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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-14T11:38:07+02:00</dc:date>
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   <title>La reddition inconditionnelle et la fin de la politique</title>
   <pubDate>Sat, 07 Mar 2026 11:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Lorsque Donald Trump affirme que la seule issue acceptable à la guerre est la « reddition inconditionnelle » de l'Iran, il franchit un seuil qui change la nature même du conflit. Ce n'est plus le langage d'une pression destinée à ouvrir une négociation. C'est le langage de la guerre absolue, celui dans lequel l'objectif n'est plus de modifier le comportement de l'adversaire, mais de briser son régime, de vider sa souveraineté et d'imposer de l'extérieur un nouvel ordre politique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95149662-66628187.jpg?v=1772878865" alt="La reddition inconditionnelle et la fin de la politique" title="La reddition inconditionnelle et la fin de la politique" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le premier effet : fermer l'espace diplomatique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une telle formule produit un effet immédiat : elle réduit presque à néant l'espace d'une médiation. Si la condition posée par Washington est la reddition, Téhéran ne peut l'accepter sans signer sa propre dissolution politique. C'est pourquoi la phrase de Trump ne doit pas être lue comme une simple démonstration de force, mais comme une fermeture stratégique. Elle expulse le conflit du champ du compromis pour le transférer sur le terrain de la guerre d'usure, où la négociation compte moins que la capacité à encaisser et à durer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le deuxième effet : l'élargissement des objectifs de guerre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan militaire, l'idée de reddition inconditionnelle tend presque inévitablement à élargir la cible. S'il ne s'agit plus seulement de neutraliser des missiles, des sites nucléaires ou des capacités navales, alors le conflit glisse vers une logique de paralysie systémique : commandement politique, infrastructures, appareils de sécurité, réseaux économiques, cohésion interne. Dès lors, la guerre cesse d'être limitée. Elle devient une entreprise visant à désarticuler un État dans son ensemble.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le troisième effet : renforcer la cohésion du régime iranien</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">C'est l'un des paradoxes classiques de l'histoire stratégique. Menacer un adversaire de reddition inconditionnelle peut l'affaiblir matériellement, mais souvent le renforcer politiquement à l'intérieur. Car cela transforme le conflit en guerre existentielle. Une partie de la population qui conteste éventuellement le régime peut se rallier à lui dès lors qu'elle perçoit que l'objectif extérieur n'est pas une concession, mais une humiliation nationale. Plus Washington élève donc l'enjeu jusqu'à la capitulation totale, plus il offre à Téhéran le récit idéal de la résistance patriotique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le quatrième effet : entraîner la région dans une guerre plus longue</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le conflit ne reste pas enfermé dans les frontières iraniennes. Il déborde au Liban, dans le Golfe, sur les routes maritimes et dans l'ensemble des équilibres régionaux. Plus la Maison-Blanche parle de reddition, plus les acteurs voisins comprennent qu'il ne s'agit pas de préparer une désescalade, mais d'entrer dans une phase plus dure, plus longue et plus incertaine. Une guerre pensée en termes de capitulation totale n'ouvre pas la voie à une sortie de crise. Elle prépare au contraire une montée supplémentaire des coûts humains, politiques et économiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cadre politique américain</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il faut aussi observer la scène intérieure des États-Unis. Le président ne parle pas ici comme un dirigeant paralysé ou isolé, mais comme un chef d'État qui estime disposer encore d'une marge politique et militaire suffisante pour pousser plus loin l'escalade. La formule de la reddition inconditionnelle sert donc aussi à imposer un cadre mental au débat américain : il ne s'agirait plus de contenir une guerre, mais de la mener jusqu'à une victoire complète. C'est un glissement fondamental, parce qu'il modifie la manière dont l'opinion, les institutions et les alliés perçoivent les buts réels de Washington.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'implication géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Chaque jour supplémentaire de guerre régionale accroît la pression sur les marchés de l'énergie, les chaînes logistiques, les assurances maritimes et la stabilité des échanges. Une guerre conçue autour de la reddition de l'adversaire n'est pas compatible avec une normalisation rapide. Elle nourrit au contraire l'incertitude durable et transforme le Golfe, ses détroits et ses infrastructures en multiplicateurs de risque global. Il ne s'agit donc pas seulement d'un problème militaire. Il s'agit d'un choc géoéconomique potentiellement profond pour l'Europe, l'Asie et l'économie mondiale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le point final</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La phrase de Trump n'est pas seulement brutale. Elle est révélatrice. Elle signifie que Washington ne cherche plus une issue politiquement soutenable pour les deux camps, mais une conclusion hiérarchique, dans laquelle l'un gagne et l'autre capitule. Or les guerres de cette nature sont toujours plus faciles à proclamer qu'à terminer. Car lorsqu'on fixe comme objectif la reddition inconditionnelle, on cesse de faire de la politique pour tout miser sur la destruction, l'effondrement ou la peur. Et c'est généralement à ce moment-là que les guerres cessent d'être contrôlables.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/us/trump-says-there-will-be-no-deal-with-iran-except-unconditional-surrender-2026-03-06/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/us/trump-says-there-will-be-no-deal-with-iran-except-unconditional-surrender-2026-03-06/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/trump-urges-iranian-kurds-attack-iran-war-widens-2026-03-06/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/trump-urges-iranian-kurds-attack-iran-war-widens-2026-03-06/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/one-week-into-iran-war-dangers-us-trump-multiply-2026-03-07/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/one-week-into-iran-war-dangers-us-trump-multiply-2026-03-07/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://apnews.com/article/d347fd6a03185f51d670bf4e7cbf5373" target="_blank">https://apnews.com/article/d347fd6a03185f51d670bf4e7cbf5373</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.theguardian.com/world/2026/mar/06/us-israel-threaten-major-escalation-airstrikes-iran-lebanon" target="_blank">https://www.theguardian.com/world/2026/mar/06/us-israel-threaten-major-escalation-airstrikes-iran-lebanon</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/La-reddition-inconditionnelle-et-la-fin-de-la-politique_a7161.html</link>
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   <title>Iran, pourquoi la guerre serait un saut dans l'inconnu pour Washington</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En brandissant l’exemple vénézuélien pour promettre une frappe éclair contre l’Iran, Washington entretient une illusion stratégique. Derrière la rhétorique de la rapidité se dessine un tout autre paysage : un adversaire doté de profondeur militaire, d’alliés régionaux et d’un poids géopolitique capable de transformer toute opération ciblée en conflit régional majeur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94909874-66527941.jpg?v=1772013948" alt="Iran, pourquoi la guerre serait un saut dans l'inconnu pour Washington" title="Iran, pourquoi la guerre serait un saut dans l'inconnu pour Washington" />
     </div>
     <div>
      <!--cke_bookmark_575S--><!--cke_bookmark_575E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'illusion d'une réplique vénézuélienne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'idée selon laquelle les États-Unis pourraient frapper l'Iran avec la même rapidité et la même brutalité qu'au cours de l'opération menée au Venezuela relève davantage de la propagande que de la stratégie. La comparaison invoquée par Trump sert à construire une image de force immédiate, mais elle se heurte à une réalité tout autre : l'Iran n'est pas Caracas, ni sur le plan militaire, ni sur le plan politique, ni sur le plan géographique. Derrière la rhétorique de la rapidité se cache en réalité un problème essentiel : une action contre Téhéran ne serait pas un raid chirurgical, mais l'entrée dans un théâtre de guerre à très forte densité stratégique, capable de transformer une offensive limitée en conflit régional long et coûteux.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le redéploiement du porte-avions Gerald Ford aux côtés de l'Abraham Lincoln le montre précisément. Si le Pentagone avait réellement eu la capacité de frapper de façon immédiate et décisive, il n'aurait pas eu besoin de renforcer aussi visiblement son dispositif. Le simple fait que Washington continue d'accumuler des moyens prouve que la Maison-Blanche sait parfaitement qu'elle ne se trouve pas face à une opération simple.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le premier obstacle est militaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan strictement stratégique, l'Iran dispose de tout ce qui rend toute attaque américaine potentiellement désastreuse : profondeur territoriale, capacités balistiques, instruments asymétriques et réseau d'acteurs alliés ou affiliés dans toute la région. Téhéran n'a pas besoin de gagner une guerre conventionnelle contre les États-Unis ; il lui suffit de multiplier les fronts, de disperser la menace et d'augmenter le coût humain et matériel de l'intervention.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est là la première erreur de ceux qui imaginent une opération rapide. L'Iran n'est pas une cible sans défense. Son arsenal de missiles balistiques, de drones et de systèmes antinavires lui permet de menacer non seulement les bases américaines du Golfe, mais aussi des infrastructures et des installations bien plus éloignées, en impliquant potentiellement Israël, la péninsule Arabique et même des points névralgiques de la présence occidentale dans la Méditerranée élargie. Les récentes manœuvres dans le détroit d'Hormuz et les essais de nouveaux systèmes navals antiaériens indiquent une ligne très claire : construire une capacité d'interdiction et de saturation qui rende toute attaque américaine plus risquée que prévu.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La stratégie iranienne, du reste, est connue : ne pas répondre de manière linéaire, mais diffuser l'instabilité sur plusieurs théâtres à la fois. Cela signifie que même une action limitée contre des objectifs nucléaires ou contre la direction politique pourrait provoquer une riposte à plusieurs niveaux, capable d'affecter les routes maritimes, les villes alliées de Washington, les bases militaires et les flux énergétiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les alliés américains ne veulent pas payer le prix de la guerre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La seconde fragilité américaine tient au consentement régional. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, pourtant partenaires très étroits de Washington, ont déjà fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas offrir leur espace aérien pour une attaque. C'est un signal politiquement lourd : les alliés les plus exposés à une riposte iranienne ne veulent pas être transformés en plateformes de guerre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce fait révèle une limite structurelle de la stratégie américaine. Les États-Unis peuvent déployer des moyens et des menaces, mais ils ne contrôlent pas automatiquement la disponibilité de leurs partenaires régionaux à assumer le risque d'une guerre ouverte. Et si le dispositif militaire américain doit opérer sans pleine couverture logistique, politique et aérienne de la part des alliés du Golfe, son efficacité diminue tandis que ses marges de vulnérabilité augmentent.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Israël, dans ce cadre, représente lui aussi un point sensible. Ses défenses antimissiles restent avancées, mais la consommation croissante d'intercepteurs après des années de guerre et de tensions sur plusieurs fronts réduit sa capacité à absorber une attaque iranienne prolongée. Cela signifie que, pour Téhéran, le simple risque de saturer le système défensif israélien et d'ouvrir une nouvelle vague de pression sur Tel-Aviv peut déjà devenir une forme de dissuasion indirecte vis-à-vis de Washington.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le deuxième obstacle est politique : le régime iranien n'est pas le Venezuela</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Mais l'erreur la plus grossière consiste à penser que la République islamique pourrait être décapitée d'un seul coup. Au Venezuela, les États-Unis ont agi contre un sommet politique fortement personnalisé. En Iran, au contraire, le pouvoir ne se résume pas à une seule figure ni à un duo de figures : c'est une structure idéologique, institutionnelle, militaire et cléricale consolidée sur près d'un demi-siècle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le Guide suprême représente le sommet du système, mais il n'est pas le système tout entier. Autour de lui gravite un réseau d'appareils, de Gardiens de la Révolution, de fondations, de centres religieux et d'élites militaires et politiques qui garantissent une continuité même en cas de choc. Autrement dit, frapper la tête ne signifie pas nécessairement faire s'effondrer le corps. Cela pourrait au contraire produire l'effet inverse : resserrer l'appareil, radicaliser la réponse et transformer l'intervention extérieure en facteur de recomposition d'un régime aujourd'hui certes sous pression, mais encore capable de mobiliser coercition et légitimité idéologique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les protestations universitaires montrent qu'il existe un malaise intérieur réel, mais c'est précisément ici que Washington risque de mal calculer. Une attaque étrangère pourrait affaiblir l'opposition civile et redonner au pouvoir iranien son argument le plus efficace : celui de la défense nationale contre l'agression extérieure.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le troisième obstacle est géographique, donc géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La géographie pèse autant que les armes. Téhéran se trouve loin de la côte, protégée par une profondeur territoriale qui rend plus complexe toute opération de décapitation politique ou de capture physique des dirigeants. Il ne s'agit pas seulement de frapper : il s'agit d'atteindre, de maintenir le contrôle, de gérer le temps opérationnel. Et c'est ici que la comparaison avec Caracas devient presque ridicule.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais la véritable centralité de la géographie iranienne est ailleurs : Hormuz. Qui contrôle ou menace ce détroit touche l'un des points vitaux de l'économie mondiale. Une éventuelle fermeture, ou même une paralysie partielle du trafic maritime, produirait un effet immédiat sur le pétrole, le gaz, les assurances, les coûts du fret et la confiance des marchés. Il est vrai que l'Iran subirait lui aussi des dommages considérables d'un tel choix, mais le point n'est pas l'intérêt de long terme : le point est la capacité à utiliser le dommage comme arme de pression stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour Washington, cela signifie une chose simple : toute attaque contre l'Iran ne se mesurerait pas seulement en missiles tirés ou en objectifs détruits, mais aussi en choc énergétique mondial. Et à un moment où l'équilibre international est déjà fragile, une flambée des prix de l'énergie frapperait les alliés européens, les économies asiatiques et le système occidental lui-même.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Téhéran joue sur deux tableaux : dissuasion et diplomatie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La force de l'Iran, dans cette phase, réside précisément dans sa capacité à combiner menace et négociation. Tandis qu'il renforce ses exercices militaires et durcit le ton, Téhéran intensifie son travail diplomatique à l'ONU, avec Moscou, avec Riyad et avec Le Caire. Ce n'est pas une simple diplomatie de façade : c'est la tentative de construire un cadre politique et juridique destiné à faire apparaître Washington comme le responsable d'une éventuelle escalade.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce travail sert deux objectifs. D'abord : accroître le coût diplomatique d'une attaque américaine. Ensuite : montrer que l'Iran ne rejette pas en bloc la négociation, mais cherche à déplacer l'affrontement sur un terrain où il peut gagner du temps et de la légitimité. Même l'ouverture sur le plan économique, avec l'idée de possibles formes de coopération énergétique et industrielle, doit être lue ainsi : non comme une véritable ouverture structurelle aux États-Unis, mais comme une tentative de parler le langage des intérêts pour rendre plus difficile à Trump la justification d'une guerre.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le scénario économique : la tentation américaine et le mur du réel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Iran, comme le Venezuela, exerce une forte attraction sur le capital énergétique américain. Ses réserves, la résilience montrée sous sanctions, la relative solidité de ses infrastructures par rapport au désastre vénézuélien alimentent dans l'industrie pétrolière américaine une tentation évidente : entrer un jour dans un marché immense et stratégique, peut-être après une normalisation ou un changement de régime.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais ici, le fantasme économique se heurte à la réalité géopolitique. Les sanctions accumulées depuis des décennies, l'hostilité politique réciproque, le cadre juridique iranien et la méfiance de l'appareil théocratique rendent presque impossible, du moins à court terme, une véritable intégration des entreprises américaines en Iran. En somme, l'argument des affaires peut avoir une fonction tactique dans les négociations, mais il ne suffit pas à faire tomber le blocage structurel.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le vrai risque pour Washington</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le point final est qu'une attaque contre l'Iran ne serait pas seulement plus complexe que l'opération au Venezuela : elle serait d'une nature totalement différente. Non pas un raid destiné à changer une direction politique, mais un possible déclencheur de guerre régionale, avec des coûts militaires, diplomatiques et économiques extrêmement élevés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La Maison-Blanche peut encore croire que la pression maximale forcera Téhéran à céder. Mais plus le dispositif militaire se renforce et plus le langage devient ultimatif, plus augmente le risque d'une erreur de calcul. Et c'est précisément là le nœud central : en Iran, à la différence du Venezuela, la force ne garantit pas la rapidité. Elle peut au contraire accélérer une spirale que personne, pas même Washington, ne serait ensuite réellement capable de contrôler.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-is-ready-any-necessary-steps-reach-deal-with-us-deputy-foreign-minister-2026-02-24/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-is-ready-any-necessary-steps-reach-deal-with-us-deputy-foreign-minister-2026-02-24/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.washingtonpost.com/investigations/2026/02/24/united-states-iran-buildup/" target="_blank">https://www.washingtonpost.com/investigations/2026/02/24/united-states-iran-buildup/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.wsj.com/business/energy-oil/iranian-oil-loadings-soar-as-regional-risks-intensify-ahead-of-u-s-talks-b92aa737" target="_blank">https://www.wsj.com/business/energy-oil/iranian-oil-loadings-soar-as-regional-risks-intensify-ahead-of-u-s-talks-b92aa737</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/israeli-intel-said-to-assess-that-us-only-has-enough-firepower-for-5-days-of-intense-assault-on-iran/" target="_blank">https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/israeli-intel-said-to-assess-that-us-only-has-enough-firepower-for-5-days-of-intense-assault-on-iran/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-vows-defend-itself-sees-diplomatic-solution-us-standoff" target="_blank">https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-vows-defend-itself-sees-diplomatic-solution-us-standoff</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-would-react-ferociously-any-us-attack-warns-regional-conflict-0" target="_blank">https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-would-react-ferociously-any-us-attack-warns-regional-conflict-0</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/white-house-tells-iran-do-deal-trump-hints-us-strikes" target="_blank">https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/white-house-tells-iran-do-deal-trump-hints-us-strikes</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.aljazeera.com/news/2026/2/20/tracking-the-rapid-us-military-build-up-near-iran" target="_blank">https://www.aljazeera.com/news/2026/2/20/tracking-the-rapid-us-military-build-up-near-iran</a>  &nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94909874-66527941.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Iran-pourquoi-la-guerre-serait-un-saut-dans-l-inconnu-pour-Washington_a7100.html</link>
  </item>

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   <title>Iran, pourquoi la guerre serait un saut dans l'inconnu pour Washington</title>
   <pubDate>Wed, 25 Feb 2026 10:16:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En brandissant l’exemple vénézuélien pour promettre une frappe éclair contre l’Iran, Washington entretient une illusion stratégique. Derrière la rhétorique de la rapidité se dessine un tout autre paysage : un adversaire doté de profondeur militaire, d’alliés régionaux et d’un poids géopolitique capable de transformer toute opération ciblée en conflit régional majeur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94916657-66532412.jpg?v=1772013948" alt="Iran, pourquoi la guerre serait un saut dans l'inconnu pour Washington" title="Iran, pourquoi la guerre serait un saut dans l'inconnu pour Washington" />
     </div>
     <div>
       <br />  <!--cke_bookmark_575S--><!--cke_bookmark_575E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> L'illusion d'une réplique vénézuélienne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'idée selon laquelle les États-Unis pourraient frapper l'Iran avec la même rapidité et la même brutalité qu'au cours de l'opération menée au Venezuela relève davantage de la propagande que de la stratégie. La comparaison invoquée par Trump sert à construire une image de force immédiate, mais elle se heurte à une réalité tout autre : l'Iran n'est pas Caracas, ni sur le plan militaire, ni sur le plan politique, ni sur le plan géographique. Derrière la rhétorique de la rapidité se cache en réalité un problème essentiel : une action contre Téhéran ne serait pas un raid chirurgical, mais l'entrée dans un théâtre de guerre à très forte densité stratégique, capable de transformer une offensive limitée en conflit régional long et coûteux.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le redéploiement du porte-avions Gerald Ford aux côtés de l'Abraham Lincoln le montre précisément. Si le Pentagone avait réellement eu la capacité de frapper de façon immédiate et décisive, il n'aurait pas eu besoin de renforcer aussi visiblement son dispositif. Le simple fait que Washington continue d'accumuler des moyens prouve que la Maison-Blanche sait parfaitement qu'elle ne se trouve pas face à une opération simple.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le premier obstacle est militaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan strictement stratégique, l'Iran dispose de tout ce qui rend toute attaque américaine potentiellement désastreuse : profondeur territoriale, capacités balistiques, instruments asymétriques et réseau d'acteurs alliés ou affiliés dans toute la région. Téhéran n'a pas besoin de gagner une guerre conventionnelle contre les États-Unis ; il lui suffit de multiplier les fronts, de disperser la menace et d'augmenter le coût humain et matériel de l'intervention.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est là la première erreur de ceux qui imaginent une opération rapide. L'Iran n'est pas une cible sans défense. Son arsenal de missiles balistiques, de drones et de systèmes antinavires lui permet de menacer non seulement les bases américaines du Golfe, mais aussi des infrastructures et des installations bien plus éloignées, en impliquant potentiellement Israël, la péninsule Arabique et même des points névralgiques de la présence occidentale dans la Méditerranée élargie. Les récentes manœuvres dans le détroit d'Hormuz et les essais de nouveaux systèmes navals antiaériens indiquent une ligne très claire : construire une capacité d'interdiction et de saturation qui rende toute attaque américaine plus risquée que prévu.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La stratégie iranienne, du reste, est connue : ne pas répondre de manière linéaire, mais diffuser l'instabilité sur plusieurs théâtres à la fois. Cela signifie que même une action limitée contre des objectifs nucléaires ou contre la direction politique pourrait provoquer une riposte à plusieurs niveaux, capable d'affecter les routes maritimes, les villes alliées de Washington, les bases militaires et les flux énergétiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les alliés américains ne veulent pas payer le prix de la guerre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La seconde fragilité américaine tient au consentement régional. L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, pourtant partenaires très étroits de Washington, ont déjà fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas offrir leur espace aérien pour une attaque. C'est un signal politiquement lourd : les alliés les plus exposés à une riposte iranienne ne veulent pas être transformés en plateformes de guerre.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce fait révèle une limite structurelle de la stratégie américaine. Les États-Unis peuvent déployer des moyens et des menaces, mais ils ne contrôlent pas automatiquement la disponibilité de leurs partenaires régionaux à assumer le risque d'une guerre ouverte. Et si le dispositif militaire américain doit opérer sans pleine couverture logistique, politique et aérienne de la part des alliés du Golfe, son efficacité diminue tandis que ses marges de vulnérabilité augmentent.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Israël, dans ce cadre, représente lui aussi un point sensible. Ses défenses antimissiles restent avancées, mais la consommation croissante d'intercepteurs après des années de guerre et de tensions sur plusieurs fronts réduit sa capacité à absorber une attaque iranienne prolongée. Cela signifie que, pour Téhéran, le simple risque de saturer le système défensif israélien et d'ouvrir une nouvelle vague de pression sur Tel-Aviv peut déjà devenir une forme de dissuasion indirecte vis-à-vis de Washington.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le deuxième obstacle est politique : le régime iranien n'est pas le Venezuela</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Mais l'erreur la plus grossière consiste à penser que la République islamique pourrait être décapitée d'un seul coup. Au Venezuela, les États-Unis ont agi contre un sommet politique fortement personnalisé. En Iran, au contraire, le pouvoir ne se résume pas à une seule figure ni à un duo de figures : c'est une structure idéologique, institutionnelle, militaire et cléricale consolidée sur près d'un demi-siècle.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le Guide suprême représente le sommet du système, mais il n'est pas le système tout entier. Autour de lui gravite un réseau d'appareils, de Gardiens de la Révolution, de fondations, de centres religieux et d'élites militaires et politiques qui garantissent une continuité même en cas de choc. Autrement dit, frapper la tête ne signifie pas nécessairement faire s'effondrer le corps. Cela pourrait au contraire produire l'effet inverse : resserrer l'appareil, radicaliser la réponse et transformer l'intervention extérieure en facteur de recomposition d'un régime aujourd'hui certes sous pression, mais encore capable de mobiliser coercition et légitimité idéologique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Les protestations universitaires montrent qu'il existe un malaise intérieur réel, mais c'est précisément ici que Washington risque de mal calculer. Une attaque étrangère pourrait affaiblir l'opposition civile et redonner au pouvoir iranien son argument le plus efficace : celui de la défense nationale contre l'agression extérieure.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le troisième obstacle est géographique, donc géoéconomique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La géographie pèse autant que les armes. Téhéran se trouve loin de la côte, protégée par une profondeur territoriale qui rend plus complexe toute opération de décapitation politique ou de capture physique des dirigeants. Il ne s'agit pas seulement de frapper : il s'agit d'atteindre, de maintenir le contrôle, de gérer le temps opérationnel. Et c'est ici que la comparaison avec Caracas devient presque ridicule.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais la véritable centralité de la géographie iranienne est ailleurs : Hormuz. Qui contrôle ou menace ce détroit touche l'un des points vitaux de l'économie mondiale. Une éventuelle fermeture, ou même une paralysie partielle du trafic maritime, produirait un effet immédiat sur le pétrole, le gaz, les assurances, les coûts du fret et la confiance des marchés. Il est vrai que l'Iran subirait lui aussi des dommages considérables d'un tel choix, mais le point n'est pas l'intérêt de long terme : le point est la capacité à utiliser le dommage comme arme de pression stratégique.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour Washington, cela signifie une chose simple : toute attaque contre l'Iran ne se mesurerait pas seulement en missiles tirés ou en objectifs détruits, mais aussi en choc énergétique mondial. Et à un moment où l'équilibre international est déjà fragile, une flambée des prix de l'énergie frapperait les alliés européens, les économies asiatiques et le système occidental lui-même.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Téhéran joue sur deux tableaux : dissuasion et diplomatie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La force de l'Iran, dans cette phase, réside précisément dans sa capacité à combiner menace et négociation. Tandis qu'il renforce ses exercices militaires et durcit le ton, Téhéran intensifie son travail diplomatique à l'ONU, avec Moscou, avec Riyad et avec Le Caire. Ce n'est pas une simple diplomatie de façade : c'est la tentative de construire un cadre politique et juridique destiné à faire apparaître Washington comme le responsable d'une éventuelle escalade.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce travail sert deux objectifs. D'abord : accroître le coût diplomatique d'une attaque américaine. Ensuite : montrer que l'Iran ne rejette pas en bloc la négociation, mais cherche à déplacer l'affrontement sur un terrain où il peut gagner du temps et de la légitimité. Même l'ouverture sur le plan économique, avec l'idée de possibles formes de coopération énergétique et industrielle, doit être lue ainsi : non comme une véritable ouverture structurelle aux États-Unis, mais comme une tentative de parler le langage des intérêts pour rendre plus difficile à Trump la justification d'une guerre.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le scénario économique : la tentation américaine et le mur du réel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">L'Iran, comme le Venezuela, exerce une forte attraction sur le capital énergétique américain. Ses réserves, la résilience montrée sous sanctions, la relative solidité de ses infrastructures par rapport au désastre vénézuélien alimentent dans l'industrie pétrolière américaine une tentation évidente : entrer un jour dans un marché immense et stratégique, peut-être après une normalisation ou un changement de régime.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais ici, le fantasme économique se heurte à la réalité géopolitique. Les sanctions accumulées depuis des décennies, l'hostilité politique réciproque, le cadre juridique iranien et la méfiance de l'appareil théocratique rendent presque impossible, du moins à court terme, une véritable intégration des entreprises américaines en Iran. En somme, l'argument des affaires peut avoir une fonction tactique dans les négociations, mais il ne suffit pas à faire tomber le blocage structurel.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le vrai risque pour Washington</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le point final est qu'une attaque contre l'Iran ne serait pas seulement plus complexe que l'opération au Venezuela : elle serait d'une nature totalement différente. Non pas un raid destiné à changer une direction politique, mais un possible déclencheur de guerre régionale, avec des coûts militaires, diplomatiques et économiques extrêmement élevés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La Maison-Blanche peut encore croire que la pression maximale forcera Téhéran à céder. Mais plus le dispositif militaire se renforce et plus le langage devient ultimatif, plus augmente le risque d'une erreur de calcul. Et c'est précisément là le nœud central : en Iran, à la différence du Venezuela, la force ne garantit pas la rapidité. Elle peut au contraire accélérer une spirale que personne, pas même Washington, ne serait ensuite réellement capable de contrôler.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-is-ready-any-necessary-steps-reach-deal-with-us-deputy-foreign-minister-2026-02-24/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/iran-is-ready-any-necessary-steps-reach-deal-with-us-deputy-foreign-minister-2026-02-24/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.washingtonpost.com/investigations/2026/02/24/united-states-iran-buildup/" target="_blank">https://www.washingtonpost.com/investigations/2026/02/24/united-states-iran-buildup/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.wsj.com/business/energy-oil/iranian-oil-loadings-soar-as-regional-risks-intensify-ahead-of-u-s-talks-b92aa737" target="_blank">https://www.wsj.com/business/energy-oil/iranian-oil-loadings-soar-as-regional-risks-intensify-ahead-of-u-s-talks-b92aa737</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/israeli-intel-said-to-assess-that-us-only-has-enough-firepower-for-5-days-of-intense-assault-on-iran/" target="_blank">https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/israeli-intel-said-to-assess-that-us-only-has-enough-firepower-for-5-days-of-intense-assault-on-iran/</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-vows-defend-itself-sees-diplomatic-solution-us-standoff" target="_blank">https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-vows-defend-itself-sees-diplomatic-solution-us-standoff</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-would-react-ferociously-any-us-attack-warns-regional-conflict-0" target="_blank">https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/iran-would-react-ferociously-any-us-attack-warns-regional-conflict-0</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/white-house-tells-iran-do-deal-trump-hints-us-strikes" target="_blank">https://www.al-monitor.com/originals/2026/02/white-house-tells-iran-do-deal-trump-hints-us-strikes</a>  &nbsp;</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.aljazeera.com/news/2026/2/20/tracking-the-rapid-us-military-build-up-near-iran" target="_blank">https://www.aljazeera.com/news/2026/2/20/tracking-the-rapid-us-military-build-up-near-iran</a>  &nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94916657-66532412.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Iran-pourquoi-la-guerre-serait-un-saut-dans-l-inconnu-pour-Washington_a7103.html</link>
  </item>

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   <title>FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais</title>
   <pubDate>Sat, 21 Feb 2026 10:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à la montée des rivalités autour des minerais critiques, Washington cherche à recomposer un bloc d’alliés et à imposer ses règles du jeu. Le lancement de FORGE et du Project Vault marque une nouvelle phase : transformer la sécurité économique en discipline d’alliance. Mais entre dépendances persistantes, raffinage insuffisant et intérêts industriels divergents, cette architecture de puissance se heurte à une contradiction majeure.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94727952-66229718.jpg?v=1771669963" alt="FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais" title="FORGE et les stocks stratégiques : la nouvelle guerre des minerais" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un sommet pour recoller les morceaux et fixer l'agenda</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Ces dernières semaines, les minerais critiques sont sortis du cercle des spécialistes pour devenir un marqueur central de la rivalité de puissance. </strong> <br />   <br />  La réunion ministérielle organisée à Washington le 4 février a servi de scène politique à une ambition américaine claire : reconstituer un bloc autour des États-Unis tout en imposant une méthode de contrôle des chaînes d'approvisionnement, avec en ligne de mire l'influence chinoise. La présence de nombreuses délégations, dont celle de la Commission européenne, n'a rien d'anecdotique : quand Washington rassemble, c'est rarement pour un simple échange de vues.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une salle pleine... et Pékin dans la pièce</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La composition des participants dit beaucoup. On y retrouve des pays déjà producteurs ou à fort potentiel géologique, des économies industrielles avancées cherchant à réduire les risques, ainsi que des partenaires déjà actifs comme le Canada et l'Australie. <br />   <br />  Mais le détail le plus parlant est celui que beaucoup préfèrent ne pas souligner : une part importante de ces pays maintient des accords ou des mémorandums en vigueur avec la Chine dans le cadre des Nouvelles Routes de la Soie. C'est le vrai test de la démarche américaine. Non pas parce que ces États seraient irréversiblement arrimés à Pékin, mais parce qu'ils ont appris à survivre en gardant plusieurs options ouvertes.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le marché « défaillant » et l'arme des prix</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La thèse portée par Washington est brutale : le marché des minerais critiques « ne fonctionne pas ». Non pas au sens théorique, mais au sens stratégique. Les prix sont jugés trop volatils, souvent trop bas, et donc incapables de rendre finançables des investissements lourds dans des zones considérées comme politiquement sûres. <br />   <br />  Derrière cette critique se lit l'accusation implicite : la Chine aurait la capacité de maintenir les prix sous un seuil de rentabilité pour décourager l'émergence de chaînes alternatives, grâce à son avance dans l'extraction, mais surtout dans le raffinage.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> FORGE : quand le vocabulaire devient un instrument de pouvoir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La disparition annoncée de l'ancien dispositif au profit de FORGE, le Forum pour l'engagement géostratégique sur les ressources, n'est pas une nuance de langage. « Partenariat » suggérait une relation relativement horizontale ; « forum » évoque un club plus sélectif, plus hiérarchisé, où l'accès se fait à certaines conditions. « Géostratégique » annonce une confrontation assumée sur le temps long. « Engagement » indique une diplomatie de résultats : des permis, des projets, des participations, des flux commerciaux pilotés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'objectif affiché est d'aller au-delà des déclarations : coopération sur des projets précis, prises de participation, accélération des autorisations. Autrement dit, transformer une coalition politique en infrastructure industrielle.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Europe face à une équation impossible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l'Union européenne, l'enjeu est immédiat. Des signaux laissent entendre qu'un mémorandum transatlantique sur les chaînes d'approvisionnement pourrait être finalisé rapidement, avec une feuille de route d'ici l'été. Mais cette dynamique se superpose à la stratégie européenne déjà en cours, et à ses retards. Surtout, elle ravive une question de fond : comment parler d'autonomie stratégique si la sécurité des minerais se construit sur une architecture pensée, financée et gouvernée depuis Washington, alors même que les tensions commerciales et énergétiques persistent ?</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Scénarios économiques : le plancher de prix, et le risque de fracture industrielle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le cœur du dispositif américain, c'est l'idée d'un plancher de prix, d'une zone commerciale préférentielle, et de protections coordonnées. Sur le papier, c'est logique : si les prix trop bas empêchent l'investissement, il faut stabiliser et relever les perspectives de rentabilité. Mais cette solution ouvre une faille majeure : relever les prix des intrants pénalise l'industrie en aval.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Et là, les intérêts divergent. L'industrie automobile européenne, comprimée par les marges, est très sensible au coût des matières. Certains segments technologiques japonais, plus riches en valeur ajoutée, peuvent absorber davantage. Si l'on protège l'amont en renchérissant les intrants, on fragilise l'aval, et l'alliance se fissure précisément sur ce qu'elle veut protéger : la base manufacturière.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Le stockage stratégique : une réserve n'est pas une souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Le troisième pilier, le stockage stratégique via le « Project Vault », est la mesure la plus politique. L'idée est de mobiliser des financements publics à long terme et une gestion privée pour constituer des stocks de matériaux clés, puis les rendre disponibles en cas de choc d'approvisionnement, avec obligation de reconstitution. C'est une logique de résilience : une réserve n'est pas un entrepôt, c'est un outil de continuité, donc un outil de puissance.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Mais le stockage a ses limites structurelles. Couvrir environ soixante jours de demande, c'est acheter du temps, pas reconstruire une filière. Si l'achat des matériaux dépend de logiques de marge portées par des intermédiaires, les critères stratégiques peuvent s'effacer. Et si les prix chutent sous l'effet d'une surabondance organisée par les acteurs dominants, la valeur du stock baisse, exposant l'État à des risques financiers et politiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Raffinage : le vrai goulot d'étranglement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Toute la stratégie bute sur un point : le raffinage. Même si l'extraction se diversifie, la transformation reste concentrée. Sans capacités nouvelles sur ce segment, les stocks et les planchers de prix deviennent des instruments défensifs, utiles, mais insuffisants. La diversification réelle demande du capital patient, une politique industrielle cohérente et une intégration verticale plus forte entre mines, raffineries et industrie manufacturière.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : une architecture de puissance, avec une contradiction centrale</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><a class="link" href="https://fgsglobal.com/insights/project-vault-price-floors-and-forge-the-u-s-minerals-framework-explained" target="_blank">FORGE et le Project Vault</a>  marquent un changement de phase : les États-Unis veulent transformer la sécurité économique en discipline d'alliance, et la discipline d'alliance en résultats industriels. C'est une logique de puissance, assumée, structurée.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La contradiction, elle, est stratégique : construire des chaînes alternatives sans casser la compétitivité des industries alliées. Si un plancher de prix sauve l'amont mais affaiblit l'aval, l'alliance se fragilise. Si le stockage achète du temps mais que le raffinage ne suit pas, la dépendance demeure. Et si le « club » impose des obligations sans équilibrer les bénéfices, beaucoup de pays continueront à pratiquer l'art du double jeu, parce que dans une guerre géoéconomique, l'ambiguïté est souvent la première forme de survie.</div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
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     <div><b>A propos de ...</b></div>
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      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
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     <br style="clear:both;"/>
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      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/02/2026-critical-minerals-ministerial" target="_blank">https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/02/2026-critical-minerals-ministerial</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://china.usembassy-china.org.cn/opening-remarks-of-the-critical-minerals-ministerial/" target="_blank">https://china.usembassy-china.org.cn/opening-remarks-of-the-critical-minerals-ministerial/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.exim.gov/news/week-review-project-vault-and-strategic-critical-mineral-reserve" target="_blank">https://www.exim.gov/news/week-review-project-vault-and-strategic-critical-mineral-reserve</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china/trump-launches-12-billion-minerals-stockpile-counter-china-bloomberg-news-2026-02-02/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china/trump-launches-12-billion-minerals-stockpile-counter-china-bloomberg-news-2026-02-02/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme" target="_blank">https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/news/iea-ministers-elevate-agency-s-critical-minerals-security-programme-as-key-international-platform-for-mineral-security" target="_blank">https://www.iea.org/news/iea-ministers-elevate-agency-s-critical-minerals-security-programme-as-key-international-platform-for-mineral-security</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/news/2026-iea-ministerial-declaration-supporting-the-iea-s-work-on-critical-minerals-security" target="_blank">https://www.iea.org/news/2026-iea-ministerial-declaration-supporting-the-iea-s-work-on-critical-minerals-security</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme#designing-an-effective-strategic-stockpiling-system-for-critical-minerals" target="_blank">https://www.iea.org/programmes/critical-minerals-security-programme#designing-an-effective-strategic-stockpiling-system-for-critical-minerals</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.atlanticcouncil.org/dispatches/us-critical-minerals-policy-goes-collaborative-with-forge/" target="_blank">https://www.atlanticcouncil.org/dispatches/us-critical-minerals-policy-goes-collaborative-with-forge/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://bipartisanpolicy.org/article/project-vault-and-forge-the-administrations-latest-moves-to-secure-critical-minerals/" target="_blank">https://bipartisanpolicy.org/article/project-vault-and-forge-the-administrations-latest-moves-to-secure-critical-minerals/</a>  <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://resourcegovernance.org/articles/us-critical-minerals-ministerial-raises-new-prospects-and-questions-developing-producers" target="_blank">https://resourcegovernance.org/articles/us-critical-minerals-ministerial-raises-new-prospects-and-questions-developing-producers</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
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