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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-10T04:42:33+02:00</dc:date>
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   <title>De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?</title>
   <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 13:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alexandre Lambert</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Au Salon de la Souveraineté Numérique, le sujet semblait avoir changé de nature. Entre la conférence inaugurale et la table ronde consacrée aux champions européens de demain, la souveraineté n’apparaissait plus seulement comme un mot d’ordre politique, mais comme une question d’infrastructures, d’achats, de dépendances industrielles et de marché. Reste à savoir si cette inflexion relève d’un mouvement durable ou d’une séquence de communication qui devra encore faire ses preuves.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97190897-67711143.jpg?v=1782897460" alt="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" title="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://r.info.expopgp.fr/mk/mr/sh/1t6AVsd2XFnIGK91P1cU93YlSUHFxJ/W_ZdzIIZOwVU" target="_blank">Source</a>  <br />  Photo : de gauche à droite : &nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christophegrosbost/" target="_blank">Christophe Grosbost</a>, Chief Strategy Officer – IMA - Innovation Makers Alliance <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marc-antoine-safranai/" target="_blank">Marc Antoine</a>,&nbsp; Directeur des affaires publiques – Safran.AI <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/frenchtechgrandparis/?original_referer=https%3A%2F%2Ffr%2Esearch%2Eyahoo%2Ecom%2F&amp;originalSubdomain=in" target="_blank">Alexandra André</a>, CEO – French Tech Grand Paris <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/dennis-diefenbach-645533178/" target="_blank">Dennis Diefenbach</a>, CEO – The QA Company <br />  5eme personne : animateur</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un salon qui ne voulait plus parler dans le vide</b></div>
     <div>
      <div>  <div title="Page 1">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">À l’Espace Champerret, la chaleur était aussi présente dans les allées et les espaces de conférence, non climatisés. Pourtant, dès la conférence inaugurale, le public restait très attentif. Environ soixante-dix personnes assistaient à cette première séquence, dans une ambiance plus professionnelle que spectaculaire. Ce détail compte. On sentait un salon où les briques existent déjà, où les solutions sont montrées, où les discours commencent à devoir se confronter au réel. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  <strong>Olivier Biton, Thibault de Tersant et Charlotte Marelli ont tous trois ramené le débat à un terrain très concret : la continuité de service.</strong> C’est sans doute l’un des fils rouges les plus intéressants de cette journée. Derrière le mot souveraineté, souvent galvaudé, il s’agit moins d’un drapeau que d’une capacité à ne pas être dépendant d’un tiers lorsque les infrastructures, les données ou les outils deviennent critiques. Olivier Biton a eu raison de commencer par rappeler qu’il fallait d’abord redonner une définition sérieuse à ce terme, tant il est désormais utilisé à tout propos. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La souveraineté, oui — mais à partir de quelles dépendances ?</b></div>
     <div>
      <div>  <div title="Page 1">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">L’intérêt de cette conférence inaugurale était aussi de ne pas chercher à rassurer trop vite. <br />   <br />   <br />  Olivier Biton a tenu une ligne de crête utile : l’IA ne va pas mécaniquement supprimer les postes, elle va surtout transformer les métiers et exiger une montée en compétences, y compris chez les plus jeunes profils. Mais il a aussitôt posé une question plus embarrassante : jusqu’où peut-on parler de souveraineté si les fondations matérielles elles-mêmes restent dépendantes d’acteurs extérieurs ? La question des GPU ramène immédiatement le débat à sa réalité industrielle. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  C’est précisément ici que l’exemple de Sesterce prend du relief. L’entreprise française a engagé un plan de montée en puissance autour d’infrastructures de calcul dédiées à l’IA, avec notamment un site annoncé à Valence autour de 40 000 GPU. L’intérêt de cet exemple est simple : il rappelle que la souveraineté ne se joue pas seulement dans le cloud ou dans les logiciels, mais aussi dans le calcul lui-même, donc au cœur de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. <br />  </div>  </div>  </div>    <div title="Page 2">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Autrement dit, la souveraineté ne se décrète pas. Elle suppose des centres de données, des capacités de calcul, des modèles, des standards, des choix d’achat et une exécution industrielle. Elle oblige aussi à regarder les angles morts, pas seulement les annonces. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le marché commence lui aussi à poser les bonnes questions</b></div>
     <div>
      <div>  <div title="Page 2">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">L’un des signes les plus nets de cette évolution se trouvait peut-être hors micro. Rémi, 32 ans, chef de projet numérique responsable dans une banque en ligne française, était venu faire de la veille. Son constat était limpide : les clients demandent de plus en plus où sont stockées les données. Ils regardent, questionnent, veulent comprendre. Pour lui, si ce salon gagne en pertinence, c’est précisément parce que la souveraineté n’est plus seulement un sujet d’experts ; elle devient une question que le marché commence à formuler lui-même. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  <strong>Ce point me paraît décisif. Tant que la souveraineté reste un sujet de table ronde, elle demeure en partie abstraite. Quand elle commence à remonter dans les demandes clients, dans les arbitrages d’achat, dans la vigilance sur l’hébergement ou dans le choix des prestataires, elle change de nature. Elle devient un critère de marché. </strong> <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Cela vaut aussi pour les données issues du terrain. Trop souvent, les informations recueillies dans les salons, les rendez-vous, les visites, les missions ou les audits restent dispersées, puis traitées dans des environnements dont la souveraineté est peu interrogée. Or ces données sont parfois très stratégiques. Si elles sont ensuite exploitées dans des chaînes techniques qui nourrissent des compétiteurs étrangers, alors la question de la compétitivité ne se joue plus seulement dans l’innovation, mais aussi dans la maîtrise des flux. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>“Indépendance technologique” : un mot plus exigeant que “souveraineté”</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">La conférence “SouvTech : quels leviers pour faire émerger les champions européens de demain ?” donnait un second étage au débat. Alexandra André l’a dit sans détour : le mot souveraineté est souvent galvaudé ; elle préfère parler d’indépendance technologique. La nuance est importante, parce qu’elle oblige à quitter le registre déclaratif pour entrer dans celui des capacités réelles. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Marc Antoine, de son côté, a rappelé qu’avant même le financement, il faut de la volonté : volonté de l’État, volonté de l’Europe, volonté des fondateurs. Il invitait aussi à sortir du fatalisme, en rappelant que l’Europe dispose d’atouts massifs : des talents, des écoles solides, un grand marché, et plusieurs pays parmi les plus riches au monde. Ce qu’il manque parfois, suggérait-il, ce n’est pas la capacité ; c’est la conscience du marché et la discipline collective. <br />  </div>  </div>  </div>    <div title="Page 3">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Deux phrases entendues pendant cette séquence résument assez bien l’enjeu. La première, formulée par Christophe Grosbost : <strong>« Acheter un LLM étranger, c’est acheter un point de vue étranger. »</strong> Elle a le mérite de rappeler qu’un modèle n’est jamais neutre : il porte des corpus, des biais, des hiérarchies implicites et une vision du monde. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  La seconde, portée par Marc Antoine, est encore plus tranchante : «<strong> Les achats hors UE, c’est un aiaiblissement stratégique. »</strong> Derrière cette formule, il y a une idée simple : chaque achat structure un écosystème. Acheter hors d’Europe, ce n’est pas seulement consommer ailleurs ; c’est aussi parfois fragiliser les acteurs que l’on prétend vouloir faire émerger. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un réveil, oui — mais l’épreuve sera celle de l’exécution</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97190897-67711240.jpg?v=1782906378" alt="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" title="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 3">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">Le salon donnait donc le sentiment d’un réveil. Pas seulement parce que l’État communique davantage sur la réduction des dépendances extra-européennes, ni parce que les industriels multiplient les annonces, mais parce que le sujet paraît désormais se déplacer vers des arbitrages concrets : où héberger, avec qui s’équiper, quels modèles utiliser, quelles dépendances accepter, quels acteurs soutenir. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Reste que ce réveil devra encore faire ses preuves. Le risque d’effet d’annonce existe toujours, d’autant plus dans une période où le numérique, l’IA et la souveraineté deviennent aussi des objets de récit politique. Ce salon avait justement le mérite de montrer qu’une autre étape commence : celle où la crédibilité ne se jouera plus dans les formules, mais dans les infrastructures, les achats, les usages et la capacité à tenir. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Au milieu de cet univers très technique, la présence des œuvres de Nicolas Delay, réalisées à partir d’anciens serveurs par exemple, apportait une forme de contrepoint discret. C’était visuellement original, mais surtout très juste : une manière de rappeler que le numérique reste aussi un monde matériel, industriel, obsolescent, et que toute souveraineté commence peut-être par la lucidité sur ce que l’on manipule vraiment. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Personnes mentionnées :</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div class="page" title="Page 3">  <div class="layoutArea">  <div class="column"><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Aptos'">1/ Olivier Biton Directeur de la Transformation technologique et Directeur général CA- GIP – Crédit Agricole <br />  2/ Thibault de Tersant Vice-président – Numeum <br />  3/ Charlotte Marelli Directrice de projets Réseaux du futur, souveraineté et compétences numériques – Direction générale des Entreprises <br />  4/ Alexandra André CEO – French Tech Grand Paris <br />  5/ Marc Antoine Directeur des aiaires publiques – Safran.AI <br />  6/ Christophe Grosbost Chief Strategy Oiicer – IMA - Innovation Makers Alliance </span></div>  </div>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alexandre-lambert-5b72b6120/" target="_blank">Alexandre Lambert</a>  est analyste en intelligence économique, spécialiste du renseignement terrain, de l’OSINT et de la veille stratégique. Ancien journaliste d’investigation de terrain, il travaille sur les liens entre collecte humaine, structuration de l’information et souveraineté. Il est le fondateur de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/humint-solution/posts/?feedView=all" target="_blank">Humint</a>, une solution dédiée à la centralisation et à l’exploitation du renseignement terrain.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #<strong><span data-url="ca://s?q=Europe_Tech" role="button" tabindex="0">EuropeTech</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=EU_Innovation" role="button" tabindex="0">EUInnovation</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=European_AI" role="button" tabindex="0">EuropeanAI</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=France_Digital" role="button" tabindex="0">FranceDigital</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=EU_Data_Infrastructure" role="button" tabindex="0">EUDataInfrastructure</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=European_Cloud" role="button" tabindex="0">EuropeanCloud</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Tech_Geopolitics" role="button" tabindex="0">TechGeopolitics</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=EU_Computing_Power" role="button" tabindex="0">EUComputingPower</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=European_Sovereignty" role="button" tabindex="0">EuropeanSovereignty</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Digital_Europe" role="button" tabindex="0">DigitalEurope,&nbsp;</span></strong>#<strong><span data-url="ca://s?q=France_Tech_Sovereignty" role="button" tabindex="0">FranceTechSovereignty</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=French_Digital_Infrastructure" role="button" tabindex="0">FrenchDigitalInfrastructure</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=France_AI_Industry" role="button" tabindex="0">FranceAIIndustry</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=French_Cloud_Strategy" role="button" tabindex="0">FrenchCloudStrategy</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97190897-67711143.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/De-la-souverainete-a-l-independance-technologique-le-reveil-francais-passe-t-il-enfin-a-l-echelle_a7816.html</link>
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   <title>De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?</title>
   <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 13:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Au Salon de la Souveraineté Numérique, le sujet semblait avoir changé de nature. Entre la conférence inaugurale et la table ronde consacrée aux champions européens de demain, la souveraineté n’apparaissait plus seulement comme un mot d’ordre politique, mais comme une question d’infrastructures, d’achats, de dépendances industrielles et de marché. Reste à savoir si cette inflexion relève d’un mouvement durable ou d’une séquence de communication qui devra encore faire ses preuves.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204797-67722927.jpg?v=1782897460" alt="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" title="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://r.info.expopgp.fr/mk/mr/sh/1t6AVsd2XFnIGK91P1cU93YlSUHFxJ/W_ZdzIIZOwVU" target="_blank">Source</a>  <br />  Photo : de gauche à droite : &nbsp; <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christophegrosbost/" target="_blank">Christophe Grosbost</a>, Chief Strategy Officer – IMA - Innovation Makers Alliance <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/marc-antoine-safranai/" target="_blank">Marc Antoine</a>,&nbsp; Directeur des affaires publiques – Safran.AI <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/frenchtechgrandparis/?original_referer=https%3A%2F%2Ffr%2Esearch%2Eyahoo%2Ecom%2F&amp;originalSubdomain=in" target="_blank">Alexandra André</a>, CEO – French Tech Grand Paris <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/dennis-diefenbach-645533178/" target="_blank">Dennis Diefenbach</a>, CEO – The QA Company <br />  5eme personne : animateur</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un salon qui ne voulait plus parler dans le vide</b></div>
     <div>
      <div>  <div title="Page 1">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">À l’Espace Champerret, la chaleur était aussi présente dans les allées et les espaces de conférence, non climatisés. Pourtant, dès la conférence inaugurale, le public restait très attentif. Environ soixante-dix personnes assistaient à cette première séquence, dans une ambiance plus professionnelle que spectaculaire. Ce détail compte. On sentait un salon où les briques existent déjà, où les solutions sont montrées, où les discours commencent à devoir se confronter au réel. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  <strong>Olivier Biton, Thibault de Tersant et Charlotte Marelli ont tous trois ramené le débat à un terrain très concret : la continuité de service.</strong> C’est sans doute l’un des fils rouges les plus intéressants de cette journée. Derrière le mot souveraineté, souvent galvaudé, il s’agit moins d’un drapeau que d’une capacité à ne pas être dépendant d’un tiers lorsque les infrastructures, les données ou les outils deviennent critiques. Olivier Biton a eu raison de commencer par rappeler qu’il fallait d’abord redonner une définition sérieuse à ce terme, tant il est désormais utilisé à tout propos. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
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     <div><b>La souveraineté, oui — mais à partir de quelles dépendances ?</b></div>
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      <div>  <div title="Page 1">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">L’intérêt de cette conférence inaugurale était aussi de ne pas chercher à rassurer trop vite. <br />   <br />   <br />  Olivier Biton a tenu une ligne de crête utile : l’IA ne va pas mécaniquement supprimer les postes, elle va surtout transformer les métiers et exiger une montée en compétences, y compris chez les plus jeunes profils. Mais il a aussitôt posé une question plus embarrassante : jusqu’où peut-on parler de souveraineté si les fondations matérielles elles-mêmes restent dépendantes d’acteurs extérieurs ? La question des GPU ramène immédiatement le débat à sa réalité industrielle. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  C’est précisément ici que l’exemple de Sesterce prend du relief. L’entreprise française a engagé un plan de montée en puissance autour d’infrastructures de calcul dédiées à l’IA, avec notamment un site annoncé à Valence autour de 40 000 GPU. L’intérêt de cet exemple est simple : il rappelle que la souveraineté ne se joue pas seulement dans le cloud ou dans les logiciels, mais aussi dans le calcul lui-même, donc au cœur de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. <br />  </div>  </div>  </div>    <div title="Page 2">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Autrement dit, la souveraineté ne se décrète pas. Elle suppose des centres de données, des capacités de calcul, des modèles, des standards, des choix d’achat et une exécution industrielle. Elle oblige aussi à regarder les angles morts, pas seulement les annonces. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
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     <div><b>Le marché commence lui aussi à poser les bonnes questions</b></div>
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      <div>  <div title="Page 2">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">L’un des signes les plus nets de cette évolution se trouvait peut-être hors micro. Rémi, 32 ans, chef de projet numérique responsable dans une banque en ligne française, était venu faire de la veille. Son constat était limpide : les clients demandent de plus en plus où sont stockées les données. Ils regardent, questionnent, veulent comprendre. Pour lui, si ce salon gagne en pertinence, c’est précisément parce que la souveraineté n’est plus seulement un sujet d’experts ; elle devient une question que le marché commence à formuler lui-même. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  <strong>Ce point me paraît décisif. Tant que la souveraineté reste un sujet de table ronde, elle demeure en partie abstraite. Quand elle commence à remonter dans les demandes clients, dans les arbitrages d’achat, dans la vigilance sur l’hébergement ou dans le choix des prestataires, elle change de nature. Elle devient un critère de marché. </strong> <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Cela vaut aussi pour les données issues du terrain. Trop souvent, les informations recueillies dans les salons, les rendez-vous, les visites, les missions ou les audits restent dispersées, puis traitées dans des environnements dont la souveraineté est peu interrogée. Or ces données sont parfois très stratégiques. Si elles sont ensuite exploitées dans des chaînes techniques qui nourrissent des compétiteurs étrangers, alors la question de la compétitivité ne se joue plus seulement dans l’innovation, mais aussi dans la maîtrise des flux. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  </div>  
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     <div><b>“Indépendance technologique” : un mot plus exigeant que “souveraineté”</b></div>
     <div>
      <div title="Page 2">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">La conférence “SouvTech : quels leviers pour faire émerger les champions européens de demain ?” donnait un second étage au débat. Alexandra André l’a dit sans détour : le mot souveraineté est souvent galvaudé ; elle préfère parler d’indépendance technologique. La nuance est importante, parce qu’elle oblige à quitter le registre déclaratif pour entrer dans celui des capacités réelles. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Marc Antoine, de son côté, a rappelé qu’avant même le financement, il faut de la volonté : volonté de l’État, volonté de l’Europe, volonté des fondateurs. Il invitait aussi à sortir du fatalisme, en rappelant que l’Europe dispose d’atouts massifs : des talents, des écoles solides, un grand marché, et plusieurs pays parmi les plus riches au monde. Ce qu’il manque parfois, suggérait-il, ce n’est pas la capacité ; c’est la conscience du marché et la discipline collective. <br />  </div>  </div>  </div>    <div title="Page 3">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Deux phrases entendues pendant cette séquence résument assez bien l’enjeu. La première, formulée par Christophe Grosbost : <strong>« Acheter un LLM étranger, c’est acheter un point de vue étranger. »</strong> Elle a le mérite de rappeler qu’un modèle n’est jamais neutre : il porte des corpus, des biais, des hiérarchies implicites et une vision du monde. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  La seconde, portée par Marc Antoine, est encore plus tranchante : «<strong> Les achats hors UE, c’est un aiaiblissement stratégique. »</strong> Derrière cette formule, il y a une idée simple : chaque achat structure un écosystème. Acheter hors d’Europe, ce n’est pas seulement consommer ailleurs ; c’est aussi parfois fragiliser les acteurs que l’on prétend vouloir faire émerger. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un réveil, oui — mais l’épreuve sera celle de l’exécution</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97204797-67722932.jpg?v=1782906378" alt="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" title="De la souveraineté à l’indépendance technologique : le réveil français passe-t-il enfin à l’échelle ?" />
     </div>
     <div>
      <div title="Page 3">  <div>  <div>  <p style="margin-left: 40px;">Le salon donnait donc le sentiment d’un réveil. Pas seulement parce que l’État communique davantage sur la réduction des dépendances extra-européennes, ni parce que les industriels multiplient les annonces, mais parce que le sujet paraît désormais se déplacer vers des arbitrages concrets : où héberger, avec qui s’équiper, quels modèles utiliser, quelles dépendances accepter, quels acteurs soutenir. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Reste que ce réveil devra encore faire ses preuves. Le risque d’effet d’annonce existe toujours, d’autant plus dans une période où le numérique, l’IA et la souveraineté deviennent aussi des objets de récit politique. Ce salon avait justement le mérite de montrer qu’une autre étape commence : celle où la crédibilité ne se jouera plus dans les formules, mais dans les infrastructures, les achats, les usages et la capacité à tenir. <br />    <p style="margin-left: 40px;"> <br />  Au milieu de cet univers très technique, la présence des œuvres de Nicolas Delay, réalisées à partir d’anciens serveurs par exemple, apportait une forme de contrepoint discret. C’était visuellement original, mais surtout très juste : une manière de rappeler que le numérique reste aussi un monde matériel, industriel, obsolescent, et que toute souveraineté commence peut-être par la lucidité sur ce que l’on manipule vraiment. <br />  </div>  </div>  </div>    <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Personnes mentionnées :</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div class="page" title="Page 3">  <div class="layoutArea">  <div class="column"><span style="font-size: 12.000000pt; font-family: 'Aptos'">1/ Olivier Biton Directeur de la Transformation technologique et Directeur général CA- GIP – Crédit Agricole <br />  2/ Thibault de Tersant Vice-président – Numeum <br />  3/ Charlotte Marelli Directrice de projets Réseaux du futur, souveraineté et compétences numériques – Direction générale des Entreprises <br />  4/ Alexandra André CEO – French Tech Grand Paris <br />  5/ Marc Antoine Directeur des aiaires publiques – Safran.AI <br />  6/ Christophe Grosbost Chief Strategy Oiicer – IMA - Innovation Makers Alliance </span></div>  </div>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alexandre-lambert-5b72b6120/" target="_blank">Alexandre Lambert</a>  est analyste en intelligence économique, spécialiste du renseignement terrain, de l’OSINT et de la veille stratégique. Ancien journaliste d’investigation de terrain, il travaille sur les liens entre collecte humaine, structuration de l’information et souveraineté. Il est le fondateur de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/humint-solution/posts/?feedView=all" target="_blank">Humint</a>, une solution dédiée à la centralisation et à l’exploitation du renseignement terrain.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #<strong><span data-url="ca://s?q=Europe_Tech" role="button" tabindex="0">EuropeTech</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=EU_Innovation" role="button" tabindex="0">EUInnovation</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=European_AI" role="button" tabindex="0">EuropeanAI</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=France_Digital" role="button" tabindex="0">FranceDigital</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=EU_Data_Infrastructure" role="button" tabindex="0">EUDataInfrastructure</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=European_Cloud" role="button" tabindex="0">EuropeanCloud</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Tech_Geopolitics" role="button" tabindex="0">TechGeopolitics</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=EU_Computing_Power" role="button" tabindex="0">EUComputingPower</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=European_Sovereignty" role="button" tabindex="0">EuropeanSovereignty</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=Digital_Europe" role="button" tabindex="0">DigitalEurope,&nbsp;</span></strong>#<strong><span data-url="ca://s?q=France_Tech_Sovereignty" role="button" tabindex="0">FranceTechSovereignty</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=French_Digital_Infrastructure" role="button" tabindex="0">FrenchDigitalInfrastructure</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=France_AI_Industry" role="button" tabindex="0">FranceAIIndustry</span></strong>, #<strong><span data-url="ca://s?q=French_Cloud_Strategy" role="button" tabindex="0">FrenchCloudStrategy</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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