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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-16T20:25:43+02:00</dc:date>
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   <title>Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny</title>
   <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 12:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Enjeux majeurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Un sondage Verian–École de guerre économique, réalisé fin mars 2026, révèle un basculement profond dans la perception collective du numérique. Longtemps considéré comme un simple moteur d’innovation, il est désormais appréhendé comme un enjeu de puissance, de souveraineté et de rapport de force. Les Français expriment une attente claire : dépasser l’impuissance relative pour construire une stratégie d’accroissement de puissance par l’économie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95978670-66969111.jpg?v=1775895434" alt="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" title="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Source : télécharger l'étude en fin d'article <br />  <span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Présentée 8 avril, à l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/alliance-fran-aise-de-paris-ile-de-france/"><span><span>Alliance Française de Paris</span></span></a>, <br />  Rencontre organisée par L’Hémicycle, en partenariat avec l’<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/ege/"><span><span>Ecole de Guerre Economique – EGE <br />  "</span></span></a>  <span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/laure-salvaing-965a6437/">Laure Salvaing</a>  </span>, directrice générale de<span class="white-space-pre"> </span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/veriangroup/"><span><span>Verian Group</span></span></a>  <span class="white-space-pre"> </span>et<span class="white-space-pre"> </span><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/">Arnaud de Morgny</a>  </span>, directeur adjoint du Centre de Recherche Appliquée de l'École de Guerre Économique ont partagé les résultats d’une étude exclusive sur les Français et la souveraineté numérique."&nbsp;&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/l-h%C3%A9micycle/posts/?feedView=all">Lien</a>  </span></span></div>    <div style="text-align: center;"><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">, </span></span></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le sondage réalisé du 29 au 31 mars 2026 par l’institut Verian et l’Ecole de guerre économique auprès d’un échantillon représentatif de 1003 répondants marque un changement de paradigme collectif. Le numérique n’est plus perçu comme un secteur classique d’innovation ou de modernisation. Il est entré dans le champ des rapports de force. Il est devenu, dans l’esprit public, une question de souveraineté, de dépendance, de classement et de capacité d’action. Au total des citations, les répondants le rattachent d’abord à la souveraineté et à la puissance de la France et de l’Europe (36%), puis à la croissance et aux opportunités économiques (34%), à la dépendance et à la vulnérabilité face à d’autres États (32%), enfin à la compétition et à la confrontation entre grandes puissances (29%). L’idée d’un sujet surexposé demeure, quant à elle, très minoritaire (10%). <br />   <br />  Le point mérite d’être souligné. Pendant des années, le débat français a oscillé entre deux lectures incomplètes : d’un côté, le numérique comme source de croissance sans limite ; de l’autre, le numérique comme objet de régulation et donc de limitation. Le sondage indique que cette ligne de partage apparaît désormais moins tranchée. En premier réflexe, les répondants associent le numérique à la croissance et à la compétitivité (24%), devant la dépendance (22%), la souveraineté et la puissance (19%), puis la confrontation entre puissances (17%). Mais cette hiérarchisation est plus apparente que réelle : les écarts sont faibles, et demeurent globalement contenus dans une zone proche de la marge d’erreur, située entre environ ±2,3 et ±2,6 points. Il serait donc excessif d’y voir des priorités nettement dissociées. Ces résultats traduisent plutôt un resserrement des représentations. En d’autres termes, un problème de plateformes, de données, de cloud ou d’intelligence artificielle n’est plus compris comme une seule question de marché. Il est désormais perçu, dans des proportions voisines, comme une question de dépendance, de souveraineté, de compétitivité et de position dans la hiérarchie des puissances. <br />   <br />  Autre analyse importante&nbsp;: la sévérité du diagnostic collectif est sans appel. La France n’est pas regardée comme une puissance numérique de premier rang : seule une minorité la considère comme capable de rivaliser avec les grands pôles du secteur (31%). Elle apparaît plutôt comme un pays disposant de certains atouts, mais demeurant dépendant des grandes puissances technologiques (86%), davantage actif sur les normes et les standards que sur l’innovation technologique (64%), et partiellement exposé au déclassement (54%). Cette représentation est essentielle. Elle ne renvoie ni à l’effacement pur et simple, ni à la maîtrise et à la supériorité. Elle décrit une position intermédiaire, presque un Janus bifrons : un acteur identifié, mais sous contrainte ; producteur de règles, mais insuffisamment en capacité de faire ou d’agir. <br />   <br />  C’est ici qu’il convient de réarticuler deux notions trop souvent dissociées : souveraineté et compétitivité. L’erreur serait de les opposer par principe, car la véritable question est celle de l’accroissement de puissance par l’économie. Il s’agit moins de choisir entre autonomie stratégique et performance économique que de comprendre comment la seconde peut nourrir la première, et réciproquement. Dès lors qu’une politique de compétitivité permet de consolider des filières, de maîtriser des infrastructures critiques, de capter de la valeur, de structurer des standards, de renforcer une base industrielle et technologique, elle cesse d’être un simple objectif de marché ; elle devient un instrument de puissance. Il est d’ailleurs significatif que les répondants estiment d’abord que la France est menacée par des enjeux de compétitivité économique plutôt que par les seuls risques tenant à sa souveraineté et à sa dépendance (79%). Inversement, une souveraineté qui ne s’appuierait ni sur des capacités productives, ni sur des positions dans les chaînes de valeur, ni sur des moyens d’exécution, demeurerait un discours vain et incantatoire. Si les répondants n’articulent pas encore ces deux aspects, ils y sont de plus en plus sensibles. <br />   <br />  Le sondage va précisément dans ce sens. La dépendance à l’égard des plateformes et acteurs étrangers y apparaît massive (86%). Le doute quant aux moyens réels de faire respecter la réglementation, d’encadrer les plateformes et de contenir les risques d’ingérence démocratique, informationnelle et culturelle y est tout aussi marqué (78%). À l’inverse, la proportion de ceux qui estiment la France plutôt protégée grâce à la réglementation européenne et à ses outils de contrôle demeure minoritaire (38%), tout comme celle de ceux qui considèrent qu’elle dispose d’assez d’outils pour encadrer les plateformes et les systèmes d’intelligence artificielle (35%). Le message implicite est clair : la norme ne se suffit pas à elle-même pour être appliquée. Cette réalité est ancienne. L’Antiquité savait déjà qu’une règle dépourvue de force, de contrainte et de moyens d’exécution demeure politiquement incomplète. Elle ne produit d’effet stratégique que si elle s’adosse à des capacités. C’est pourquoi la régulation ne devient un multiplicateur de puissance qu’à la condition d’être articulée à l’investissement, aux infrastructures, à l’industrie, à la commande publique et à une politique cohérente de diminution des dépendances critiques. <br />   <br />  Ce qui remonte alors du sondage n’est ni une tentation du laisser-faire ou du laisser-aller, ni une adhésion à une fuite en avant technologique sans pensée. C’est une attente plus exigeante : celle d’une ligne stratégique structurée. Sur le terrain doctrinal, les répondants privilégient une doctrine de puissance assumée (26%), devant une alliance européenne renforcée (24%), la souveraineté défensive (18%), la régulation offensive (17%) et l’accélération technologique fondée sur l’innovation, l’intelligence artificielle et les champions nationaux (15%). Pour autant, ces résultats ne dessinent pas encore une doctrine socialement cristallisée. Au regard de la marge d’erreur, ils indiquent plutôt que les Français convergent sur l’exigence de réarmement, tout en demeurant partagés sur les moyens d’y parvenir. Sur le terrain des choix concrets, ils font remonter en priorité une stratégie nationale claire, comparable à une doctrine de défense (35%), puis une alliance européenne coordonnée et l’émergence de champions européens (32%), les alliances internationales (27%) et l’investissement massif dans les technologies stratégiques (25%). Ici encore, il faut voir moins une hiérarchie rigide des instruments qu’un éventail de préférences encore en compétition. La dérégulation pure demeure, en revanche, marginale (11%). Il convient d’ajouter qu’une fraction non négligeable estime déjà que la France a perdu trop de terrain pour revenir dans la course (16%). Voilà l’un des signes avant-coureurs qu’il serait imprudent de négliger. <br />   <br />  Ainsi, la dépendance numérique n’est pas seulement une vulnérabilité technique. Elle engage la liberté d’action, la maîtrise des chaînes de valeur, la faculté de fixer des règles et de tenir son rang. Dès lors, la souveraineté numérique n’a de sens que si elle est pensée comme une politique d’accroissement de puissance par l’économie. C’est à cette condition que la compétitivité cesse d’être un discours d’impuissance publique, et que la souveraineté cesse d’être une invocation. L’une et l’autre relèvent d’une même bataille : celle de la puissance par la maîtrise des capacités réelles.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/91564176-64336164.jpg?v=1759760834&amp;ibox" title="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451"> <img alt="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91564176-64336164.jpg?v=1759760835" title="Création de l'Indicateur de désindustrialisation. Entretien avec Arnaud de Morgny. CR451" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/arnaud-de-morgny-032a9226a/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Arnaud de Morgny</a>  est chercheur-praticien et stratégiste en intelligence économique à l’École de Guerre Économique, où il est directeur-adjoint du Centre de recherche appliquée CR451. Spécialiste des stratégies cognitives, de la guerre économique et des déstabilisation informationnelles, il est l’inventeur de l’Indice de risque de désindustrialisation, premier outil français d’évaluation multicritère des vulnérabilités industrielles. Présenté au Sénat en 2025, cet indice vise à anticiper les signaux avant-coureurs d’affaiblissement industriel. Ses travaux portent sur les logiques d’accroissement de puissance par l’économie et l’usage stratégique de l’information dans l’économie.</blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95978670-66969134.jpg?v=1775894909" alt="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" title="Souveraineté numérique : passer de l’impuissance relative à l’accroissement de puissance par l’économie. Arnaud de Morgny" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.veriangroup.com/hubfs/Avril2026%20-%20verian_lhemicycle.pdf" target="_blank">Suivez le lien...</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      souveraineténumérique #puissanceéconomique #dépendancetechnologique #compétitivitéFrance #plateformesnumériques #régulationeuropéenne #intelligenceartificielle #stratégienumérique #autonomiestratégique #économienumérique #EGE
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-passer-de-l-impuissance-relative-a-l-accroissement-de-puissance-par-l-economie-Arnaud-de-Morgny_a7360.html</link>
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   <title>Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)</title>
   <pubDate>Sat, 21 Feb 2026 17:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Enjeux majeurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face aux ingérences numériques, la France muscle sa défense démocratique; À l’horizon 2030, l’État dévoile une stratégie globale pour protéger le débat public sans renoncer à ses principes. L’information, devenue champ de confrontation stratégique, est désormais traitée comme un bien commun menacé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94774534-66313011.jpg?v=1771749275" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Rapport en fin d'article <br />  <a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/files/files/Publications/Strat%C3%A9gie%20nationale%20de%20lutte%20contre%20les%20manipulations%20de%20l%27information%202026-2030_0.pdf" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage informationnel bouleversé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La France part d’un constat simple et brutal : l’écosystème informationnel n’a plus rien à voir avec celui qui structurait la vie démocratique il y a vingt ans. L’ère éditoriale, dominée par des médias identifiés et des règles professionnelles, a cédé la place à un univers algorithmique où la vitesse supplante la vérification et où la viralité dicte la hiérarchie des contenus. Dans ce nouvel environnement, les médiations s’effritent, les plateformes étrangères captent l’attention et les acteurs hostiles exploitent les failles d’un espace public fragmenté. <br />   <br />  <strong>Leur objectif n’est plus de convaincre, mais de saturer, brouiller, dissoudre les repères communs.</strong> C’est dans ce contexte que la France définit l’ingérence numérique étrangère, un phénomène qui combine acteur extérieur, contenu trompeur, diffusion inauthentique et atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Une mécanique qui exerce une pression stratégique, systémique et narrative sur le débat démocratique.</span> <br />    <h3 style="white-space: normal;">&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une action publique qui refuse la tentation du contrôle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à ces menaces, la réponse française se veut résolument démocratique. Pas question de glisser vers la censure ou de confondre protection et restriction. <br />   <br />  Fidèle à sa doctrine — cibler les comportements, jamais les opinions — l’État structure sa riposte autour de quinze objectifs stratégiques qui forment un continuum entre détection, coordination et sanction. VIGINUM change d’échelle en automatisant l’identification des manœuvres hostiles, tandis que le COLMI devient la plaque tournante d’une réaction interministérielle capable de s’activer en moins de vingt-quatre heures. La justice, elle, se muscle pour transformer les preuves techniques en sanctions effectives, jusqu’à l’attribution publique des commanditaires et au gel de leurs réseaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même.</strong> <br />   <br />  D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même. D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un horizon 2030 semé de nouvelles vulnérabilités</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie anticipe des menaces encore plus complexes. La banalisation des contenus synthétiques pourrait éroder la valeur même de la preuve, malgré les promesses du tatouage numérique. L’hyper‑personnalisation risque d’enfermer chacun dans une bulle cognitive, rendant le consensus national presque impossible. Les modèles d’IA eux‑mêmes pourraient être manipulés en amont, via l’empoisonnement de leurs données d’entraînement. Et l’espace francophone, moins dense que l’anglophone, apparaît particulièrement vulnérable aux altérations ciblées de ses corpus linguistiques. Autant de défis qui exigent une vigilance continue et une capacité d’adaptation permanente.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Au fond, la stratégie française repose sur une idée simple : protéger le débat public, ce n’est pas dire aux citoyens ce qu’ils doivent penser, mais garantir qu’ils puissent penser librement. Une démocratie instruite, confiante et lucide demeure la meilleure réponse aux récits de division.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voir le Rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94774534-66313017.jpg?v=1771693187" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie globale, de la technologie à la résilience citoyenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Les plateformes numériques sont mises face à leurs responsabilités : application rigoureuse du DSA, audits algorithmiques, transparence sur les bots, lutte contre la monétisation des contenus manipulatoires. Mais la résilience ne peut être que collective. <br />   <br />  L’Académie LMI forme une nouvelle génération d’experts, l’éducation aux médias devient un réflexe citoyen et un réseau de vigies civiles se structure pour réduire la vulnérabilité psychologique de la société. Enfin, la France porte cette ambition au-delà de ses frontières, en harmonisant les standards européens et en consolidant, au sein du G7 et de l’OTAN, une défense informationnelle commune. Une stratégie complète, pensée pour que la souveraineté numérique reste un fait, non une&nbsp; déclaration d'intention.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)</title>
   <pubDate>Sat, 21 Feb 2026 17:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Enjeux majeurs]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Face aux ingérences numériques, la France muscle sa défense démocratique; À l’horizon 2030, l’État dévoile une stratégie globale pour protéger le débat public sans renoncer à ses principes. L’information, devenue champ de confrontation stratégique, est désormais traitée comme un bien commun menacé.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94735131-66231105.jpg?v=1771749275" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Rapport en fin d'article <br />  <a class="link" href="https://www.sgdsn.gouv.fr/files/files/Publications/Strat%C3%A9gie%20nationale%20de%20lutte%20contre%20les%20manipulations%20de%20l%27information%202026-2030_0.pdf" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage informationnel bouleversé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La France part d’un constat simple et brutal : l’écosystème informationnel n’a plus rien à voir avec celui qui structurait la vie démocratique il y a vingt ans. L’ère éditoriale, dominée par des médias identifiés et des règles professionnelles, a cédé la place à un univers algorithmique où la vitesse supplante la vérification et où la viralité dicte la hiérarchie des contenus. Dans ce nouvel environnement, les médiations s’effritent, les plateformes étrangères captent l’attention et les acteurs hostiles exploitent les failles d’un espace public fragmenté. <br />   <br />  <strong>Leur objectif n’est plus de convaincre, mais de saturer, brouiller, dissoudre les repères communs.</strong> C’est dans ce contexte que la France définit l’ingérence numérique étrangère, un phénomène qui combine acteur extérieur, contenu trompeur, diffusion inauthentique et atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. Une mécanique qui exerce une pression stratégique, systémique et narrative sur le débat démocratique.</span> <br />    <h3 style="white-space: normal;">&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une action publique qui refuse la tentation du contrôle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à ces menaces, la réponse française se veut résolument démocratique. Pas question de glisser vers la censure ou de confondre protection et restriction. <br />   <br />  Fidèle à sa doctrine — cibler les comportements, jamais les opinions — l’État structure sa riposte autour de quinze objectifs stratégiques qui forment un continuum entre détection, coordination et sanction. VIGINUM change d’échelle en automatisant l’identification des manœuvres hostiles, tandis que le COLMI devient la plaque tournante d’une réaction interministérielle capable de s’activer en moins de vingt-quatre heures. La justice, elle, se muscle pour transformer les preuves techniques en sanctions effectives, jusqu’à l’attribution publique des commanditaires et au gel de leurs réseaux.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même.</strong> <br />   <br />  D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quatre piliers pour bâtir la résilience nationale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie repose sur une conviction : la première ligne de défense, c’est la société elle-même. D’où la création d’une Académie de la lutte contre les manipulations de l’information, destinée à former des référents dans les territoires et les professions exposées. L’Éducation aux médias est renforcée dès l’école, la recherche soutenue, la jeunesse mobilisée via le SNU ou la réserve citoyenne du numérique. Le deuxième pilier vise les plateformes et l’intelligence artificielle, dont les architectures conditionnent désormais le débat public. <br />   <br />  Application rigoureuse du DSA, transparence algorithmique, lutte contre les comptes inauthentiques, encadrement des risques liés aux contenus synthétiques : l’État entend responsabiliser les géants du numérique. Le troisième pilier renforce les capacités opérationnelles, en structurant une veille distribuée et en coordonnant les réponses techniques, diplomatiques et judiciaires. Enfin, la France veut bâtir un espace informationnel libre avec ses alliés, en fédérant les services européens, en soutenant les pays les plus exposés et en portant une doctrine démocratique dans les enceintes internationales.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un horizon 2030 semé de nouvelles vulnérabilités</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La stratégie anticipe des menaces encore plus complexes. La banalisation des contenus synthétiques pourrait éroder la valeur même de la preuve, malgré les promesses du tatouage numérique. L’hyper‑personnalisation risque d’enfermer chacun dans une bulle cognitive, rendant le consensus national presque impossible. Les modèles d’IA eux‑mêmes pourraient être manipulés en amont, via l’empoisonnement de leurs données d’entraînement. Et l’espace francophone, moins dense que l’anglophone, apparaît particulièrement vulnérable aux altérations ciblées de ses corpus linguistiques. Autant de défis qui exigent une vigilance continue et une capacité d’adaptation permanente.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Au fond, la stratégie française repose sur une idée simple : protéger le débat public, ce n’est pas dire aux citoyens ce qu’ils doivent penser, mais garantir qu’ils puissent penser librement. Une démocratie instruite, confiante et lucide demeure la meilleure réponse aux récits de division.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voir le Rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94735131-66231255.jpg?v=1771693187" alt="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" title="Stratégie Nationale de Lutte contre les Manipulations de l'Information d'Origine Étrangère (2026 — 2030)" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une stratégie globale, de la technologie à la résilience citoyenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Les plateformes numériques sont mises face à leurs responsabilités : application rigoureuse du DSA, audits algorithmiques, transparence sur les bots, lutte contre la monétisation des contenus manipulatoires. Mais la résilience ne peut être que collective. <br />   <br />  L’Académie LMI forme une nouvelle génération d’experts, l’éducation aux médias devient un réflexe citoyen et un réseau de vigies civiles se structure pour réduire la vulnérabilité psychologique de la société. Enfin, la France porte cette ambition au-delà de ses frontières, en harmonisant les standards européens et en consolidant, au sein du G7 et de l’OTAN, une défense informationnelle commune. Une stratégie complète, pensée pour que la souveraineté numérique reste un fait, non une&nbsp; déclaration d'intention.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94735131-66231105.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Strategie-Nationale-de-Lutte-contre-les-Manipulations-de-l-Information-d-Origine-Etrangere-2026-—-2030_a7088.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Étude sur le modèle économique de l’information en France. L’information française face au mur économique</title>
   <pubDate>Thu, 19 Feb 2026 17:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Enjeux majeurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que le numérique s’impose comme la porte d’entrée principale vers l’actualité, le modèle économique de l’information en France vacille. Une étude menée par l’Arcom et le ministère de la Culture révèle un secteur sous tension, pris entre des coûts de production toujours plus élevés et des revenus qui s’effritent au profit des plateformes mondiales.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94669133-66155764.jpg?v=1771518429" alt="Étude sur le modèle économique de l’information en France. L’information française face au mur économique" title="Étude sur le modèle économique de l’information en France. L’information française face au mur économique" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">Source</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage médiatique bouleversé par les usages</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Jamais les Français n’ont eu accès à autant de sources d’information, et jamais les médias n’ont semblé aussi fragilisés. Le smartphone et les réseaux sociaux ont redéfini les réflexes d’accès à l’actualité, entraînant une fragmentation des audiences. Pourtant, les médias traditionnels conservent une place centrale dans le quotidien : télévision, radio et presse restent les canaux privilégiés d’une majorité de citoyens. <br />   <br />  Cette coexistence entre formats historiques et nouveaux usages impose aux rédactions une adaptation permanente, notamment via les vidéos courtes, les podcasts ou les contenus mobiles, qui séduisent mais rapportent peu. À cela s’ajoute un défi majeur : la confiance. Si les journalistes bénéficient encore d’un crédit solide, les plateformes sociales, elles, peinent à convaincre, accentuant la nécessité d’une information vérifiée et contextualisée, mais aussi le coût de sa production.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un coût de production en hausse, des revenus en chute libre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Produire une information fiable repose avant tout sur un investissement humain massif. Plus de 34 000 professionnels, dont une large majorité de journalistes, participent chaque jour à la fabrication de l’actualité. Cette exigence de qualité représente plus de 70 % des dépenses du secteur. <br />   <br />  À cela s’ajoutent des infrastructures techniques de plus en plus coûteuses, notamment pour répondre aux besoins du numérique et à la montée des enjeux de cybersécurité. Pendant ce temps, les recettes traditionnelles s’effondrent. La publicité recule, les ventes papier chutent et les dotations publiques diminuent. Sur le terrain numérique, les médias peinent à monétiser leurs audiences, tandis que les grandes plateformes captent l’essentiel des revenus publicitaires sans produire de contenus originaux. <br />   <br />  Résultat : plus de la moitié des acteurs affichent un déficit d’exploitation.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des stratégies de survie pour préserver le pluralisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette équation intenable, les médias cherchent des solutions. La mutualisation des rédactions, les partenariats éditoriaux et l’usage croissant de l’intelligence artificielle deviennent des leviers incontournables pour réduire les coûts. Parallèlement, les éditeurs tentent de diversifier leurs revenus via les abonnements numériques, les newsletters premium ou les podcasts payants. <br />   <br />  Mais ces initiatives ne suffisent pas encore à compenser l’érosion des modèles historiques. L’étude rappelle que la préservation du pluralisme et de la confiance démocratique passe par une juste rémunération des producteurs de contenus, notamment via les droits voisins ou une meilleure régulation des plateformes. Car l’information, bien que considérée comme un bien commun essentiel, ne parvient plus à s’autofinancer. Sa survie dépend désormais d’un équilibre fragile entre innovation, soutien public et reconnaissance économique de sa valeur.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote><strong style="white-space: normal;">Le rapport a été rédigé sous la direction conjointe de Claire Le Goff, cheffe du département des études et de la prospective à l’Arcom, et de Julien Morel, responsable du pôle économie des médias à la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) du ministère de la Culture.</strong> <br />   <br />  Ils ont été accompagnés d’une équipe pluridisciplinaire composée notamment de <strong style="white-space: normal;">Sophie Renaudin</strong>, spécialiste des usages numériques, <strong style="white-space: normal;">Thomas Delmas</strong>, analyste des marchés publicitaires, et <strong style="white-space: normal;">Élise Perrin</strong>, experte des politiques publiques de soutien à la presse. <br />   <br />  Leur travail croise expertise économique, connaissance fine du secteur et analyse prospective pour dresser un état des lieux complet du modèle français de l’information.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94669133-66155764.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Etude-sur-le-modele-economique-de-l-information-en-France-L-information-francaise-face-au-mur-economique_a7072.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-94558532</guid>
   <title>L’information française invente son avenir. Étude sur le modèle économique de l’information en France</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2026 14:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Innovation et Connaissance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Portés par une demande citoyenne forte et par une créativité éditoriale renouvelée, les médias français réinventent progressivement leur modèle économique. Entre innovations numériques, diversification des formats et montée en puissance de l’intelligence artificielle, le secteur explore de nouvelles voies pour consolider un bien commun essentiel.     <div><b>Étude sur le modèle économique de l’information en France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94558532-65998320.jpg?v=1771335788" alt="L’information française invente son avenir. Étude sur le modèle économique de l’information en France" title="L’information française invente son avenir. Étude sur le modèle économique de l’information en France" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://pmpstrategy.com/2026/01/20/etude-sur-le-modele-economique-de-linformation-en-france-pour-larcom-et-la-dgmic/" target="_blank">Source</a>  <br />   <br />  <strong>Télécharger le Rapport à la fin de l'article</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un public exigeant qui confirme l’importance de l’information</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Loin de se détourner de l’actualité, les Français continuent de considérer l’information comme un repère indispensable pour comprendre le monde. <br />   <br />  La télévision demeure un point d’ancrage puissant, rassemblant chaque soir des millions de téléspectateurs, tandis que les usages numériques élargissent les modes d’accès et favorisent une consommation plus personnalisée. La confiance envers les journalistes reste majoritaire, signe que le travail de vérification et de hiérarchisation conserve une valeur reconnue. Dans un paysage où les pratiques se diversifient, les médias traditionnels et les plateformes numériques coexistent désormais dans un écosystème où chacun cherche sa place.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un modèle économique sous tension mais riche en ressources humaines</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Produire une information fiable représente un investissement conséquent, porté en grande partie par les équipes rédactionnelles. <br />   <br />  Cette forte intensité en capital humain, loin d’être un handicap, constitue l’un des atouts majeurs du secteur : elle garantit la qualité, la rigueur et la capacité d’enquête. Certes, les coûts augmentent et les revenus historiques s’érodent, mais les rédactions s’adaptent. Elles investissent dans de nouveaux formats, renforcent leurs compétences numériques et développent des savoir-faire qui élargissent leur champ d’action. Cette transformation progressive témoigne d’une capacité de résilience souvent sous-estimée.</span> <br />    <h2 style="white-space: normal;">&nbsp;</h2>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le numérique comme moteur d’innovation éditoriale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Si les plateformes captent une part importante de la valeur publicitaire, le numérique ouvre aussi des opportunités inédites. <br />   <br />  Les médias expérimentent des modèles d’abonnement plus souples, des newsletters premium, des podcasts narratifs ou des vidéos courtes adaptées aux usages mobiles. L’intelligence artificielle, longtemps perçue comme une menace, devient un outil d’appui pour automatiser certaines tâches, libérer du temps pour l’enquête et enrichir les contenus. Les jeunes générations, plus enclines à utiliser ces technologies, contribuent à redéfinir les codes de l’information et à stimuler l’innovation éditoriale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des stratégies de diversification qui redessinent l’équilibre économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour consolider leur avenir, les acteurs multiplient les initiatives. <br />   <br />  La mutualisation des moyens, les partenariats éditoriaux et les co-diffusions permettent de réduire les coûts sans sacrifier la qualité. Les droits voisins offrent une voie pour rééquilibrer les relations avec les plateformes, tandis que l’adossement à de grands groupes apporte une stabilité financière à certains médias audiovisuels. Surtout, la montée en puissance des offres numériques payantes montre qu’un public prêt à soutenir une information de qualité existe bel et bien, à condition de proposer des contenus différenciants et adaptés aux nouveaux usages.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des atouts solides, des capacités d'innovation réelle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Loin d’un déclin annoncé, l’information française traverse une phase de recomposition profonde. <br />   <br />  Elle doit encore trouver un modèle durable, mais elle dispose d’atouts solides : un public attaché à la qualité, des rédactions engagées et une capacité d’innovation qui ne cesse de s’affirmer. <br />   <br />  La transformation en cours n’est pas seulement une réponse à la crise, elle ouvre la voie à une nouvelle manière de produire et de partager l’information dans un environnement numérique en constante évolution.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger le Rapport</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94558532-65998477.jpg?v=1771334947" alt="L’information française invente son avenir. Étude sur le modèle économique de l’information en France" title="L’information française invente son avenir. Étude sur le modèle économique de l’information en France" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94558532-65998320.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-information-francaise-invente-son-avenir-Etude-sur-le-modele-economique-de-l-information-en-France_a7066.html</link>
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