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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-14T16:19:40+02:00</dc:date>
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   <title>Facturation électronique obligatoire : la fin de la liberté de commercer ?  Jean-Marie Carrara</title>
   <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 14:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Enjeux majeurs]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises devront recevoir – et bientôt émettre – leurs factures via des plateformes agréées interconnectées au réseau Peppol. Derrière cette promesse de modernisation et d’efficacité se cache un risque majeur pour la liberté de commercer : la transmission des factures de toutes les entreprises à un monopole privé international, une surveillance fiscale en temps réel et une dépossession progressive du contrôle des données économiques par les entreprises.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95742375-66871903.jpg?v=1774961405" alt="Facturation électronique obligatoire : la fin de la liberté de commercer ?  Jean-Marie Carrara" title="Facturation électronique obligatoire : la fin de la liberté de commercer ?  Jean-Marie Carrara" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><em>Loin d’y voir dans cette obligation une simple contrainte administrative, Les chefs d’entreprise doivent mesurer l’enjeu existentiel. </em> <br />  <em>Cet article, nourri des analyses de <a class="link" href="https://www.ursulagates.com/fr/a-propos-de-lauteur/" target="_blank">Frédéric Baldan</a>  décrypte les dangers de la facturation électronique et propose des actions concrètes pour préserver l’autonomie entrepreneuriale tout en valorisant l’image de leur société.</em></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La genèse d’un système conçu hors des entreprises </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La facturation électronique ne répond pas à une demande spontanée des acteurs économiques. <br />   <br />  Comme le révèle Frédéric Baldan dans son interview, elle trouve son origine dans un outil de marchés publics financé par la Commission européenne qui a fait naître le lobby Open Peppol, dominé par des géants comme SAP, PwC et de grands cabinets d’audit. <br />   <br />  Aucune représentation des PME ni des citoyens n’a été prévue. <br />   <br />  Ce qui était autrefois un droit fondamental – émettre librement une facture – devient une obligation de transit par un réseau privé. <br />   <br />  Si <em>Forbes</em> souligne à juste titre que cette généralisation transforme la direction financière en infrastructure stratégique, elle provoque surtout pour les chefs d’entreprise un transfert de souveraineté car les données cessent d’appartenir exclusivement à l’entrepreneur pour alimenter un écosystème contrôlé par quelques acteurs internationaux privés. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un monopole privé qui menace l’exercice même de l’activité </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le cœur du problème réside dans la création d’un monopole de droit privé par lequel doit désormais transiter toute facture. <br />   <br />  Aussi si un prestataire décide – pour quelque raison que ce soit – de couper l’accès d’une entreprise à ce réseau, celle-ci se retrouve dans l’impossibilité de facturer et donc d’exercer son commerce. <br />   <br />  Ce n’est plus une simple formalité : c’est une expropriation de fait du droit de commercer. <br />   <br />  Si les grandes entreprises y voient peut-être une « fracture compétitive » positive, comme l’écrit <em>Forbes</em>, les TPE et PME, elles, risquent l’asphyxie. <br />   <br />  Le DAF, devenu <em>Chief Data Finance Officer</em>, ne pilotera plus seulement des flux ; il dépendra d’une infrastructure dont il ne maîtrise ni les règles ni les pannes. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Surveillance de masse déguisée en modernisation fiscale </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Jusqu’à présent, l’administration fiscale accédait aux totaux de TVA lors des déclarations périodiques. <br />   <br />  Désormais, grâce à une « porte dérobée » intégrée au système, elle recevra en temps réel le détail exhaustif de chaque transaction. <br />   <br />  Ce que Frédéric Baldan qualifie sans détour de « surveillance de masse » dépasse largement la lutte contre la fraude : il s’agit d’un contrôle continu des flux économiques. <br />   <br />  Les entrepreneurs perdent le secret de leurs relations commerciales, de leurs marges et de leurs stratégies. <br />   <br />  Le DAF, hier gardien de la confidentialité, devient malgré lui le vecteur d’une transparence forcée. Une évolution, que <em>Forbes</em> présente comme une opportunité d’anticipation, mais qui constitue en réalité une rupture majeure avec le droit à la vie privée économique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Risques géopolitiques et menaces sur la sécurité nationale </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Loin d’être exclusivement sous contrôle, le réseau Peppol compte parmi ses membres des entités des Émirats arabes unis, du Nigeria, de Taïwan, et même des sociétés liées à la Chine. <br />   <br />  Des factures relatives à des centrales nucléaires, à des contrats de défense ou à des chaînes d’approvisionnement sensibles pourraient ainsi circuler sur cette infrastructure&nbsp;! <br />   <br />  Frédéric Baldan y voit une menace directe pour la souveraineté nationale des pays européens. <br />   <br />  Les chefs d’entreprise doivent prendre conscience que leurs données stratégiques ne sont plus protégées par le seul droit français. <br />   <br />  Le <em>Chief Data Finance Officer</em> de demain gérera non seulement des chiffres, mais des informations dont la divulgation pourrait compromettre la compétitivité nationale et la sécurité des entreprises. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De nouveaux vecteurs de fraude créés par le système lui-même </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Paradoxe suprême : le dispositif vanté comme anti-fraude ouvre la porte à de nouvelles escroqueries&nbsp;! <br />   <br />  L’annuaire public des entreprises permet à quiconque d’envoyer une fausse facture à n’importe quelle société. <br />   <br />  Celle-ci risque de la payer par erreur ou de l’intégrer automatiquement dans sa comptabilité automatisée. <br />   <br />  Les plateformes, en centralisant les flux, facilitent également le scraping massif de données. <br />   <br />  Baldan documente ces vulnérabilités avec précision. <br />   <br />  Le DAF, transformé en stratège data, devra désormais consacrer une part croissante de son temps à la vérification et à la sécurisation – sans garantie de maîtrise totale face à un réseau dont il n’est pas propriétaire. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Violations constitutionnelles et européennes </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Frédéric Baldan affirme que ce mécanisme viole la Constitution (belge comme française par extension), la Charte des droits fondamentaux de l’UE et les règles de concurrence. <br />   <br />  Le droit à échanger des informations sans ingérence publique est bafoué. <br />   <br />  Un cartel de fait s’instaure entre les membres du réseau. <br />   <br />  Les entrepreneurs agissent « sous contrainte » et sans consentement libre. <br />   <br />  Ces arguments juridiques solides ouvrent la voie à des recours. <br />   <br />  Les chefs d’entreprise ne sont plus seulement des contribuables, ils doivent devenir les acteurs d’un combat pour la préservation des libertés économiques fondamentales. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Propositions d’actions concrètes pour prévenir les difficultés </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Face à cette situation, l’inaction n’est pas une option. <br />   <br />  Premièrement, tout chef d’entreprise contraint de s’inscrire sur une plateforme agréée doit adresser immédiatement un courrier recommandé à son prestataire et à l’administration fiscale, précisant qu’il agit « sous contrainte » et « sans consentement libre ». <br />   <br />  Deuxièmement, conserver l’intégralité des échanges écrits constitue un bouclier juridique indispensable. <br />   <br />  Troisièmement, se regrouper au sein d’associations ou de collectifs régionaux pour lancer des actions judiciaires collectives : demande d’indemnisation pour expropriation illégale ou requête en annulation pour inconstitutionnalité. <br />   <br />  Quatrièmement, explorer dès maintenant des solutions alternatives techniques – logiciels open source ou facturation hybride – pour conserver une marge de manœuvre. <br />   <br />  Enfin, exiger de ses fournisseurs et clients une clause contractuelle de protection des données sensibles. <br />   <br />  Ces mesures, loin d’être défensives, permettent de transformer la contrainte en levier de résilience. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Valoriser l’image de l’entreprise : transformer la contrainte en atout réputationnel </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les dirigeants visionnaires sauront faire de cette réforme un vecteur de valorisation. <br />  En communiquant publiquement sur leur engagement pour la souveraineté des données – via un rapport annuel « Data Freedom » ou une charte de protection des secrets économiques – ils renforcent leur image de responsables et d’indépendants. <br />   <br />  Les investisseurs et partenaires éthiques privilégieront les entreprises qui démontrent une réelle maîtrise de leurs flux informationnels. <br />   <br />  Participer à des forums sur l’intelligence économique, sponsoriser des think tanks défendant les libertés entrepreneuriales ou obtenir des certifications de conformité « souveraineté numérique » constituent autant d’opportunités. <br />   <br />  Le DAF, devenu <em>Chief Data Finance Officer</em>, ne sera plus perçu comme un simple comptable, mais comme le gardien stratégique de l’autonomie de l’entreprise, une posture proactive qui attire les talents, fidélise les clients et différencie l’entreprise dans un marché de plus en plus sensible aux questions de souveraineté. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mobilisation collective : l’heure du sursaut entrepreneurial </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La facturation électronique n’est pas une fatalité technique ; elle est le symptôme d’un transfert de pouvoir du public vers un consortium international et vers les États. <br />   <br />  Les chefs d’entreprise, premiers concernés, doivent passer de la résignation à l’action concertée. <br />   <br />  En s’appuyant sur les analyses de Frédéric Baldan et en dépassant la lecture optimiste de <em>Forbes</em>, ils peuvent préserver leur liberté de commercer tout en bâtissant une image d’excellence stratégique. <br />   <br />  L’enjeu dépasse la simple conformité : il s’agit de l’avenir d’un modèle économique fondé sur l’initiative individuelle. <br />   <br />  Les entrepreneurs qui agiront aujourd’hui avec lucidité et détermination seront les leaders de demain – ceux qui auront su transformer une menace systémique en avantage compétitif durable. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Références</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Frédéric Baldan est un lobbyiste belge connu pour sa plainte contre Ursula von der Leyen dans l’affaire dite du SMSGate <br />  <a href="https://www.forbes.fr/finance/la-fin-du-daf-tel-que-nous-le-connaissions/?utm_source=welcoming&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=newsletterWM">https://www.forbes.fr/finance/la-fin-du-daf-tel-que-nous-le-connaissions/?utm_source=welcoming&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=newsletterWM</a></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.</a>  <br />  Pour aller plus loin : <a class="link" href="https://sicafi.eu/" target="_blank">www.sicafi.eu</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #facturationélectronique, #souveraineténumérique, #Peppol, #surveillancefiscale, #libertédécommercer, #FrédéricBaldan, #monopoleprivé, #protectiondesdonnées, #risquesgéopolitiques, #réformefiscale
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95742375-66871903.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Facturation-electronique-obligatoire-la-fin-de-la-liberte-de-commercer-Jean-Marie-Carrara_a7305.html</link>
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   <title>Ormuz, le baril et l'escalade: quand une guerre régionale menace l'économie mondiale</title>
   <pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:47:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une éventuelle frappe américaine contre l'Iran ne se lit pas seulement en termes d'aviation, de missiles ou de diplomatie. Elle se lit dans les prix, dans les cargaisons, dans la nervosité des marchés. Le Golfe persique concentre un point de fragilité majeur: près de 18 millions de barils par jour y circulent, soit une part décisive de l'approvisionnement planétaire. À partir de là, une crise localisée peut devenir un choc global, avec un effet domino sur l'inflation, la croissance et la stabilité politique des pays importateurs.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94683898-66160345.jpg?v=1771576962" alt="Ormuz, le baril et l'escalade: quand une guerre régionale menace l'économie mondiale" title="Ormuz, le baril et l'escalade: quand une guerre régionale menace l'économie mondiale" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La mécanique des marchés: la peur compte autant que la pénurie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Dans l'énergie, la psychologie pèse lourd. Une interruption, même limitée, déclenche des anticipations, des surcoûts d'assurance, des arbitrages de cargaisons. Il suffit parfois de quelques jours de tension pour que le marché intègre un risque durable. Les quatre scénarios ci-dessous correspondent à des niveaux différents d'escalade, mais tous ont un point commun: ils déplacent la bataille vers l'économie.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Scénario 1: couper le brut iranien, une pression forte mais réversible</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Première hypothèse: empêcher l'Iran d'exporter, par un blocus, des saisies de pétroliers ou la neutralisation de Kharg, principal point de chargement. Environ 1,6 million de barils par jour seraient concernés, et ces volumes vont essentiellement vers la Chine.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">L'effet principal serait un choc de prix par déplacement de la demande. Pékin chercherait des barils de substitution sur d'autres marchés, faisant monter les enchères et donc les cours mondiaux. On peut s'attendre à une hausse à deux chiffres par baril. L'opération resterait cependant modulable: si la pression politique change, la contrainte peut être levée, et le flux peut repartir sans destruction structurelle. Mais le signal serait puissant: la mer devient un instrument de sanction.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénario 2: l'Iran vise la circulation à Ormuz, le goulot d'étranglement devient l'arme</b></div>
     <div>
      <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Deuxième hypothèse: Téhéran riposte en perturbant la navigation dans le détroit d'Ormuz, avec drones, missiles anti-navires, mines, vedettes rapides ou actions de harcèlement. Ici, la cible ne se limite plus au pétrole iranien: ce sont les exportations des monarchies du Golfe et de l'Irak qui passent par ce couloir étroit.</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div dir="auto" style="margin-left: 40px;">Le marché réagit alors violemment. Les primes de risque explosent, certains armateurs se retirent, la capacité de transport se contracte. Le baril peut franchir rapidement des seuils élevés, non seulement par manque de volumes, mais par raréfaction des navires disponibles et par flambée des coûts de couverture. Militairement, c'est la logique asymétrique: l'Iran n'a pas besoin de dominer la mer, il lui suffit d'y installer l'incertitude.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénario 3: frapper les installations iraniennes, transformer une crise en rupture longue</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Troisième hypothèse: des attaques directes contre l'appareil pétrolier iranien, en priorité Kharg, ses lignes d'alimentation, certaines plateformes offshore et, éventuellement, des capacités de raffinage. La différence clé tient à la durée. Détruire une infrastructure, ce n'est pas suspendre un flux: c'est enlever une capacité du marché pour des mois, parfois davantage.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Au-delà des exportations, le risque porte aussi sur la production et sur l'équilibre interne iranien, notamment si des raffineries ou des sites logistiques sont touchés. Les marchés, eux, anticiperaient une spirale : si l'Iran est frappé, l'Iran cherchera une riposte plus coûteuse. Cette perspective suffit à pousser les cours au-delà de la barre psychologique des 100 dollars.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénario 4: attaquer les actifs du Golfe, la crise devient mondial</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Quatrième hypothèse: l'Iran s'en prend directement aux infrastructures pétrolières des voisins du Golfe: champs, centres de traitement, terminaux, et surtout installations offshore qui servent de goulots d'exportation. Ici, on passe à l'échelle systémique. Selon les cibles et l'ampleur des dégâts, une fraction massive des 18 millions de barils par jour pourrait disparaître du marché.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Dans un tel cas, le baril pourrait connaître une flambée historique. Le point le plus inquiétant réside dans la réparabilité. Les installations à terre se réparent parfois relativement vite si la sécurité le permet, mais l'offshore est une autre histoire: logistique complexe, interventions délicates, délais longs. Et dans une crise, la sécurité n'est jamais acquise.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le gaz liquéfié: l'angle mort qui peut faire exploser les factures</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">On parle beaucoup du pétrole, mais le gaz naturel liquéfié est tout aussi sensible. Le détroit d'Ormuz est une route essentielle pour les expéditions du Qatar, qui représentent des volumes considérables. Mines, attaques de méthaniers ou sabotage de terminaux suffiraient à désorganiser les livraisons. Effet immédiat: hausse du prix du gaz, donc de l'électricité, donc des coûts industriels et du pouvoir d'achat, y compris loin du Golfe.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les routes de contournement: des soupapes trop étroites</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">On pourrait imaginer contourner Ormuz. Dans la réalité, les capacités alternatives absorbent seulement une part limitée des exportations. L'Arabie saoudite dispose d'un axe vers la mer Rouge, les Émirats d'un débouché vers Fujaïrah. Mais ces options ne remplacent pas l'artère principale, et plusieurs exportateurs n'ont quasiment aucune solution de repli. Pour le gaz qatari, la dépendance à Ormuz est encore plus nette.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une dissuasion par le marché: l'énergie comme champ de bataille</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto"><strong>Ces scénarios révèlent une vérité brute: l'énergie n'est pas un secteur parmi d'autres, c'est une dimension stratégique. Washington peut frapper l'Iran, mais l'Iran peut rendre l'addition insupportable pour l'économie mondiale. C'est une dissuasion par les prix, par les assurances, par la peur.</strong></div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><strong>Au final, la ligne de front n'est pas seulement sur les cartes militaires: elle est sur les écrans des traders, dans les budgets des ménages, dans les calculs des gouvernements. Une crise au Golfe se mesure en barils, mais elle se paie en inflation, en croissance perdue et en tensions sociales.</strong></div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.eia.gov/international/analysis/special-topics/World_Oil_Transit_Chokepoints" target="_blank">https://www.eia.gov/international/analysis/special-topics/World_Oil_Transit_Chokepoints</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.csis.org/analysis/implications-closure-strait-hormuz" target="_blank">https://www.csis.org/analysis/implications-closure-strait-hormuz</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.iea.org/reports/oil-market-report" target="_blank">https://www.iea.org/reports/oil-market-report</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.reuters.com/world/middle-east/what-happens-if-strait-hormuz-is-blocked-2024-01-12/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/middle-east/what-happens-if-strait-hormuz-is-blocked-2024-01-12/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.bakerinstitute.org/research/geopolitics-strait-hormuz" target="_blank">https://www.bakerinstitute.org/research/geopolitics-strait-hormuz</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.cfr.org/backgrounder/strait-hormuz" target="_blank">https://www.cfr.org/backgrounder/strait-hormuz</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR422.html" target="_blank">https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR422.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.maritime-executive.com/editorials/the-strait-of-hormuz-the-world-s-most-important-oil-chokepoint" target="_blank">https://www.maritime-executive.com/editorials/the-strait-of-hormuz-the-world-s-most-important-oil-chokepoint</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.energy.gov/articles/importance-strait-hormuz-global-energy-security" target="_blank">https://www.energy.gov/articles/importance-strait-hormuz-global-energy-security</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.atlanticcouncil.org/blogs/energysource/the-global-impact-of-a-hormuz-disruption/" target="_blank">https://www.atlanticcouncil.org/blogs/energysource/the-global-impact-of-a-hormuz-disruption/</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de...</b></div>
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     <br style="clear:both;"/>
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