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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-14T16:19:39+02:00</dc:date>
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   <title>Souveraineté économique. Un paradoxe français au cœur de la puissance industrielle</title>
   <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 10:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Enjeux majeurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La France avance avec des atouts considérables mais un horizon brouillé. C’est le constat sans détour du rapport 2025 du cabinet Vélite, qui ausculte la souveraineté économique nationale. Le pays dispose encore d’un socle industriel réel, de champions mondiaux et d’un savoir‑faire reconnu. Pourtant, la machine patine. La production industrielle reste figée à son niveau de 2014, l’emploi manufacturier poursuit son érosion et le CAC 40 se détourne progressivement de l’industrie au profit des services. Une contradiction qui interroge la capacité du pays à se projeter dans la compétition mondiale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95693847-66849278.jpg?v=1774772917" alt="Souveraineté économique. Un paradoxe français au cœur de la puissance industrielle" title="Souveraineté économique. Un paradoxe français au cœur de la puissance industrielle" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Source : télécharger le rapport à la fin de l'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un outil inédit pour mesurer la puissance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour éclairer ce paradoxe, <a class="link" href="https://www.cabinet-velite.com/" target="_blank">Vélite</a>  s’appuie sur un instrument analytique ambitieux : l’Indice Vélite. Fondé sur plus de 2 000 données, il évalue les entreprises du CAC 40 selon trois dimensions essentielles. <br />   <br />  L’offensive, qui mesure la capacité d’innovation, la conquête internationale et le rayonnement culturel.</div>    <div style="margin-left: 40px;"> <br />  La défensive, qui scrute l’indépendance du capital, la localisation des centres de décision et la résistance aux prises de contrôle étrangères. <br />   <br />  Enfin, la contributive, qui observe l’impact territorial, l’emploi et les liens avec les PME françaises. Une grille de lecture qui permet de dépasser les performances financières pour interroger la contribution réelle des entreprises à la souveraineté nationale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le décrochage industriel, symptôme d’un manque de vision</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le diagnostic est sévère : la France décroche. L’Italie, souvent perçue comme plus fragile, affiche désormais une part d’emploi industriel nettement supérieure. Les fermetures d’usines repartent à la hausse et la sortie d’Alstom du CAC 40 symbolise cette perte de centralité de l’industrie dans l’économie française. <br />   <br />  Pour<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/pierre-marie-de-berny/" target="_blank"> Pierre‑Marie de Berny</a>, fondateur de Vélite, le problème n’est ni le talent ni les moyens, mais l’absence d’un cap stratégique assumé. Une critique qui résonne alors que les grandes puissances redoublent d’efforts pour sécuriser leurs chaînes de valeur.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les champions de la souveraineté et les remontées spectaculaires</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le palmarès 2025 met en lumière les entreprises qui conjuguent performance et ancrage national. Thales domine le classement grâce à son innovation et à une gouvernance intégralement française. Safran, Bouygues, Orange et Crédit Agricole complètent le top 5, chacun incarnant à sa manière une forme de puissance souveraine. <br />   <br />  Certaines entreprises signent même des progressions remarquées : Saint‑Gobain, Vinci ou Danone démontrent qu’un recentrage stratégique ou une gouvernance renforcée peuvent produire des résultats rapides et tangibles.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’innovation, talon d’Achille ou moteur d’avenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.veillemag.com/Brevets-la-France-publie-son-dernier-etat-des-lieux-de-l-innovation_a7291.html" target="_blank">Si la France reste bien positionnée dans les dépôts de brevets</a>, le rapport alerte sur une concentration excessive de l’effort d’innovation. <br />   <br />  Dans l’automobile, Renault et Stellantis sont distancés par Tesla ou BYD, dont les investissements en R&amp;D atteignent des niveaux vertigineux. Dans la pharmacie ou la tech, certains acteurs français tiennent la comparaison, mais la pression chinoise et allemande s’intensifie. Le risque est clair : perdre la maîtrise des technologies clés de demain</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le numérique, nouvelle frontière de la dépendance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La souveraineté ne se joue plus seulement dans les usines, mais aussi dans les serveurs. Le rapport dénonce une dépendance massive au cloud américain, dominé par AWS, Google et Microsoft. <br />   <br />  Au‑delà de l’enjeu économique, c’est la question juridique qui inquiète, avec l’extraterritorialité du droit américain. Les choix de certaines institutions publiques, comme l’Éducation nationale ou Polytechnique, sont pointés du doigt pour leur manque d’exemplarité. À cela s’ajoutent des tensions franco‑italiennes autour de la gouvernance de groupes stratégiques comme Stellantis ou STMicroelectronics, révélant que la bataille de la souveraineté se joue aussi dans les conseils d’administration.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand le patriotisme économique devient rentable</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’un des enseignements les plus frappants du rapport est financier. Un portefeuille simulé d’entreprises souveraines aurait </span>surclasser<span style="white-space: pre-wrap;"> le CAC 40 de manière spectaculaire sur quinze ans. Une démonstration que la souveraineté n’est pas un repli mais un investissement gagnant. <br />   <br />  Vélite propose même la création d’un “CAC 40 Souveraineté” pour orienter l’épargne française vers les entreprises stratégiques plutôt que vers les bons du Trésor américains.</span>  <h3>&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Retrouver le sens du long terme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le rapport se conclut sur un appel à la cohérence. <br />   <br />  Sortir du court‑termisme, valoriser les dirigeants qui maintiennent les centres de décision en France, protéger les données sensibles et mobiliser l’épargne nationale : autant de leviers pour reconstruire une autonomie stratégique durable. Le sursaut, insiste Vélite, ne viendra pas des marchés mais de la capacité collective à penser le long terme. <br />  Une invitation à renouer avec une ambition industrielle à la hauteur des défis du siècle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95693847-66849331.jpg?v=1774772378" alt="Souveraineté économique. Un paradoxe français au cœur de la puissance industrielle" title="Souveraineté économique. Un paradoxe français au cœur de la puissance industrielle" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Le patriotisme économique : Mythe ou réalité française à l'ère de l'IA ?</title>
   <pubDate>Wed, 19 Feb 2025 17:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gouvernance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La chaîne Underscore sur Youtube vient de publier une interview du Président de la République. Dans un entretien de 45 minutes parmis les sujets brossés est posée la question du patriotisme économique. Une question au cœur des débats sur la compétitivité et la souveraineté de la France, particulièrement dans le domaine de l'intelligence artificielle (IA). Si le concept semble séduisant, sa mise en œuvre concrète se heurte à des réalités complexes. Alors, le patriotisme économique : mythe ou réalité ?     <div><b>Les arguments en faveur du patriotisme économique</b></div>
     <div>
      Le président Macron a clairement appelé à un "patriotisme européen", exhortant les grandes entreprises à soutenir les startups françaises et européennes en matière d'IA. Il cite l'exemple de Peugeot et Citroën qui intègrent Mistral, un modèle de langage français, dans leurs véhicules, créant un effet d'entraînement positif pour l'ensemble de l'écosystème. <br />   <br />  L'idée sous-jacente est qu'en privilégiant les solutions nationales ou européennes, on renforce l'innovation, on crée des emplois et on assure une certaine indépendance technologique. De plus, le gouvernement a réformé le code des marchés publics pour favoriser la préférence européenne. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les obstacles au patriotisme économique</b></div>
     <div>
      Malgré ces efforts, le patriotisme économique se heurte à des obstacles importants. Lors de la préparation de l'interview, plusieurs acteurs du cloud et du numérique ont souligné que le patriotisme économique n'existe pas vraiment en France. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Des exemples concrets illustrent cette réalité :</strong>  <ul>  	<li class="list">EDF signe un contrat de 860 millions d'euros avec AWS (Amazon Web Services).</li>  	<li class="list">L'assurance maladie utilise Microsoft pour héberger les données de santé des Français.</li>  	<li class="list">La SNCF (Société Nationale des Chemins de fer Français),&nbsp;</li>  	<li class="list">BPI (Banque Publique d'Investissement), le ministère des Armées font appel à des entreprises américaines.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Ces choix s'expliquent en partie par le fait que les solutions françaises ne sont pas toujours aussi compétitives ou matures que les offres américaines. De plus, certains acteurs préfèrent opter pour des solutions éprouvées, suivant le dicton "personne ne s'est jamais fait virer pour avoir acheté du IBM". <br />  &nbsp; <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rôle de la commande publique</b></div>
     <div>
      Un autre argument avancé est le manque de soutien de la commande publique aux entreprises françaises. Aux États-Unis, des entreprises comme AWS et SpaceX ont bénéficié de contrats massifs avec l'administration et le département de la défense, leur permettant de se développer et de devenir des leaders mondiaux. <br />  &nbsp; <br />  En France, un tel soutien est moins systématique, ce qui handicape les acteurs nationaux. <br />  La nécessité d'une stratégie européenne. <br />  &nbsp; <br />  Le président Macron insiste sur la nécessité d'une stratégie européenne coordonnée. Il reconnaît que la France a parfois avancé seule, sans être suivie par ses partenaires européens, notamment dans le domaine du cloud. Il plaide pour un "réflexe européen", où les États membres travaillent ensemble pour soutenir leurs entreprises et développer des solutions souveraines. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : Un patriotisme économique à construire</b></div>
     <div>
      Le patriotisme économique en France est donc plus un objectif à atteindre qu'une réalité pleinement établie. Si la volonté politique est présente, les obstacles sont nombreux. Pour que le patriotisme économique devienne une réalité, il est essentiel de :  <ul>  	<li class="list"><strong>Renforcer</strong> la compétitivité des entreprises françaises, en investissant dans la recherche et le développement, en simplifiant les réglementations et en favorisant l'innovation.</li>  	<li class="list"><strong>Mettre en place</strong> une commande publique plus stratégique, en privilégiant les solutions françaises et européennes lorsque cela est possible et en soutenant les jeunes entreprises innovantes.</li>  	<li class="list"><strong>Adopter</strong> une approche européenne coordonnée, en travaillant avec les autres États membres pour développer des solutions souveraines et en créant un marché unique numérique véritablement intégré.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Le patriotisme économique n'est pas un repli sur soi, mais une stratégie pour assurer la prospérité et la souveraineté de la France dans un monde de plus en plus compétitif. Il reste à traduire cette ambition en actions concrètes. Une interview à voir dans sa totalité. <br />   <br />  &nbsp; <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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