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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-12T11:47:14+02:00</dc:date>
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   <title>L'université des services et la nouvelle fabrique du pouvoir discret.</title>
   <pubDate>Wed, 21 Jan 2026 17:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Renseignement]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au moment où les menaces se diversifient et se recomposent, une université francilienne s’impose comme un laboratoire discret du pouvoir. En ouvrant ses portes à l’Académie du renseignement, elle participe à façonner une nouvelle génération d’analystes capables de naviguer entre terrorisme, criminalité, influence et géoéconomie.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93817083-65505968.jpg?v=1769014814" alt="L'université des services et la nouvelle fabrique du pouvoir discret." title="L'université des services et la nouvelle fabrique du pouvoir discret." />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand le secret sort de l'ombre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au campus de Sciences Po à Saint Germain-en-Laye, dans la couronne Nord-Ouest de Paris, un institut universitaire a entrouvert une porte qui, d'ordinaire, reste fermée : un parcours de formation conçu avec l'Académie du renseignement, l'organisme chargé de faire grandir, selon des critères communs, les personnels de la communauté du renseignement française, des services civils aux services militaires. <br />  L'idée est simple et donc profondément politique : recruter ne suffit pas, il faut apprendre à lire des menaces qui changent de forme, et à se déplacer dans un paysage où se mêlent terrorisme, conflits de basse intensité, criminalité et finance.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La longue traîne de 2015</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Après les attentats de novembre 2015 à Paris, la France a accéléré les recrutements dans le champ de la sécurité et du renseignement. Cette expansion, par son ampleur et sa vitesse, a posé un problème très concret : comment rendre opérationnels de nouveaux arrivants sans abaisser le niveau d'exigence, et comment actualiser les compétences de ceux qui sont déjà en poste. <br />   <br />  D'où le choix de solliciter aussi l'université, non comme vitrine, mais comme atelier : modules, méthode, langage commun, confrontation entre chercheurs et praticiens.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un diplôme qui raconte notre époque. Menaces globales, enseignement très concret</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le <a class="link" href="https://www.sciencespo-saintgermainenlaye.fr/formations/diplome-sur-le-renseignement-et-les-menaces-globales-direm/" target="_blank">Diplôme sur le renseignement et les menaces globales </a>  est un parcours court et intensif : cent vingt heures de cours en présence, concentrées sur quelques mois, organisées en modules. <br />   <br />  Les thèmes ne sont pas décoratifs : radicalisme islamiste, violence politique non religieuse, renseignement économique des entreprises, économie de la criminalité organisée. Le coût annoncé est de cinq mille euros par participant, et le public n'est pas uniquement étatique : à côté de personnels issus des services, on trouve des profils du secteur privé, de la consultation à l'aéronautique, jusqu'aux entreprises de défense. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques. La sécurité comme secteur et comme filière</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cinq mille euros n'est pas un symbole : c'est un signal. L <br />   <br />  a formation est ici traitée comme un investissement et comme un filtre. Et elle dit autre chose : la frontière entre sécurité publique et intérêts économiques est devenue une zone de contact permanente. Si des participants viennent aussi de l'industrie de défense et de la consultation, c'est que le savoir du renseignement n'est plus seulement un métier d'État, mais un avantage concurrentiel : protection des technologies, gestion du risque pays, lecture des chaînes d'approvisionnement, prévention des infiltrations criminelles dans les circuits financiers. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation stratégique et militaire. Une doctrine commune pour des conflits sans déclaration</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un cursus de ce type ne forme pas des figures de roman : il construit une grammaire partagée entre administrations différentes, civiles et militaires, à une époque où les menaces ne respectent plus les cases. <br />   <br />  Terrorisme, sabotage, influence numérique, criminalité transnationale et pression migratoire peuvent n'être que des pièces d'un même schéma. La logique est de créer une interopérabilité culturelle : mêmes concepts, mêmes outils d'analyse, même capacité à passer du fait brut à l'appréciation. Le risque est symétrique : si le renseignement devient une discipline normalisée et plus largement diffusée, l'efficacité augmente, mais la tentation grandit aussi d'élargir le périmètre de la sécurité jusqu'à le confondre avec la politique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Évaluation géopolitique et géoéconomique. Souveraineté informationnelle et puissance européenne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il y a enfin un message plus large : la France travaille à une souveraineté informationnelle qui ne soit pas seulement une affaire de technologie, mais aussi de formation, de culture institutionnelle et de capacité à attirer puis retenir des compétences. <br />   <br />  C'est une manœuvre de puissance à l'échelle européenne : moins de dépendance à des modèles extérieurs, plus de production interne de cadres d'analyse, plus d'articulation avec le tissu industriel national. Dans un monde où la compétition passe de plus en plus par les données, les sanctions, les infrastructures critiques et le contrôle des filières, l'école devient un instrument de géoéconomie : parce que, au bout du compte, celui qui forme contribue aussi à décider quelles menaces comptent vraiment et quels intérêts méritent d'être protégés. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Source :</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">-&nbsp;&nbsp;<a class="link" href="https://www.bbc.com/news/articles/c98nqeqnylro" target="_blank">L'université française où les espions vont pour la formation</a>  <br />  https://www.bbc.com/news/articles/c98nqeqnylro</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93817083-65505968.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-universite-des-services-et-la-nouvelle-fabrique-du-pouvoir-discret_a6907.html</link>
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   <title>A lire. Lutter contre la désinformation: savoirs, enjeux et pratiques par Mohamed Benabid</title>
   <pubDate>Sat, 22 Nov 2025 10:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Signalé par Mounir Rochdi</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Communication &amp; Influence]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La désinformation occupe une place aussi centrale dans l’actualité mondiale. Instrumentalisée dans les conflits, infiltrée dans les campagnes électorales, amplifiée par les réseaux sociaux, elle mine la confiance et redessine les rapports de pouvoir. Dans Lutter contre la désinformation : savoirs, enjeux et pratiques, Mohamed Benabid propose une plongée lucide dans ce phénomène devenu structurel, en dévoilant ses mécanismes profonds et en esquissant des pistes pour y résister. Son ouvrage se présente comme un guide pour penser la désinformation non comme une crise passagère, mais comme un défi structurel qui exige des solutions systémiques et coordonnées.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92760807-64956268.jpg?v=1763806914" alt="A lire. Lutter contre la désinformation: savoirs, enjeux et pratiques par Mohamed Benabid" title="A lire. Lutter contre la désinformation: savoirs, enjeux et pratiques par Mohamed Benabid" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.amazon.fr/LUTTER-CONTRE-D%C3%89SINFORMATION-SAVOIRS-PRATIQUES/dp/9920633534#detailBullets_feature_div" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La désinformation n’est plus une dérive marginale : elle s’impose comme l’un des marqueurs de notre époque.</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>L’attention se monnaye et la défiance s’installe, la désinformation agit comme une arme d’influence redoutable. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mbenabid/?locale=fr_FR" target="_blank">Mohamed Benabid</a>, fort de son double ancrage dans les médias et la recherche, en décrypte les ressorts multiples. Il montre comment les incertitudes épistémologiques fragilisent la distinction entre savoir et opinion, comment les logiques économiques privilégient la viralité au détriment de la véracité, comment les dynamiques technologiques accélèrent la diffusion des fausses informations, et comment les déterminants psychologiques exploitent nos biais cognitifs tandis que la fragilisation des institutions nourrit une crise de confiance généralisée.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Ce paysage, qu’il décrit comme un quasi-chaos informationnel, révèle l’ampleur des défis contemporains. <br />   <br />  Mais loin de céder au fatalisme, l’auteur avance des solutions concrètes : renforcer l’éducation aux médias, repenser la régulation des plateformes et réhabiliter la valeur du journalisme comme contre-pouvoir. Son ouvrage prend ainsi la juste mesure de la désinformation : non pas une turbulence passagère, mais le symptôme d’un déséquilibre démocratique devenu structurel.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>. Ses solutions s’articulent autour de plusieurs axes complémentaires</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Il insiste sur la nécessité de développer une culture critique, dès l’école, pour apprendre à distinguer savoirs établis et rumeurs, comprendre les logiques de viralité et adopter une posture réflexive face aux contenus numériques.&nbsp;</span> <br />   <br />  Sselon lui, les grandes entreprises technologiques ne peuvent plus être laissées seules juges de la circulation des contenus. Il plaide pour des mécanismes de régulation transparents, associant États, société civile et acteurs privés, afin de limiter la propagation des fausses informations sans tomber dans la censure <br />   <br />  Mohamed Benabid rappelle que le journalisme demeure un contre-pouvoir essentiel. Il propose de soutenir les rédactions dans leur mission de vérification, de valoriser les pratiques de fact-checking et de restaurer la confiance dans les médias par une plus grande exigence de rigueur et de transparence. <br />   <br />  La désinformation est analysée comme un symptôme d’un déséquilibre institutionnel. L’auteur appelle à des réponses collectives et coordonnées, qui passent par la consolidation des institutions, la transparence des processus électoraux et la restauration de la confiance civique. <br />   <br />  Il souligne que la désinformation exploite nos biais cognitifs et nos émotions. Les solutions doivent donc inclure une meilleure compréhension des mécanismes psychologiques, afin de développer des outils pédagogiques et des campagnes de sensibilisation adaptées. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>  <div id="He6jb94XKnD8kgz5LigLu-content-0"><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mbenabid/?locale=fr_FR" target="_blank">Mohamed Benabid</a>  est un journaliste et universitaire marocain, né à Casablanca en 1968. Après des études de médecine, il se tourne vers le journalisme et la recherche en sciences de gestion et en communication. Rédacteur en chef du quotidien <em>L’Économiste</em> pendant près de quinze ans, il a accompagné les grandes mutations du paysage médiatique marocain. Parallèlement, il enseigne à l’<a class="link" href="https://www.um6p.ma/" target="_blank">Université Mohammed VI Polytechnique</a>, où il croise réflexion académique et pratique journalistique. <br />  Son parcours, à la fois dans les médias et la recherche, lui confère une double légitimité pour analyser les enjeux contemporains de l’information et de la désinformation. <br />  Il participe au&nbsp;</span>ThinkTank de l'UM6P <a class="link" href="https://www.policycenter.ma/" target="_blank">Policy center for the new South.</a> </div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92760807-64956268.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/A-lire-Lutter-contre-la-desinformation-savoirs-enjeux-et-pratiques-par-Mohamed-Benabid_a6625.html</link>
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   <title>A lire. Lutter contre la désinformation: savoirs, enjeux et pratiques par Mohamed Benabid</title>
   <pubDate>Sat, 22 Nov 2025 10:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Communication &amp; Influence]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La désinformation occupe une place aussi centrale dans l’actualité mondiale. Instrumentalisée dans les conflits, infiltrée dans les campagnes électorales, amplifiée par les réseaux sociaux, elle mine la confiance et redessine les rapports de pouvoir. Dans Lutter contre la désinformation : savoirs, enjeux et pratiques, Mohamed Benabid propose une plongée lucide dans ce phénomène devenu structurel, en dévoilant ses mécanismes profonds et en esquissant des pistes pour y résister. Son ouvrage se présente comme un guide pour penser la désinformation non comme une crise passagère, mais comme un défi structurel qui exige des solutions systémiques et coordonnées.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92743268-64950981.jpg?v=1763806914" alt="A lire. Lutter contre la désinformation: savoirs, enjeux et pratiques par Mohamed Benabid" title="A lire. Lutter contre la désinformation: savoirs, enjeux et pratiques par Mohamed Benabid" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.amazon.fr/LUTTER-CONTRE-D%C3%89SINFORMATION-SAVOIRS-PRATIQUES/dp/9920633534#detailBullets_feature_div" target="_blank">Source</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La désinformation n’est plus une dérive marginale : elle s’impose comme l’un des marqueurs de notre époque.</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>L’attention se monnaye et la défiance s’installe, la désinformation agit comme une arme d’influence redoutable. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mbenabid/?locale=fr_FR" target="_blank">Mohamed Benabid</a>, fort de son double ancrage dans les médias et la recherche, en décrypte les ressorts multiples. Il montre comment les incertitudes épistémologiques fragilisent la distinction entre savoir et opinion, comment les logiques économiques privilégient la viralité au détriment de la véracité, comment les dynamiques technologiques accélèrent la diffusion des fausses informations, et comment les déterminants psychologiques exploitent nos biais cognitifs tandis que la fragilisation des institutions nourrit une crise de confiance généralisée.</span> <br />    <p style="margin-left: 40px;"><span>Ce paysage, qu’il décrit comme un quasi-chaos informationnel, révèle l’ampleur des défis contemporains. <br />   <br />  Mais loin de céder au fatalisme, l’auteur avance des solutions concrètes : renforcer l’éducation aux médias, repenser la régulation des plateformes et réhabiliter la valeur du journalisme comme contre-pouvoir. Son ouvrage prend ainsi la juste mesure de la désinformation : non pas une turbulence passagère, mais le symptôme d’un déséquilibre démocratique devenu structurel.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>. Ses solutions s’articulent autour de plusieurs axes complémentaires</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Il insiste sur la nécessité de développer une culture critique, dès l’école, pour apprendre à distinguer savoirs établis et rumeurs, comprendre les logiques de viralité et adopter une posture réflexive face aux contenus numériques.&nbsp;</span> <br />   <br />  Sselon lui, les grandes entreprises technologiques ne peuvent plus être laissées seules juges de la circulation des contenus. Il plaide pour des mécanismes de régulation transparents, associant États, société civile et acteurs privés, afin de limiter la propagation des fausses informations sans tomber dans la censure <br />   <br />  Mohamed Benabid rappelle que le journalisme demeure un contre-pouvoir essentiel. Il propose de soutenir les rédactions dans leur mission de vérification, de valoriser les pratiques de fact-checking et de restaurer la confiance dans les médias par une plus grande exigence de rigueur et de transparence. <br />   <br />  La désinformation est analysée comme un symptôme d’un déséquilibre institutionnel. L’auteur appelle à des réponses collectives et coordonnées, qui passent par la consolidation des institutions, la transparence des processus électoraux et la restauration de la confiance civique. <br />   <br />  Il souligne que la désinformation exploite nos biais cognitifs et nos émotions. Les solutions doivent donc inclure une meilleure compréhension des mécanismes psychologiques, afin de développer des outils pédagogiques et des campagnes de sensibilisation adaptées. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>  <div id="He6jb94XKnD8kgz5LigLu-content-0"><span><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/mbenabid/?locale=fr_FR" target="_blank">Mohamed Benabid</a>  est un journaliste et universitaire marocain, né à Casablanca en 1968. Après des études de médecine, il se tourne vers le journalisme et la recherche en sciences de gestion et en communication. Rédacteur en chef du quotidien <em>L’Économiste</em> pendant près de quinze ans, il a accompagné les grandes mutations du paysage médiatique marocain. Parallèlement, il enseigne à l’<a class="link" href="https://www.um6p.ma/" target="_blank">Université Mohammed VI Polytechnique</a>, où il croise réflexion académique et pratique journalistique. <br />  Son parcours, à la fois dans les médias et la recherche, lui confère une double légitimité pour analyser les enjeux contemporains de l’information et de la désinformation. <br />  Il participe au&nbsp;</span>ThinkTank de l'UM6P <a class="link" href="https://www.policycenter.ma/" target="_blank">Policy center for the new South.</a> </div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92743268-64950981.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/A-lire-Lutter-contre-la-desinformation-savoirs-enjeux-et-pratiques-par-Mohamed-Benabid_a6616.html</link>
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   <title>De la Colombie à la Syrie : quand les nouvelles routes redessinent la carte du pouvoir</title>
   <pubDate>Fri, 14 Nov 2025 17:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans trois régions qui ne se parlent presque jamais – l'Amérique latine, l'Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient – se joue en réalité la même partie. En Colombie, Gustavo Petro s'aligne sur la Chine en rejoignant l'Initiative des Nouvelles Routes de la Soie. En Malaisie, le lancement du 5G confié à Huawei ancre le pays dans la "route de la soie numérique" chinoise. Entre Golfe, Irak, Syrie et Turquie, Ankara pousse son propre corridor, la Route de Développement Orientale, qui prétend devenir l'artère terrestre d'un Moyen-Orient recomposé. Trois dossiers, un même fil rouge : les infrastructures ne sont plus seulement des outils de développement, mais des armes silencieuses de puissance.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92557637-64871215.jpg?v=1763138986" alt="De la Colombie à la Syrie : quand les nouvelles routes redessinent la carte du pouvoir" title="De la Colombie à la Syrie : quand les nouvelles routes redessinent la carte du pouvoir" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Colombie de Petro, laboratoire latino-américain de la multipolarité</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">En annonçant son intention de rejoindre la <a class="link" href="https://en.wikipedia.org/wiki/Belt_and_Road_Initiative" target="_blank">Belt and Road Initiative</a>, la Colombie rompt un tabou. Historiquement pilier latino-américain de l'influence américaine, partenaire privilégié de Washington, unique allié de l'OTAN dans la région, Bogotá envoie un message clair : l'ère de la dépendance exclusive aux États-Unis est terminée. <br />  <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustavo_Petro" target="_blank"><strong>Gustavo Petro</strong></a>  &nbsp;présente l'accord avec Pékin comme une simple "lettre d'intention", un outil pour diversifier les partenaires, attirer des capitaux, moderniser ports, routes, infrastructures rurales et technologies vertes. <br />  <strong>Mais derrière ce discours de souveraineté économique se dessine une bascule stratégique.</strong> <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">La Chine n'est plus un acteur périphérique : deuxième partenaire commercial de la Colombie, en forte croissance, elle devient le financeur potentiel de grands projets portuaires sur le Pacifique, de réseaux énergétiques et de plateformes numériques. Huawei, BYD et d'autres entreprises chinoises sont déjà implantées. La perspective d'un futur accord de libre-échange donnerait à Pékin un accès encore plus direct au marché colombien, tandis que la Colombie espère réduire sa dépendance vis-à-vis d'un partenaire américain devenu imprévisible. Les surtaxes décidées par Donald Trump sur les produits colombiens ont joué le rôle d'électrochoc : si Washington se comporte comme un créancier sévère, pourquoi ne pas ouvrir la porte à un bailleur plus généreux, quitte à en payer plus tard le prix politique ? <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">Ce pari est pourtant à double tranchant. Une partie du patronat colombien redoute la perte d'accès préférentiel au marché américain, l'érosion des liens sécuritaires et la possibilité de se retrouver pris dans des mécanismes d'endettement difficiles à renégocier. La Colombie quitte le confort relatif d'une tutelle unique pour entrer dans une zone de turbulences où chaque projet d'infrastructure, chaque port, chaque tronçon de chemin de fer sera lu à travers la confrontation entre Washington et Pékin. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Malaisie, nœud de la route de la soie numérique</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">À des milliers de kilomètres de là, la Malaisie vit une autre version du même scénario. Ici, le pivot n'est pas un corridor terrestre, mais un réseau invisible : le 5G. En confiant à Huawei un rôle central dans le déploiement de ses infrastructures numériques, Kuala Lumpur s'inscrit au cœur de la route de la soie digitale chinoise. Centres de données, réseaux 5G, projets d'intelligence artificielle : la Malaisie devient un laboratoire de la projection technologique de Pékin en Asie du Sud-Est. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;"><strong>La guerre commerciale déclenchée par les États-Unis a accéléré ce basculement.</strong> Les hausses de droits de douane imposées par l'administration Trump sur les produits chinois et asiatiques ont fragilisé le modèle exportateur malaisien, très dépendant du secteur électronique. Face à cette insécurité créée par son partenaire traditionnel, le gouvernement malaisien s'est tourné vers la Chine, qui offre des équipements complets, des financements, des programmes de formation pour ingénieurs et une intégration dans ses propres corridors numériques. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">La contrepartie est claire : en adoptant massivement des technologies chinoises, la Malaisie expose ses réseaux aux standards, aux logiciels et aux architectures conçus à Pékin. La question n'est plus seulement économique mais sécuritaire. Les États-Unis dénoncent les risques de surveillance et de dépendance technologique. Des organisations de défense des droits s'inquiètent d'un possible usage de ces outils pour renforcer la surveillance intérieure. <strong>La route de la soie numérique promet la connectivité, mais elle transporte aussi des flux de données dont le contrôle est au cœur des nouvelles formes de puissance.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Turquie et la Syrie sur la nouvelle route terrestre du Moyen-Orient</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Dans le Moyen-Orient en recomposition, la Turquie avance une autre pièce stratégique : la Route de Développement Orientale, corridor destiné à relier les ports du Golfe à la Turquie via l'Irak et la Syrie. Cette artère, parallèle au cours de l'Euphrate, ne se limite pas à déplacer des marchandises. Elle redessine les hiérarchies régionales. Pour Ankara, devenir le débouché méditerranéen des flux issus du Golfe signifie être la porte d'entrée vers l'Europe pour les hydrocarbures, les biens manufacturés, les capitaux du monde arabe. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">L'inclusion de la Syrie dans ce projet est lourde de signification. Après plus d'une décennie de guerre, le pays est exsangue, fragmenté, largement dépendant de la Russie et de l'Iran. En proposant d'intégrer Damas à ce corridor, Ankara cherche à revenir par la grande porte dans le dossier de la reconstruction syrienne, à stabiliser à ses conditions les zones sous influence turque au nord, et à se doter d'un instrument supplémentaire de pression sur les ressources hydriques en contrôlant les axes proches de l'Euphrate. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">Ce corridor n'est pas seulement un outil d'intégration économique. Il est perçu comme un concurrent potentiel d'autres routes : celles que l'Iran tente d'étendre entre son territoire, l'Irak et la Syrie ; celles que la Chine développe dans le cadre de sa propre BRI. Les Émirats arabes unis et le Qatar, intéressés par le financement du projet, y voient à la fois une diversification de leurs débouchés et un moyen de peser davantage au Levant. Le résultat est un enchevêtrement de routes, de ports, de partenaires où chaque chantier devient un terrain de rivalité entre puissances régionales et globales. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une même logique géo-économique : l'infrastructure comme arme silencieuse</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">De Bogotá à Kuala Lumpur et de Johor à l'Euphrate, le schéma est le même. <br />   <br />  Les infrastructures – jadis symbole neutre de "développement" – se transforment en instruments de contrôle. Un port, c'est une voie d'exportation, mais aussi une possible base logistique duale. Un réseau 5G, c'est de la productivité, mais aussi un outil d'écoute et de surveillance. Un corridor terrestre, c'est du commerce, mais aussi la capacité de projeter rapidement troupes, matériels ou influence politique. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">La Chine a systématisé cette logique : elle finance, construit, équipe et, parfois, exploite. <br />  En retour, elle obtient des concessions de long terme, des dépendances financières, des alignements diplomatiques. La Turquie s'en inspire à son tour au Moyen-Orient, mêlant entreprises publiques, ambitions géopolitiques et promesse de reconstruction. <br />  Les États du Sud global, eux, tentent de tirer parti de cette compétition pour obtenir investissements, technologies et marges de manœuvre face aux anciennes puissances occidentales. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les marges de manœuvre et les pièges du Sud global</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Colombie, Malaisie, Turquie et Syrie ont un point commun : toutes cherchent à exploiter la rivalité entre grandes puissances pour maximiser leurs gains. Gustavo Petro espère rééquilibrer la Colombie entre États-Unis et Chine. La Malaisie veut protéger son industrie et devenir hub numérique régional. Ankara vise le rôle de pivot incontournable entre Golfe, Levant et Europe, tout en capitalisant sur la reconstruction syrienne. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">Mais dans chacun de ces cas, la promesse d'autonomie se heurte au risque d'une nouvelle dépendance. La dette contractée pour financer les infrastructures, les technologies importées clés en main, les flux de données et de capitaux contrôlés de l'extérieur peuvent se transformer en leviers de pression. Les États-Unis ont montré, par leurs sanctions et leurs droits de douane, comment on peut punir un partenaire récalcitrant. La Chine dispose, avec ses banques, ses entreprises et ses réseaux, de moyens tout aussi efficaces, mais enveloppés dans le langage du "gagnant-gagnant". <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">Le Sud global n'est plus un simple "cortile de casa" d'une seule puissance, mais un champ de bataille feutré où routes, câbles, antennes et terminaux de fret dessinent les lignes de front. De la Colombie à la Syrie, la question n'est plus de savoir s'il faut participer à ces nouvelles routes, mais à quelles conditions, avec quelles garanties et au service de quels intérêts. <br />   <br />  <strong>Les infrastructures promettent la croissance. Elles n'assurent pas, à elles seules, la souveraineté.</strong> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92557637-64871422.jpg?v=1763137990" alt="De la Colombie à la Syrie : quand les nouvelles routes redessinent la carte du pouvoir" title="De la Colombie à la Syrie : quand les nouvelles routes redessinent la carte du pouvoir" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.notiziegeopolitiche.net/colombia-via-della-seta-un-passo-verso-la-cina-che-scuote-lamerica-latina/" target="_blank">https://www.notiziegeopolitiche.net/colombia-via-della-seta-un-passo-verso-la-cina-che-scuote-lamerica-latina/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reportdifesa.it/la-via-della-seta-digitale-cinese-accelera-il-5g-in-malesia-una-risposta-ai-dazi-di-trump/" target="_blank">https://www.reportdifesa.it/la-via-della-seta-digitale-cinese-accelera-il-5g-in-malesia-una-risposta-ai-dazi-di-trump/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://it.insideover.com/economia/la-siria-entra-nella-via-della-seta-quella-turca-pero.html" target="_blank">https://it.insideover.com/economia/la-siria-entra-nella-via-della-seta-quella-turca-pero.html</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92557637-64871215.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/De-la-Colombie-a-la-Syrie-quand-les-nouvelles-routes-redessinent-la-carte-du-pouvoir_a6583.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>L'échiquier du pouvoir : quarante ans de guerre économique. Tribune Libre par Guiseppe Gagliano</title>
   <pubDate>Fri, 26 Sep 2025 14:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[STRATEGIES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment la France a inventé l'intelligence économique moderne, pourquoi elle n'a jamais su l'assumer, et quelles leçons pour l'Europe face aux États-Unis, à la Chine et à la révolution numérique.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91337545-64232937.jpg?v=1758892697" alt="L'échiquier du pouvoir : quarante ans de guerre économique. Tribune Libre par Guiseppe Gagliano" title="L'échiquier du pouvoir : quarante ans de guerre économique. Tribune Libre par Guiseppe Gagliano" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin de l'illusion du « doux commerce »</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Pendant longtemps, l'Occident a cru que la mondialisation effaçait les rapports de force : le commerce adoucirait les mœurs, la libre-circulation des biens et des capitaux suffirait à stabiliser la planète. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.ericdelbecque.fr/biographie-deric-delbecque/" target="_blank">Éric Delbecque </a>  rappelle, dans l'émission « Échiquier 21 », que cette vision s'est effondrée : la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, le retour des sanctions croisées ont montré la fragilité des chaînes de valeur et la nécessité de retrouver une souveraineté industrielle et sanitaire. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Dans ce monde où la compétition redevient brutale, l'économie cesse d'être un simple domaine technique : elle redevient un instrument de puissance et parfois d'affrontement.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La naissance d'une école française</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Cette prise de conscience n'est pas nouvelle : dès 1994, le fameux Rapport Martre avait posé les bases d'une politique nationale d'intelligence économique. C'est dans ce sillage que Christian Harbulot, passé par l'Aditech puis le Centre de prospective et d'évaluation du ministère de la Recherche, fonde avec le général Pichot-Duclos l'École de guerre économique (EGE). <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Ce pionnier au profil atypique – ni purement académique, ni seulement praticien – va mêler formation, recherche appliquée et influence intellectuelle, démontrant que protéger le tissu industriel et capter la connaissance stratégique relève d'une mission régalienne au même titre que la défense militaire.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'esprit de combat : la leçon israélienne</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Christian Harbulot insiste : l'intelligence économique n'est pas de la documentation, c'est un combat pour la survie et l'influence. Il cite le Mossad : certaines opérations, comme l'infiltration au Liban contre le Hezbollah, se préparent sur dix à quinze ans, exigeant patience, cohérence politique et culture stratégique. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Cette culture du long terme, héritée des fondateurs de l'État d'Israël, a permis au pays de rester maître de ses priorités vitales malgré les crises. La France, au contraire, a souvent traité l'intelligence économique comme un appendice bureaucratique, perdant l'esprit de lutte qui avait animé ses ingénieurs et industriels dans les Trente Glorieuses.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Guerre économique, cognitive et informelle</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Philippe Clerc, président de l'Académie d'intelligence économique, rappelle que la guerre économique désigne l'ensemble des confrontations industrielles, commerciales, financières et technologiques menées par les États pour affirmer leur puissance. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">À ce premier cercle s'ajoute la guerre cognitive, concept théorisé très tôt par Harbulot : la connaissance elle-même devient un instrument de domination. Loin d'être un facteur spontané de paix, le savoir peut être capté et orienté ; l'exemple d'Internet, né sous l'égide de la DARPA pour des objectifs militaires avant de devenir une plateforme mondiale, illustre cette instrumentalisation. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">À l'intérieur de la guerre cognitive se niche la guerre informationnelle, centrée sur l'usage offensif de l'information : désinformation, storytelling, manipulation de données et d'opinions. Delbecque rappelle que Moscou en reste un acteur majeur, perfectionnant depuis des décennies l'art de l'influence invisible.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'aveuglement des élites françaises</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Trente ans après le Rapport Martre, Harbulot dresse un constat sévère : les élites politiques et économiques françaises n'ont jamais pleinement intégré cette culture de puissance. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">À l'exception d'Édith Cresson, peu de dirigeants ont saisi l'enjeu ; nombre de responsables du CAC 40 ont continué de percevoir la Chine comme un simple marché émergent innovant, sans voir qu'il s'agissait d'un régime autoritaire à stratégie globale, utilisant l'ouverture économique comme levier géopolitique. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Cette myopie stratégique a coûté cher : désindustrialisation, dépendance technologique, faiblesse face aux sanctions extraterritoriales américaines et incapacité à protéger le capital scientifique national.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La bataille pour la donnée et l'IA</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Philippz Clerc insiste sur un autre front : la guerre des publications scientifiques et de la donnée. Les États-Unis, en finançant massivement leurs universités et en attirant chercheurs étrangers et bases de données, ont capté le savoir mondial en sciences dures, sociales et économiques, le transformant en avantage compétitif et militaire. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Aujourd'hui, la montée en puissance de l'intelligence artificielle rend cette maîtrise des données encore plus décisive : les pays qui contrôlent les flux d'information et l'IA imposeront leurs standards industriels et sécuritaires. L'Europe, et la France en particulier, risquent d'être reléguées au rang d'importateurs de technologies si elles ne réinvestissent pas massivement dans la recherche et les infrastructures numériques souveraines.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mémoire longue et stratégie européenne</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Christian Harbulot et Philippe Clerc appellent à renouer avec une « mémoire longue », rappelant que la France disposait jadis de structures publiques de veille et de planification capables de défendre ses intérêts industriels. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Dans un contexte de chaos géopolitique, de fragmentation du multilatéralisme et de rivalité sino-américaine, l'Europe ne pourra peser que si elle réarme intellectuellement et économiquement, redonnant priorité à la formation d'élites stratégiques, à la sécurité des chaînes d'approvisionnement et à la gestion souveraine de la donnée scientifique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un avertissement pour demain</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91337545-64233058.jpg?v=1758892024" alt="L'échiquier du pouvoir : quarante ans de guerre économique. Tribune Libre par Guiseppe Gagliano" title="L'échiquier du pouvoir : quarante ans de guerre économique. Tribune Libre par Guiseppe Gagliano" />
     </div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">À l'heure où la technologie bouleverse les équilibres de puissance et où l'IA promet de remodeler la hiérarchie mondiale, le message des pionniers d'« Échiquier 21 » résonne comme un avertissement : sans culture du combat économique et cognitif, pas de puissance politique durable. <br />  &nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">La France et l'Europe doivent cesser de considérer l'intelligence économique comme un luxe ou un exercice académique : il s'agit d'une condition de survie stratégique dans le siècle de la compétition totale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/91337545-64233058.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-echiquier-du-pouvoir-quarante-ans-de-guerre-economique-Tribune-Libre-par-Guiseppe-Gagliano_a6387.html</link>
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