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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-16T06:05:21+02:00</dc:date>
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   <title>OSINT. Quand les traces numériques deviennent des armes judiciaires. Aurélien T.</title>
   <pubDate>Sat, 30 May 2026 10:44:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Aurélien T.</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[OSINT]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les réseaux sociaux regorgent de traces laissées volontairement par leurs utilisateurs. Mais peuvent‑elles devenir des preuves recevables devant un tribunal ? Une étude universitaire indienne explore cette question à travers le prisme de l’OSINT et de la forensique numérique. Derrière son ambition pédagogique, elle révèle surtout les angles morts d’un domaine en pleine mutation.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96766526-67456665.jpg?v=1780126081" alt="OSINT. Quand les traces numériques deviennent des armes judiciaires. Aurélien T." title="OSINT. Quand les traces numériques deviennent des armes judiciaires. Aurélien T." />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;">SOURCE :&nbsp;<a class="link" href="https://ijfsc.org/index.php/home/article/view/3" target="_blank">FORENSIC ANALYSIS OF SOCIAL MEDIA FROM OPEN-SOURCE INTELLIGENCE (OSINT)</a>  <br />  Dhananjay Kumar1, Amit Yadav2, Vinny Sharma* <br />  Revue académique -&nbsp;International Journal of Forensic Science and Criminology (IJFSC) <br />  Volume 01, Issue 01, Jan-Jun 2026 <br />  Etude à télécharger à la fin de l'article</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un paysage de menaces systématiquement sous‑estimé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Cet article rédigé par plusieurs universitaires pose une question qui dépasse le monde académique : dans quelle mesure les traces laissées volontairement sur les réseaux sociaux peuvent-elles constituer des preuves légalement recevables ?</strong> <br />   <br />  Leur réflexion s'inscrit dans un champ en pleine structuration, et articule trois préoccupations distinctes : la nature et la taxonomie des menaces cybercriminelles hébergées sur les plateformes sociales, les méthodes et outils d'investigation de source ouverte (OSINT), et enfin les obstacles pratiques auxquels se heurtent les forces de l'ordre et les experts forensiques.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les auteurs recensent dix catégories de menaces propres aux réseaux sociaux, allant du vol d'identité au cyberharcèlement, en passant par le <a class="link" href="https://cyberinstitut.fr/comprendre-carding-risques-prevention/" target="_blank">carding</a>, les réseaux de <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Botnet" target="_blank">botnets</a>, la <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sextorsion" target="_blank">sextorsion</a>  et le <a class="link" href="https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/actualites/dossier-phishing" target="_blank">phishing</a>. Ce qui frappe à la lecture, c'est moins l'inventaire lui-même — relativement standard dans la littérature — que la logique systémique qu'il révèle. Les cybercriminels n'utilisent pas les plateformes sociales comme un simple canal de communication ; ils en exploitent les mécanismes de confiance (l'amitié, le réseau professionnel, la validation sociale par les "likes") comme vecteurs d'attaque. La sextorsion illustre bien ce détournement : la plateforme elle-même — par sa logique d'engagement, sa capacité à masquer les identités, sa viralité — devient infrastructure criminelle.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’OSINT comme méthode : un cadre pertinent mais incomplet</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La partie centrale de l'article présente l'OSINT comme la méthode privilégiée d'investigation forensique sur les réseaux sociaux, en s'appuyant sur le cycle du Renseignement.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Définir ici l'OSINT comme "ce qui est publiquement accessible" est une condition nécessaire mais pas suffisante. La jurisprudence européenne (RGPD, arrêts de la CJUE) et même certaines juridictions américaines ont établi que l'agrégation de données publiques peut constituer une atteinte à la vie privée — ce que l'article ne discute pas. <br />  <strong>Pour un journal de criminalistique se voulant à portée internationale, c'est une lacune réelle.</strong></span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les défis de l’investigation : quand le terrain résiste au protocole</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Quatre obstacles structurels sont identifiés : le manque d'expérience des équipes internes, les difficultés d'identification correcte des sujets, l'hétérogénéité des plateformes, et la complexité des données (métadonnées, contenus multimédia, fichiers embarqués). Le point sur les métadonnées mérite d'être souligné : ces données — horodatages, coordonnées GPS intégrées dans les photos, informations sur l'appareil utilisé — sont souvent plus probantes que le contenu visible lui-même, et pourtant régulièrement sous-exploitées faute d'outillage adapté.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'article reste résolument centré sur le contexte indien (la conclusion mentionne explicitement le faible taux de condamnation en Inde et la nécessité d'adapter la législation à l'IT Act), ce qui en limite la portée comparative. Plus problématique du point de vue scientifique : l'article est une review qui ne procède à aucune analyse empirique originale. Il n'existe aucune donnée primaire, aucune étude de cas documentée, aucune évaluation des outils OSINT existants.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Par ailleurs, l'article ne traite pas du tout de deux problématiques pourtant centrales en 2025-2026 : la question des contenus générés par IA (deepfakes, faux profils synthétiques) qui complexifie radicalement l'authentification de la preuve numérique, et l'essor des plateformes chiffrées de bout en bout qui constituent précisément des zones d'ombre pour l'OSINT traditionnel.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin : une approche francophone plus opérationnelle</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96766526-67463742.jpg?v=1780126716" alt="OSINT. Quand les traces numériques deviennent des armes judiciaires. Aurélien T." title="OSINT. Quand les traces numériques deviennent des armes judiciaires. Aurélien T." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La lecture de cet article m'a naturellement conduit à faire le lien avec les questions que je me suis posées en rédigeant mon propre ouvrage, OSINT — <a class="link" href="https://www.amazon.fr/OSINT-Analyser-linformation-source-ouverte/dp/B0GZKD1VDZ" target="_blank">Analyser l'information en source ouverte</a>, préfacé par Chems Akrouf, ancien agent de la Direction du Renseignement Militaire (DRM) et enseignant à l'Université Panthéon-Assas. Les lacunes que Kumar et al. laissent ouvertes — le cadre juridique, les biais cognitifs, l'intégration de l'IA, les limites éthiques — sont précisément celles que j'ai cherché à traiter, non par souci d'exhaustivité, mais parce qu'elles me semblent indissociables d'une pratique OSINT sérieuse.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Le parti pris central de l'ouvrage est que la méthode prime sur les outils. C'est une conviction issue de l'expérience que la lecture de travaux comme celui de Kumar et al. renforce : décrire des plateformes et un cycle de renseignement ne suffit pas à former un praticien. <strong>Ce qui dure, ce ne sont pas les logiciels — ils changent vite — mais la capacité à raisonner sur des données fragmentaires, à identifier ses propres biais, à documenter une chaîne de collecte qui résiste à l'examen juridique. J'ai donc construit le livre autour de cette progression : du cycle du renseignement aux techniques de géolocalisation, de l'analyse d'entreprises au suivi de flux maritimes, aériens et crypto, jusqu'aux enjeux de cybersécurité et à l'informatique quantique — avec, en fil conducteur, la question de ce qu'on a le droit de faire et de ce qu'on est capable d'interpréter.</strong></span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'article de Kumar, Yadav et Sharma constitue une introduction pédagogique à la forensique des réseaux sociaux par l'OSINT, utile pour des étudiants en sciences forensiques ou des praticiens souhaitant un cadre de référence rapide. Sa valeur ajoutée est essentiellement didactique. Les chercheurs et praticiens avancés devront aller chercher ailleurs les réponses aux questions qui comptent vraiment : comment authentifier une preuve numérique face à des contenus synthétiques ? Quelle est la valeur probatoire des métadonnées selon les juridictions ? Comment articuler l'OSINT avec les contraintes du RGPD ? Autant de chantiers que cet article balise, sans les défricher — et que la littérature opérationnelle francophone commence progressivement à ouvrir.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos d'Aurélien Taboulet</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/aur%C3%A9lien-t-25602246/" target="_blank">Analyste </a>  en renseignement de sécurité, spécialisé dans l’enquête en sources ouvertes (OSINT), il développe une approche rigoureuse fondée sur la vérification croisée et l’analyse critique de l’information. Fort d’une expérience acquise à la fois dans des environnements stratégiques et des services régaliens à forte sensibilité, il s’intéresse aux dynamiques de conflictualité, aux stratégies d’influence et aux enjeux sécuritaires contemporains. <br />  Attaché à une méthodologie exigeante, il accorde une attention particulière à la contextualisation des données et à leur mise en cohérence, afin d’en proposer une lecture claire, à destination des décideurs comme du grand public. <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/aur%C3%A9lien-t-25602246/" target="_blank">Gardez le contact</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96766526-67463744.jpg?v=1780126959" alt="OSINT. Quand les traces numériques deviennent des armes judiciaires. Aurélien T." title="OSINT. Quand les traces numériques deviennent des armes judiciaires. Aurélien T." />
     </div>
     <div>
       <br />   <br />   <br />  #OSINT #DigitalForensics #Cybercrime #SocialMediaAnalysis #DigitalEvidence #OpenSourceIntelligence #Metadata #Cybersecurity #Deepfakes #DataProtection
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96766526-67456665.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/OSINT-Quand-les-traces-numeriques-deviennent-des-armes-judiciaires-Aurelien-T_a7659.html</link>
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   <title>Marketing &amp; Medias. 10 avril . "Traque-moi si tu peux" par Catherine Cervoni</title>
   <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 17:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Communication &amp; Influence]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si les marques cherchent des alternatives face à la fin du tracking massif pour continuer à cibler leurs audiences, les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. Linkedin vient d’être pris la main dans le sac. Choc culturel… quand l’Europe cherche à protéger les données personnelles, l’Amérique de la Silicon Valley prône le « Move fast and break things » *. Erreur qui a coûté cher à la start-up qui a voulu lancer à grand renfort de marketing et de centaines de milliers d’euros « friends », un ami virtuel qui s’est fait bloquer par la CNIL. Côté médias, on se demandera si les influenceurs dits « informationnels » sont légitimes à demander des aides publiques quand, finalement, près de 90 % des Français jugent les journalistes « utiles ». *agissez vite et cassez tout     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95999104-66975221.jpg?v=1775833190" alt="Marketing &amp; Medias. 10 avril . "Traque-moi si tu peux" par Catherine Cervoni" title="Marketing &amp; Medias. 10 avril . "Traque-moi si tu peux" par Catherine Cervoni" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Marketing – De la traque à la triche</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Avec la fin du tracking massif, les marques se retrouvent confrontées à une question épineuse&nbsp;: alors que seulement 40 % des publicités disposent à la fois du consentement de l'utilisateur et d'un cookie actif, comment fait-on pour cibler 100 % de son audience ? Implcit a trouvé la solution&nbsp;: combiner les données du panel de Médiamétrie (l’activité de 20&nbsp;000 individus suivie de façon anonyme) et les données déclaratives de l’enquête TGI de Kantar. Résultat, un ciblage très fin qui permet par exemple de s’intéresser aux «&nbsp;personnes qui ont confiance en l’avenir&nbsp;». On va enfin pouvoir tracker les gens heureux <br />   <br />  Un peu moins heureuse, la Gen Z qui se dit à 68 % inondée de contenu créé par IA et qu’elle ne parvient plus à distinguer d’une création humaine. Ce n’est pas la technologie qui la dérange, mais quand tout peut être généré, rien ne semble vrai. Et quand rien ne semble vrai, la confiance devient la ressource la plus rare du marché. La Gen Z veut du contenu qui ne pourrait pas être produit juste par une machine. C’est dans ce contexte que le format «&nbsp;live&nbsp;» tire son épingle du jeu&nbsp;: on ne peut pas tricher quand on est en direct.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Médias/RP – La crème de l’influence et du journalisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un financement public doit-il servir à rémunérer des influenceurs dits informationnels&nbsp;? Gaspard G, Hugo Décrypte et Jean Massiet ont réclamé une aide du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) pour soutenir leur modèle économique, lors de leur audition le 7 avril par la commission d'enquête du Sénat. Le Fonds d'aide à la création pour les plateformes sociales est doté de 3 millions d’euros par an à destination de quelques créateurs de contenus vidéos. Il a été suspendu le 8 avril suite à de nombreuses critiques. Hugo Décrypte explique leur besoin de publicité et de monétisation, insuffisantes en l’état pour financer leurs vidéos. Mais s’ils veulent bien des aides publiques, ils sont réticents à un contrôle de l’ARCOM… On veut bien le beurre, l’argent du beurre, mais pas le crémier. <br />   <br />  Bonne nouvelle, 89 % des Français estiment que les journalistes sont utiles selon le 10<sup>ème</sup> baromètre de Viavoice. Nos concitoyens leur assignent comme missions prioritaires d’établir des faits vérifiés (54 %) et de démêler le vrai du faux au quotidien (51 %), devant l’investigation (38 %), le pluralisme (17 %) et le décryptage (13 %). Il est intéressant de constater que plus le sujet est «&nbsp;léger&nbsp;» et plus les sondés ont confiance dans le journalisme. Ils ont davantage confiance dans des informations liées au sport (82 %) ou à la culture (81 %) qu’en celles liées à la santé (67 %) ou à l’urgence climatique (61 %). En fin de classement, on trouve la vie politique (46 %). <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tendances/IA – De la visibilité à l’incarnation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’IA écrirait mieux que nous. Ce n’est pas ce journaliste de Fortune ayant produit 600 articles depuis le mois de juillet, à l’aide de l’IA qui dira le contraire… <strong>Face à cette prolifération de contenus, la question pour émerger n’est plus d’être visible, mais d’être crédible. </strong> <br />   <br />  Et pour cela, il faut faire autorité, il faut incarner une expertise, un courant de pensée, des convictions… Produire plus ne sert à rien, il faut apprendre à mieux s’exposer et à ne pas hésiter à prendre position. Mais dans un monde où les discours et la communication sont très codifiés, il est légitime de se demander si cela ne peut se révéler dangereux. Soyons honnêtes, il est plus facile d’incarner le défenseur des phoques sur la banquise que le défenseur au droit à porter des manteaux en fourrure… <br />   <br />  Dans la silicon valley, le mot d’ordre est «&nbsp;Move fast and break things&nbsp;» (agissez vite et cassez tout). En Europe, ce serait plutôt «&nbsp;privacy by design&nbsp;» (confidentialité dès la conception). Ce choc des cultures s’est parfaitement illustré avec le collier Friend. Souvenez-vous, fin janvier, la start-up américaine faisait le buzz en lançant à grands coups d’affichage et de centaine de milliers d’euros dans le métro parisien une campagne pour cet «&nbsp;ami virtuel&nbsp;». Un accessoire dopé à l'IA conçu pour devenir un compagnon permanent. Équipé d’un micro et connecté au smartphone via Bluetooth, il est capable d’écouter en permanence l’environnement sonore de son porteur et d’interagir avec lui via smartphone. Bien entendu, la start-up américaine a fait fi du RGPD (règlement général sur la protection des données) et son «&nbsp;ami virtuel&nbsp;» a été bloqué par la CNIL… Moralité, quand on veut lancer un produit, mieux vaut connaître les codes du marché visé… <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réseaux sociaux – Vive l’éphémère face au tracking</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il n’y a pas que les start-ups américaines qui essayent de contourner la législation européenne, les grands groupes aussi. <br />   <br />  Dernier en date, Linkedin&nbsp;: à chaque visite depuis un navigateur chrome, un script analyse discrètement plus de 6 000 extensions installées sur votre ordinateur, puis envoie ces données chiffrées aux serveurs de Microsoft. Le tout sans votre accord, bien sûr. La collecte d’extensions est aussi liée à des informations parfois sensibles liées, par exemple, à la neurodivergence, à des pratiques religieuses, à des engagements politiques, ou encore à des activités de recherche d’emploi. Il y a quelque temps, Linkedin se vantait de fournir un ciblage très précis aux entreprises souhaitant faire des campagnes sur son réseau, on comprend mieux comment cela est possible… <br />   <br />  Avec toutes ces controverses sur les réseaux sociaux, faut-il s’étonner que les Britanniques publient moins sur ces derniers&nbsp;? En 2024, 60 % des adultes britanniques se montraient actifs sur les plateformes (publications, réactions, échanges). Cette année, moins de 50 % franchissent encore ce seuil. Pourquoi&nbsp;? Parce que plus de la moitié des sondés craignent qu’une ancienne publication ne refasse surface et leur coûte leur travail, nuise à leur réputation ou encore à leurs relations personnelles … Payer pour un post écrit 10 ans auparavant, non merci… Les grands gagnants de cette nouvelle tendance sont les formats éphémères, comme les stories d’Instagram, qui disparaissent en 24h. Vu, mais pas pris… <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      Catherine Cervoni RP - Communication - Relations presse, médias, RP 2.0 - Social media - Content marketing  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="photo shadow left"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cervoni-catherine-13608727/" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89592106-63332881.jpg?v=1751094347" title="Gardez le contact" /></a>   <div class="legende legende_63332881"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cervoni-catherine-13608727/" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="liens" href="https://www.linkedin.com/in/cervoni-catherine-13608727/?msgControlName=view_message_button&amp;msgConversationId=2-MDJiODY1NWUtZTUyNS01OTdhLWIzY2UtNzcyYWVlODQ0YjlkXzAwMA%3D%3D&amp;msgOverlay=true" target="_blank">Catherine Cervoni </a>est spécialisée en communication d’influence et de visibilité. <br />   <br />  Ses domaines d’expertise couvrent les relations presse, le content marketing et le social media. <br />   <br />  Après de nombreuses années chez l’annonceur en tant que responsable marketing, communication et relation presse, elle crée sa propre structure en 2010. <br />   <br />  Ses domaines de prédilection sont en B2B, l’IT, les nouvelles technologies (IA, blockchain, IoT), le marketing et et l’e-commerce et en B2C, le tourisme.</blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/newsletters/la-revue-de-presse-marketing-7303407419273965569/" target="_blank">Suivez le lien...</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;">#marketingdigital #fintracking #protectiondonnées #réseau sociaux #intelligenceartificielle #influenceursnformationnels #journalisme #confiance #ciblagepublicitaire #régulationCNIL #RGPD #tendancesmédias #CatherineCervoni</span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95999104-66975221.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Marketing-Medias-10-avril-Traque-moi-si-tu-peux-par-Catherine-Cervoni_a7374.html</link>
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   <title>Marketing &amp; Medias. 10 avril . "Traque-moi si tu peux" par Catherine Cervoni</title>
   <pubDate>Fri, 10 Apr 2026 17:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Communication &amp; Influence]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si les marques cherchent des alternatives face à la fin du tracking massif pour continuer à cibler leurs audiences, les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. Linkedin vient d’être pris la main dans le sac. Choc culturel… quand l’Europe cherche à protéger les données personnelles, l’Amérique de la Silicon Valley prône le « Move fast and break things » *. Erreur qui a coûté cher à la start-up qui a voulu lancer à grand renfort de marketing et de centaines de milliers d’euros « friends », un ami virtuel qui s’est fait bloquer par la CNIL. Côté médias, on se demandera si les influenceurs dits « informationnels » sont légitimes à demander des aides publiques quand, finalement, près de 90 % des Français jugent les journalistes « utiles ». *agissez vite et cassez tout     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95965535-66965204.jpg?v=1775833190" alt="Marketing &amp; Medias. 10 avril . "Traque-moi si tu peux" par Catherine Cervoni" title="Marketing &amp; Medias. 10 avril . "Traque-moi si tu peux" par Catherine Cervoni" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Marketing – De la traque à la triche</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Avec la fin du tracking massif, les marques se retrouvent confrontées à une question épineuse&nbsp;: alors que seulement 40 % des publicités disposent à la fois du consentement de l'utilisateur et d'un cookie actif, comment fait-on pour cibler 100 % de son audience ? Implcit a trouvé la solution&nbsp;: combiner les données du panel de Médiamétrie (l’activité de 20&nbsp;000 individus suivie de façon anonyme) et les données déclaratives de l’enquête TGI de Kantar. Résultat, un ciblage très fin qui permet par exemple de s’intéresser aux «&nbsp;personnes qui ont confiance en l’avenir&nbsp;». On va enfin pouvoir tracker les gens heureux <br />   <br />  Un peu moins heureuse, la Gen Z qui se dit à 68 % inondée de contenu créé par IA et qu’elle ne parvient plus à distinguer d’une création humaine. Ce n’est pas la technologie qui la dérange, mais quand tout peut être généré, rien ne semble vrai. Et quand rien ne semble vrai, la confiance devient la ressource la plus rare du marché. La Gen Z veut du contenu qui ne pourrait pas être produit juste par une machine. C’est dans ce contexte que le format «&nbsp;live&nbsp;» tire son épingle du jeu&nbsp;: on ne peut pas tricher quand on est en direct.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Médias/RP – La crème de l’influence et du journalisme</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Un financement public doit-il servir à rémunérer des influenceurs dits informationnels&nbsp;? Gaspard G, Hugo Décrypte et Jean Massiet ont réclamé une aide du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) pour soutenir leur modèle économique, lors de leur audition le 7 avril par la commission d'enquête du Sénat. Le Fonds d'aide à la création pour les plateformes sociales est doté de 3 millions d’euros par an à destination de quelques créateurs de contenus vidéos. Il a été suspendu le 8 avril suite à de nombreuses critiques. Hugo Décrypte explique leur besoin de publicité et de monétisation, insuffisantes en l’état pour financer leurs vidéos. Mais s’ils veulent bien des aides publiques, ils sont réticents à un contrôle de l’ARCOM… On veut bien le beurre, l’argent du beurre, mais pas le crémier. <br />   <br />  Bonne nouvelle, 89 % des Français estiment que les journalistes sont utiles selon le 10<sup>ème</sup> baromètre de Viavoice. Nos concitoyens leur assignent comme missions prioritaires d’établir des faits vérifiés (54 %) et de démêler le vrai du faux au quotidien (51 %), devant l’investigation (38 %), le pluralisme (17 %) et le décryptage (13 %). Il est intéressant de constater que plus le sujet est «&nbsp;léger&nbsp;» et plus les sondés ont confiance dans le journalisme. Ils ont davantage confiance dans des informations liées au sport (82 %) ou à la culture (81 %) qu’en celles liées à la santé (67 %) ou à l’urgence climatique (61 %). En fin de classement, on trouve la vie politique (46 %). <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tendances/IA – De la visibilité à l’incarnation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’IA écrirait mieux que nous. Ce n’est pas ce journaliste de Fortune ayant produit 600 articles depuis le mois de juillet, à l’aide de l’IA qui dira le contraire… <strong>Face à cette prolifération de contenus, la question pour émerger n’est plus d’être visible, mais d’être crédible. </strong> <br />   <br />  Et pour cela, il faut faire autorité, il faut incarner une expertise, un courant de pensée, des convictions… Produire plus ne sert à rien, il faut apprendre à mieux s’exposer et à ne pas hésiter à prendre position. Mais dans un monde où les discours et la communication sont très codifiés, il est légitime de se demander si cela ne peut se révéler dangereux. Soyons honnêtes, il est plus facile d’incarner le défenseur des phoques sur la banquise que le défenseur au droit à porter des manteaux en fourrure… <br />   <br />  Dans la silicon valley, le mot d’ordre est «&nbsp;Move fast and break things&nbsp;» (agissez vite et cassez tout). En Europe, ce serait plutôt «&nbsp;privacy by design&nbsp;» (confidentialité dès la conception). Ce choc des cultures s’est parfaitement illustré avec le collier Friend. Souvenez-vous, fin janvier, la start-up américaine faisait le buzz en lançant à grands coups d’affichage et de centaine de milliers d’euros dans le métro parisien une campagne pour cet «&nbsp;ami virtuel&nbsp;». Un accessoire dopé à l'IA conçu pour devenir un compagnon permanent. Équipé d’un micro et connecté au smartphone via Bluetooth, il est capable d’écouter en permanence l’environnement sonore de son porteur et d’interagir avec lui via smartphone. Bien entendu, la start-up américaine a fait fi du RGPD (règlement général sur la protection des données) et son «&nbsp;ami virtuel&nbsp;» a été bloqué par la CNIL… Moralité, quand on veut lancer un produit, mieux vaut connaître les codes du marché visé… <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Réseaux sociaux – Vive l’éphémère face au tracking</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il n’y a pas que les start-ups américaines qui essayent de contourner la législation européenne, les grands groupes aussi. <br />   <br />  Dernier en date, Linkedin&nbsp;: à chaque visite depuis un navigateur chrome, un script analyse discrètement plus de 6 000 extensions installées sur votre ordinateur, puis envoie ces données chiffrées aux serveurs de Microsoft. Le tout sans votre accord, bien sûr. La collecte d’extensions est aussi liée à des informations parfois sensibles liées, par exemple, à la neurodivergence, à des pratiques religieuses, à des engagements politiques, ou encore à des activités de recherche d’emploi. Il y a quelque temps, Linkedin se vantait de fournir un ciblage très précis aux entreprises souhaitant faire des campagnes sur son réseau, on comprend mieux comment cela est possible… <br />   <br />  Avec toutes ces controverses sur les réseaux sociaux, faut-il s’étonner que les Britanniques publient moins sur ces derniers&nbsp;? En 2024, 60 % des adultes britanniques se montraient actifs sur les plateformes (publications, réactions, échanges). Cette année, moins de 50 % franchissent encore ce seuil. Pourquoi&nbsp;? Parce que plus de la moitié des sondés craignent qu’une ancienne publication ne refasse surface et leur coûte leur travail, nuise à leur réputation ou encore à leurs relations personnelles … Payer pour un post écrit 10 ans auparavant, non merci… Les grands gagnants de cette nouvelle tendance sont les formats éphémères, comme les stories d’Instagram, qui disparaissent en 24h. Vu, mais pas pris… <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      Catherine Cervoni RP - Communication - Relations presse, médias, RP 2.0 - Social media - Content marketing  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="photo shadow left"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cervoni-catherine-13608727/" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/89592106-63332881.jpg?v=1751094347" title="Gardez le contact" /></a>   <div class="legende legende_63332881"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cervoni-catherine-13608727/" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="liens" href="https://www.linkedin.com/in/cervoni-catherine-13608727/?msgControlName=view_message_button&amp;msgConversationId=2-MDJiODY1NWUtZTUyNS01OTdhLWIzY2UtNzcyYWVlODQ0YjlkXzAwMA%3D%3D&amp;msgOverlay=true" target="_blank">Catherine Cervoni </a>est spécialisée en communication d’influence et de visibilité. <br />   <br />  Ses domaines d’expertise couvrent les relations presse, le content marketing et le social media. <br />   <br />  Après de nombreuses années chez l’annonceur en tant que responsable marketing, communication et relation presse, elle crée sa propre structure en 2010. <br />   <br />  Ses domaines de prédilection sont en B2B, l’IT, les nouvelles technologies (IA, blockchain, IoT), le marketing et et l’e-commerce et en B2C, le tourisme.</blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/newsletters/la-revue-de-presse-marketing-7303407419273965569/" target="_blank">Suivez le lien...</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;">#marketingdigital #fintracking #protectiondonnées #réseau sociaux #intelligenceartificielle #influenceursnformationnels #journalisme #confiance #ciblagepublicitaire #régulationCNIL #RGPD #tendancesmédias #CatherineCervoni</span> <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95965535-66965204.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Marketing-Medias-10-avril-Traque-moi-si-tu-peux-par-Catherine-Cervoni_a7359.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-95937298</guid>
   <title>X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 13:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques de la Recherche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   45 millions de vues pour un post qui affirme que X est devenu le premier média de l'espèce humaine. La formule est outrancière, le constat beaucoup moins. Et il annonce la fin d'un privilège vieux de plusieurs décennies : celui de raconter le monde à huis clos.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95937298-66953002.jpg?v=1775914253" alt="X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps" title="X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Le compte Brivael (@BrivaelFr), entrepreneur français de la tech, a publié le 5 avril dernier un post sur X qui a fait 45 millions de vues et mérite qu'on s'y arrête. Sa thèse : tous les médias de l'histoire ont été couplés à une langue, une culture, un territoire. Le Monde parle aux Français, le NYT aux Américains, NHK aux Japonais. Pour Brivael, X serait en train de devenir le premier média de l'espèce humaine. Pas d'un pays non, de l'espèce. Si la formulation est volontairement excessive, le diagnostic est assez précis. <br />   <br />  Sources <br />  Lien&nbsp;Brivael (@BrivaelFr) <br />  Post sur X&nbsp;<a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr/status/2040817426070171812">: suivez le lien</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les chiffres d'un média planétaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">X compte entre 557 et 600 millions d'utilisateurs actifs mensuels dans le monde en 2025, selon les mesures. <br />   <br />  Le Japon pèse particulièrement lourd : <a class="link" href="https://www.statista.com/statistics/242606/number-of-active-twitter-users-in-selected-countries/">74 millions d'utilisateurs</a>, soit près de 60 % de sa population adulte. L'application se classe par ailleurs première dans la catégorie « Actualités » de l'App Store dans des pays aussi différents que les États-Unis, le Japon, la France, l'Allemagne et l'Australie. <br />   <br />  On sait que ce classement doit beaucoup à <a class="link" href="https://techcrunch.com/2016/04/28/twitter-aims-to-boost-its-visibility-by-switching-from-social-networking-to-news-on-the-app-store/">un choix de catégorisation effectué par Twitter en 2016</a>, quand l'entreprise avait basculé de « Social Networking » à « News » pour améliorer sa visibilité face à Facebook. Critique méthodologique légitime, mais le signal reste fort : une plateforme où des centaines de millions d'utilisateurs viennent chercher de l'information, avec des chiffres qui ne sont plus ceux d'un réseau social mais bien d’un média planétaire</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin du monopole narratif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui s'effondre, ce ne sont pas « les médias » mais le monopole narratif que conférait l'ignorance géographique des audiences. Pendant plusieurs décennies, un intellectuel ou un journaliste pouvaient affirmer que « le modèle soviétique est parfaitement efficace » sans que l'on puisse vérifier sur place. Les rubriques « Monde » fonctionnaient comme des sas entre le réel et sa représentation. Le lecteur n'avait ni les sources, ni la langue, ni le réseau pour contester. C'est ce confort qui a pris fin. <br />   <br />  La traduction instantanée par l'IA a fait sauter le dernier verrou. <a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr" target="_blank">Brivael </a>  décrit ce que beaucoup d'entre nous vivent désormais : des posts en français commentés par des Japonais, sourcés par des Américains, contextualisés par des Brésiliens, sans qu'aucun éditeur n’intervienne, le tout en quelques minutes. Traduit d’un clic par l’IA. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mensonge devient coûteux à tenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Paradoxe de l'époque : diffuser une idée appuyée sur des preuves a dorénavant un coût quasi nul. Il suffit de poster un graphique, un lien, une capture d'écran, et le réseau se charge du reste. Mais le même mécanisme nourrit son contraire : graphiques truqués, sources inventées et citations fabriquées par IA empruntent le même chemin. Le vrai et le faux sont à égalité sur le plan de la diffusion. <br />   <br />  <strong>Et pourtant, je souhaite lancer ici une hypothèse qui va à rebrousse-poil du discours dominant. On entend partout que l'IA rend tout incertain, que plus personne ne peut distinguer le vrai du faux, que la post-vérité a gagné. Je n'en suis pas sûr. Je crois au contraire que le coût du mensonge pourrait devenir prohibitif. Pas celui de sa fabrication, qui s'effondre, mais celui de sa tenue dans la durée.</strong> <br />   <br />  La dissymétrie se joue en deux temps. Dans les premières heures, le mensonge garde son avantage : une note de communauté met en moyenne quinze heures à apparaître, alors que la moitié des republications surviennent dans les cinq heures. L'infox a le temps de faire son œuvre. Mais une fois la note publiée, elle reste attachée au message initial. Visible par tous ceux qui viendront le consulter des semaines ou des mois plus tard. Le mensonge perd donc dans la durée. Il n'est plus réfuté dans un article que personne ne lira. Il est marqué du sceau de l’erreur à l'endroit exact où il a commencé à circuler. Le menteur est ainsi pointé du doigt, devant le public même qu'il voulait convaincre. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les notes de communauté, laboratoire de la vérification distribuée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le dispositif qui rend cette dissymétrie possible mérite qu'on s'y arrête. <br />   <br />  Son efficacité est mesurée : taux d'exactitude à 97,5 % dans une étude de l'université de Californie, baisse de moitié des republications dès qu'une note apparaît, probabilité que l'auteur supprime lui-même son message multipliée par cinq. Son fonctionnement repose sur un filtre rare : pour qu'une note devienne publique, elle doit être jugée utile par des contributeurs aux points de vue historiquement divergents. Pas de vote majoritaire donc, pas de consensus de façade, mais une exigence d'accord trans-idéologique. <br />   <br />  L'algorithme est en code ouvert, auditable par tous. Bien sûr, d'aucuns tenteront de pervertir le système, comme on le voit sur la Wikipédia, mais il pose toutefois une règle nouvelle : la vérification n'est plus une fonction, elle est inscrite dans l'architecture même du réseau. <br />   <br />  En face, le <em>factchecker</em> professionnel convainc surtout les convaincus et reste prisonnier de ses biais de sélection. Une bascule que j’avais documenté dans <a class="link" href="https://www.outilsfroids.net/2025/11/informer-en-2025-vers-un-nouvel-ordre-mediatique/">« Informer en 2025 : vers un nouvel ordre médiatique ? »</a>. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La tech fabrique ses propres médias</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui se joue dépasse d'ailleurs la seule correction des médias par la foule. La tech construit son propre écosystème médiatique : <a class="link" href="https://www.rtbf.be/article/face-aux-medias-classiques-juges-trop-sceptiques-la-silicon-valley-batit-sa-propre-bulle-11705512">OpenAI rachète un talk-show</a>, la société de capital-risque Andreessen Horowitz produit son propre podcast pour recevoir les fondateurs des entreprises qu'elle finance, et les dirigeants de la Silicon Valley choisissent Lex Fridman ou Joe Rogan plutôt qu'un plateau télévisé pour s'exprimer durant trois heures. <br />   <br />  Les médias ne sont plus contournés, ils sont remplacés par l'amont. Et les plateformes ne se contentent plus de distribuer : elles contrôlent simultanément le canal, la production, la traduction, la vérification,...</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Derrière la contestation, quelque chose avance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une remarque s'impose ici, parce qu'elle sera le premier réflexe d'une partie du lectorat. Musk est contesté, X dérange, la Silicon Valley inquiète. Ces réactions sont compréhensibles et parfois justifiées. Mais elles ne doivent pas masquer l'essentiel : derrière la contestation des acteurs, quelque chose de disruptif est en train d'émerger, doucement mais sûrement. Les notes de communauté corrigent des affirmations, la traduction instantanée casse les monopoles narratifs, la vérification devient un effet de réseau. Ces mécanismes avancent, indépendamment de ce qu'on pense de ceux qui les ont rendus possibles. Les ignorer parce qu'on conteste leur origine, c'est se priver de comprendre ce qui vient. C'est aussi laisser le champ libre à ceux qui, eux, ont compris. <br />   <br />  <strong>Aucune plateforme, X comprise, n'est le « média de l'Espèce ». Ce sont des autoroutes de l'attention aux péages algorithmiques : on roule plus vite, on touche plus de monde, mais on dépend d'un concessionnaire. D'autres émergeront, émergent déjà, et joueront sur le même terrain.</strong> <br />   <br />  Et cette transparence forcée a aussi son côté sombre : certains acteurs étatiques ne cherchent plus à convaincre mais à saturer l'espace de versions contradictoires pour rendre la vérité indiscernable. L'IA générative le permet à coût nul et dans presque toutes les langues. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une infrastructure qui fait peur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Reste ce que cette mutation révèle de plus fondamental : la liberté d'expression n'est plus seulement un principe inscrit dans un texte. Elle est devenue une infrastructure, et cette infrastructure fait peur. <br />   <br />  Elle fait peur aux régimes qui coupent l'accès au réseau pour isoler leur population du flux mondial, aux autocraties qui voient dans la transparence forcée une menace existentielle. Cette coupure, autrefois invisible de l'extérieur, est aujourd'hui un signal techniquement lisible pour le monde entier. Fermer un pays au réseau ne le cache plus mais le désigne. Vous voulez savoir quels pays combattent la liberté ? Cherchez ceux qui bâtissent des murs numériques entre lesquels ils enferment leurs citoyens. <br />   <br />  Cette liberté fait peur aussi plus près de nous. En janvier 2026, <a class="link" href="https://euractiv.fr/news/le-president-polonais-bloque-la-transposition-du-dsa-et-met-en-garde-contre-un-ministere-de-la-verite/">le président polonais a opposé son veto à la transposition du DSA</a>, estimant que le moyen le plus efficace de supprimer la liberté n'est pas d'interdire la parole mais d’imposer une version du réel par la contrainte légale. Le DSA européen, conçu pour lutter contre la désinformation, impose aux plateformes de traiter des « risques systémiques » suffisamment larges pour englober tout contenu ayant un « effet négatif prévisible sur le discours civil », même non illicite. Mais qui décide de ce qui est « négatif » pour le discours civil ? La question n'est pas rhétorique : un tel dispositif peut inciter à la sur-modération, les plateformes préférant censurer par excès de prudence ou de zèle. Cela <a class="link" href="https://static1.squarespace.com/static/660c4b59c109b8233a98392b/t/68b9a24b4567633632f00d81/1756996171030/TF+FRANCE+BIRTH+OF+CIC+-+FRENCH+CW+REPORT+%281%29.pdf">s’est déjà vu</a>  … <br />   <br />  <strong>Les professionnels de l'information devraient méditer ce paradoxe. Au moment même où la technologie permet à chacun de vérifier, de sourcer et de contester dans n'importe quelle langue, certains tentent de reprendre le contrôle du robinet. Les uns en coupant l'accès. Les autres en définissant par voie réglementaire ce qui constitue un risque pour le débat public, c'est-à-dire, potentiellement, tout ce qui dérange. Et se rappeler aussi que l'Histoire est pleine de gens qui pensaient que la censure c’était pour les autres…</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le monde entier est en salle de rédaction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Finalement, ce qui meurt, ce n'est pas le journalisme mais le privilège de raconter le monde sans que le monde puisse répondre. Et la liberté d'expression, dans ce contexte, n'est pas un confort idéologique : c'est la condition technique de fonctionnement du système. Sans elle, pas de vérification par les pairs, pas de notes de communauté, pas de correction en temps réel. Débranchez la liberté d'expression et vous ne débranchez pas seulement des opinions : vous débranchez le mécanisme même de la vérité. <br />   <br />  <strong>Pour les rédactions qui jouent le jeu de la preuve ouverte, c'est une opportunité, mais pour celles qui avaient bâti leur influence sur une narration protégée par l'ignorance de leur audience, c'est un problème existentiel. Non pas parce que X est parfait, mais parce qu'on ne peut plus raconter le monde à huis clos quand le monde entier a pris place en salle de rédaction.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div>
      <blockquote><strong>Le post à l'origine de cet édito</strong> <br />  Brivael (<a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr"><em>@BrivaelFr</em></a>), <a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr/status/2040817426070171812">post du 5 avril 2026</a>  sur X <br />   <br />  <strong>Sur les chiffres d'usage de X à travers le monde</strong> <br />  Statista, <a class="link" href="https://www.statista.com/statistics/242606/number-of-active-twitter-users-in-selected-countries/"><em>Leading countries based on number of X users as of February 2025</em></a>  (données We Are Social / DataReportal / Meltwater) <br />   <br />  Backlinko, <a class="link" href="https://backlinko.com/twitter-users"><em>X (Twitter) Statistics: How Many People Use X?</em></a>  <br />  <strong>Sur le débat autour de la catégorisation de X comme news app</strong> <br />  TechCrunch, <a class="link" href="https://techcrunch.com/2016/04/28/twitter-aims-to-boost-its-visibility-by-switching-from-social-networking-to-news-on-the-app-store/"><em>Twitter aims to boost its visibility by switching from 'Social Networking' to 'News' on the App Store</em></a>  (avril 2016) <br />   <br />  Social Media Today, <a class="link" href="https://www.socialmediatoday.com/news/x-formerly-twitter-continues-amplify-misleading-app-store-performance-data/749619/"><em>X Continues To Highlight Misleading Claims About Its Popularity</em></a>  (juin 2025) <br />  <strong>Sur le veto polonais et le DSA</strong> <br />   <br />  Euractiv, <a class="link" href="https://euractiv.fr/news/le-president-polonais-bloque-la-transposition-du-dsa-et-met-en-garde-contre-un-ministere-de-la-verite/"><em>Le président polonais bloque la transposition du DSA et met en garde contre un « ministère de la Vérité »</em></a>  (janvier 2026) <br />   <br />  Le Club des Juristes, <a class="link" href="https://www.leclubdesjuristes.com/societe/numerique/le-digital-services-act-a-lepreuve-des-critiques-americaines-11914/"><em>Le Digital Services Act à l'épreuve des critiques américaines</em></a>  <br />   <br />  Le JDD, <a class="link" href="https://www.lejdd.fr/Societe/digital-services-act-un-texte-europeen-au-service-de-la-censure-166012"><em>Digital Services Act : un texte européen au service de la censure ?</em></a>  (janvier 2026) <br />   <br />  <strong>Sur la construction d'un écosystème médiatique par la Silicon Valley</strong> <br />  RTBF, <a class="link" href="https://www.rtbf.be/article/face-aux-medias-classiques-juges-trop-sceptiques-la-silicon-valley-batit-sa-propre-bulle-11705512"><em>Face aux médias classiques jugés trop sceptiques, la Silicon Valley bâtit sa propre bulle</em></a>  <br />   <br />  <strong>Pour une analyse de fond</strong> <br />  Christophe Deschamps, <a class="link" href="https://outilsfroids.net/ebook-informer-en-2025"><em>Informer en 2025 : vers un nouvel ordre médiatique ?</em></a>, ebook téléchargeable gratuitement.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <div class="photo shadow left">  <div class="access firstletter">  <blockquote><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">Christophe Deschamps</a>,&nbsp;</i>Intelligence Économique Ph.D ,&nbsp;<i>est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles. <br />  Depuis 2004, il anime le blog <a class="link" href="http://outilsfroids.net" target="_blank">outilsfroids.net</a>, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.</i> <br />  Publications : <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/bo%C3%AEte-%C3%A0-outils-lintelligence-%C3%A9conomique/dp/2100551124/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">La boîte à outils de l'intelligence économique</a>. Dunod. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/Organisez-vos-donn%C3%A9es-personnelles-Lessentiel/dp/2212548427/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management</a>. Eyrolles. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/nouveau-management-linformation-connaissances-lentreprise/dp/2916571299/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Le nouveau management de l'information</a>. FYP. 2009 <br />   <br />  Auteur sur Linkedin :&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/</a>  <br />  <strong style="white-space: normal;">Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises</strong> " <a class="link" href="https://theses.fr/s222029">&nbsp;Lien Thèses.fr</a> </blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #X #médias #libertédexpression #désinformation #intelligenceartificielle #vérificationdesfaits #notesdecommunauté #géopolitiquedelinformation #réseauxsociaux #transformationmédiatique #ChristopheDeschamps
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/X-premier-media-de-l-Espece-Tribune-libre-par-Christophe-Deschamps_a7348.html</link>
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   <title>X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps</title>
   <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 13:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chroniques de la Recherche]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   45 millions de vues pour un post qui affirme que X est devenu le premier média de l'espèce humaine. La formule est outrancière, le constat beaucoup moins. Et il annonce la fin d'un privilège vieux de plusieurs décennies : celui de raconter le monde à huis clos.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95962385-66963567.jpg?v=1775914125" alt="X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps" title="X, premier média de l’Espèce ? Tribune libre par Christophe Deschamps" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Le compte Brivael (@BrivaelFr), entrepreneur français de la tech, a publié le 5 avril dernier un post sur X qui a fait 45 millions de vues et mérite qu'on s'y arrête. Sa thèse : tous les médias de l'histoire ont été couplés à une langue, une culture, un territoire. Le Monde parle aux Français, le NYT aux Américains, NHK aux Japonais. Pour Brivael, X serait en train de devenir le premier média de l'espèce humaine. Pas d'un pays non, de l'espèce. Si la formulation est volontairement excessive, le diagnostic est assez précis. <br />   <br />  Sources <br />  Lien&nbsp;Brivael (@BrivaelFr) <br />  Post sur X&nbsp;<a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr/status/2040817426070171812">: suivez le lien</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les chiffres d'un média planétaire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">X compte entre 557 et 600 millions d'utilisateurs actifs mensuels dans le monde en 2025, selon les mesures. <br />   <br />  Le Japon pèse particulièrement lourd : <a class="link" href="https://www.statista.com/statistics/242606/number-of-active-twitter-users-in-selected-countries/">74 millions d'utilisateurs</a>, soit près de 60 % de sa population adulte. L'application se classe par ailleurs première dans la catégorie « Actualités » de l'App Store dans des pays aussi différents que les États-Unis, le Japon, la France, l'Allemagne et l'Australie. <br />   <br />  On sait que ce classement doit beaucoup à <a class="link" href="https://techcrunch.com/2016/04/28/twitter-aims-to-boost-its-visibility-by-switching-from-social-networking-to-news-on-the-app-store/">un choix de catégorisation effectué par Twitter en 2016</a>, quand l'entreprise avait basculé de « Social Networking » à « News » pour améliorer sa visibilité face à Facebook. Critique méthodologique légitime, mais le signal reste fort : une plateforme où des centaines de millions d'utilisateurs viennent chercher de l'information, avec des chiffres qui ne sont plus ceux d'un réseau social mais bien d’un média planétaire</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin du monopole narratif</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui s'effondre, ce ne sont pas « les médias » mais le monopole narratif que conférait l'ignorance géographique des audiences. Pendant plusieurs décennies, un intellectuel ou un journaliste pouvaient affirmer que « le modèle soviétique est parfaitement efficace » sans que l'on puisse vérifier sur place. Les rubriques « Monde » fonctionnaient comme des sas entre le réel et sa représentation. Le lecteur n'avait ni les sources, ni la langue, ni le réseau pour contester. C'est ce confort qui a pris fin. <br />   <br />  La traduction instantanée par l'IA a fait sauter le dernier verrou. <a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr" target="_blank">Brivael </a>  décrit ce que beaucoup d'entre nous vivent désormais : des posts en français commentés par des Japonais, sourcés par des Américains, contextualisés par des Brésiliens, sans qu'aucun éditeur n’intervienne, le tout en quelques minutes. Traduit d’un clic par l’IA. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le mensonge devient coûteux à tenir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Paradoxe de l'époque : diffuser une idée appuyée sur des preuves a dorénavant un coût quasi nul. Il suffit de poster un graphique, un lien, une capture d'écran, et le réseau se charge du reste. Mais le même mécanisme nourrit son contraire : graphiques truqués, sources inventées et citations fabriquées par IA empruntent le même chemin. Le vrai et le faux sont à égalité sur le plan de la diffusion. <br />   <br />  <strong>Et pourtant, je souhaite lancer ici une hypothèse qui va à rebrousse-poil du discours dominant. On entend partout que l'IA rend tout incertain, que plus personne ne peut distinguer le vrai du faux, que la post-vérité a gagné. Je n'en suis pas sûr. Je crois au contraire que le coût du mensonge pourrait devenir prohibitif. Pas celui de sa fabrication, qui s'effondre, mais celui de sa tenue dans la durée.</strong> <br />   <br />  La dissymétrie se joue en deux temps. Dans les premières heures, le mensonge garde son avantage : une note de communauté met en moyenne quinze heures à apparaître, alors que la moitié des republications surviennent dans les cinq heures. L'infox a le temps de faire son œuvre. Mais une fois la note publiée, elle reste attachée au message initial. Visible par tous ceux qui viendront le consulter des semaines ou des mois plus tard. Le mensonge perd donc dans la durée. Il n'est plus réfuté dans un article que personne ne lira. Il est marqué du sceau de l’erreur à l'endroit exact où il a commencé à circuler. Le menteur est ainsi pointé du doigt, devant le public même qu'il voulait convaincre. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les notes de communauté, laboratoire de la vérification distribuée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le dispositif qui rend cette dissymétrie possible mérite qu'on s'y arrête. <br />   <br />  Son efficacité est mesurée : taux d'exactitude à 97,5 % dans une étude de l'université de Californie, baisse de moitié des republications dès qu'une note apparaît, probabilité que l'auteur supprime lui-même son message multipliée par cinq. Son fonctionnement repose sur un filtre rare : pour qu'une note devienne publique, elle doit être jugée utile par des contributeurs aux points de vue historiquement divergents. Pas de vote majoritaire donc, pas de consensus de façade, mais une exigence d'accord trans-idéologique. <br />   <br />  L'algorithme est en code ouvert, auditable par tous. Bien sûr, d'aucuns tenteront de pervertir le système, comme on le voit sur la Wikipédia, mais il pose toutefois une règle nouvelle : la vérification n'est plus une fonction, elle est inscrite dans l'architecture même du réseau. <br />   <br />  En face, le <em>factchecker</em> professionnel convainc surtout les convaincus et reste prisonnier de ses biais de sélection. Une bascule que j’avais documenté dans <a class="link" href="https://www.outilsfroids.net/2025/11/informer-en-2025-vers-un-nouvel-ordre-mediatique/">« Informer en 2025 : vers un nouvel ordre médiatique ? »</a>. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La tech fabrique ses propres médias</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce qui se joue dépasse d'ailleurs la seule correction des médias par la foule. La tech construit son propre écosystème médiatique : <a class="link" href="https://www.rtbf.be/article/face-aux-medias-classiques-juges-trop-sceptiques-la-silicon-valley-batit-sa-propre-bulle-11705512">OpenAI rachète un talk-show</a>, la société de capital-risque Andreessen Horowitz produit son propre podcast pour recevoir les fondateurs des entreprises qu'elle finance, et les dirigeants de la Silicon Valley choisissent Lex Fridman ou Joe Rogan plutôt qu'un plateau télévisé pour s'exprimer durant trois heures. <br />   <br />  Les médias ne sont plus contournés, ils sont remplacés par l'amont. Et les plateformes ne se contentent plus de distribuer : elles contrôlent simultanément le canal, la production, la traduction, la vérification,...</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Derrière la contestation, quelque chose avance</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Une remarque s'impose ici, parce qu'elle sera le premier réflexe d'une partie du lectorat. Musk est contesté, X dérange, la Silicon Valley inquiète. Ces réactions sont compréhensibles et parfois justifiées. Mais elles ne doivent pas masquer l'essentiel : derrière la contestation des acteurs, quelque chose de disruptif est en train d'émerger, doucement mais sûrement. Les notes de communauté corrigent des affirmations, la traduction instantanée casse les monopoles narratifs, la vérification devient un effet de réseau. Ces mécanismes avancent, indépendamment de ce qu'on pense de ceux qui les ont rendus possibles. Les ignorer parce qu'on conteste leur origine, c'est se priver de comprendre ce qui vient. C'est aussi laisser le champ libre à ceux qui, eux, ont compris. <br />   <br />  <strong>Aucune plateforme, X comprise, n'est le « média de l'Espèce ». Ce sont des autoroutes de l'attention aux péages algorithmiques : on roule plus vite, on touche plus de monde, mais on dépend d'un concessionnaire. D'autres émergeront, émergent déjà, et joueront sur le même terrain.</strong> <br />   <br />  Et cette transparence forcée a aussi son côté sombre : certains acteurs étatiques ne cherchent plus à convaincre mais à saturer l'espace de versions contradictoires pour rendre la vérité indiscernable. L'IA générative le permet à coût nul et dans presque toutes les langues. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une infrastructure qui fait peur</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Reste ce que cette mutation révèle de plus fondamental : la liberté d'expression n'est plus seulement un principe inscrit dans un texte. Elle est devenue une infrastructure, et cette infrastructure fait peur. <br />   <br />  Elle fait peur aux régimes qui coupent l'accès au réseau pour isoler leur population du flux mondial, aux autocraties qui voient dans la transparence forcée une menace existentielle. Cette coupure, autrefois invisible de l'extérieur, est aujourd'hui un signal techniquement lisible pour le monde entier. Fermer un pays au réseau ne le cache plus mais le désigne. Vous voulez savoir quels pays combattent la liberté ? Cherchez ceux qui bâtissent des murs numériques entre lesquels ils enferment leurs citoyens. <br />   <br />  Cette liberté fait peur aussi plus près de nous. En janvier 2026, <a class="link" href="https://euractiv.fr/news/le-president-polonais-bloque-la-transposition-du-dsa-et-met-en-garde-contre-un-ministere-de-la-verite/">le président polonais a opposé son veto à la transposition du DSA</a>, estimant que le moyen le plus efficace de supprimer la liberté n'est pas d'interdire la parole mais d’imposer une version du réel par la contrainte légale. Le DSA européen, conçu pour lutter contre la désinformation, impose aux plateformes de traiter des « risques systémiques » suffisamment larges pour englober tout contenu ayant un « effet négatif prévisible sur le discours civil », même non illicite. Mais qui décide de ce qui est « négatif » pour le discours civil ? La question n'est pas rhétorique : un tel dispositif peut inciter à la sur-modération, les plateformes préférant censurer par excès de prudence ou de zèle. Cela <a class="link" href="https://static1.squarespace.com/static/660c4b59c109b8233a98392b/t/68b9a24b4567633632f00d81/1756996171030/TF+FRANCE+BIRTH+OF+CIC+-+FRENCH+CW+REPORT+%281%29.pdf">s’est déjà vu</a>  … <br />   <br />  <strong>Les professionnels de l'information devraient méditer ce paradoxe. Au moment même où la technologie permet à chacun de vérifier, de sourcer et de contester dans n'importe quelle langue, certains tentent de reprendre le contrôle du robinet. Les uns en coupant l'accès. Les autres en définissant par voie réglementaire ce qui constitue un risque pour le débat public, c'est-à-dire, potentiellement, tout ce qui dérange. Et se rappeler aussi que l'Histoire est pleine de gens qui pensaient que la censure c’était pour les autres…</strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le monde entier est en salle de rédaction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Finalement, ce qui meurt, ce n'est pas le journalisme mais le privilège de raconter le monde sans que le monde puisse répondre. Et la liberté d'expression, dans ce contexte, n'est pas un confort idéologique : c'est la condition technique de fonctionnement du système. Sans elle, pas de vérification par les pairs, pas de notes de communauté, pas de correction en temps réel. Débranchez la liberté d'expression et vous ne débranchez pas seulement des opinions : vous débranchez le mécanisme même de la vérité. <br />   <br />  <strong>Pour les rédactions qui jouent le jeu de la preuve ouverte, c'est une opportunité, mais pour celles qui avaient bâti leur influence sur une narration protégée par l'ignorance de leur audience, c'est un problème existentiel. Non pas parce que X est parfait, mais parce qu'on ne peut plus raconter le monde à huis clos quand le monde entier a pris place en salle de rédaction.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
     <div>
      <blockquote><strong>Le post à l'origine de cet édito</strong> <br />  Brivael (<a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr"><em>@BrivaelFr</em></a>), <a class="link" href="https://x.com/BrivaelFr/status/2040817426070171812">post du 5 avril 2026</a>  sur X <br />   <br />  <strong>Sur les chiffres d'usage de X à travers le monde</strong> <br />  Statista, <a class="link" href="https://www.statista.com/statistics/242606/number-of-active-twitter-users-in-selected-countries/"><em>Leading countries based on number of X users as of February 2025</em></a>  (données We Are Social / DataReportal / Meltwater) <br />   <br />  Backlinko, <a class="link" href="https://backlinko.com/twitter-users"><em>X (Twitter) Statistics: How Many People Use X?</em></a>  <br />  <strong>Sur le débat autour de la catégorisation de X comme news app</strong> <br />  TechCrunch, <a class="link" href="https://techcrunch.com/2016/04/28/twitter-aims-to-boost-its-visibility-by-switching-from-social-networking-to-news-on-the-app-store/"><em>Twitter aims to boost its visibility by switching from 'Social Networking' to 'News' on the App Store</em></a>  (avril 2016) <br />   <br />  Social Media Today, <a class="link" href="https://www.socialmediatoday.com/news/x-formerly-twitter-continues-amplify-misleading-app-store-performance-data/749619/"><em>X Continues To Highlight Misleading Claims About Its Popularity</em></a>  (juin 2025) <br />  <strong>Sur le veto polonais et le DSA</strong> <br />   <br />  Euractiv, <a class="link" href="https://euractiv.fr/news/le-president-polonais-bloque-la-transposition-du-dsa-et-met-en-garde-contre-un-ministere-de-la-verite/"><em>Le président polonais bloque la transposition du DSA et met en garde contre un « ministère de la Vérité »</em></a>  (janvier 2026) <br />   <br />  Le Club des Juristes, <a class="link" href="https://www.leclubdesjuristes.com/societe/numerique/le-digital-services-act-a-lepreuve-des-critiques-americaines-11914/"><em>Le Digital Services Act à l'épreuve des critiques américaines</em></a>  <br />   <br />  Le JDD, <a class="link" href="https://www.lejdd.fr/Societe/digital-services-act-un-texte-europeen-au-service-de-la-censure-166012"><em>Digital Services Act : un texte européen au service de la censure ?</em></a>  (janvier 2026) <br />   <br />  <strong>Sur la construction d'un écosystème médiatique par la Silicon Valley</strong> <br />  RTBF, <a class="link" href="https://www.rtbf.be/article/face-aux-medias-classiques-juges-trop-sceptiques-la-silicon-valley-batit-sa-propre-bulle-11705512"><em>Face aux médias classiques jugés trop sceptiques, la Silicon Valley bâtit sa propre bulle</em></a>  <br />   <br />  <strong>Pour une analyse de fond</strong> <br />  Christophe Deschamps, <a class="link" href="https://outilsfroids.net/ebook-informer-en-2025"><em>Informer en 2025 : vers un nouvel ordre médiatique ?</em></a>, ebook téléchargeable gratuitement.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div class="photo shadow left"><i><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">Christophe Deschamps</a>,&nbsp;</i>Intelligence Économique Ph.D ,&nbsp;<i>est chercheur et docteur en sciences de l'information et de la communication au CEREGE (Université de Poitiers). Consultant-formateur spécialisé dans la veille stratégique, il explore depuis plus de vingt ans les liens entre technologies, usages et circulation de l'information, tant dans leurs dimensions personnelles que professionnelles.</i> <br />  <i>Depuis 2004, il anime le blog <a class="link" href="http://outilsfroids.net" target="_blank">outilsfroids.net</a>, espace d'observation et d'expérimentation autour des technologies de l'information. Il y teste et documente des outils de veille, d'OSINT et de gestion des connaissances, en cherchant à comprendre comment leurs usages transforment nos pratiques quotidiennes. Par cette approche pragmatique et réflexive il souhaite éclairer la manière dont les innovations, depuis le web 2.0 jusqu'aux IA génératives, modifient en profondeur nos façons d'apprendre, de collaborer et de produire du sens.</i>Publications :</div>  </blockquote>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="access firstletter">  <blockquote>- <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/bo%C3%AEte-%C3%A0-outils-lintelligence-%C3%A9conomique/dp/2100551124/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">La boîte à outils de l'intelligence économique</a>. Dunod. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/Organisez-vos-donn%C3%A9es-personnelles-Lessentiel/dp/2212548427/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Organisez vos données personnelles. L'essentiel du Personal Knowledge Management</a>. Eyrolles. 2011 <br />  - <a class="liens" href="https://www.amazon.fr/nouveau-management-linformation-connaissances-lentreprise/dp/2916571299/ref=as_li_tf_mfw?&amp;linkCode=wey&amp;tag=outilsfroids-21" target="_blank">Le nouveau management de l'information</a>. FYP. 2009 <br />   <br />  Auteur sur Linkedin :&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/" target="_blank">https://www.linkedin.com/in/chdeschamps/</a>  <br />  <strong style="white-space: normal;">Thèse : "La phase d’analyse dans le cycle de la veille stratégique : conditions d’une mise en œuvre pertinente dans le cadre d’organisations françaises</strong> " <a class="link" href="https://theses.fr/s222029">&nbsp;Lien Thèses.fr</a> </blockquote>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
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       <br />  #X #médias #libertédexpression #désinformation #intelligenceartificielle #vérificationdesfaits #notesdecommunauté #géopolitiquedelinformation #réseauxsociaux #transformationmédiatique #ChristopheDeschamps
     </div>
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   <link>https://www.veillemag.com/X-premier-media-de-l-Espece-Tribune-libre-par-Christophe-Deschamps_a7355.html</link>
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