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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”</title>
   <pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À l’occasion de la nouvelle édition de sa trilogie Les Sentiers de la guerre économique (lien), Nicolas Moinet revisite trois décennies de mutations géoéconomiques. Dans un contexte où l’influence, la désinformation et la compétition technologique redessinent les rapports de force, il propose une lecture renouvelée d’un monde devenu plus opaque, plus rapide, plus brutal. Rencontre avec un chercheur qui invite à regarder derrière le rideau. Entretien.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95980342-66969793.jpg?v=1775904811" alt="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" title="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/vapresseditions/" target="_blank">Source : VA Editions</a> </div>    <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.va-editions.fr/la-bataille-des-soft-powers-c2x42610175" target="_blank">Suivez le lien</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Votre trilogie ressort entièrement actualisée. Qu’est-ce qui a changé au point de nécessiter une réécriture en profondeur ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette actualisation s'imposait car nous sommes passés d'une compétition économique à une ère d'affrontement global. La crise du Covid-19 a agi comme un révélateur, brisant le tabou de la souveraineté et révélant des dépendances critiques jusque-là ignorées. La «&nbsp;mondialisation heureuse » a laissé place à des luttes de puissance exacerbées entre les États-Unis et la Chine. Le système technique s'est transformé, favorisant une prédation généralisée par l'informatique. <br />   <br />  Dès lors, l'ancienne vision séquentielle « paix-crise-guerre » est devenue obsolète face aux réalités hybrides actuelles. Il fallait donc proposer une nouvelle grammaire stratégique : compétition, contestation et affrontement. Cette trilogie réécrite intègre également l'évolution technologique fulgurante du cyber et de l'intelligence artificielle. Elle vise à réarmer cognitivement les décideurs face à un monde dont la complexité s'est accélérée. Enfin, elle dénonce une certaine naïveté stratégique française qui gérait trop souvent les défaites au lieu de les anticiper.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dans La bataille des Soft Powers, vous décrivez une compétition d’influence devenue tentaculaire. Quels nouveaux terrains de confrontation avez-vous intégrés dans cette édition ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette nouvelle édition intègre de nouveaux échiquiers dits invisibles où l'information et la ruse priment désormais sur la force brute. Le terrain normatif est devenu central, les États-Unis utilisant l'extraterritorialité de leur droit comme une arme de guerre économique. La société civile et les ONG agiles sont également des acteurs de déstabilisation majeurs capables de paralyser des multinationales. <br />   <br />  Un autre terrain crucial est celui du soft power académique, où la domination des standards anglo-saxons formate les esprits des futures élites. La guerre des labos et la manipulation des connaissances scientifiques illustrent une influence tentaculaire. Le domaine cyber dépasse désormais la simple technique pour devenir un espace de subversion permanente via les réseaux sociaux. Le soft power se décline aussi de manière sanitaire ou écologique, avec des acteurs comme la Chine ou la Norvège. L'influence passe enfin par la captation des talents à l'échelle mondiale, transformant l'éducation en levier de puissance. <br />   <br />  Cette nouvelle édition lève ainsi le voile sur des stratégies de domination masquées derrière des causes vertueuses. La bataille se joue donc autant sur le contenant technologique que sur le contenu cognitif. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous insistez sur la dimension offensive de la guerre économique. Comment les organisations peuvent-elles se protéger sans basculer dans une vision anxiogène du monde ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Se protéger sans succomber à l'anxiété demande de passer d'une posture défensive du type « ligne Maginot » à une guerre de mouvement. Les organisations doivent cultiver la Mètis grecque, cette intelligence de la ruse qui consiste à contourner les problèmes plutôt qu'à les affronter frontalement. Sun Tzu plutôt que Clausewitz en somme. <br />   <br />  L'adoption de l'esprit commando est un levier puissant, car il prône l'agilité, l'unité et surtout la joie comme moteur de l'action collective. Le manager devient alors un libérateur d'énergies positives, transformant l'entreprise en un lieu d'épanouissement résistant à l'adversité. Il s'agit d'être « optimiste de but mais pessimiste de chemin » pour rester lucide sur les difficultés tout en étant déterminé à réussir. La sécurité ne doit pas être vue comme une contrainte mais bien plutôt comme un défi de management. <br />   <br />  Créer des « îlots de bienveillance » permet de se ressourcer au cœur d'un environnement hostile. L'art de la nuance et la rigueur scientifique sont des remparts essentiels contre les Fake News et le marketing de la peur. En valorisant la coopération interne, l'organisation réduit ses propres frictions tout en augmentant celles de ses adversaires. <br />   <br />  Enfin, l'action doit être guidée par l'éthique, car une force dénuée de morale finit par se condamner elle-même. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous affirmez que la souveraineté passe désormais par les réseaux. En quoi cette nouvelle édition propose-t-elle une manière différente de penser la coopération et la puissance ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La souveraineté ne se conçoit pas dans l'isolement, mais à travers une « indispensabilité stratégique » au sein des réseaux mondiaux. L’interdépendance et non simplement l’indépendance. Cette trilogie insiste ainsi sur la nécessité de bâtir des « communautés stratégiques de connaissance » pour briser les silos administratifs et industriels. <br />   <br />  La puissance naît de la capacité à mailler les acteurs publics et privés dans une synergie agile, à l'image du modèle japonais. Il faut promouvoir des dynamiques de réseau plutôt que de développer des logiques de bureau pour ne pas être condamné à subir les règles des autres. Le réseau permet un effet de levier réticulaire, multipliant le « moi à la puissance nous » pour accroître l'influence collective. La coopération ne doit pas être une neutralité feinte, mais une alliance tactique pour défendre des intérêts nationaux spécifiques. <br />   <br />  Penser la puissance par l'économie implique de localiser l'innovation au cœur des territoires et des citoyens. Le pilotage de la souveraineté passe par des «&nbsp;Task Forces » transversales, mêlant diplomatie, renseignement et expertise privée. Il s'agit de refonder une souveraineté basée sur une culture collective du combat. La force d'une cité réside ainsi moins dans ses remparts que dans le caractère et la détermination de ses membres, disait Thucydide. L'intelligence économique peut ainsi être le vecteur d'une puissance retrouvée par l'agilité réticulaire.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Peut-être une remarque plus personnelle, une recommandation, un rendez-vous…</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour «&nbsp;conclure&nbsp;» (mais on ne conclut jamais vraiment) ce parcours initiatique sur les sentiers de la guerre économique, je recommande souvent la lecture des Fables de La Fontaine, véritable trésor de stratégie et de sagesse humaine. Face à l'adversité, il faut savoir être le roseau qui plie mais ne rompt pas, plutôt que le chêne arrogant condamné par son manque de souplesse. <br />   <br />  Mon engagement reste guidé par « une certaine idée de la France » qui tente de réunir ce qui est épars dans un moment où il est de bon ton de diviser et d’ostraciser. L'indignation est nécessaire face aux injustices du système, mais elle ne suffit pas si elle ne débouche pas sur un engagement concret. L’avenir se construit dans la confrontation lucide au réel et des dynamiques collectives. Alors, restons actifs et éveillés jusqu'au bout. Et méditons cette phrase particulièrement piquante de Benjamin Franklin : « La plupart des gens meurent à 25 ans et sont enterrés à 75 ans ».</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Nicolas Moinet d'avoir accepté de répondre à nos questions !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95980342-66969928.jpg?v=1775906921" alt="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" title="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote><strong>La trilogie <em>Les Sentiers de la guerre économique</em> de Nicolas Moinet publiée chez Valeurs Ajoutées Éditions (</strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/vapresseditions/posts/?feedView=all">lien</a>  <strong>) explore la transformation profonde des rapports de force à l’ère de la compétition globale. Du renseignement économique aux stratégies d’influence, elle montre comment États, entreprises et réseaux s’affrontent désormais sur les terrains immatériels : information, normes, soft power. Nicolas Moinet y décrypte les nouvelles vulnérabilités, les tactiques offensives et la nécessité d’une culture stratégique fondée sur la vigilance, la coopération et la maîtrise des réseaux.&nbsp;</strong></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1.	L’École des nouveaux espions</b></div>
     <div>
      <blockquote>Cet ouvrage pose les bases de l’intelligence économique moderne. Nicolas Moinet y montre comment entreprises, administrations et territoires doivent développer une culture du renseignement pour anticiper les menaces, protéger leurs actifs immatériels et comprendre les jeux d’influence qui structurent la compétition mondiale.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. La Bataille des Soft Powers</b></div>
     <div>
      <blockquote>Ce tome explore la guerre de l’influence sous toutes ses formes : normes, récits, culture, technologies, diplomatie économique. Nicolas Moinet y décrypte la montée en puissance des stratégies immatérielles et la manière dont États et organisations utilisent le soft power pour orienter les comportements, façonner les perceptions et gagner des positions durables.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. De la compétition à l’affrontement</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Dernier volet, plus opérationnel, il analyse les tactiques offensives et défensives de la guerre économique contemporaine. L’auteur y détaille les méthodes d’action, les jeux d’acteurs, les vulnérabilités systémiques et les leviers de résilience, tout en montrant comment la puissance se construit désormais par les réseaux et l’agilité stratégique.</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95980342-66969953.jpg?v=1775907626" alt="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" title="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Professeur des universités en Sciences de l’Information et de la Communication à l’IAE de Poitiers, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-moinet-4a69ba36/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Nicolas Moinet</a>  dirige le parcours formation à distance du Master 2 Intelligence économique. Praticien-chercheur en intelligence économique depuis 1993, il a un Doctorat sur les dispositifs intelligents et les stratégies d’innovation. Chercheur au CEREGE et chercheur associé au <a>CR 451</a>, il est l’auteur d’une centaine d’articles et d’une vingtaine d’ouvrages sur l’intelligence économique, le renseignement, la sécurité économique et l’influence. <br />   <br />  Il intervient régulièrement auprès d’institutions et d’entreprises. Il a été auditeur de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice (INHESJ devenu IHEMI) et de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale. Il est l'un des fondateurs de l’École de Pensée sur la Guerre Économique. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.va-editions.fr/la-bataille-des-soft-powers-c2x42610175" target="_blank">Pour aller plus loin !</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95980342-66969793.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Entretien-avec-Nicolas-Moinet-La-guerre-economique-n-est-plus-un-concept-c-est-notre-quotidien_a7361.html</link>
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   <title>Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”</title>
   <pubDate>Sat, 11 Apr 2026 14:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des risques]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   À l’occasion de la nouvelle édition de sa trilogie Les Sentiers de la guerre économique (lien), Nicolas Moinet revisite trois décennies de mutations géoéconomiques. Dans un contexte où l’influence, la désinformation et la compétition technologique redessinent les rapports de force, il propose une lecture renouvelée d’un monde devenu plus opaque, plus rapide, plus brutal...     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95999071-66975159.jpg?v=1775904811" alt="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" title="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/vapresseditions/" target="_blank">Source : VA Editions</a> </div>    <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.va-editions.fr/la-bataille-des-soft-powers-c2x42610175" target="_blank">Suivez le lien</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Votre trilogie ressort entièrement actualisée. Qu’est-ce qui a changé au point de nécessiter une réécriture en profondeur ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette actualisation s'imposait car nous sommes passés d'une compétition économique à une ère d'affrontement global. La crise du Covid-19 a agi comme un révélateur, brisant le tabou de la souveraineté et révélant des dépendances critiques jusque-là ignorées. La «&nbsp;mondialisation heureuse » a laissé place à des luttes de puissance exacerbées entre les États-Unis et la Chine. Le système technique s'est transformé, favorisant une prédation généralisée par l'informatique. <br />   <br />  Dès lors, l'ancienne vision séquentielle « paix-crise-guerre » est devenue obsolète face aux réalités hybrides actuelles. Il fallait donc proposer une nouvelle grammaire stratégique : compétition, contestation et affrontement. Cette trilogie réécrite intègre également l'évolution technologique fulgurante du cyber et de l'intelligence artificielle. Elle vise à réarmer cognitivement les décideurs face à un monde dont la complexité s'est accélérée. Enfin, elle dénonce une certaine naïveté stratégique française qui gérait trop souvent les défaites au lieu de les anticiper.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dans La bataille des Soft Powers, vous décrivez une compétition d’influence devenue tentaculaire. Quels nouveaux terrains de confrontation avez-vous intégrés dans cette édition ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette nouvelle édition intègre de nouveaux échiquiers dits invisibles où l'information et la ruse priment désormais sur la force brute. Le terrain normatif est devenu central, les États-Unis utilisant l'extraterritorialité de leur droit comme une arme de guerre économique. La société civile et les ONG agiles sont également des acteurs de déstabilisation majeurs capables de paralyser des multinationales. <br />   <br />  Un autre terrain crucial est celui du soft power académique, où la domination des standards anglo-saxons formate les esprits des futures élites. La guerre des labos et la manipulation des connaissances scientifiques illustrent une influence tentaculaire. Le domaine cyber dépasse désormais la simple technique pour devenir un espace de subversion permanente via les réseaux sociaux. Le soft power se décline aussi de manière sanitaire ou écologique, avec des acteurs comme la Chine ou la Norvège. L'influence passe enfin par la captation des talents à l'échelle mondiale, transformant l'éducation en levier de puissance. <br />   <br />  Cette nouvelle édition lève ainsi le voile sur des stratégies de domination masquées derrière des causes vertueuses. La bataille se joue donc autant sur le contenant technologique que sur le contenu cognitif. <br />  &nbsp;</div>  
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     <div><b>Vous insistez sur la dimension offensive de la guerre économique. Comment les organisations peuvent-elles se protéger sans basculer dans une vision anxiogène du monde ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Se protéger sans succomber à l'anxiété demande de passer d'une posture défensive du type « ligne Maginot » à une guerre de mouvement. Les organisations doivent cultiver la Mètis grecque, cette intelligence de la ruse qui consiste à contourner les problèmes plutôt qu'à les affronter frontalement. Sun Tzu plutôt que Clausewitz en somme. <br />   <br />  L'adoption de l'esprit commando est un levier puissant, car il prône l'agilité, l'unité et surtout la joie comme moteur de l'action collective. Le manager devient alors un libérateur d'énergies positives, transformant l'entreprise en un lieu d'épanouissement résistant à l'adversité. Il s'agit d'être « optimiste de but mais pessimiste de chemin » pour rester lucide sur les difficultés tout en étant déterminé à réussir. La sécurité ne doit pas être vue comme une contrainte mais bien plutôt comme un défi de management. <br />   <br />  Créer des « îlots de bienveillance » permet de se ressourcer au cœur d'un environnement hostile. L'art de la nuance et la rigueur scientifique sont des remparts essentiels contre les Fake News et le marketing de la peur. En valorisant la coopération interne, l'organisation réduit ses propres frictions tout en augmentant celles de ses adversaires. <br />   <br />  Enfin, l'action doit être guidée par l'éthique, car une force dénuée de morale finit par se condamner elle-même. <br />  &nbsp;</div>  
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vous affirmez que la souveraineté passe désormais par les réseaux. En quoi cette nouvelle édition propose-t-elle une manière différente de penser la coopération et la puissance ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La souveraineté ne se conçoit pas dans l'isolement, mais à travers une « indispensabilité stratégique » au sein des réseaux mondiaux. L’interdépendance et non simplement l’indépendance. Cette trilogie insiste ainsi sur la nécessité de bâtir des « communautés stratégiques de connaissance » pour briser les silos administratifs et industriels. <br />   <br />  La puissance naît de la capacité à mailler les acteurs publics et privés dans une synergie agile, à l'image du modèle japonais. Il faut promouvoir des dynamiques de réseau plutôt que de développer des logiques de bureau pour ne pas être condamné à subir les règles des autres. Le réseau permet un effet de levier réticulaire, multipliant le « moi à la puissance nous » pour accroître l'influence collective. La coopération ne doit pas être une neutralité feinte, mais une alliance tactique pour défendre des intérêts nationaux spécifiques. <br />   <br />  Penser la puissance par l'économie implique de localiser l'innovation au cœur des territoires et des citoyens. Le pilotage de la souveraineté passe par des «&nbsp;Task Forces » transversales, mêlant diplomatie, renseignement et expertise privée. Il s'agit de refonder une souveraineté basée sur une culture collective du combat. La force d'une cité réside ainsi moins dans ses remparts que dans le caractère et la détermination de ses membres, disait Thucydide. L'intelligence économique peut ainsi être le vecteur d'une puissance retrouvée par l'agilité réticulaire.</div>  
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     <div><b>Peut-être une remarque plus personnelle, une recommandation, un rendez-vous…</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Pour «&nbsp;conclure&nbsp;» (mais on ne conclut jamais vraiment) ce parcours initiatique sur les sentiers de la guerre économique, je recommande souvent la lecture des Fables de La Fontaine, véritable trésor de stratégie et de sagesse humaine. Face à l'adversité, il faut savoir être le roseau qui plie mais ne rompt pas, plutôt que le chêne arrogant condamné par son manque de souplesse. <br />   <br />  Mon engagement reste guidé par « une certaine idée de la France » qui tente de réunir ce qui est épars dans un moment où il est de bon ton de diviser et d’ostraciser. L'indignation est nécessaire face aux injustices du système, mais elle ne suffit pas si elle ne débouche pas sur un engagement concret. L’avenir se construit dans la confrontation lucide au réel et des dynamiques collectives. Alors, restons actifs et éveillés jusqu'au bout. Et méditons cette phrase particulièrement piquante de Benjamin Franklin : « La plupart des gens meurent à 25 ans et sont enterrés à 75 ans ».</div>  
     </div>
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     <div><b>Merci Nicolas Moinet d'avoir accepté de répondre à nos questions !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95999071-66975165.jpg?v=1775906921" alt="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" title="Entretien avec Nicolas Moinet : “La guerre économique n’est plus un concept, c’est notre quotidien.”" />
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      <blockquote><strong>La trilogie <em>Les Sentiers de la guerre économique</em> de Nicolas Moinet publiée chez Valeurs Ajoutées Éditions (</strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/vapresseditions/posts/?feedView=all">lien</a>  <strong>) explore la transformation profonde des rapports de force à l’ère de la compétition globale. Du renseignement économique aux stratégies d’influence, elle montre comment États, entreprises et réseaux s’affrontent désormais sur les terrains immatériels : information, normes, soft power. Nicolas Moinet y décrypte les nouvelles vulnérabilités, les tactiques offensives et la nécessité d’une culture stratégique fondée sur la vigilance, la coopération et la maîtrise des réseaux.&nbsp;</strong></blockquote>  
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     <div><b>1.	L’École des nouveaux espions</b></div>
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      <blockquote>Cet ouvrage pose les bases de l’intelligence économique moderne. Nicolas Moinet y montre comment entreprises, administrations et territoires doivent développer une culture du renseignement pour anticiper les menaces, protéger leurs actifs immatériels et comprendre les jeux d’influence qui structurent la compétition mondiale.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. La Bataille des Soft Powers</b></div>
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      <blockquote>Ce tome explore la guerre de l’influence sous toutes ses formes : normes, récits, culture, technologies, diplomatie économique. Nicolas Moinet y décrypte la montée en puissance des stratégies immatérielles et la manière dont États et organisations utilisent le soft power pour orienter les comportements, façonner les perceptions et gagner des positions durables.</blockquote>  
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     <div><b>3. De la compétition à l’affrontement</b></div>
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      <blockquote>  <div>Dernier volet, plus opérationnel, il analyse les tactiques offensives et défensives de la guerre économique contemporaine. L’auteur y détaille les méthodes d’action, les jeux d’acteurs, les vulnérabilités systémiques et les leviers de résilience, tout en montrant comment la puissance se construit désormais par les réseaux et l’agilité stratégique.</div>  </blockquote>  
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     <div><b>A propos de ...</b></div>
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     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Professeur des universités en Sciences de l’Information et de la Communication à l’IAE de Poitiers, <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/nicolas-moinet-4a69ba36/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Nicolas Moinet</a>  dirige le parcours formation à distance du Master 2 Intelligence économique. Praticien-chercheur en intelligence économique depuis 1993, il a un Doctorat sur les dispositifs intelligents et les stratégies d’innovation. Chercheur au CEREGE et chercheur associé au <a>CR 451</a>, il est l’auteur d’une centaine d’articles et d’une vingtaine d’ouvrages sur l’intelligence économique, le renseignement, la sécurité économique et l’influence. <br />   <br />  Il intervient régulièrement auprès d’institutions et d’entreprises. Il a été auditeur de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice (INHESJ devenu IHEMI) et de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale. Il est l'un des fondateurs de l’École de Pensée sur la Guerre Économique. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.va-editions.fr/la-bataille-des-soft-powers-c2x42610175" target="_blank">Pour aller plus loin !</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95999071-66975159.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Entretien-avec-Nicolas-Moinet-La-guerre-economique-n-est-plus-un-concept-c-est-notre-quotidien_a7371.html</link>
  </item>

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   <title>Somalie. Le pétrole et l'ombre longue d'Ankara dans la Corne de l'Afrique</title>
   <pubDate>Sat, 28 Feb 2026 11:24:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que les premiers forages exploratoires doivent débuter en 2026, Ankara transforme son engagement en Somalie en un levier stratégique mêlant énergie, sécurité et diplomatie. Le pétrole n’est pas seulement une ressource potentielle : c’est un instrument de puissance dans une région hautement disputée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94988815-66559822.jpg?v=1772274251" alt="Somalie. Le pétrole et l'ombre longue d'Ankara dans la Corne de l'Afrique" title="Somalie. Le pétrole et l'ombre longue d'Ankara dans la Corne de l'Afrique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Turquie franchit un cap stratégique dans la Corne de l’Afrique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Avec le lancement des forages exploratoires prévus pour 2026, la Turquie franchit un cap dans sa présence dans la Corne de l'Afrique. <br />   <br />  Le choix de miser sur les hydrocarbures somaliens, jusqu'ici largement inexploités, ne répond pas seulement à une logique énergétique. Il s'agit d'un mouvement politique et stratégique qui mêle sécurité, influence régionale et projection de puissance dans l'un des carrefours les plus sensibles du système international.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un pari énergétique aux retombées politiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La compagnie énergétique publique turque a achevé les études sismiques dans trois vastes zones au large et se prépare à tester la viabilité économique des réserves. Même une production limitée pourrait peser sur une économie fragile comme celle de la Somalie, dont le produit intérieur brut dépasse à peine douze milliards de dollars. Pour Mogadiscio, le pétrole représente une possible bouée de sauvetage financière. Pour Ankara, c'est un instrument de consolidation politique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les estimations évoquent des réserves théoriques très élevées, mais l'écart entre le potentiel géologique et l'exploitation réelle reste considérable. Les coûts, la sécurité et l'instabilité institutionnelle rendent l'opération risquée. La Turquie ne dispose pas de la puissance financière de la Chine et doit avancer avec davantage de prudence, en sélectionnant ses projets et en limitant son exposition. Pourtant, cette disponibilité à prendre des risques là où d'autres acteurs hésitent renforce précisément son rôle de partenaire « nécessaire » pour des gouvernements en difficulté.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">À court terme, l'impact économique sera probablement plus politique que budgétaire. À moyen terme, si l'exploitation s'avère soutenable, la Somalie pourrait obtenir des ressources décisives pour renforcer l'État central et réduire sa dépendance à l'égard de l'aide extérieure.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un pétrole sous haute protection militaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le pétrole somalien naît déjà militarisé. <br />   <br />  Piraterie, instabilité intérieure et menaces régionales imposent une protection armée des activités d'exploration. Ce n'est pas un hasard si la marine turque a déjà escorté les navires de recherche, tandis qu'Ankara gère depuis 2017 sa plus grande base militaire à l'étranger précisément en Somalie. La formation des forces locales et le contrôle des côtes s'entrelacent ainsi avec la protection des intérêts énergétiques.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La présence militaire n'est pas accessoire mais structurelle : sans sécurité, il n'existe pas d'exploitation possible. En ce sens, la Turquie lie de manière indissociable pétrole et défense, en renforçant son empreinte stratégique dans une zone qui contrôle des routes maritimes cruciales entre la mer Rouge et l'océan Indien.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une région traversée de rivalités et de jeux d’influence</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La Corne de l'Afrique est une mosaïque de rivalités. L'Égypte, l'Éthiopie et les Émirats arabes unis observent avec attention l'avancée turque. Le Caire peut voir en Ankara un contrepoids à l'Éthiopie, tandis qu'Addis-Abeba craint de nouvelles dynamiques le long des côtes somaliennes, tout en ayant besoin d'une plus grande stabilité pour obtenir un accès à la mer. Les Émirats, forts de leurs liens avec des régions somaliennes autonomes, pourraient percevoir l'expansion turque comme une réduction de leurs marges de manœuvre.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ankara tente de gérer ces tensions par une diplomatie prudente, en évitant les affrontements directs et en cloisonnant les dossiers les plus sensibles, comme le montre le silence turc sur le conflit soudanais malgré les divergences avec Abou Dhabi. C'est une stratégie d'équilibre qui vise à maximiser l'influence sans provoquer de ruptures irréversibles</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Au-delà de l’énergie, un projet de puissance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Même si les forages ne devaient pas produire de résultats commercialement significatifs, la Somalie resterait centrale pour la Turquie. L'enjeu n'est pas seulement l'énergie, mais la capacité d'Ankara à s'affirmer comme une puissance intermédiaire capable d'unir aide, sécurité et intérêts économiques dans une même architecture d'influence. Dans la Corne de l'Afrique, le pétrole est le moyen. L'objectif est le positionnement stratégique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/turkey-dispatches-deep-sea-drilling-ship-somalia-first-overseas-mission-2026-02-15/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/turkey-dispatches-deep-sea-drilling-ship-somalia-first-overseas-mission-2026-02-15/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/turkey-plans-first-overseas-deepwater-drilling-somalia-next-month-2026-01-02/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/turkey-plans-first-overseas-deepwater-drilling-somalia-next-month-2026-01-02/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/turkey-signs-energy-cooperation-deal-with-somalia-2024-03-07/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/turkey-signs-energy-cooperation-deal-with-somalia-2024-03-07/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/business/energy/turkeys-tpao-somalias-petrol-authority-sign-onshore-exploration-deal-2024-10-25/" target="_blank">https://www.reuters.com/business/energy/turkeys-tpao-somalias-petrol-authority-sign-onshore-exploration-deal-2024-10-25/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.aa.com.tr/en/energy/general/turkiye-signs-deal-for-oil-and-gas-exploration-in-somalian-offshore/42542" target="_blank">https://www.aa.com.tr/en/energy/general/turkiye-signs-deal-for-oil-and-gas-exploration-in-somalian-offshore/42542</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.aa.com.tr/en/energy/natural-gas/turkiye-sends-drillship-to-somalia-for-first-overseas-mission/54734" target="_blank">https://www.aa.com.tr/en/energy/natural-gas/turkiye-sends-drillship-to-somalia-for-first-overseas-mission/54734</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://apnews.com/article/312fcdf58789767f94b6c36a3444faec" target="_blank">https://apnews.com/article/312fcdf58789767f94b6c36a3444faec</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.middleeasteye.net/news/turkey-somalia-signs-oil-gas-exploration-deal" target="_blank">https://www.middleeasteye.net/news/turkey-somalia-signs-oil-gas-exploration-deal</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://theenergyyear.com/news/turkey-to-send-oil-and-gas-exploration-ship-to-somalia/" target="_blank">https://theenergyyear.com/news/turkey-to-send-oil-and-gas-exploration-ship-to-somalia/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.turkishminute.com/2025/07/03/turkish-research-vessel-returns-from-first-intercontinental-energy-mission-off-somalia/" target="_blank">https://www.turkishminute.com/2025/07/03/turkish-research-vessel-returns-from-first-intercontinental-energy-mission-off-somalia/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94988815-66559822.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Somalie-Le-petrole-et-l-ombre-longue-d-Ankara-dans-la-Corne-de-l-Afrique_a7114.html</link>
  </item>

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   <title>"Paris 2024 : quand l'intelligence économique fait gagner les Jeux". Tribune Libre d'Aflred Huot de Saint-Albin. AEGE</title>
   <pubDate>Sat, 21 Sep 2024 13:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Communication &amp; Influence]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'un des piliers de la réussite de la candidature de Paris 2024 réside dans la qualité et l'ampleur de la veille stratégique mise en place. Cette collecte d'informations, pierre angulaire de l'intelligence économique, s'est appuyée sur une surveillance continue de sources variées : presse internationale, réseaux sociaux, médias spécialisés dans le sport, rapports internes et comptes rendus de réunions. Gérer cette diversité de sources a permis de comprendre un environnement en constante évolution.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82922036-59425925.jpg?v=1726919888" alt=""Paris 2024 : quand l'intelligence économique fait gagner les Jeux". Tribune Libre d'Aflred Huot de Saint-Albin. AEGE" title=""Paris 2024 : quand l'intelligence économique fait gagner les Jeux". Tribune Libre d'Aflred Huot de Saint-Albin. AEGE" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 représentent une véritable réussite, d'autant plus impressionnante que beaucoup de voix pessimistes s'élevaient avant même la cérémonie d'ouverture. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Cette contradiction, typiquement française, illustre qu'une vision commune, partagée par tous les acteurs, peut surmonter les doutes</strong>. Cet élan collectif tire ses racines de l'analyse minutieuse menée après l'échec de la candidature pour les Jeux de 2012. <br />  Parmi les leçons les plus marquantes : remettre les intérêts sportifs au-dessus des intérêts politiques. Ce consensus a permis aux différents acteurs de se rallier à un objectif unique. <br />   <br />  <strong>Une autre recommandation majeure concernait la maîtrise de l'environnement informationnel.</strong> L'intelligence économique, avec sa capacité à surveiller, analyser et influencer, a été un atout indéniable dans la stratégie parisienne. Elle a permis de décrypter un environnement complexe et d'interagir efficacement avec les décideurs, en premier lieu les membres du Comité International Olympique (CIO).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La collecte d'informations : une veille stratégique multicanale pour comprendre l'environnement.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>L'un des piliers de la réussite de la candidature de Paris 2024 réside dans la qualité et l'ampleur de la veille stratégique mise en place.</strong> Cette collecte d'informations, pierre angulaire de l'intelligence économique, s'est appuyée sur une surveillance continue de sources variées : presse internationale, réseaux sociaux, médias spécialisés dans le sport, rapports internes et comptes rendus de réunions. Gérer cette diversité de sources a permis de comprendre un environnement en constante évolution. <br />   <br />  <strong>La presse mondiale, par exemple, offrait une surveillance globale des actualités et des tendances émergentes, permettant à l'équipe de Paris 2024 d'anticiper les sujets sensibles et les critiques potentielles.</strong> Cela a favorisé l'élaboration de réponses adaptées et la mise en place de stratégies ajustées en fonction des attentes des différents publics. <br />  Les réseaux sociaux ont aussi joué un rôle crucial, offrant un accès direct aux perceptions des citoyens, sportifs et influenceurs du monde entier. Ils ont permis de capter les signaux faibles, révélateurs de tendances à venir, et d'affiner la communication en temps réel. <br />  <strong>Les médias spécialisés dans le domaine olympique et sportif apportaient une expertise précieuse</strong> sur les défis techniques et organisationnels. De plus, leur analyse des candidatures concurrentes permettait de repérer leurs points forts et leurs faiblesses, affinant ainsi la stratégie parisienne. <br />   <br />  <strong>Enfin, les comptes rendus de réunions et échanges informels avec les différentes parties prenantes ont permis de cerner les attentes spécifiques des décideurs</strong>, et de prendre régulièrement le pouls de la perception de la candidature. <br />  Grâce à cette veille multicanale, l'équipe a pu ajuster constamment sa stratégie, renforçant la pertinence de son message et son adaptation aux évolutions du contexte concurrentiel. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Analyse des parties prenantes et définition des éléments de langage : une stratégie d'influence ciblée.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Collecter des informations ne suffisait pas : il fallait ensuite analyser les parties prenantes pour transformer ces données en actions concrètes</strong>. En particulier, l'analyse des membres du CIO a été cruciale pour comprendre leurs priorités, souvent influencées par des considérations géopolitiques, économiques et culturelles. Chaque membre étant unique, l'équipe de Paris 2024 a entrepris une véritable cartographie des décideurs, étudiant leurs réseaux, votes passés et centres d'intérêt spécifiques. <br />   <br />  <strong>Ce travail d'analyse a permis de concevoir une stratégie d'influence sur mesure, ajustant les propositions aux préoccupations particulières de chaque votant.</strong> Par exemple, certains étaient sensibles aux questions écologiques, d'autres aux retombées économiques ou encore à la capacité de Paris à gérer des événements mondiaux. <br />   <br />  <strong>L'intelligence économique a joué un rôle central dans la personnalisation des messages.</strong> Les éléments de langage ont été calibrés pour répondre avec précision aux attentes des membres du CIO, tout en maintenant une cohérence globale dans la communication. Lors des rencontres bilatérales, l'équipe pouvait ainsi délivrer des messages ciblés, mettant en avant les aspects de la candidature qui résonnaient le mieux avec chaque interlocuteur. Cette personnalisation a contribué à renforcer les alliances et à convaincre les indécis. <br />   <br />  En affinant constamment les éléments de langage au fil des retours d'information, Paris 2024 a su aligner son discours sur les priorités des décideurs, facilitant leur adhésion à la candidature.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intelligence économique, bien que discrète, a été un facteur décisif dans le succès de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Grâce à une veille proactive, une analyse fine des parties prenantes et une stratégie de communication finement ajustée, Paris a su convaincre le CIO et s'imposer comme la ville hôte idéale</strong>. <br />   <br />  Cette rigueur et ce souci du détail, déjà présents dans la phase de candidature, se sont poursuivis lors de l'organisation des Jeux. Ce qui a été promis a été accompli, transformant la vision audacieuse de Paris 2024 en une réalité saluée à l'échelle mondiale. <br />   <br />  <strong>Ces Jeux, perçus comme exceptionnels, ont prouvé une fois de plus que la France sait réussir de grands projets lorsqu'elle mobilise ses forces autour d'une vision commune.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Alfred Huot de Saint-Albin pour ce témoignage.</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alfredhsa/" target="_blank">Alfred Huot de Saint-Albin </a>  est actuellement manager anti-fraude au sein du CERT Orange Cyberdefense et Président de l'<a class="link" href="https://www.aege.fr/" target="_blank">AEGE</a>.</div>  Précédemment (entre autres) enseignant à l'École de Guerre Économique et responsable du pôle veille du comité de candidature Paris 2024.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/82922036-59425925.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Paris-2024-quand-l-intelligence-economique-fait-gagner-les-Jeux-Tribune-Libre-d-Aflred-Huot-de-Saint-Albin-AEGE_a5235.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Paris 2024 : quand l'intelligence économique fait gagner les Jeux". Tribune Libre d'Aflred Huot de Saint-Albin. AEGE</title>
   <pubDate>Sat, 21 Sep 2024 13:40:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Communication &amp; Influence]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'un des piliers de la réussite de la candidature de Paris 2024 réside dans la qualité et l'ampleur de la veille stratégique mise en place. Cette collecte d'informations, pierre angulaire de l'intelligence économique, s'est appuyée sur une surveillance continue de sources variées : presse internationale, réseaux sociaux, médias spécialisés dans le sport, rapports internes et comptes rendus de réunions. Gérer cette diversité de sources a permis de comprendre un environnement en constante évolution.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82963336-59450076.jpg?v=1726919888" alt=""Paris 2024 : quand l'intelligence économique fait gagner les Jeux". Tribune Libre d'Aflred Huot de Saint-Albin. AEGE" title=""Paris 2024 : quand l'intelligence économique fait gagner les Jeux". Tribune Libre d'Aflred Huot de Saint-Albin. AEGE" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 représentent une véritable réussite, d'autant plus impressionnante que beaucoup de voix pessimistes s'élevaient avant même la cérémonie d'ouverture. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Cette contradiction, typiquement française, illustre qu'une vision commune, partagée par tous les acteurs, peut surmonter les doutes</strong>. Cet élan collectif tire ses racines de l'analyse minutieuse menée après l'échec de la candidature pour les Jeux de 2012. <br />  Parmi les leçons les plus marquantes : remettre les intérêts sportifs au-dessus des intérêts politiques. Ce consensus a permis aux différents acteurs de se rallier à un objectif unique. <br />   <br />  <strong>Une autre recommandation majeure concernait la maîtrise de l'environnement informationnel.</strong> L'intelligence économique, avec sa capacité à surveiller, analyser et influencer, a été un atout indéniable dans la stratégie parisienne. Elle a permis de décrypter un environnement complexe et d'interagir efficacement avec les décideurs, en premier lieu les membres du Comité International Olympique (CIO).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La collecte d'informations : une veille stratégique multicanale pour comprendre l'environnement.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>L'un des piliers de la réussite de la candidature de Paris 2024 réside dans la qualité et l'ampleur de la veille stratégique mise en place.</strong> Cette collecte d'informations, pierre angulaire de l'intelligence économique, s'est appuyée sur une surveillance continue de sources variées : presse internationale, réseaux sociaux, médias spécialisés dans le sport, rapports internes et comptes rendus de réunions. Gérer cette diversité de sources a permis de comprendre un environnement en constante évolution. <br />   <br />  <strong>La presse mondiale, par exemple, offrait une surveillance globale des actualités et des tendances émergentes, permettant à l'équipe de Paris 2024 d'anticiper les sujets sensibles et les critiques potentielles.</strong> Cela a favorisé l'élaboration de réponses adaptées et la mise en place de stratégies ajustées en fonction des attentes des différents publics. <br />  Les réseaux sociaux ont aussi joué un rôle crucial, offrant un accès direct aux perceptions des citoyens, sportifs et influenceurs du monde entier. Ils ont permis de capter les signaux faibles, révélateurs de tendances à venir, et d'affiner la communication en temps réel. <br />  <strong>Les médias spécialisés dans le domaine olympique et sportif apportaient une expertise précieuse</strong> sur les défis techniques et organisationnels. De plus, leur analyse des candidatures concurrentes permettait de repérer leurs points forts et leurs faiblesses, affinant ainsi la stratégie parisienne. <br />   <br />  <strong>Enfin, les comptes rendus de réunions et échanges informels avec les différentes parties prenantes ont permis de cerner les attentes spécifiques des décideurs</strong>, et de prendre régulièrement le pouls de la perception de la candidature. <br />  Grâce à cette veille multicanale, l'équipe a pu ajuster constamment sa stratégie, renforçant la pertinence de son message et son adaptation aux évolutions du contexte concurrentiel. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Analyse des parties prenantes et définition des éléments de langage : une stratégie d'influence ciblée.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Collecter des informations ne suffisait pas : il fallait ensuite analyser les parties prenantes pour transformer ces données en actions concrètes</strong>. En particulier, l'analyse des membres du CIO a été cruciale pour comprendre leurs priorités, souvent influencées par des considérations géopolitiques, économiques et culturelles. Chaque membre étant unique, l'équipe de Paris 2024 a entrepris une véritable cartographie des décideurs, étudiant leurs réseaux, votes passés et centres d'intérêt spécifiques. <br />   <br />  <strong>Ce travail d'analyse a permis de concevoir une stratégie d'influence sur mesure, ajustant les propositions aux préoccupations particulières de chaque votant.</strong> Par exemple, certains étaient sensibles aux questions écologiques, d'autres aux retombées économiques ou encore à la capacité de Paris à gérer des événements mondiaux. <br />   <br />  <strong>L'intelligence économique a joué un rôle central dans la personnalisation des messages.</strong> Les éléments de langage ont été calibrés pour répondre avec précision aux attentes des membres du CIO, tout en maintenant une cohérence globale dans la communication. Lors des rencontres bilatérales, l'équipe pouvait ainsi délivrer des messages ciblés, mettant en avant les aspects de la candidature qui résonnaient le mieux avec chaque interlocuteur. Cette personnalisation a contribué à renforcer les alliances et à convaincre les indécis. <br />   <br />  En affinant constamment les éléments de langage au fil des retours d'information, Paris 2024 a su aligner son discours sur les priorités des décideurs, facilitant leur adhésion à la candidature.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intelligence économique, bien que discrète, a été un facteur décisif dans le succès de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Grâce à une veille proactive, une analyse fine des parties prenantes et une stratégie de communication finement ajustée, Paris a su convaincre le CIO et s'imposer comme la ville hôte idéale</strong>. <br />   <br />  Cette rigueur et ce souci du détail, déjà présents dans la phase de candidature, se sont poursuivis lors de l'organisation des Jeux. Ce qui a été promis a été accompli, transformant la vision audacieuse de Paris 2024 en une réalité saluée à l'échelle mondiale. <br />   <br />  <strong>Ces Jeux, perçus comme exceptionnels, ont prouvé une fois de plus que la France sait réussir de grands projets lorsqu'elle mobilise ses forces autour d'une vision commune.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Merci Alfred Huot de Saint-Albin pour ce témoignage.</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alfredhsa/" target="_blank">Alfred Huot de Saint-Albin </a>  est actuellement manager anti-fraude au sein du CERT Orange Cyberdefense et Président de l'<a class="link" href="https://www.aege.fr/" target="_blank">AEGE</a>.</div>  Précédemment (entre autres) enseignant à l'École de Guerre Économique et responsable du pôle veille du comité de candidature Paris 2024.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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