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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-16T07:57:01+02:00</dc:date>
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   <title>Focus Cybersécurité. Mai 2026. Cyberpuissance, intelligence artificielle et infrastructures critiques : les grandes lignes de fracture cyber. Par Yannick Pech</title>
   <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 17:22:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Cybersécurité]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le mois de mai 2026 confirme une évolution de fond observée depuis plusieurs années : la cybersécurité ne peut plus être appréhendée comme une simple problématique technique. Elle s'inscrit désormais pleinement dans les rapports de force politiques, économiques et technologiques qui structurent l'environnement international. Derrière la multiplication des vulnérabilités critiques, des attaques par rançongiciel ou des fuites de données, émergent des enjeux plus profonds liés à la maîtrise des capacités numériques, la protection des infrastructures critiques et la souveraineté technologique. Le cas Mythos, le nouveau modèle d'IA d’Anthropic, la montée des tensions cyber entre États, les alertes visant les infrastructures critiques américaines et la pression persistante exercée sur les collectivités territoriales européennes sont autant d'événements qui consacrent résolument le cyberespace comme champ d’expression de la puissance.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96804385-67477932.jpg?v=1780327259" alt="Focus Cybersécurité. Mai 2026. Cyberpuissance, intelligence artificielle et infrastructures critiques : les grandes lignes de fracture cyber. Par Yannick Pech" title="Focus Cybersécurité. Mai 2026. Cyberpuissance, intelligence artificielle et infrastructures critiques : les grandes lignes de fracture cyber. Par Yannick Pech" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mythos ou l'émergence d'un protectionnisme technologique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>L'une des actualités les plus significatives du mois concerne le modèle <strong>Mythos</strong>, développé par Anthropic et présenté comme une avancée majeure dans l'identification automatisée des vulnérabilités informatiques. <br />   <br />  Au-delà des performances revendiquées par l'entreprise, c'est surtout la politique d'accès retenue — sous contrainte du gouvernement US — qui a suscité de nombreuses réactions. En limitant l'utilisation du modèle à un cercle restreint d'acteurs américains, <strong>Anthropic a ouvert un débat inédit sur le contrôle souverain des capacités d'intelligence artificielle appliquées à la cybersécurité</strong>, en s’inscrivant <em>de facto</em> dans le cadre export des armes conventionnelles et des technologies militaires/duales (<a class="link" href="https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/ministere-armees/Prospectez%20le%20march%C3%A9%20de%20d%C3%A9fense%20am%C3%A9ricain%20en%20appliquant%20les%20r%C3%A9glementations%20en%20mati%C3%A8re%20de%20contr%C3%B4le%20des%20exportations%20%28ITAR%20et%20EAR%29.pdf"><strong>lois ITAR et EAR</strong> américaines</a>). <br />   <br />  Cette décision révèle une évolution majeure : les outils IA avancés ne sont plus uniquement considérés comme des innovations commerciales mais comme des <strong>actifs stratégiques susceptibles d'influencer les équilibres de puissance</strong> entre États et entre blocs économiques. <br />   <br />  Pour les acteurs européens, l'enjeu dépasse largement la seule question de l'accès à une technologie. Il <strong>interroge la capacité du Vieux continent à conserver une autonomie stratégique </strong>dans un environnement où les capacités de détection, d'analyse et d'anticipation des menaces deviennent des ressources critiques. <br />   <br />  L'affaire Mythos marque ainsi l'apparition d'une<strong> nouvelle forme de dépendance numérique</strong>, dans laquelle l'accès aux outils de cybersécurité les plus performants pourrait progressivement devenir un facteur déterminant de souveraineté. Ce qui ne manque pas de rappeler le <strong>cas Palantir</strong> et son emprise sur des acteurs étatiques et privés européens.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le cyberespace, prolongement des confrontations géopolitiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Le mois de mai a également illustré la <strong>place croissante du cyber dans les rapports de puissance </strong>internationaux. <br />   <br />  L'intrusion attribuée à des acteurs liés au <strong>ministère iranien du Renseignement</strong> (VAJA/VEVAK) contre <strong>l'autorité des transports de Los Angeles</strong> constitue à cet égard un signal fort. S'inscrivant dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, l’opération confirme que <strong>les infrastructures civiles demeurent des cibles privilégiées des stratégies de guerre hybride</strong>. <br />   <br />  Cette évolution s'observe également à travers les mesures de protection déployées par les autorités américaines à l'approche de la <strong>Coupe du Monde</strong> 2026. Les <strong>alertes répétées visant les automates industriels utilisés dans les secteurs de l'eau et de l'énergie</strong> traduisent la crainte de voir des acteurs étatiques ou criminels exploiter l'événement pour <strong>mener des actions de déstabilisation à forte portée symbolique</strong>. <br />   <br />  De fait, le cyberespace apparaît toujours plus comme un champ de confrontation complémentaire aux domaines terrestre, maritime, aérien, spatial ou encore informationnel, de sucroît transerval. Les infrastructures critiques deviennent des cibles stratégiques dont la compromission vise autant la <strong>perturbation économique</strong> que le <strong>sapage psychologique</strong> des populations.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vulnérabilités critiques : une course permanente entre défenseurs et attaquants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>On note actuellement l'accélération du cycle de vie des vulnérabilités. <br />   <br />  Plusieurs incidents ont démontré que le délai séparant la divulgation d'une faille de son exploitation active continue de se réduire. Les campagnes automatisées de détection permettent désormais aux attaquants d'identifier et de cibler les systèmes vulnérables dans des délais extrêmement courts. <br />   <br />  Parmi les événements marquants figurent la divulgation de <strong>l'exploit </strong><strong>YellowKey</strong>, permettant de contourner certaines protections <strong>BitLocker sur Windows 11</strong>, la publication d'exploits <strong>visant PostgreSQL</strong> ainsi que la révélation d'une <strong>vulnérabilité ancienne affectant le noyau Linux</strong>. <br />   <br />  Ces découvertes rappellent que des composants considérés comme robustes peuvent continuer à receler des faiblesses exploitables pendant de nombreuses années. <br />   <br />  <strong>Le concours Pwn2Own </strong>2026 <strong>de Berlin</strong> a lui-même illustré cette réalité avec la découverte de <strong>quarante-sept vulnérabilités inédites</strong> affectant navigateurs web, systèmes d'exploitation et solutions de virtualisation. Malgré les progrès réalisés en matière de sécurisation logicielle, <strong>la surface d'attaque continue de croître</strong> au rythme de la <strong>complexification des systèmes</strong> numériques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Focus | les tensions entre éditeurs et bug bounters autour de la divulgation des failles de sécurité</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div><strong>L'affaire Nightmare-Eclipse</strong> a constitué l'un des épisodes les plus commentés du mois dans la communauté cyber. À l'origine du différend, la <strong>divulgation publique de plusieurs vulnérabilités <em>zero-day</em> affectant Windows</strong>, dont certaines déjà exploitées activement&nbsp;avec, parmi elles, la précitée YellowKey. <br />   <br />  <strong>Microsoft a vivement réagi en dénonçant une divulgation jugée irresponsable </strong>et en engageant des démarches visant à limiter la diffusion des preuves de concept (PoC) publiées. <br />   <br />  Au-delà de la controverse technique, cette affaire révèle une <strong>problématique plus profonde : celle du contrôle de la vulnérabilité comme levier et ressource stratégiques.</strong> Dans un contexte où les délais d'exploitation des failles se réduisent continuellement, la capacité à révéler, qualifier ou au contraire restreindre la circulation de l'information relative aux vulnérabilités devient un enjeu de pouvoir. Cette séquence illustre ainsi les <strong>tensions croissantes entre éditeurs, chercheurs et plateformes numériques autour de la gouvernance de la sécurité</strong> informatique, à mesure que <strong>les failles deviennent elles-mêmes des actifs stratégiques.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'intelligence artificielle : accélérateur de défense... et de menace</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>L'actualité mensuelle met également en lumière les effets ambivalents de l'IA dans le domaine de la cybersécurité. D'un côté, les nouveaux modèles permettent d'automatiser la détection de vulnérabilités, l'analyse de code ou encore l'identification de comportements anormaux&nbsp;; de l'autre, ils favorisent la production massive de contenus, de rapports ou de scripts dont la qualité reste parfois difficile à évaluer. <br />   <br />  Les alertes formulées par plusieurs responsables du développement du noyau Linux illustrent cette problématique. <strong>La multiplication de rapports de sécurité générés automatiquement par des systèmes d'IA tend à saturer les mécanismes traditionnels de traitement des vulnérabilités</strong> et à compliquer le travail des équipes chargées de distinguer les menaces réelles des <strong>faux positifs</strong>. <br />   <br />  Cette situation révèle un <strong>paradoxe </strong>: les technologies conçues pour renforcer la cybersécurité peuvent également contribuer à mutiplier et diluer l’activité de traitement et d’analyse, et ainsi <strong>encombrer la charge cognitive des défenseurs</strong>.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Collectivités territoriales : le maillon faible de la cybersécurité française</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Le mois de mai a également été marqué par plusieurs attaques visant des collectivités territoriales françaises et européennes. <br />   <br />  L'incident ayant affecté la <strong>commune d'Eyguières</strong>, revendiqué par le groupe <strong>Qilin</strong>, illustre les <strong>difficultés persistantes rencontrées par les administrations locales </strong>face à la professionnalisation des groupes cybercriminels. <br />   <br />  Comme de nombreuses collectivités, <strong>les communes concentrent aujourd'hui des volumes importants de données</strong> administratives, financières et personnelles tout <strong>en disposant de</strong> <strong>moyens humains et budgétaires souvent limités </strong>pour assurer leur protection. Cette situation crée un <strong>déséquilibre croissant entre la sophistication des attaquants et les capacités de défense </strong>des structures locales. <br />   <br />  Les incidents recensés en France, au Portugal, en Allemagne ou au Brésil démontrent que les collectivités constituent une cible privilégiée des <em>ransomgangs</em>. Leur <strong>dépendance aux services numériques et leur faible tolérance à l'interruption de service</strong> en font des <strong>cibles particulièrement vulnérables</strong>. Leur résilience passera en premier lieu par l’élaboration de <strong>PCA/PRA</strong> (plans de continuité/reprise d’activité) dédiés.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fuites de données et économie souterraine : le chaos informationnel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>C’est l’arroseur arrosé. Voilà un événement inhabituel : la compromission d’un <em>ransomgang</em>, <strong>The Gentlemen</strong>, l'un des opérateurs les plus actifs et responsable d'environ&nbsp;<strong>10 % de toutes les attaques</strong>&nbsp;<strong>de rançongiciels</strong> cette année, dont les propres données internes ont donc été piratées et exposées. Cela rappelle, l’attaque — plus légère — qu’avait subie LockBit il y a précisément un an (défacement et extraction de mots de passe administrateurs). <br />   <br />  La fuite a révélé des informations relatives à ses affiliés, ses infrastructures (<strong>8 200 lignes de conversations</strong>&nbsp;montrant les <strong>opérations du groupe</strong>, la <strong>gestion de l'infrastructure et les techniques d'intrusion</strong>) et à certaines de ses victimes (secteurs de la santé, industrie, assurances, infrastructures étatiques, et entreprises ayant signé des accords de confidentialité (NDA) avec des géants comme&nbsp;<strong>Sony</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Barclays</strong>). Elle illustre le niveau de structuration atteint par les organisations criminelles, mais également leur propre vulnérabilité. On sait notamment que le groupe utilise un <em>malware </em>écrit en&nbsp;<strong>langage </strong><strong>Go</strong>&nbsp;capable de&nbsp;<strong>propagation automatique</strong>&nbsp;— de type ver informatique — à travers le réseau sans intervention humaine, pour chiffrer les données des cibles. <br />   <br />  Bien qu’on manque de détails sur l'intrusion, les données suggèrent que le groupe a été <strong>compromis via des</strong>&nbsp;<strong>identifiants volés</strong>&nbsp;<strong>sur des équipements réseau</strong> (comme Fortinet) ou à travers <strong>une faille dans leur infrastructure interne</strong>. Un utilisateur sur le forum&nbsp;<em>Breached</em>&nbsp;a initialement proposé de vendre les données complètes pour 10 000$ avant de les exposer gratuitement. <br />   <br />  Une fois n’est pas coutume&nbsp;: cette fuite fait <strong>le bonheur cette fois des</strong> <strong>analystes CTI</strong> (<em>Cyber Threat Intelligence</em>), révélant les <strong>TTPs </strong>(tactiques, techniques et procédés)&nbsp;: <strong>tactiques </strong>du groupe, <strong>outils </strong>(comme l'utilisation de dépôts GitHub ouverts) et <strong>méthodes </strong>d'évitement de la détection. <br />   <br />  Dans une perspective plus globale, la <strong>prolifération des données compromises</strong> contribue à l'émergence d'un <strong>véritable chaos informationnel </strong>dans lequel <strong>la donnée devient simultanément une ressource économique, un outil de pression et un vecteur d'influence</strong>.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les tendances de fond : dépendances et résilience</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Au-delà des événements ponctuels, plusieurs tendances structurantes se dégagent en cette fin de printemps. La première concerne la<strong> vulnérabilité persistante de la chaîne logistique logicielle</strong>. Les incidents observés tout au long du mois montrent que les fournisseurs de logiciels, les bibliothèques <em>open source</em> et les prestataires techniques demeurent des cibles privilégiées. <br />   <br />  La seconde touche à la <strong>raréfaction des compétences capables de maintenir certains systèmes historiques</strong>. Les <strong>difficultés croissantes à recruter des experts maîtrisant les environnements <em>legacy</em></strong> (systèmes hérités), notamment <strong>dans les secteurs publics et financiers</strong>, créent des fragilités durables. À mesure que ces compétences disparaissent, la capacité à sécuriser certains systèmes critiques se réduit. <br />   <br />  Enfin, les débats autour des <strong><em>deepfakes </em></strong>dans le milieu scolaire soulignent <strong>l'émergence de nouveaux risques sociétaux liés à l'IA</strong>. Les outils de manipulation numérique deviennent accessibles à un public toujours plus large alors même que les <strong>cadres réglementaires peinent à suivre le rythme de l'innovation</strong>. <br />   <br />  Comme l’a dit le sociobiologiste Edward O. Wilson, «&nbsp;<strong><em>nous avons des émotions paléolithiques, des institutions médiévales et une technologie digne des dieux</em></strong>.&nbsp;»</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin | Maturité cyber de l’UE : des raisons d’espérer ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La dernière édition du rapport NIS360 de l'Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) révèle une <strong>amélioration notable de la maturité cyber des secteurs critiques de l'UE</strong>, tandis que leur niveau de criticité reste globalement stable. Ce rapport sert d'outil d'évaluation annuel pour les autorités nationales et les décideurs dans le cadre de la directive NIS2. <br />   <br />  <strong>Évolution de la criticité</strong>&nbsp;<strong>:</strong> la criticité est évaluée selon la pertinence systémique, l'exposition aux risques et l'impact d'une éventuelle perturbation. Les secteurs suivants restent les plus critiques :</div>    <div style="margin-left:17.45pt;">  <ul>  	<li class="list">Banque, électricité, aéronautique, spatial et infrastructures numériques (télécommunications, cloud, centres de données)&nbsp;;</li>  	<li class="list">Nouveautés :&nbsp;le <strong>secteur spatial</strong> rejoint ce groupe de haut niveau, reflétant son rôle croissant dans la société et les dépendances accrues. Le <strong>secteur ferroviaire</strong> voit également sa criticité augmenter en raison de son important rôle dans la logistique militaire et de son exposition croissante aux cybermenaces.</li>  </ul>  </div>    <div><strong>Progrès en matière de maturité</strong>&nbsp;<strong>:</strong> la maturité mesure l'efficacité et la constance avec laquelle les secteurs gèrent les risques et leurs capacités de cybersécurité. On observe une tendance à la hausse grâce à :</div>    <div style="margin-left:17.45pt;">  <ul>  	<li class="list">Un meilleur partage d'informations et une collaboration renforcée.</li>  	<li class="list">Une mise en œuvre améliorée des mesures de gestion des risques.</li>  	<li class="list">L'influence de la législation sur la cybersécurité qui stimule les investissements.</li>  </ul>  </div>    <div><strong>Secteurs en progression</strong>&nbsp;: trois secteurs sont passés dans la <strong>catégorie "haute maturité"</strong> :</div>    <div style="margin-left:21.3pt;">  <ol>  	<li class="list">Services de confiance&nbsp;;</li>  	<li class="list">Aéronautique&nbsp;;</li>  	<li class="list">Infrastructures de marchés financiers (IMF).</li>  </ol>  </div>    <div>Quatre autres secteurs ont consolidé leur position dans la <strong>catégorie "maturité modérée"</strong> : gaz, infrastructures routières, maritime et santé. <br />   <br />  <strong>Méthodologie</strong>&nbsp;: l'évaluation adopte une approche globale incluant <strong>quatre dimensions-clés</strong> : la législation et son efficacité, la préparation des entreprises, la capacité institutionnelle des autorités et l'efficacité des écosystèmes sectoriels. <br />   <br />  Au bilan, bien que les menaces et les dépendances évoluent (augmentant la criticité de certains secteurs comme le spatial et le ferroviaire), <strong>la réponse collective des acteurs européens en termes de préparation et de conformité s'améliore progressivement</strong>.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Perspectives</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Le mois de mai 2026 confirme que la cybersécurité ne se limite pas à la protection des systèmes d'information. Elle s'inscrit désormais au <strong>croisement de la souveraineté technologique</strong>, de la <strong>résilience des infrastructures</strong> critiques, de la <strong>compétition internationale</strong> et de l'<strong>intelligence artificielle</strong>. <br />   <br />  L'affaire Mythos illustre les nouveaux <strong>rapports de force fondés sur la maîtrise des capacités numériques les plus avancées</strong>. Dans le même temps, les attaques contre les collectivités territoriales, les infrastructures critiques et les chaînes logicielles rappellent que <strong>les vulnérabilités structurelles demeurent nombreuses.</strong> <br />   <br />  La question centrale est celle de la <strong>capacité des États, des entreprises et des territoires à conserver leur autonomie </strong>dans un environnement numérique devenu un espace de puissance à part entière. <br />   <br />  Gageons que les progrès mentionnés dans le rapport de l’ENISA soient un oiseau de bon augure.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Résumé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div style="margin-left:17.45pt;">  <ol>  	<li class="list"><strong>Anthropic Mythos</strong> ouvre un débat inédit sur l'accès aux capacités d'IA cyber les plus avancées et sur la souveraineté numérique européenne. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Les tensions géopolitiques</strong> confirment l'intégration du cyber dans les stratégies de guerre hybride et de confrontation interétatiques. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Les vulnérabilités critiques</strong> continuent d'être exploitées dans des délais toujours plus courts. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Le cas Nightmare-Eclipse</strong> est emblématique des tensions croissantes entre chercheurs et éditeurs autour du contrôle des vulnérabilités, désormais considérées comme des actifs stratégiques dans la gouvernance cyber. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>L’IA induit un paradoxe défensif :</strong> si elle accélère la détection des menaces, elle sature aussi les équipes de faux positifs, transformant un outil de protection en source de bruit informationnel. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Les collectivités territoriales</strong>, cibles privilégiées des rançongiciels et dépositaires de données sensibles, subissent un déséquilibre croissant entre la sophistication des attaques et leurs moyens de défense limités. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>La compromission du groupe criminel "The Gentlemen"</strong> inverse la logique habituelle : la fuite de ses données internes l’expose, offrant aux analystes de renseignement cyber une vue inédite sur les techniques, tactiques et procédés d’un <em>ransomgang</em> de première classe. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Trois tendances lourdes</strong> en cette fin de printemps : la vulnérabilité chronique de la chaîne logicielle, la pénurie de compétences pour sécuriser les systèmes historiques, et les risques sociétaux croissants liés aux <em>deepfakes</em>. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Le rapport NIS360 de l'ENISA</strong> montre une amélioration de la maturité cyber des secteurs critiques de l'UE, portée par la législation et la collaboration, malgré une criticité stable ou croissante pour le spatial et le ferroviaire. Cette progression témoigne d'une meilleure préparation collective face à des menaces et dépendances en constante évolution.</li>  </ol>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources principales</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="margin-left:17.45pt;">  <ul>  	<li class="list"><a class="link" href="https://veillecyber.fr/">VeilleCyber.fr (actualité mai 2026)</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.cert.ssi.gouv.fr/">CERT-FR</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://next.ink/233707/mythos-leurope-tenue-a-lecart-du-modele-ia-le-plus-ambitieux-du-moment/">Next.ink</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.euronews.com/next/2026/04/08/why-anthropics-most-powerful-ai-model-mythos-preview-is-too-dangerous-for-public-release">Euronews</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.techradar.com/pro/security/eu-to-talk-with-anthropic-over-access-to-mythos-ai-model">TechRadar Pro</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://agenceurope.eu/en/bulletin/article/13863/5/meps-warn-that-eu-rules-are-inadequate-to-deal-with-ai-models-such-as-mythos">Agence Europe</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.cisa.gov/news-events/cybersecurity-advisories/aa23-335a">CISA (infra)</a>  &nbsp;; <a class="link" href="https://www.cisa.gov/staying-secure-large-scale-events">CISA (WorldCup)</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.zerodayinitiative.com/blog">Pwn2Own Berlin 2026</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.notebookcheck.net/Microsoft-faces-security-community-backlash-over-Nightmare-Eclipse.1311160.0.html">Notebookcheck (MS faces security community)</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.computerweekly.com/news/366643646/Microsoft-hits-out-over-irresponsible-vulnerability-disclosure">Computer Weekly (MS hits out over irresponsible disclosure)</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.act.nato.int/">OTAN</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.ft.com/content/fe3a33e1-534a-4968-8af3-f768e68874f8">Financial Times</a> </li>  	<li class="list">Publications de sécurité <a class="link" href="https://lore.kernel.org/linux-security-module">Linux</a>  et <a class="link" href="https://www.postgresql.org/support/security">PostgreSQL</a>  (mai 2026)</li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.lemagit.fr/actualites/366643564/Cberhebdo-du-29-mai-2026">LeMagIT</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2026/05/22/la-mairie-du-village-cible-d-une-cyberattaque">LeDauphine</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://research.checkpoint.com/2026/thus-spoke-the-gentlemen/">Checkpoint Research</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://databreaches.net/2026/05/11/the-gentlemen-ransomware-group-becomes-a-victim/">Databreaches</a> </li>  	<li class="list"><a class="link" href="https://www.enisa.europa.eu/news/nis360-the-bigger-picture-on-maturity-and-criticality-of-nis-critical-sectors">ENISA |&nbsp;NIS360-2026 (European Network &amp; Information Security Agency)</a> </li>  </ul>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div class="photo shadow left"><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/91405943-64259111.jpg?v=1759155854&amp;ibox" title="Focus Cybersécurité septembre 2025. Entre menaces géopolitiques, IA malveillantes et polémiques autour du projet de loi « Chat Control » par Yannick Pech"><img alt="Focus Cybersécurité septembre 2025. Entre menaces géopolitiques, IA malveillantes et polémiques autour du projet de loi « Chat Control » par Yannick Pech" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91405943-64259111.jpg?v=1759155854" title="Focus Cybersécurité septembre 2025. Entre menaces géopolitiques, IA malveillantes et polémiques autour du projet de loi « Chat Control » par Yannick Pech" /></a></div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/yannickpech/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Yannick PECH</a>  est docteur en sciences de l’information-communication, spécialiste du renseignement et de la cybersécurité, détenteur d’une certification de <em>Pentester</em> junior (eJPT) et de la certification EBIOS <em>Risk Manager</em> de l’ANSSI. <br />  Chargé de cours en géopolitique, intelligence économique, sécurité numérique et OSINT dans le supérieur privé et public, chercheur associé au CEREGE de l’IAE de Poitiers, ancien veilleur-analyste à la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS), consultant-analyste au CRR-FR (OTAN-France) et réserviste opérationnel-spécialiste de l’armée de Terre, il est désormais officier de la Réserve citoyenne de cyberdéfense au sein de la gendarmerie d’Occitanie.</blockquote>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Télécharger la Newsletter</b></div>
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     <div>
       <br />  <span>#CyberResilience </span><span>#DigitalSovereignty </span><span>#AIThreatLandscape </span><span>#SoftwareSupplyChain </span><span>#LegacySystemsRisk </span><span>#DeepfakeRisks </span><span>#CriticalInfrastructureSecurity </span><span>#CyberMaturity </span><span>#EUCyberStrategy </span><span>#HybridWarfareDynamics</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96804385-67477932.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Focus-Cybersecurite-Mai-2026-Cyberpuissance-intelligence-artificielle-et-infrastructures-critiques-les-grandes-lignes_a7683.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-95738078</guid>
   <title>8 avril. Table ronde : Infrastructures informationnelles – IA résilientes et souveraines. gf2i</title>
   <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 10:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Agenda]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment construire des infrastructures informationnelles fiables, sécurisées et souveraines à l'ère de l'IA ? Construire des infrastructures informationnelles fiables exige des données maîtrisées, des architectures sécurisées, une gouvernance souveraine et transparente, ainsi qu’un contrôle humain renforcé pour garantir intégrité, résilience et indépendance à l’ère de l’IA. Réponses.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95738078-66869565.jpg?v=1774946289" alt="8 avril. Table ronde : Infrastructures informationnelles – IA résilientes et souveraines. gf2i" title="8 avril. Table ronde : Infrastructures informationnelles – IA résilientes et souveraines. gf2i" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong>Le 8 avril 2026 – 15h30 à 16h15</strong> <strong> Salle Rousseau – Salon I-Expo, Porte de Versailles <br />  Réservez votre place dès maintenant:</strong> <a class="link" href="https://www.documation.fr/info_societe/494/GF2I.html" target="_blank">https://www.documation.fr/info_societe/494/GF2I.html</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi y assister ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>  <div id="F7dccAJFBzdN5GQu6pKbp-content-0"><span style="white-space: pre-wrap;">Comprendre les défis de la souveraineté numérique devient essentiel dans un contexte où les données, les infrastructures et les technologies sont au cœur des rapports de force mondiaux. Il s’agit d’apprendre à protéger ses actifs informationnels face aux risques géopolitiques, aux dépendances technologiques et aux menaces croissantes qui pèsent sur la maîtrise de l’information.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Explorer des solutions d’IA résilientes permet ensuite d’identifier les approches, outils et bonnes pratiques capables de soutenir des systèmes d’information robustes, sécurisés et adaptés aux besoins réels des organisations. Cela implique de penser l’architecture, la gouvernance et l’usage de l’IA avec exigence et lucidité.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Anticiper les mutations rapides du secteur est tout aussi important. Les retours d’expérience d’acteurs reconnus offrent des repères concrets pour rester à la pointe de l’innovation et comprendre les transformations à venir.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Enfin, échanger avec des experts et participer à la construction collective d’un numérique de confiance, plus souverain et plus durable.</span></div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Intervenants</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <ul>  	<li class="list">@<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/garniera/" target="_blank">Alain GARNIER (</a>  @Jamespot) : Spécialiste des plateformes collaboratives sécurisées et de la souveraineté numérique.</li>  	<li class="list">@<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/huot-charles/" target="_blank">Charles HUOT</a>  (@Eclairion - @Cap Digital) : Acteur clé de l'innovation en IA et en gestion des données critiques.</li>  	<li class="list">@<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/avrin/" target="_blank">Anne-Perrine AVRIN</a>  (@Thales – <a class="link" href="http://SENS.io" target="_blank">SENS.io</a>) : Experte en cybersécurité et en infrastructures résilientes pour les environnements sensibles.</li>  	<li class="list">@<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/olivier-wong-hee-kam-93344541/" target="_blank">Olivier WONG-HEE-KAM</a>  (@Université Rennes) : Chercheur en IA et en systèmes d'information, garant de l'excellence académique et de l'innovation<strong>.</strong></li>  </ul>  Modérateur :    <ul>  	<li class="list">Philippe MASSERON (gf2i) : Directeur général du gf2i</li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95738078-66869565.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/8-avril-Table-ronde-Infrastructures-informationnelles-IA-resilientes-et-souveraines-gf2i_a7304.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-94104663</guid>
   <title>Vers l'autonomie technologique : le renouveau de la souveraineté numérique française</title>
   <pubDate>Wed, 04 Feb 2026 22:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Gouvernance]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Bercy, la France a officiellement basculé dans une nouvelle phase de son ambition numérique. En réunissant les acteurs clés de l’écosystème pour les premières Rencontres de la souveraineté numérique, le gouvernement a posé les bases d’une doctrine opérationnelle où la technologie n’est plus un horizon théorique, mais un instrument stratégique destiné à garantir l’autonomie de décision du pays.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94104663-65647576.jpg?v=1770242043" alt="Vers l'autonomie technologique : le renouveau de la souveraineté numérique française" title="Vers l'autonomie technologique : le renouveau de la souveraineté numérique française" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un tournant stratégique à Paris : le sommet du 26 janvier 2026</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le 3 Février 2026 marque l'entrée de la France dans une ère d'opérationnalité numérique. Réunies à Bercy sous l'égide d'<b>Anne Le Hénanff</b>, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique,<a class="link" href="https://www.economie.gouv.fr/actualites/direct-video-rencontres-de-la-souverainete-numerique#" target="_blank"> les premières Rencontres de la souveraineté numérique</a>  ont acté une rupture définitive avec l'incantation politique pour privilégier l'ingénierie stratégique. Pour les décideurs, cet événement n'est pas une simple conférence institutionnelle, mais le point de bascule vers une doctrine où la technologie redevient un levier de puissance. <br />  &nbsp; <br />  La souveraineté numérique est ici définie comme une « boussole » : elle ne se limite pas à la protection des données, elle conditionne la capacité de décision autonome de l'État et des entreprises. Dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, elle est le socle sur lequel repose la pérennité de notre modèle économique. <br />  &nbsp; <br />  « Les objectifs fondamentaux de cette mobilisation sont clairs : poser un diagnostic lucide sur nos dépendances, présenter des outils concrets de mesure et de pilotage, et enfin, gagner en résilience pour garantir notre autonomie stratégique. » <br />  Cette volonté politique répond à un constat de vulnérabilité systémique où la dépendance technologique n'est plus seulement un risque technique, mais une menace directe sur la liberté d'action nationale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>le coût de la dépendance : un impératif de reconquête économique</b></div>
     <div>
      Le constat dressé par le <b>Cigref</b> est sans appel : la dépendance européenne aux technologies extra-européennes représente un coût de 265 milliards d'euros. Au-delà des chiffres, c'est la mutation du modèle économique qui inquiète les experts en intelligence économique. Le passage de « l'achat ferme » de licences au modèle de « location » généralisée (SaaS/Cloud) a créé un piège structurel. Les entreprises ne sont plus propriétaires de leurs outils ; elles sont des locataires précaires de leur propre infrastructure logicielle. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L'absence de souveraineté expose nos champions à des risques critiques :</strong>  <ul>  	<li class="list"><b>Vulnérabilités juridiques majeures :</b> l'application des lois extraterritoriales (Cloud Act, FCPA) permet à des puissances étrangères d'accéder à des données sensibles dès lors qu'un outil est opéré par une « U.S. person ».</li>  	<li class="list"><b>Ruptures d'approvisionnement :</b> comme l'a montré la crise des semi-conducteurs, une décision unilatérale d'une nation tierce peut paralyser des filières entières, de l'automobile à la défense.</li>  	<li class="list"><b>Perte de contrôle stratégique :</b> l'incapacité à fixer ses propres standards technologiques et éthiques réduit l'Europe à un rôle de simple consommateur de normes édictées ailleurs.</li>  </ul>  La dépendance se cristallise sur quatre strates : les infrastructures (câbles, réseaux), le cloud (stockage et calcul), les couches logicielles (OS) et les applications métiers (IA, ERP). Pour l'expert, la reconquête passe par une stratégie de "Make or Buy" rigoureuse, où le choix de la solution souveraine devient le critère de conformité prioritaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>l'observatoire de la souveraineté numérique : cartographier pour mieux décider</b></div>
     <div>
      Pour transformer une vulnérabilité invisible en donnée actionnable, l'État a déployé l'<b>Observatoire de la souveraineté numérique</b>. Cet outil de pilotage macroéconomique a pour mission de mesurer précisément le degré de dépendance de chaque secteur vital de l'économie. Il ne s'agit plus de constater, mais de justifier des investissements ciblés et des mesures de protection, comme l'exigence du standard <b>SecNumCloud</b> au niveau européen. <br />  &nbsp; <br />  Le pilotage de ces travaux est assuré par une coalition d'entités régaliennes et techniques : la <b>Direction générale des entreprises (DGE)</b>, la <b>DINUM (Direction interministérielle du numérique)</b>, ainsi que le <b>Haut-Commissariat à la stratégie et au plan</b>. En lien avec le <b>Baromètre de Souveraineté Numérique (BSN)</b>, l'Observatoire permet d'identifier les « trous dans la raquette » technologique pour orienter la commande publique vers des alternatives françaises et européennes. Si l'État doit être exemplaire par ses choix micro-opérationnels, il lui fallait un radar capable d'éclairer la trajectoire des entreprises privées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>l'indice de résilience numérique (irn) : un radar de pilotage pour les dirigeants</b></div>
     <div>
      L'<b>Indice de Résilience Numérique (IRN)</b> comble ce besoin de visibilité opérationnelle. Initié par <b>David Djaïz</b>, <b>Yann Lechelle</b> et le think tank <b>Digital New Deal</b>, l'<a class="link" href="https://www.veillemag.com/L-Ouvertarisme-Comment-l-ouverture-devient-l-arme-strategique-de-la-souverainete-numerique-europeenne_a6902.html" target="_blank">IRN</a>  est un « commun stratégique » mis à disposition des organisations européennes. Il permet d'évaluer la solidité d'une structure face aux chocs numériques par une approche hybride, croisant données quantitatives et culture managériale.&nbsp; <br />  &nbsp;  <table border="1" style="border-collapse: collapse; width: 100%;">  	<tbody>  		<tr>  			<td>Axes d'évaluation</td>  			<td>Critères de mesure</td>  		</tr>  		<tr>  			<td><b>Critères Quantitatifs (SI)</b></td>  			<td>Dépenses matérielles et logicielles par origine (Nationale/UE/Extra-UE) ; Géolocalisation des données critiques ; <b>Degré "d'Openness"</b> (Open Source, Open Data, standards ouverts).</td>  		</tr>  		<tr>  			<td><b>Critères Qualitatifs (Culture)</b></td>  			<td>Appropriation managériale des risques ; Préparation aux chocs (résilience face au crash numérique) ; Suivi réglementaire ; Autonomie des compétences humaines internes.</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  &nbsp; <br />  L'IRN ne se contente pas de mesurer une dépendance ; il évalue l'autonomie réelle des équipes à maintenir un système d'information en conditions opérationnelles sans aide extérieure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>une coalition de pionniers pour une souveraineté en action</b></div>
     <div>
      L'adoption de l'IRN par des acteurs tels que <b>RTE</b>, la <b>SNCF</b>, <b>Docaposte</b>, <b>Orange</b> ou la <b>Caisse des Dépôts</b> n'est pas une simple démarche de conformité. Pour ces Opérateurs d'Importance Vitale (OIV), la souveraineté technologique relève de la sécurité nationale. Si l'infrastructure numérique d'un gestionnaire de réseau électrique est compromise par une décision extraterritoriale, c'est tout l'équilibre du pays qui vacille. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Les dirigeants de cette coalition expriment une urgence partagée :</strong>  <ul>  	<li class="list"><b>Xavier Piechaczyk (RTE) :</b> « Notre résilience numérique est aussi critique que l’équilibre du réseau électrique. »</li>  	<li class="list"><b>Olivier Vallet (Docaposte) :</b> « L’IRN incarne l’intérêt général en faisant de la résilience numérique une priorité stratégique pour tous. »</li>  	<li class="list"><b>Fabrice Bakhouche (Ouest-France) :</b> « Sans souveraineté technologique, pas d’indépendance éditoriale. »</li>  </ul>  Le signal envoyé au marché est clair : la dépendance contractuelle et opérationnelle n'est plus une fatalité, mais un risque qu'il convient de mitiger activement pour préserver ses intérêts métiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. conclusion : vers un nouveau paradigme organisationnel</b></div>
     <div>
      <div _ngcontent-ng-c4022725587="" class="paragraph normal ng-star-inserted" data-start-index="6471"><span _ngcontent-ng-c4022725587="" class="ng-star-inserted" data-start-index="6471">L'analyse de ces deux initiatives révèle que le frein majeur n'est plus la technologie, mais l'inertie des structures. Comme le souligne l'analogie de </span><a class="link" href="https://www.veillemag.com/Souverainete-numerique-les-grands-groupes-francais-lancent-un-barometre-de-la-dependance-numerique_a6133.html" target="_blank"><b _ngcontent-ng-c4022725587="" class="ng-star-inserted" data-start-index="6622">David Djaïz</b></a>  <span _ngcontent-ng-c4022725587="" class="ng-star-inserted" data-start-index="6633">, l'arrivée de l'IA aujourd'hui rappelle celle des calculatrices en leur temps : la question n'est pas l'outil, mais la mutation de l'organisation pour l'intégrer sans perdre son sens critique ni son autonomie. <br />  &nbsp;</span></div>    <div _ngcontent-ng-c4022725587="" class="paragraph normal ng-star-inserted" data-start-index="6843"><span _ngcontent-ng-c4022725587="" class="ng-star-inserted" data-start-index="6843">Le refus du changement est la pire des stratégies. L'Observatoire et l'IRN sont les premières pierres d'une architecture de défense économique. Ils permettent de sortir de la stupeur pour entrer dans une gestion proactive des dépendances. À l'heure où l'IA redéfinit les rapports de force, intégrer ces outils de mesure est la condition </span><i _ngcontent-ng-c4022725587="" class="ng-star-inserted" data-start-index="7180">sine qua non</i><span _ngcontent-ng-c4022725587="" class="ng-star-inserted" data-start-index="7192"> d'un numérique citoyen, capable de protéger le destin technologique et démocratique de l'Europe.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94104663-65647576.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Vers-l-autonomie-technologique-le-renouveau-de-la-souverainete-numerique-francaise_a6994.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-93961040</guid>
   <title>L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. </title>
   <pubDate>Thu, 29 Jan 2026 11:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’édition de décembre 2025 a placé l’intelligence artificielle au centre des discussions, révélant une tension majeure pour les organisations : tirer parti de ses gains potentiels de productivité tout en maîtrisant les risques financiers et sociaux associés. Entre investissements massifs à rentabiliser, risques systémiques liés au financement des infrastructures et effets contrastés sur l’emploi, l’IA apparaît comme un levier stratégique dont l’impact reste à stabiliser d’ici les prochaines années.     <div>
      <blockquote>  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le <a class="link" href="https://www.futureofsoftwaretechnologies.com/" target="_blank">salon FOST (Future Of Software Technologies) </a>  réunit chaque année des professionnels du numérique — experts, décideurs et acteurs de l’innovation — autour des évolutions technologiques du secteur. L’événement permet d’observer les thématiques qui structurent les discussions au sein de la filière.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Organisé en lien avec une fédération d’une trentaine de conférences françaises, le salon a rassemblé cette année 8 000 visiteurs uniques sur trois jours. Cette fréquentation confirme la place prise par la France dans l’organisation de manifestations technologiques d’envergure en Europe, aux côtés d’autres rendez‑vous comme Vivatech.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les sujets abordés couvraient un large spectre, des API à la cybersécurité. L’intelligence artificielle a toutefois concentré l’essentiel des échanges, apparaissant comme le thème transversal mobilisé pour analyser les autres transformations du numérique.</span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Intelligence Artificielle : Le double défi de la productivité et du risque</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’intelligence artificielle, thème central de cette édition, a mis en lumière un enjeu clé pour les organisations : convertir son potentiel de productivité en résultats mesurables tout en limitant les risques financiers et sociaux qu’elle génère. Cette équation conditionne les stratégies d’investissement, alors que se profilent des dépenses d’infrastructure de grande ampleur.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>L’un des points de vigilance porte sur la capacité de l’IA à démontrer des gains de productivité d’ici 2026</strong>. Les projections d’investissements, estimées à plusieurs milliers de milliards de dollars d’ici 2030, ravivent le souvenir du <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_la_productivit%C3%A9" target="_blank">paradoxe de Solow</a>, où l’innovation technologique tardait à se traduire dans les statistiques économiques. La question est désormais de savoir si l’IA peut devenir un moteur d’efficacité plutôt qu’un centre de coûts.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Sur le plan financier, plusieurs intervenants ont évoqué le risque d’une « bulle IA » aux caractéristiques systémiques. </strong>L’économiste <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/axelle-arqui%C3%A9-0818a124/" target="_blank">Axelle Arquié</a>  souligne que la dynamique actuelle diffère de la bulle Internet de 2001 et se rapproche davantage des mécanismes observés lors de la crise de 2008, en raison du recours accru à l’endettement et à des montages complexes pour financer les infrastructures. Une éventuelle surcapacité concentrée entre quelques acteurs pourrait fragiliser l’ensemble du système.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>L’impact sur l’emploi a été analysé</strong> sous l’angle du <a class="link" href="https://arsindustrialis.org/vocabulaire-ars-industrialis/pharmakon" target="_blank">pharmakon</a>, entre destruction et création de postes. L’automatisation touche en priorité les tâches cognitives et les profils juniors, tandis que de nouveaux métiers émergent autour de l’IA. L’enjeu réside dans la capacité à compenser les suppressions d’emplois par des créations suffisamment rapides, et à organiser la redistribution de la valeur pour accompagner les transitions professionnelles.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Ces constats soulignent la nécessité d’une stratégie collective, notamment en Europe, pour encadrer les risques économiques et sociaux liés à l’IA et préserver une forme d’autonomie dans un secteur dominé par des acteurs extra‑européens.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Souveraineté et résilience numérique : les impératifs européens</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93961040-65576129.jpg?v=1769603999" alt="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " title="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " />
     </div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Les discussions autour de l’intelligence artificielle ont souligné l’ampleur des dépendances technologiques et financières qui structurent aujourd’hui le secteur, renforçant la dimension géopolitique des notions de souveraineté et de résilience numérique. Dans un contexte où les investissements massifs, souvent adossés à la dette, se concentrent entre quelques acteurs extra‑européens, la capacité de l’Europe à préserver son autonomie de décision devient un enjeu stratégique majeur.</span></strong> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les intervenants ont insisté sur la nécessité de clarifier les concepts pour bâtir une stratégie commune. La souveraineté a été définie comme la liberté de choisir ses technologies et ses partenaires, tandis que la résilience a été déclinée en trois volets : robustesse interne des infrastructures, maîtrise des dépendances vis‑à‑vis des fournisseurs et possibilité pour les clients de changer d’acteur sans verrouillage technologique.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://scalingo.com/fr/blog/secnumcloud-qualification-anssi-guide" target="_blank">La qualification SecNumCloud</a>  a été présentée comme un standard de sécurité et de protection juridique, sans pour autant constituer un label de souveraineté. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire l’exposition européenne aux législations extraterritoriales et aux chaînes d’approvisionnement non maîtrisées.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les experts ont également rappelé que la construction d’une offre cloud compétitive ne peut se concevoir qu’à l’échelle européenne. Or cette ambition se heurte à une fragmentation réglementaire qui oblige les fournisseurs à répéter leurs démarches de qualification dans chaque État membre, freinant l’émergence d’acteurs capables de rivaliser avec les géants internationaux.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce paysage marqué par des rapports de force mondiaux, les initiatives en cours visent à transformer ces principes — souveraineté, résilience, autonomie stratégique — en outils opérationnels pour renforcer la position de l’Europe dans la compétition technologique globale.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Initiatives Concrètes et Perspectives pour 2026</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div style="white-space: normal;">  <div id="rvoLBWuRg9zcvXdQqa2uh-content-0" style="white-space: normal;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au‑delà des débats stratégiques, le salon a mis en avant plusieurs initiatives concrètes qui esquissent le paysage numérique attendu d’ici 2026. Toutes visent à rendre opérationnels les principes de résilience et d’autonomie pour les entreprises comme pour les administrations.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’annonce de l<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_r%C3%A9silience_num%C3%A9rique" target="_blank">’Indice de Résilience Numérique (IRN)</a>  illustre cette volonté de passer de la théorie à l’action. Conçu comme un outil de pilotage, il doit permettre aux organisations de mesurer précisément leurs dépendances technologiques, niveau par niveau, afin d’éclairer leurs choix, diversifier leurs fournisseurs et renforcer leurs plans de continuité. L’objectif est d’offrir une alternative pragmatique à la notion souvent binaire de souveraineté, en privilégiant une approche graduée et exploitable par les DSI.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’action publique s’est également matérialisée à travers la <a class="link" href="https://suiteterritoriale.anct.gouv.fr/" target="_blank">Suite Territoriale</a>, portée par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. Ce projet vise à combler un manque identifié sur le marché en proposant aux petites collectivités des outils numériques essentiels, accessibles et sécurisés. Fondée sur des briques open source, la suite permet aux acteurs publics et privés de s’en emparer et de l’enrichir. Elle répond à un besoin réel, alors qu’une minorité de collectivités seulement dispose aujourd’hui d’une présence numérique conforme aux standards minimaux. Elle fournit par ailleurs des services de base, dont une messagerie, un outil de partage de fichiers et une identité numérique professionnelle via ProConnect.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Ces initiatives traduisent une même dynamique : transformer des concepts stratégiques en solutions concrètes, capables d’élever le niveau de maturité numérique sur l’ensemble du territoire.</span></strong> <br />  </div>  </div>    <div style="white-space: normal;">&nbsp;</div>  </div>  
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>IA : entre accélération technologique et contraintes de souveraineté </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93961040-65576131.jpg?v=1769156511" alt="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " title="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " />
     </div>
     <div>
      <div _ngcontent-ng-c2978899783="" class="paragraph normal ng-star-inserted" data-start-index="10325" style="margin-left: 40px;"><span _ngcontent-ng-c2978899783="" class="ng-star-inserted" data-start-index="10325">Le salon FOST 2025 a mis en évidence le </span><b _ngcontent-ng-c2978899783="" class="ng-star-inserted" data-start-index="10365">grand écart stratégique</b><span _ngcontent-ng-c2978899783="" class="ng-star-inserted" data-start-index="10388"> que toutes les organisations devront maîtriser à l'horizon 2026. <br />   <br />   <br />  D'une part, la pression concurrentielle impose d'innover à un rythme effréné, notamment en intégrant rapidement les capacités de l'intelligence artificielle. <br />   <br />  D'autre part, les impératifs géopolitiques, réglementaires et sécuritaires exigent une intégration rigoureuse des contraintes de résilience, de sécurité et de souveraineté. <br />   <br />  Le succès ne viendra plus seulement de la capacité à aller vite, mais de l'aptitude à construire une vélocité durable, fondée sur des infrastructures maîtrisées et des dépendances choisies.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
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      ApilandScape :&nbsp;<a class="link" href="https://apilandscape.apiscene.io/">https://apilandscape.apiscene.io/</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93961040-65576129.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-IA-a-l-epreuve-des-investissements-massifs-et-des-risques-economiques-Salon-FOST-Apidays_a6953.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-93846550</guid>
   <title>L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. </title>
   <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 14:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’édition de décembre 2025 a placé l’intelligence artificielle au centre des discussions, révélant une tension majeure pour les organisations : tirer parti de ses gains potentiels de productivité tout en maîtrisant les risques financiers et sociaux associés. Entre investissements massifs à rentabiliser, risques systémiques liés au financement des infrastructures et effets contrastés sur l’emploi, l’IA apparaît comme un levier stratégique dont l’impact reste à stabiliser d’ici les prochaines années.     <div>
      <blockquote>  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le <a class="link" href="https://www.futureofsoftwaretechnologies.com/" target="_blank">salon FOST (Future Of Software Technologies) </a>  réunit chaque année des professionnels du numérique — experts, décideurs et acteurs de l’innovation — autour des évolutions technologiques du secteur. L’événement permet d’observer les thématiques qui structurent les discussions au sein de la filière.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Organisé en lien avec une fédération d’une trentaine de conférences françaises, le salon a rassemblé cette année 8 000 visiteurs uniques sur trois jours. Cette fréquentation confirme la place prise par la France dans l’organisation de manifestations technologiques d’envergure en Europe, aux côtés d’autres rendez‑vous comme Vivatech.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les sujets abordés couvraient un large spectre, des API à la cybersécurité. L’intelligence artificielle a toutefois concentré l’essentiel des échanges, apparaissant comme le thème transversal mobilisé pour analyser les autres transformations du numérique.</span> <br />  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Intelligence Artificielle : Le double défi de la productivité et du risque</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’intelligence artificielle, thème central de cette édition, a mis en lumière un enjeu clé pour les organisations : convertir son potentiel de productivité en résultats mesurables tout en limitant les risques financiers et sociaux qu’elle génère. Cette équation conditionne les stratégies d’investissement, alors que se profilent des dépenses d’infrastructure de grande ampleur.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>L’un des points de vigilance porte sur la capacité de l’IA à démontrer des gains de productivité d’ici 2026</strong>. Les projections d’investissements, estimées à plusieurs milliers de milliards de dollars d’ici 2030, ravivent le souvenir du <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_la_productivit%C3%A9" target="_blank">paradoxe de Solow</a>, où l’innovation technologique tardait à se traduire dans les statistiques économiques. La question est désormais de savoir si l’IA peut devenir un moteur d’efficacité plutôt qu’un centre de coûts.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Sur le plan financier, plusieurs intervenants ont évoqué le risque d’une « bulle IA » aux caractéristiques systémiques. </strong>L’économiste <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/axelle-arqui%C3%A9-0818a124/" target="_blank">Axelle Arquié</a>  souligne que la dynamique actuelle diffère de la bulle Internet de 2001 et se rapproche davantage des mécanismes observés lors de la crise de 2008, en raison du recours accru à l’endettement et à des montages complexes pour financer les infrastructures. Une éventuelle surcapacité concentrée entre quelques acteurs pourrait fragiliser l’ensemble du système.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>L’impact sur l’emploi a été analysé</strong> sous l’angle du <a class="link" href="https://arsindustrialis.org/vocabulaire-ars-industrialis/pharmakon" target="_blank">pharmakon</a>, entre destruction et création de postes. L’automatisation touche en priorité les tâches cognitives et les profils juniors, tandis que de nouveaux métiers émergent autour de l’IA. L’enjeu réside dans la capacité à compenser les suppressions d’emplois par des créations suffisamment rapides, et à organiser la redistribution de la valeur pour accompagner les transitions professionnelles.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Ces constats soulignent la nécessité d’une stratégie collective, notamment en Europe, pour encadrer les risques économiques et sociaux liés à l’IA et préserver une forme d’autonomie dans un secteur dominé par des acteurs extra‑européens.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Souveraineté et résilience numérique : les impératifs européens</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93846550-65520502.jpg?v=1769603999" alt="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " title="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " />
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     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Les discussions autour de l’intelligence artificielle ont souligné l’ampleur des dépendances technologiques et financières qui structurent aujourd’hui le secteur, renforçant la dimension géopolitique des notions de souveraineté et de résilience numérique. Dans un contexte où les investissements massifs, souvent adossés à la dette, se concentrent entre quelques acteurs extra‑européens, la capacité de l’Europe à préserver son autonomie de décision devient un enjeu stratégique majeur.</span></strong> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les intervenants ont insisté sur la nécessité de clarifier les concepts pour bâtir une stratégie commune. La souveraineté a été définie comme la liberté de choisir ses technologies et ses partenaires, tandis que la résilience a été déclinée en trois volets : robustesse interne des infrastructures, maîtrise des dépendances vis‑à‑vis des fournisseurs et possibilité pour les clients de changer d’acteur sans verrouillage technologique.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://scalingo.com/fr/blog/secnumcloud-qualification-anssi-guide" target="_blank">La qualification SecNumCloud</a>  a été présentée comme un standard de sécurité et de protection juridique, sans pour autant constituer un label de souveraineté. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire l’exposition européenne aux législations extraterritoriales et aux chaînes d’approvisionnement non maîtrisées.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Les experts ont également rappelé que la construction d’une offre cloud compétitive ne peut se concevoir qu’à l’échelle européenne. Or cette ambition se heurte à une fragmentation réglementaire qui oblige les fournisseurs à répéter leurs démarches de qualification dans chaque État membre, freinant l’émergence d’acteurs capables de rivaliser avec les géants internationaux.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans ce paysage marqué par des rapports de force mondiaux, les initiatives en cours visent à transformer ces principes — souveraineté, résilience, autonomie stratégique — en outils opérationnels pour renforcer la position de l’Europe dans la compétition technologique globale.</span> <br />  
     </div>
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     <div><b>Initiatives Concrètes et Perspectives pour 2026</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div style="white-space: normal;">  <div id="rvoLBWuRg9zcvXdQqa2uh-content-0" style="white-space: normal;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au‑delà des débats stratégiques, le salon a mis en avant plusieurs initiatives concrètes qui esquissent le paysage numérique attendu d’ici 2026. Toutes visent à rendre opérationnels les principes de résilience et d’autonomie pour les entreprises comme pour les administrations.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’annonce de l<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_r%C3%A9silience_num%C3%A9rique" target="_blank">’Indice de Résilience Numérique (IRN)</a>  illustre cette volonté de passer de la théorie à l’action. Conçu comme un outil de pilotage, il doit permettre aux organisations de mesurer précisément leurs dépendances technologiques, niveau par niveau, afin d’éclairer leurs choix, diversifier leurs fournisseurs et renforcer leurs plans de continuité. L’objectif est d’offrir une alternative pragmatique à la notion souvent binaire de souveraineté, en privilégiant une approche graduée et exploitable par les DSI.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’action publique s’est également matérialisée à travers la <a class="link" href="https://suiteterritoriale.anct.gouv.fr/" target="_blank">Suite Territoriale</a>, portée par l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. Ce projet vise à combler un manque identifié sur le marché en proposant aux petites collectivités des outils numériques essentiels, accessibles et sécurisés. Fondée sur des briques open source, la suite permet aux acteurs publics et privés de s’en emparer et de l’enrichir. Elle répond à un besoin réel, alors qu’une minorité de collectivités seulement dispose aujourd’hui d’une présence numérique conforme aux standards minimaux. Elle fournit par ailleurs des services de base, dont une messagerie, un outil de partage de fichiers et une identité numérique professionnelle via ProConnect.</span> <br />  &nbsp; <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Ces initiatives traduisent une même dynamique : transformer des concepts stratégiques en solutions concrètes, capables d’élever le niveau de maturité numérique sur l’ensemble du territoire.</span></strong> <br />  </div>  </div>    <div style="white-space: normal;">&nbsp;</div>  </div>  
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     <div><b>IA : entre accélération technologique et contraintes de souveraineté </b></div>
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      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93846550-65520527.jpg?v=1769156511" alt="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " title="L’IA à l’épreuve des investissements massifs et des risques économiques. Salon FOST / Apidays. " />
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     <div>
      <div _ngcontent-ng-c2978899783="" class="paragraph normal ng-star-inserted" data-start-index="10325" style="margin-left: 40px;"><span _ngcontent-ng-c2978899783="" class="ng-star-inserted" data-start-index="10325">Le salon FOST 2025 a mis en évidence le </span><b _ngcontent-ng-c2978899783="" class="ng-star-inserted" data-start-index="10365">grand écart stratégique</b><span _ngcontent-ng-c2978899783="" class="ng-star-inserted" data-start-index="10388"> que toutes les organisations devront maîtriser à l'horizon 2026. <br />   <br />   <br />  D'une part, la pression concurrentielle impose d'innover à un rythme effréné, notamment en intégrant rapidement les capacités de l'intelligence artificielle. <br />   <br />  D'autre part, les impératifs géopolitiques, réglementaires et sécuritaires exigent une intégration rigoureuse des contraintes de résilience, de sécurité et de souveraineté. <br />   <br />  Le succès ne viendra plus seulement de la capacité à aller vite, mais de l'aptitude à construire une vélocité durable, fondée sur des infrastructures maîtrisées et des dépendances choisies.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin</b></div>
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      ApilandScape :&nbsp;<a class="link" href="https://apilandscape.apiscene.io/">https://apilandscape.apiscene.io/</a> 
     </div>
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   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93846550-65520502.jpg</photo:imgsrc>
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