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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
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   <title>Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre.</title>
   <pubDate>Sun, 21 Dec 2025 10:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les transitions territoriales s’imposent aujourd’hui dans de nombreux projets : transition écologique, sociale, économique, numérique… Sur le terrain, nous constatons qu’elles s’inscrivent dans des contextes marqués par des contraintes institutionnelles et temporelles, mais aussi des cultures professionnelles très souvent éloignées. Dans ces situations, l’intelligence territoriale offre un cadre méthodologique et un outillage contribuant à aider les acteurs à s’engager dans un travail collectif, à produire ensemble des connaissances et à en organiser le partage dans le cadre de projets de territoire (Dumas, 2011 ; Bourret et al., 2012 ; Masselot, 2023).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307839-65251352.jpg?v=1765884753" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://hal.science/hal-05361713v2 " target="_blank">Source</a>. ([1] <br />   <br />  [1]&nbsp;&nbsp;Pour faciliter la lecture, nous n’avons ici pas employé l’écriture inclusive. <br />  Nous précisions toutefois que nous y restons profondément attachée.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sans information partagée, pas d’action collective</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307839-65251353.jpg?v=1765882060" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au sein des territoires, l’information est bien présente. <br />   <br />  Études, diagnostics, données, cartographies, retours d’expérience se multiplient au fil des projets. Pourtant, nous avons fréquemment remarqué dans nos recherches, un décalage entre cette richesse informationnelle et la capacité des acteurs à y accéder, à l’exploiter, à la partager…une capacité à s’en saisir pour construire une action collective cohérente et efficiente en s’appuyant sur ces informations. <br />   <br />  Ce décalage ne tient pas uniquement à des questions d’outillage. Il renvoie à des rapports humains, à des modes de coordination, à des manières de produire et de partager du sens et surtout à des personnes ressource. Nos analyses ont confirmé que les acteurs impliqués dans un projet de territoire n’utilisent pas les mêmes référentiels, ne parlent pas toujours le même langage et évoluent dans des cadres organisationnels différents, ce qui ne facilite pas leur intégration au sein d’«&nbsp;espace continu&nbsp;» propice à la mise en commun. <br />   <br />  <strong>Nous défendons ainsi l’idée que l’intelligence territoriale permet de considérer le territoire comme un espace relationnel, continu et apprenant, dans lequel la circulation de l’information et la co-construction de connaissances occupent une place centrale</strong>. Nous proposons donc cette définition : <em>«&nbsp;L’intelligence territoriale est envisagée comme une approche systémique, reposant sur des processus infocommunicationnels qui, dans une logique d’organisation apprenante, facilitent la coordination des acteurs et la co-création de connaissances capitalisables et actionnables, au service de la soutenabilité du territoire ».</em> (Knauf, 2023). <br />   <br />  Le schéma invite à une lecture synthétique de ces dynamiques, en mettant en relation les acteurs, les processus info-communicationnels et les dispositifs sociotechniques au sein d’un système apprenant territorial. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La médiation au cœur des démarches d’intelligence territoriale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les retours de terrain accumulés au fil des années convergent vers un constat partagé : les démarches d’intelligence territoriale qui tiennent dans le temps reposent moins sur les outils que sur des rôles humains clairement identifiables, parfois formalisés, parfois assumés de manière plus informelle. <br />  &nbsp; <br />  Nous avons tout d’abord identifié des personnes situées à l’interface entre information et décideur. Leur rôle consiste à comprendre des besoins, à les reformuler et à transformer des informations en connaissances mobilisables et actionnables. Ces fonctions, décrites dès les premiers travaux sur l’intelligence économique et territoriale, relèvent du rôle d’<strong>infomédiaire</strong> (Knauf &amp; David, 2004). <br />  &nbsp; <br />  Avec le temps, ce rôle a évolué vers la coordination et l’animation (Knauf, 2010) : les <strong>coordinateurs-animateurs</strong> font circuler l’information, entretiennent le dialogue entre parties prenantes et contribuent à stabiliser une vision commune du projet de territoire. Ils s’appuient sur des dispositifs sociotechniques réunissant des actants humains et non humains, au sens de la sociologie de la traduction (Akrich, Callon, Latour, 2006 ; Jeanneret, 2008) et les mettent en interaction. <br />  &nbsp; <br />  Dans les configurations les plus abouties, un autre rôle émerge progressivement : celui de <strong>tiers-facilitateur</strong>. Véritable fonction d’interface et de pédagogue, il acculture au partage d’informations, créé les conditions de la co-production de connaissances et assure la coordination des acteurs. En tant que médiateur, il intervient dans ces <em>zones grises</em> où se croisent des personnes aux intérêts et aux cultures professionnelles multiples et hétérogènes, et qui peuvent aussi être en conflit -&nbsp; en somme, des zones ambigües, sans réelles règles établies, où chacun s’appuie sur ses propres références et son mode de fonctionnement (Knauf, 2025).</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Coopérer et capitaliser au sein des territoires </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les discours institutionnels tendent à valoriser la coopération. <br />   <br />  Les pratiques montrent cependant que les conditions nécessaires à son maintien sont rarement réunies. Les acteurs font face à un manque de temps, à une surcharge informationnelle et à des injonctions de court terme qui fragilisent les dynamiques collectives. <br />   <br />  Ce que nous avons notamment observé, c’est que la coopération se construit rarement de manière immédiate. Elle s’inscrit dans la durée, à travers des échanges réguliers, des ajustements et une reconnaissance mutuelle des compétences. Les <em>communautés de pratiques</em>, telles que conceptualisées par Wenger (2002), jouent un rôle structurant lorsqu’elles disposent de cadres favorables pour se maintenir dans le temps, et qu’elles bénéficient de ressources, parmi lesquelles, humaines pour en assurer leur animation. Cela rejoint la conception du territoire comme <em>organisation apprenante,</em> capable de développer et d’entretenir des processus d’apprentissage collectif et de transmission des savoirs au-delà des projets courts (Senge, 1992 &nbsp;; Nonaka &amp; Takeuchi, 1997). <br />   <br />  De plus, la capitalisation reste souvent un point de fragilité. Documents peu réutilisés, plateformes sous-alimentées, savoirs qui disparaissent avec le départ de certaines personnes : ces situations sont largement partagées par les professionnels et la question de la pérennisation demeure centrale. Dans cette perspective, nous soutenons que les données et connaissances produites peuvent être envisagées comme des <em>communs de la connaissance</em>, au sens développé par Ostrom (1990) et Bollier (2014). Leur mise en commun suppose toutefois des accords collectifs sur les modalités de production, de partage et de réutilisation, ainsi qu’une attention portée aux pratiques concrètes des acteurs impliqués. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le triptyque humain-processus infocommunicationnels-outils au service des transitions</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Nos travaux en intelligence territoriale mettent en évidence deux points d’attention récurrents. <br />   <br />  Le premier concerne la <u>volonté et la motivation des personnes impliquées.</u> Les terrains observés nous enseignent que la réussite d’une démarche d’intelligence territoriale et par extension, d’un projet de territoire, repose largement sur l’engagement d’acteurs déjà convaincus, prêts à consacrer du temps aux processus infocommunicationnels (collecte d’information, traitement, partage, capitalisation des connaissances, …), à la coordination et au travail collectif, malgré des contraintes fortes. Sans cette implication, les dispositifs peinent à produire des effets durables. <br />   <br />  Le second point touche à la question de la <u>pérennisation</u>. Les projets de territoire s’inscrivent souvent dans des temporalités limitées, alors que les apprentissages collectifs et la capitalisation des connaissances demandent du temps. <br />   <br />  Ces deux leviers, l’engagement des personnes et l’inscription dans la durée, rappellent que l’intelligence territoriale se joue moins dans la multiplication des outils que dans la capacité à créer et à préserver des conditions de coopération, au croisement du triptyque humain, processus infocommunicationnels et outils. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de..</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307839-65251357.jpg?v=1765883450" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/audrey-knauf/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Audrey Knauf</a>  – Responsable du Master Veille Stratégique et Organisation des Connaissances (VSOC), Université de Lorraine <br />  &nbsp;Maître de conférences en intelligence économique et territoriale. Directrice du Master VSOC et co-rédactrice en chef de la Revue internationale d'intelligence économique (R2IE).  <div class="para_58368377 resize" id="para_2" style="">  <div class="texte">  <div class="access firstletter"> <br />  Elle est directrice du Master Veille stratégique et organisation des connaissances (VSOC), co-rédactrice en cheffe de la Revue Internationale d’Intelligence Economique (R2IE), et aambassadrice du réseau science ouverte à l’université de Lorraine, chargée de travailler sur la science ouverte. Elle est également&nbsp;rédactrice en chef adjointe de la <a class="link" href="https://dc.episciences.org/" target="_blank">revue "Data &amp; Corpus"</a>  <br />   <br />  Elle est également membre élu au Conseil national des universités (CNU 71). Par le passé, elle a mené de front plusieurs activités dans le privé et dans la recherche, en particulier au sein du NANCIE (le Centre international de l’eau de Nancy) et au sein du Loria (Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications). <br />   <br />  De 2006 à 2008, Audrey Knauf a aussi été vice-présidente et responsable du pôle Régions de l’ANAJ-IHEDN (l’Association nationale des auditeurs jeunes de l’Institut des hautes études de défense nationale), aujourd’hui appelée IHEDN Jeunes. Enfin, elle collaboré à de nombreux ouvrages et rédigé des articles pour des revues universitaires tant françaises qu’internationales. Elle est l’auteure de l’ouvrage : les dispositifs d'intelligence économique : compétences et fonctions utiles à leur pilotage, publié en 2010 et ayant reçu le Prix du Jury CED-3AF, parrainé par le cercle Turgot.</div>  </div>  </div>  </blockquote>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.veillemag.com/Intelligence-territoriale-et-transitions-ce-que-les-pratiques-de-terrain-nous-donnent-a-comprendre_a6767.html</link>
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   <title>Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre.</title>
   <pubDate>Sun, 21 Dec 2025 10:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Les transitions territoriales s’imposent aujourd’hui dans de nombreux projets : transition écologique, sociale, économique, numérique… Sur le terrain, nous constatons qu’elles s’inscrivent dans des contextes marqués par des contraintes institutionnelles et temporelles, mais aussi des cultures professionnelles très souvent éloignées. Dans ces situations, l’intelligence territoriale offre un cadre méthodologique et un outillage contribuant à aider les acteurs à s’engager dans un travail collectif, à produire ensemble des connaissances et à en organiser le partage dans le cadre de projets de territoire (Dumas, 2011 ; Bourret et al., 2012 ; Masselot, 2023).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93224331-65204925.jpg?v=1765884753" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://hal.science/hal-05361713v2 " target="_blank">Source</a>. ([1] <br />   <br />  [1]&nbsp;&nbsp;Pour faciliter la lecture, nous n’avons ici pas employé l’écriture inclusive. <br />  Nous précisions toutefois que nous y restons profondément attachée.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sans information partagée, pas d’action collective</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93224331-65204990.jpg?v=1765882060" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au sein des territoires, l’information est bien présente. <br />   <br />  Études, diagnostics, données, cartographies, retours d’expérience se multiplient au fil des projets. Pourtant, nous avons fréquemment remarqué dans nos recherches, un décalage entre cette richesse informationnelle et la capacité des acteurs à y accéder, à l’exploiter, à la partager…une capacité à s’en saisir pour construire une action collective cohérente et efficiente en s’appuyant sur ces informations. <br />   <br />  Ce décalage ne tient pas uniquement à des questions d’outillage. Il renvoie à des rapports humains, à des modes de coordination, à des manières de produire et de partager du sens et surtout à des personnes ressource. Nos analyses ont confirmé que les acteurs impliqués dans un projet de territoire n’utilisent pas les mêmes référentiels, ne parlent pas toujours le même langage et évoluent dans des cadres organisationnels différents, ce qui ne facilite pas leur intégration au sein d’«&nbsp;espace continu&nbsp;» propice à la mise en commun. <br />   <br />  <strong>Nous défendons ainsi l’idée que l’intelligence territoriale permet de considérer le territoire comme un espace relationnel, continu et apprenant, dans lequel la circulation de l’information et la co-construction de connaissances occupent une place centrale</strong>. Nous proposons donc cette définition : <em>«&nbsp;L’intelligence territoriale est envisagée comme une approche systémique, reposant sur des processus infocommunicationnels qui, dans une logique d’organisation apprenante, facilitent la coordination des acteurs et la co-création de connaissances capitalisables et actionnables, au service de la soutenabilité du territoire ».</em> (Knauf, 2023). <br />   <br />  Le schéma invite à une lecture synthétique de ces dynamiques, en mettant en relation les acteurs, les processus info-communicationnels et les dispositifs sociotechniques au sein d’un système apprenant territorial. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La médiation au cœur des démarches d’intelligence territoriale</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Les retours de terrain accumulés au fil des années convergent vers un constat partagé : les démarches d’intelligence territoriale qui tiennent dans le temps reposent moins sur les outils que sur des rôles humains clairement identifiables, parfois formalisés, parfois assumés de manière plus informelle. <br />  &nbsp; <br />  Nous avons tout d’abord identifié des personnes situées à l’interface entre information et décideur. Leur rôle consiste à comprendre des besoins, à les reformuler et à transformer des informations en connaissances mobilisables et actionnables. Ces fonctions, décrites dès les premiers travaux sur l’intelligence économique et territoriale, relèvent du rôle d’<strong>infomédiaire</strong> (Knauf &amp; David, 2004). <br />  &nbsp; <br />  Avec le temps, ce rôle a évolué vers la coordination et l’animation (Knauf, 2010) : les <strong>coordinateurs-animateurs</strong> font circuler l’information, entretiennent le dialogue entre parties prenantes et contribuent à stabiliser une vision commune du projet de territoire. Ils s’appuient sur des dispositifs sociotechniques réunissant des actants humains et non humains, au sens de la sociologie de la traduction (Akrich, Callon, Latour, 2006 ; Jeanneret, 2008) et les mettent en interaction. <br />  &nbsp; <br />  Dans les configurations les plus abouties, un autre rôle émerge progressivement : celui de <strong>tiers-facilitateur</strong>. Véritable fonction d’interface et de pédagogue, il acculture au partage d’informations, créé les conditions de la co-production de connaissances et assure la coordination des acteurs. En tant que médiateur, il intervient dans ces <em>zones grises</em> où se croisent des personnes aux intérêts et aux cultures professionnelles multiples et hétérogènes, et qui peuvent aussi être en conflit -&nbsp; en somme, des zones ambigües, sans réelles règles établies, où chacun s’appuie sur ses propres références et son mode de fonctionnement (Knauf, 2025).</div>  
     </div>
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     <div><b>Coopérer et capitaliser au sein des territoires </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les discours institutionnels tendent à valoriser la coopération. <br />   <br />  Les pratiques montrent cependant que les conditions nécessaires à son maintien sont rarement réunies. Les acteurs font face à un manque de temps, à une surcharge informationnelle et à des injonctions de court terme qui fragilisent les dynamiques collectives. <br />   <br />  Ce que nous avons notamment observé, c’est que la coopération se construit rarement de manière immédiate. Elle s’inscrit dans la durée, à travers des échanges réguliers, des ajustements et une reconnaissance mutuelle des compétences. Les <em>communautés de pratiques</em>, telles que conceptualisées par Wenger (2002), jouent un rôle structurant lorsqu’elles disposent de cadres favorables pour se maintenir dans le temps, et qu’elles bénéficient de ressources, parmi lesquelles, humaines pour en assurer leur animation. Cela rejoint la conception du territoire comme <em>organisation apprenante,</em> capable de développer et d’entretenir des processus d’apprentissage collectif et de transmission des savoirs au-delà des projets courts (Senge, 1992 &nbsp;; Nonaka &amp; Takeuchi, 1997). <br />   <br />  De plus, la capitalisation reste souvent un point de fragilité. Documents peu réutilisés, plateformes sous-alimentées, savoirs qui disparaissent avec le départ de certaines personnes : ces situations sont largement partagées par les professionnels et la question de la pérennisation demeure centrale. Dans cette perspective, nous soutenons que les données et connaissances produites peuvent être envisagées comme des <em>communs de la connaissance</em>, au sens développé par Ostrom (1990) et Bollier (2014). Leur mise en commun suppose toutefois des accords collectifs sur les modalités de production, de partage et de réutilisation, ainsi qu’une attention portée aux pratiques concrètes des acteurs impliqués. <br />  &nbsp;</div>  
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     <div><b>Le triptyque humain-processus infocommunicationnels-outils au service des transitions</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Nos travaux en intelligence territoriale mettent en évidence deux points d’attention récurrents. <br />   <br />  Le premier concerne la <u>volonté et la motivation des personnes impliquées.</u> Les terrains observés nous enseignent que la réussite d’une démarche d’intelligence territoriale et par extension, d’un projet de territoire, repose largement sur l’engagement d’acteurs déjà convaincus, prêts à consacrer du temps aux processus infocommunicationnels (collecte d’information, traitement, partage, capitalisation des connaissances, …), à la coordination et au travail collectif, malgré des contraintes fortes. Sans cette implication, les dispositifs peinent à produire des effets durables. <br />   <br />  Le second point touche à la question de la <u>pérennisation</u>. Les projets de territoire s’inscrivent souvent dans des temporalités limitées, alors que les apprentissages collectifs et la capitalisation des connaissances demandent du temps. <br />   <br />  Ces deux leviers, l’engagement des personnes et l’inscription dans la durée, rappellent que l’intelligence territoriale se joue moins dans la multiplication des outils que dans la capacité à créer et à préserver des conditions de coopération, au croisement du triptyque humain, processus infocommunicationnels et outils. <br />  &nbsp;</div>  
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     <div><b>A propos de..</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93224331-65205398.jpg?v=1765883450" alt="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." title="Intelligence territoriale et transitions : ce que les pratiques de terrain nous donnent à comprendre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/audrey-knauf/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Audrey Knauf</a>  – Responsable du Master Veille Stratégique et Organisation des Connaissances (VSOC), Université de Lorraine <br />  &nbsp;Maître de conférences en intelligence économique et territoriale. Directrice du Master VSOC et co-rédactrice en chef de la Revue internationale d'intelligence économique (R2IE).  <div class="para_58368377 resize" id="para_2" style="">  <div class="texte">  <div class="access firstletter"> <br />  Elle est directrice du Master Veille stratégique et organisation des connaissances (VSOC), co-rédactrice en cheffe de la Revue Internationale d’Intelligence Economique (R2IE), et aambassadrice du réseau science ouverte à l’université de Lorraine, chargée de travailler sur la science ouverte. Elle est également&nbsp;rédactrice en chef adjointe de la <a class="link" href="https://dc.episciences.org/" target="_blank">revue "Data &amp; Corpus"</a>  <br />   <br />  Elle est également membre élu au Conseil national des universités (CNU 71). Par le passé, elle a mené de front plusieurs activités dans le privé et dans la recherche, en particulier au sein du NANCIE (le Centre international de l’eau de Nancy) et au sein du Loria (Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications). <br />   <br />  De 2006 à 2008, Audrey Knauf a aussi été vice-présidente et responsable du pôle Régions de l’ANAJ-IHEDN (l’Association nationale des auditeurs jeunes de l’Institut des hautes études de défense nationale), aujourd’hui appelée IHEDN Jeunes. Enfin, elle collaboré à de nombreux ouvrages et rédigé des articles pour des revues universitaires tant françaises qu’internationales. Elle est l’auteure de l’ouvrage : les dispositifs d'intelligence économique : compétences et fonctions utiles à leur pilotage, publié en 2010 et ayant reçu le Prix du Jury CED-3AF, parrainé par le cercle Turgot.</div>  </div>  </div>  </blockquote>  </div>  
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   <title>Coopérer pour durer : repenser l’intelligence économique au XXIᵉ siècle.</title>
   <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 17:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Territoires, PME, ETI]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Entre arme de compétition et outil de coopération, l’intelligence économique n’a cessé d’hésiter entre deux visions depuis les années 1990. Longtemps perçue comme un instrument de guerre économique, elle s’affirme aujourd’hui comme un levier collectif, capable de renforcer la résilience des territoires et d’inscrire les entreprises dans une logique de responsabilité partagée.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92705981-64936852.jpg?v=1763655531" alt="Coopérer pour durer : repenser l’intelligence économique au XXIᵉ siècle." title="Coopérer pour durer : repenser l’intelligence économique au XXIᵉ siècle." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://theconversation.com/intelligence-economique-de-la-competition-a-la-cooperation-266925" target="_blank">Retrouvez l'intégralité de l'article "The Conversation"</a> </div>  
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     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’incertitude, les crises systémiques et la montée des interdépendances&nbsp; obligent l’intelligence économique à ne peut plus se limiter à une logique de confrontation. Longtemps perçue comme une arme de guerre économique, elle tend aujourd’hui à se réinventer en outil de coopération et de résilience collective. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Julien Poisson, chercheur et spécialiste de l’intelligence économique</a>, propose dans son article publié sur <em>The Conversation</em> une réflexion stimulante : et si la véritable force des entreprises et des territoires résidait désormais dans leur capacité à partager l’information, à construire des alliances et à développer une intelligence collective ? <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> La compétition n’a pas disparu, mais elle ne peut plus être l’unique horizon.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">À travers ses analyses, Julien Poisson nous invite à repenser l’intelligence économique non plus seulement comme une arme de confrontation, mais aussi comme un outil de coopération et de résilience. <br />  Les crises se succèdent et&nbsp; l’incertitude devient la norme, l’avenir semble appartenir à ceux qui sauront transformer l’information en un bien partagé, au service des entreprises comme des territoires.&nbsp; <br />   <br />  La compétition n’a pas disparu, mais elle ne peut plus être l’unique horizon. En ouvrant la voie à une intelligence collective, Julien Poisson esquisse un modèle où la force des acteurs économiques se mesure à leur capacité à bâtir des alliances durables. Une perspective qui, au-delà des stratégies, interroge notre manière de concevoir le progrès et la solidarité dans l’économie de demain.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Création de réseaux d’acteurs apprenants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La recherche doctorale récente, notamment celle de <a class="link" href="https://shs.cairn.info/revue-des-sciences-de-gestion-2025-1-2-page-81" target="_blank">Poisson et coll. en 2025</a>, montre que l’intelligence économique est appropriée de manière variée selon le profil des dirigeants. <br />   <br />  Elle est souvent mobilisée pour construire des relations et se doter de la force collective nécessaire face aux risques. informationnels, militaires, ou géopolitiques. Ainsi comprise, elle s’incarne dans des réseaux d’acteurs apprenants, dans la capacité à créer de la confiance et à partager les ressources d’un territoire. <br />   <br />  <strong>Elle propose une autre voie que celle de la compétition : celle de la coopération, de l’éthique et de la conscience d’un destin commun.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/82637145-59258134.jpg?v=1725709486" title="Gardez le contact" /></a>   <div class="legende legende_59258134"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/julien-poisson/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span class="result-text" data-v-4c7a99ff="">Julien Poisson est doctorant en sciences de gestion à la fois à l'Université de Caen Normandie et à l'EM Normandie Business School. <br />  Il est impliqué dans un projet de recherche financé par la Région Normandie, en partenariat avec le NIMEC (Normandie Innovation Marché Entreprise Consommation)2. <br />  Il se spécialise dans l'étude de l'intelligence économique et de la géopolitique appliquée aux entreprises. Il souligne l'importance pour les dirigeants d'entreprises de comprendre les enjeux géopolitiques pour une meilleure gestion des risques et des dépendances stratégiques. </span></blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Article co-écrit avec</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ludovic-jeanne-g%C3%A9opo/?originalSubdomain=fr" target="_blank">&nbsp;Ludovic Jeanne</a>  Géographe, Laboratoire Métis, EM Normandie&nbsp; <br />  &amp; <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/fanny-simon-5950a331/" target="_blank">Fanny Simon Lee&nbsp;</a>  Professeur des Universités en gestion, Université de Caen Normandie
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92705981-64936852.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Cooperer-pour-durer-repenser-l-intelligence-economique-au-XXIᵉ-siecle_a6611.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>JEUDI 26 JUIN 2025 18H- 20 H. Du terrain aux idées : pourquoi le partage nourrit l’innovation.</title>
   <pubDate>Tue, 27 May 2025 15:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Innovation et Connaissance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Quel est le rôle de l’intelligence économique dans le développement des territoires, ldes entreprises et des institutions publiques ? Pourquoi et comment le partage et de la coordination nourrissent-ils l’innovation ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88838195-62858043.jpg?v=1748355833" alt="JEUDI 26 JUIN 2025 18H- 20 H. Du terrain aux idées : pourquoi le partage nourrit l’innovation." title="JEUDI 26 JUIN 2025 18H- 20 H. Du terrain aux idées : pourquoi le partage nourrit l’innovation." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/oliviercardini/" target="_blank">Olivier Cardini</a>  déploie une méthodologie en trois étapes : diagnostic, définition d’une stratégie et mise en œuvre d’actions coordonnées. Il s’intéresse au quartier de Ménimur, à Vannes, qui illustre cette approche grâce à ses initiatives d’innovation sociale et son dynamisme local. L’accent est mis sur la nécessité du partage&nbsp; pour favoriser l’innovation et le développement. <br />   <br />  Cette table-ronde aura lieu à&nbsp;Lieu : Université Bretagne Sud - Campus de Tohannic <br />  Réservation obligatoire : envoyer nom-prénom, organisation, étudiants ou fonction par email à <br />  <strong>table.ronde@see-d.fr</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88838195-62858044.jpg?v=1748355867" alt="JEUDI 26 JUIN 2025 18H- 20 H. Du terrain aux idées : pourquoi le partage nourrit l’innovation." title="JEUDI 26 JUIN 2025 18H- 20 H. Du terrain aux idées : pourquoi le partage nourrit l’innovation." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88838195-62858514.jpg?v=1748356370" alt="JEUDI 26 JUIN 2025 18H- 20 H. Du terrain aux idées : pourquoi le partage nourrit l’innovation." title="JEUDI 26 JUIN 2025 18H- 20 H. Du terrain aux idées : pourquoi le partage nourrit l’innovation." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/88838195-62858043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/JEUDI-26-JUIN-2025-18H-20-H-Du-terrain-aux-idees-pourquoi-le-partage-nourrit-l-innovation_a6019.html</link>
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   <title>L’année 2024 vue par la Fabrique du Futur.  Eric Seulliet</title>
   <pubDate>Fri, 20 Dec 2024 10:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Cahier des Tendances]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le monde est en transition accélérée et 2024 restera à cet égard une année assez marquante. L’ancien monde se défait progressivement de ses oripeaux et cherche à se parer de nouveaux atours. Quelque chose d’inédit sort de la gangue de l’ancien monde. Une évolution vers des paradigmes différents et de nouveaux modèles sociétaux est à l’œuvre. Les germes du futur sont parmi nous !     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85064725-60693731.jpg?v=1734690854" alt="L’année 2024 vue par la Fabrique du Futur.  Eric Seulliet" title="L’année 2024 vue par la Fabrique du Futur.  Eric Seulliet" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><strong><span style="color:#B22222;">Tout au long de 2024 la Fabrique du Futur aura joué son rôle de think tank en décryptant, <br />  en mettant en perspective et en reliant ces phénomènes pour agir sur le futur plutôt que de le subir. <br />  Parmi les signaux faibles repérés voyons les 7 qui nous sont apparus comme les plus significatifs <br />  et qui se répondent largement les uns aux autres. </span></strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Conscience accrue des problèmes planétaires</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">L’année 2024 a vu une forte prise de conscience des problèmes de la planète&nbsp;: réchauffement climatique, épuisement des ressources, diminution de la biodiversité, migrations de populations. &nbsp;Un fort besoin de reconnexion à la nature et au vivant se fait jour. L’économie dite régénérative semble être le modèle du futur. <br />  Quelques exemples&nbsp;:</div>    <ul>  	<li style="margin-left: 80px;">L’<a class="link" href="https://www.alliance-generations-climat.fr/">Alliance des Générations pour le Climat</a>  est une nouvelle association qui doit réunir diverses générations pour s’attaquer au problèmes climatiques.</li>  	<li style="margin-left: 80px;">L’<a class="link" href="https://www.academieduclimat.paris/">Académie du Climat</a>  est un lieu récemment ouvert à Paris, dédié à la question du climat</li>  	<li style="margin-left: 80px;">Le concept d’économie régénérative se développe. Ainsi le 6 novembre dernier se tenait une conférence de presse au cours de laquelle Isabelle Delannoy présentait l’<a class="link" href="https://www.afnor.org/actualites/leconomie-regenerative-pose-une-premiere-pierre-en-normalisation/">AFNOR Spec</a>  qui lui est dédiée.</li>  	<li style="margin-left: 80px;">Le groupe Norsys, initiateur du concept de permaentreprise, vient d'attribuer à la nature un siège et un droit de vote au sein de son conseil d’administration. Il crée par ailleurs un Haut conseil pour la nature, et <a class="link" href="https://drive.google.com/file/d/1bj3W9JMM6ixvry7SH8_BOxGQW0YqgBt-/view">transforme son CSE en un Conseil social économique et environnemental</a>.&nbsp;&nbsp;</li>  </ul>    <div style="margin-left: 80px;">&nbsp; <br />  <strong><em><a class="link" href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-la-fabrique-du-futur" target="_blank">Capsule Fabrique du Futur</a>  &nbsp;: la Fabrique du Futur a décidé de s’engager en faveur de la </em><a class="link" href="https://fondation3ememillenaire.com/">Fondation du 3<sup>ème</sup> Millénaire</a>, une nouvelle fondation dont la vocation est de «&nbsp;réconcilier pour régénérer, réparer, réinventer&nbsp;le lien à soi, à l’autre, au vivant&nbsp;»</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Appétence pour davantage de prospective et besoin de projection dans le futur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Tout au long de 2024 on a pu découvrir de nombreux signaux témoignant d’une appétence pour le futur.</div>    <ul>  	<li style="margin-left: 80px;">L’Unesco accélère sur son initiative de <a class="link" href="https://www.unesco.org/fr/futures-literacy">littératie des futurs</a> </li>  	<li style="margin-left: 80px;">Les Nations-Unies organisent à New York un <a class="link" href="https://www.un.org/fr/summit-of-the-future">Sommet de l’Avenir</a> </li>  </ul>    <div style="margin-left: 80px;">Cette appétence pour le futur s’appuient notamment sur des démarches citoyennes participatives et sur la mobilisation de l’intelligence collective. <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Capsule Fabrique du Futur&nbsp;: organisation de plusieurs événements de prospective, adhésions croisées avec la </em><a class="link" href="https://www.societefrancaisedeprospective.fr/"><em>Société Française de Prospective</em></a>  <em> ou l’association suisse </em><a class="link" href="https://futurs.world/"><em>Futur(s)</em></a>  </strong> <br />  &nbsp; <br />  Deux exemples&nbsp;:</div>    <ul>  	<li style="margin-left: 80px;">Explosion du <a class="link" href="https://www.lesfresques.info/">nombre de fresques</a>, ces ateliers d’intelligence collective dédiés à de multiples thématiques d’intérêt général.</li>  	<li style="margin-left: 80px;">La proposition d’un collectif réuni par Pierre Calame pour tenir des <a class="link" href="https://www.etats-generaux.org/">Etats Généraux</a>  citoyens</li>  </ul>    <div style="margin-left: 80px;"><em>Capsule Fabrique du Futur</em> <br />  <em>La Fabrique du Futur a lancé en 2024 deux ateliers d’intelligence collective&nbsp;: </em><a class="link" href="https://www.lafabriquedufutur.global/la-fresque-du-futur/"><em>la Fresque du Futur</em></a>  <em> et </em><a class="link" href="https://www.lafabriquedufutur.global/mosaique/"><em>MosaÏque</em></a>  <em> autour du facteur humain.</em> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Volonté d’agir pour un monde meilleur et créer de l’impact</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">La question de l’engagement sociétal semble être un nouveau graal pour de nombreuses entreprises. <br />  Cela se traduit par des réflexions sur leur raison d’être, par des politiques RSE. De plus en plus d’entreprises souhaitent devenir des sociétés à mission. L’année 2024 marque aussi le premier reporting lié à la <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_CSRD">Directive CSRD</a>. <br />   <br />  Parallèlement il semble que de plus en plus de «&nbsp;Change Makers&nbsp;» apparaissent avec l’ambition de changer le monde. En 2024 le terme d’impact semble être sur toutes les lèvres. Créer de l’impact en agissant pour le bien commun est l’ambition revendiquée par de nombreux «&nbsp;change makers&nbsp;» que ce soit des porteurs de projets individuels, des startups, des associations engagées pour une cause, des entreprises à mission,… <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Développement en écosystèmes et création d’alliances</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/85064725-60693834.jpg?v=1734689593" alt="L’année 2024 vue par la Fabrique du Futur.  Eric Seulliet" title="L’année 2024 vue par la Fabrique du Futur.  Eric Seulliet" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 160px;">&nbsp;</div>    <div style="margin-left: 80px;">Pour créer un impact significatif il est nécessaire de se rassembler. On est évidemment plus fort à plusieurs que seul… <br />   <br />  Le livre de Philippe Lukacs «&nbsp;<a class="link" href="https://www.editions-eres.com/ouvrage/5213/vers-une-economie-de-lalliance">Vers une économie de l’Alliance&nbsp;</a>  » témoigne ainsi d’un courant émergent vers la création d’alliances et le développement d’écosystèmes et réseaux dans nombre de domaines. <br />  Et pour qu’alliances et écosystèmes soient efficaces il faut des dispositifs et des outils ad hocs. A titre d’exemple on a vu en 2024 le développement de plateformes dédiées comme We Are One et <a class="link" href="https://jogl.io/">JOGL</a>  dont le but est de faciliter les interactions entre communautés d’innovation.&nbsp; Autre exemple&nbsp;: la création de l’<a class="link" href="https://www.myco-ai.com/">IA Myco</a>  pour rechercher des opportunités de synergies et de mutualisations entre écosystèmes. <br />  &nbsp; <br />  <em>Capsules Fabrique du Futur&nbsp;: </em></div>    <ul>  	<li style="margin-left: 80px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/pulse/portrait-de-membre-la-fabrique-du-futur-philippe-xhqfe/"><em>Philippe Lucaks</em></a>  <em> rejoint la Fabrique du Futur</em></li>  	<li style="margin-left: 80px;"><em>Lancement de notre projet d’Alliance d’Impact Makers, basée sur la création de notre marque collective «&nbsp;Ecosystème Fabrique du Futur&nbsp;»</em></li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Apparition des concepts d’antifragilité et de robustesse</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">En 2024 ces concepts font florès. Le concept d’antifragilité a été exposé par Nassim Nicholas Taleb dans son livre «&nbsp;<a class="link" href="https://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251444765/antifragile">Antifragile, les bienfaits du désordre&nbsp;</a>  ». Son idée force est de montrer que les systèmes soumis à des attaques et des chocs s’améliorent et deviennent plus résistants. De son côté le chercheur en biologie Olivier Hamant développe le concept de <a class="link" href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/questions-du-soir-l-idee-emission-du-mercredi-13-novembre-2024-8366249">robustesse</a>  comme appelé à se substituer à celui de performance.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Besoin de communion et recherche de positivisme. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Face au climat de perte de repères et à la morosité ambiante 2024 a été marquée par un grand besoin connexion et de partage au sein de la population. <br />  A cet égard la parenthèse des Jeux Olympiques a été significative du souhait de créer des liens, de célébrer une grande fête qui a permis aux français et au-delà de communier dans une même ferveur. <br />  Dans un registre similaire mais plus spirituel la réouverture de Notre-Dame de Paris a aussi été un moment de partage et de fierté, qui a réuni de nombreux croyants et non-croyants. La visite récente du pape en Corse a aussi été un fort moment de reliance. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Reconnaissance de l’imaginaire et de la fiction comme sources d’inspirations et de créativité pour mieux innover et imaginer demain. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Le futur a besoin d’imaginaires et de créativité afin d’élaborer des scénarios pour demain. On a assisté en 2024 à une poussée de projets dans ces domaines. <br />  Parmi ceux-ci un exemple emblématique est la <a class="link" href="https://radar-defense.org/">Journée Radar</a>  organisée par le Ministère des Armées le 27 novembre dernier. <br />  &nbsp; <br />  <em>Capsule Fabrique du Futur&nbsp;: création d’une offre «&nbsp;Science-Fiction et prospective&nbsp;» avec l’intégration de </em><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/thomas-michaud-34b86114/"><em>Thomas Michaud</em></a>  <em>, expert du sujet, au sein de La Fabrique du Futur.</em> <br />  &nbsp; <br />  <strong>En 2024, La Fabrique du Futur s’est efforcé d’accompagner ces mouvements tout en promouvant des futurs que nous qualifions de 4D&nbsp;: Discernables, Désirables, Disruptifs, Durables. <br />  Futurs que nous vous souhaitons de partager en 2025…</strong> <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos d'Eric Seulliet</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/ericseulliet/?locale=fr_FR" target="_blank">Eric Seulliet</a>  est le président-fondateur de La Fabrique du Futur, une association créée en 2006. Il est diplômé de HEC Paris et de l'Institut d'Urbanisme de Paris. Eric Seulliet est spécialisé dans les méthodes de co-création et les approches "living labs" (laboratoires vivants). <br />   <br />  Sous sa direction, La Fabrique du Futur œuvre à acculturer les organisations et les citoyens aux enjeux du futur, en mettant l'accent sur des technologies de rupture comme la 3D, les objets connectés, l'intelligence artificielle et la blockchain - HEC Stories](https://hecstories.fr/fr/le-mot-deric-seulliet-h-74/). Il est également engagé dans la promotion de l'innovation responsable et durable, cherchant à créer des écosystèmes innovants, ouverts et de confiance . <br />  Il a contribué à de nombreux articles et colloques, partageant son expertise et ses idées pour un impact positif sur la société. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/85064725-60693731.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-annee-2024-vue-par-la-Fabrique-du-Futur-Eric-Seulliet_a5557.html</link>
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