres besoins.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'Inde ne revient pas au pétrole russe par choix idéologique. Elle y revient parce que la guerre a rétabli la hiérarchie du réel. Et dans le réel, quand les routes du Golfe deviennent incertaines, le brut immobilisé au large redevient un trésor stratégique.</div>  </div>  
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     <div><b>Une leçon de géoéconomie sans illusion</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Ce qui se joue ici dépasse de loin le cas de Reliance. Nous assistons à une scène classique de géoéconomie : un conflit régional perturbe un point de passage vital, une grande puissance importatrice cherche une solution de contournement, la puissance sanctionneuse accorde une exception, et le marché réorganise ses flux au mépris des récits officiels. Chacun sauve ses intérêts, chacun ajuste sa doctrine, chacun redécouvre que l'énergie reste le noyau dur de la puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La crise d'Ormuz ne montre donc pas seulement la vulnérabilité du système mondial. Elle montre aussi que, dans les moments décisifs, les principes s'effacent et les barils parlent.</div>  </div>  
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     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
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     <div><b>Sources</b></div>
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      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-studying-legal-implication-us-order-allowing-russian-oil-imports-2026-03-06/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-studying-legal-implication-us-order-allowing-russian-oil-imports-2026-03-06/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-buying-prompt-russian-oil-iran-war-hits-supplies-sources-say-2026-03-05/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/indian-refiners-buying-prompt-russian-oil-iran-war-hits-supplies-sources-say-2026-03-05/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/russia-prepared-divert-oil-india-middle-east-conflict-disrupts-flows-source-says-2026-03-04/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/russia-prepared-divert-oil-india-middle-east-conflict-disrupts-flows-source-says-2026-03-04/</a> </div>    <div> <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-06/us-issues-license-to-allow-some-russian-oil-sales-to-india-mme5qix4" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-06/us-issues-license-to-allow-some-russian-oil-sales-to-india-mme5qix4</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-02/indian-refiners-eye-russian-oil-again-as-iran-crisis-hits-supply" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-02/indian-refiners-eye-russian-oil-again-as-iran-crisis-hits-supply</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-10/india-snaps-up-30-million-barrels-of-russian-oil-after-us-waiver" target="_blank">https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-10/india-snaps-up-30-million-barrels-of-russian-oil-after-us-waiver</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.bbc.com/news/articles/cy031d1ny7jo" target="_blank">https://www.bbc.com/news/articles/cy031d1ny7jo</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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