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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-17T20:52:43+02:00</dc:date>
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   <title>L'assaut des Sinocop. La nouvelle frontière chinoise entre usine automatisée, contrôle social et puissance industrielle</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2026 10:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Derrière les robots policiers qui arpentent les rues chinoises se dessine une réalité qui peut changer les équilibres stratégiques. Les “Sinocop” incarnent la fusion accélérée entre industrie, intelligence artificielle, sécurité intérieure et ambition géopolitique. En transformant la robotique en filière nationale, Pékin prépare une nouvelle architecture de puissance — industrielle, militaire et normative — dont l’Occident peine encore à mesurer l’ampleur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96439302-67247452.jpg?v=1778146900" alt="L'assaut des Sinocop. La nouvelle frontière chinoise entre usine automatisée, contrôle social et puissance industrielle" title="L'assaut des Sinocop. La nouvelle frontière chinoise entre usine automatisée, contrôle social et puissance industrielle" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  *&nbsp;Un <strong>Sinocop</strong> désigne un <strong>robot humanoïde ou quadrupède</strong> utilisé dans des missions d’<strong>ordre public</strong>, de <strong>surveillance</strong>, d’<strong>assistance urbaine</strong> ou de <strong>gestion de la circulation</strong> en Chine. Le terme combine <strong>“Sino-”</strong> (Chine) et <strong>“cop”</strong> (policier), pour souligner la <strong>robotisation progressive des fonctions publiques</strong>.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Derrière les robots policiers, la stratégie industrielle de Pékin</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La Chine ne construit pas simplement des robots. Elle construit un écosystème de puissance.</strong> Les prétendus « Sinocop », ces robots employés dans des fonctions d'ordre public, de surveillance, d'assistance urbaine et de gestion de la circulation, ne sont que la partie la plus visible d'une transformation beaucoup plus profonde : l'intégration entre industrie manufacturière, intelligence artificielle, sécurité intérieure et compétition géopolitique. <br />   <br />  À première vue, cela peut sembler relever d'un folklore technologique : des robots humanoïdes qui dirigent la circulation, adressent des avertissements aux piétons, contrôlent les vélos et les deux-roues motorisés, aident la police dans les rues des villes chinoises. En réalité, derrière cette image presque spectaculaire, se trouve une stratégie cohérente. <br />   <br />  À Wuhu, dans la province de l'Anhui, un robot identifié comme « unité de police intelligente R001 » a été intégré au système de feux de circulation urbain, doté de caméras à haute définition et d'algorithmes capables de reconnaître les infractions routières et de transmettre des avertissements vocaux en temps réel. Selon le fabricant, des machines similaires ont déjà été utilisées dans plus d'une centaine de scénarios, de la sécurité aux services publics.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce n'est pas de la science-fiction : c'est une politique industrielle</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Le point central n'est pas le robot policier pris isolément. Le point central, c'est la filière. Pékin considère la robotique humanoïde et l'intelligence artificielle incorporée dans des corps mécaniques comme des secteurs stratégiques de la nouvelle puissance chinoise. </strong>En 2025, selon des données évoquées par le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information, les producteurs nationaux de robots complets ont dépassé le nombre de 140, avec plus de 330 modèles humanoïdes lancés sur le marché. <br />   <br />  Cette accélération ne naît pas de rien. La Chine est déjà le plus grand marché mondial des robots industriels. En 2024, elle a installé environ 295 000 nouveaux robots industriels, soit davantage que le reste du monde réuni. <strong>La robotique n'est donc pas un secteur décoratif : elle est le moyen par lequel Pékin cherche à compenser le vieillissement démographique, l'augmentation des salaires, la concurrence occidentale et la nécessité de maintenir sa primauté manufacturière.</strong> <br />   <br />  C'est ici qu'entre en jeu la dimension géoéconomique. Le robot chinois n'est pas seulement une machine. C'est une plateforme industrielle. Il contient des capteurs, des semi-conducteurs, des systèmes de vision, des logiciels, des batteries, des moteurs, des actionneurs, des mains artificielles, des modèles d'apprentissage et des capacités de collecte de données. Celui qui contrôle cette filière contrôle une partie de l'avenir de la production mondiale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La sécurité comme laboratoire</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'emploi dans la police et le contrôle urbain remplit une fonction précise : sortir la robotique des laboratoires et l'introduire dans des environnements réels, chaotiques, imprévisibles. Les rues, les carrefours, les gares, les quartiers bondés deviennent des bancs d'essai. Chaque mouvement, chaque erreur, chaque interaction avec les citoyens produit des données. Et les données sont l'oxygène de l'intelligence artificielle. <br />   <br />  <strong>C'est pourquoi les « Sinocop » doivent aussi être lus comme des instruments d'entraînement.</strong> Ils servent à améliorer les machines, à les rendre plus autonomes, à tester leur résistance opérationnelle, mais aussi à habituer la population à la présence de dispositifs automatiques dans les fonctions publiques. La normalisation sociale de la machine fait partie intégrante de la stratégie. <br />   <br />  En Occident, on a souvent tendance à discuter de ces phénomènes en termes moraux : surveillance, libertés individuelles, risque autoritaire. Tout cela est vrai. Mais il serait naïf de s'arrêter là. Pour Pékin, la question est aussi productive, urbaine et militaire. Si un robot sait se déplacer au milieu de la circulation, reconnaître des comportements, communiquer avec les autorités et réagir à des situations variables, il pourra demain être adapté aux usines, aux ports, aux aéroports, aux bases militaires, aux infrastructures énergétiques.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La dimension militaire : de la circulation à la guerre automatisée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'évaluation stratégique s'impose d'elle-même. La robotique humanoïde et quadrupède possède une double nature : civile et militaire. Un robot qui patrouille dans une rue peut patrouiller autour d'un périmètre sensible. Un système qui reconnaît les violations du code de la route peut être adapté à la reconnaissance de mouvements suspects. Une plateforme capable d'opérer dans des environnements urbains peut devenir utile dans la guerre urbaine, la logistique militaire, la reconnaissance, l'évacuation, le transport de matériel, le déminage, la protection d'installations. <br />   <br />  Nous ne sommes pas encore face à des armées d'androïdes autonomes. Ce serait de la propagande ou une peur de roman. <strong>Mais nous sommes face à une tendance réelle : la fusion progressive entre robotique, intelligence artificielle, commandement à distance et systèmes de surveillance.</strong> La guerre future sera de plus en plus peuplée de machines semi-autonomes, de drones terrestres, de capteurs mobiles et de plateformes capables de remplacer l'homme dans les missions les plus risquées. <br />   <br />  L'avantage chinois réside dans l'échelle. Pékin peut expérimenter, produire, corriger, distribuer et standardiser à une vitesse difficilement reproductible en Europe. La robotique chinoise ne progresse pas par champions isolés, mais par masse critique industrielle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les scénarios économiques : la nouvelle domination manufacturière</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan économique, l'enjeu est immense. Le secteur de la robotique humanoïde attire capitaux, compétences et alliances industrielles. La société chinoise <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/linker-bot/" target="_blank">Linkerbot</a>, spécialisée dans les mains robotiques à haute dextérité pour robots humanoïdes, vise une valorisation de 6 milliards de dollars et revendique une part supérieure à 80 % du marché mondial des mains robotiques à haut degré de liberté. Elle produit environ 5 000 unités par mois et souhaite doubler sa capacité. <br />   <br />  Ce point est essentiel. La main robotique n'est pas un accessoire. Elle est l'un des éléments décisifs permettant de passer de la machine de démonstration à la machine productive. Un robot dépourvu de capacité de manipulation fine reste un objet scénique. Un robot capable de saisir, monter, coudre, sélectionner, réparer et agir sur des matériaux délicats entre au contraire au cœur de l'économie réelle. <br />   <br />  Si la Chine parvient à réduire les coûts, à standardiser les composants et à contrôler les plateformes logicielles, elle pourra exporter non seulement des robots, mais des modèles productifs complets. <strong>À ce moment-là, de nombreux pays n'achèteront pas seulement des machines chinoises : ils achèteront une dépendance technologique chinoise.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le dilemme occidental</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L'Occident observe avec inquiétude. Non parce que la Chine aurait déjà gagné, mais parce qu'elle a choisi avec clarté le champ de bataille. Les États-Unis restent puissants dans les semi-conducteurs avancés, les systèmes de calcul, les modèles d'intelligence artificielle et la recherche. L'Europe dispose d'excellences dans la mécanique, les actionneurs et l'automatisation industrielle. <br />   <br />  Mais les uns comme les autres risquent d'avancer plus lentement, divisés entre normes, marchés fragmentés, craintes éthiques et dépendance envers les chaînes asiatiques. <br />   <br />  <strong>La question n'est pas de savoir si les robots chinois remplaceront demain les policiers, les ouvriers ou les soldats. La question est autre : qui fixera les normes, qui contrôlera les données, qui produira les composants, qui vendra les plateformes, qui imposera les architectures technologiques du prochain cycle industriel.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La véritable leçon des Sinocop</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les Sinocop sont un symbole. Non le symbole d'un avenir inévitable, mais celui d'une méthode. La Chine prend une technologie, l'insère dans une politique industrielle, l'expérimente dans des scénarios réels, la relie à la sécurité, la finance avec des capitaux publics et privés, la transforme en filière, la prépare à l'exportation. <br />   <br />  C'est là que naît la puissance. Non dans le robot isolé qui lève le bras à un carrefour. Mais dans la capacité de faire de la robotique une infrastructure nationale. <br />   <br />  Le message adressé à l'Europe est brutal : ceux qui continuent à regarder ces phénomènes comme de simples curiosités technologiques risquent de découvrir trop tard que la partie ne concerne pas les robots.<strong> Elle concerne le travail, la sécurité, la guerre, la souveraineté industrielle et le contrôle des infrastructures du XXIe siècle.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://english.news.cn/20260118/e4d7415b53424d748a773939164d1c74/c.html" target="_blank">https://english.news.cn/20260118/e4d7415b53424d748a773939164d1c74/c.html</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://en.people.cn/n3/2026/0504/c90000-20452752.html" target="_blank">https://en.people.cn/n3/2026/0504/c90000-20452752.html</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china-robot-hand-building-unicorn-linkerbot-targets-6-billion-valuation-2026-05-04/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china-robot-hand-building-unicorn-linkerbot-targets-6-billion-valuation-2026-05-04/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://cybernews.com/tech/chinese-robot-officers-control-traffic-issue-parking-tickets/" target="_blank">https://cybernews.com/tech/chinese-robot-officers-control-traffic-issue-parking-tickets/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.rockingrobots.com/aimoga-intelligent-police-unit-r001-enters-urban-traffic-service-in-wuhu/" target="_blank">https://www.rockingrobots.com/aimoga-intelligent-police-unit-r001-enters-urban-traffic-service-in-wuhu/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.scmp.com/video/china/3352391/humanoid-traffic-police-robots-deployed-streets-chinas-tech-hub-hangzhou" target="_blank">https://www.scmp.com/video/china/3352391/humanoid-traffic-police-robots-deployed-streets-chinas-tech-hub-hangzhou</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">#ChinaTech #AIInnovation #RoboticsIndustry #PublicSafetyTech #SmartCities #Geopolitics #Automation #HumanoidRobots #SurveillanceTechnology #IndustrialStrategy #Cestudec</strong></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96439302-67247452.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-assaut-des-Sinocop-La-nouvelle-frontiere-chinoise-entre-usine-automatisee-controle-social-et-puissance-industrielle_a7526.html</link>
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   <title>L'assaut des Sinocop. La nouvelle frontière chinoise entre usine automatisée, contrôle social et puissance industrielle</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2026 10:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Giuseppe Gagliano</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Derrière les robots policiers qui arpentent les rues chinoises se dessine une réalité qui peut changer les équilibres stratégiques. Les “Sinocop” incarnent la fusion accélérée entre industrie, intelligence artificielle, sécurité intérieure et ambition géopolitique. En transformant la robotique en filière nationale, Pékin prépare une nouvelle architecture de puissance — industrielle, militaire et normative — dont l’Occident peine encore à mesurer l’ampleur.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96439905-67248104.jpg?v=1778146900" alt="L'assaut des Sinocop. La nouvelle frontière chinoise entre usine automatisée, contrôle social et puissance industrielle" title="L'assaut des Sinocop. La nouvelle frontière chinoise entre usine automatisée, contrôle social et puissance industrielle" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  *&nbsp;Un <strong>Sinocop</strong> désigne un <strong>robot humanoïde ou quadrupède</strong> utilisé dans des missions d’<strong>ordre public</strong>, de <strong>surveillance</strong>, d’<strong>assistance urbaine</strong> ou de <strong>gestion de la circulation</strong> en Chine. Le terme combine <strong>“Sino-”</strong> (Chine) et <strong>“cop”</strong> (policier), pour souligner la <strong>robotisation progressive des fonctions publiques</strong>.</blockquote>  
     </div>
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     <div><b>Derrière les robots policiers, la stratégie industrielle de Pékin</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>La Chine ne construit pas simplement des robots. Elle construit un écosystème de puissance.</strong> Les prétendus « Sinocop », ces robots employés dans des fonctions d'ordre public, de surveillance, d'assistance urbaine et de gestion de la circulation, ne sont que la partie la plus visible d'une transformation beaucoup plus profonde : l'intégration entre industrie manufacturière, intelligence artificielle, sécurité intérieure et compétition géopolitique. <br />   <br />  À première vue, cela peut sembler relever d'un folklore technologique : des robots humanoïdes qui dirigent la circulation, adressent des avertissements aux piétons, contrôlent les vélos et les deux-roues motorisés, aident la police dans les rues des villes chinoises. En réalité, derrière cette image presque spectaculaire, se trouve une stratégie cohérente. <br />   <br />  À Wuhu, dans la province de l'Anhui, un robot identifié comme « unité de police intelligente R001 » a été intégré au système de feux de circulation urbain, doté de caméras à haute définition et d'algorithmes capables de reconnaître les infractions routières et de transmettre des avertissements vocaux en temps réel. Selon le fabricant, des machines similaires ont déjà été utilisées dans plus d'une centaine de scénarios, de la sécurité aux services publics.</div>  
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     <div><b>Ce n'est pas de la science-fiction : c'est une politique industrielle</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Le point central n'est pas le robot policier pris isolément. Le point central, c'est la filière. Pékin considère la robotique humanoïde et l'intelligence artificielle incorporée dans des corps mécaniques comme des secteurs stratégiques de la nouvelle puissance chinoise. </strong>En 2025, selon des données évoquées par le ministère chinois de l'Industrie et des Technologies de l'information, les producteurs nationaux de robots complets ont dépassé le nombre de 140, avec plus de 330 modèles humanoïdes lancés sur le marché. <br />   <br />  Cette accélération ne naît pas de rien. La Chine est déjà le plus grand marché mondial des robots industriels. En 2024, elle a installé environ 295 000 nouveaux robots industriels, soit davantage que le reste du monde réuni. <strong>La robotique n'est donc pas un secteur décoratif : elle est le moyen par lequel Pékin cherche à compenser le vieillissement démographique, l'augmentation des salaires, la concurrence occidentale et la nécessité de maintenir sa primauté manufacturière.</strong> <br />   <br />  C'est ici qu'entre en jeu la dimension géoéconomique. Le robot chinois n'est pas seulement une machine. C'est une plateforme industrielle. Il contient des capteurs, des semi-conducteurs, des systèmes de vision, des logiciels, des batteries, des moteurs, des actionneurs, des mains artificielles, des modèles d'apprentissage et des capacités de collecte de données. Celui qui contrôle cette filière contrôle une partie de l'avenir de la production mondiale.</div>  
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     <div><b>La sécurité comme laboratoire</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">L'emploi dans la police et le contrôle urbain remplit une fonction précise : sortir la robotique des laboratoires et l'introduire dans des environnements réels, chaotiques, imprévisibles. Les rues, les carrefours, les gares, les quartiers bondés deviennent des bancs d'essai. Chaque mouvement, chaque erreur, chaque interaction avec les citoyens produit des données. Et les données sont l'oxygène de l'intelligence artificielle. <br />   <br />  <strong>C'est pourquoi les « Sinocop » doivent aussi être lus comme des instruments d'entraînement.</strong> Ils servent à améliorer les machines, à les rendre plus autonomes, à tester leur résistance opérationnelle, mais aussi à habituer la population à la présence de dispositifs automatiques dans les fonctions publiques. La normalisation sociale de la machine fait partie intégrante de la stratégie. <br />   <br />  En Occident, on a souvent tendance à discuter de ces phénomènes en termes moraux : surveillance, libertés individuelles, risque autoritaire. Tout cela est vrai. Mais il serait naïf de s'arrêter là. Pour Pékin, la question est aussi productive, urbaine et militaire. Si un robot sait se déplacer au milieu de la circulation, reconnaître des comportements, communiquer avec les autorités et réagir à des situations variables, il pourra demain être adapté aux usines, aux ports, aux aéroports, aux bases militaires, aux infrastructures énergétiques.</div>  
     </div>
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     <div><b>La dimension militaire : de la circulation à la guerre automatisée</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">L'évaluation stratégique s'impose d'elle-même. La robotique humanoïde et quadrupède possède une double nature : civile et militaire. Un robot qui patrouille dans une rue peut patrouiller autour d'un périmètre sensible. Un système qui reconnaît les violations du code de la route peut être adapté à la reconnaissance de mouvements suspects. Une plateforme capable d'opérer dans des environnements urbains peut devenir utile dans la guerre urbaine, la logistique militaire, la reconnaissance, l'évacuation, le transport de matériel, le déminage, la protection d'installations. <br />   <br />  Nous ne sommes pas encore face à des armées d'androïdes autonomes. Ce serait de la propagande ou une peur de roman. <strong>Mais nous sommes face à une tendance réelle : la fusion progressive entre robotique, intelligence artificielle, commandement à distance et systèmes de surveillance.</strong> La guerre future sera de plus en plus peuplée de machines semi-autonomes, de drones terrestres, de capteurs mobiles et de plateformes capables de remplacer l'homme dans les missions les plus risquées. <br />   <br />  L'avantage chinois réside dans l'échelle. Pékin peut expérimenter, produire, corriger, distribuer et standardiser à une vitesse difficilement reproductible en Europe. La robotique chinoise ne progresse pas par champions isolés, mais par masse critique industrielle.</div>  
     </div>
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     <div><b>Les scénarios économiques : la nouvelle domination manufacturière</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan économique, l'enjeu est immense. Le secteur de la robotique humanoïde attire capitaux, compétences et alliances industrielles. La société chinoise <a class="link" href="https://www.linkedin.com/company/linker-bot/" target="_blank">Linkerbot</a>, spécialisée dans les mains robotiques à haute dextérité pour robots humanoïdes, vise une valorisation de 6 milliards de dollars et revendique une part supérieure à 80 % du marché mondial des mains robotiques à haut degré de liberté. Elle produit environ 5 000 unités par mois et souhaite doubler sa capacité. <br />   <br />  Ce point est essentiel. La main robotique n'est pas un accessoire. Elle est l'un des éléments décisifs permettant de passer de la machine de démonstration à la machine productive. Un robot dépourvu de capacité de manipulation fine reste un objet scénique. Un robot capable de saisir, monter, coudre, sélectionner, réparer et agir sur des matériaux délicats entre au contraire au cœur de l'économie réelle. <br />   <br />  Si la Chine parvient à réduire les coûts, à standardiser les composants et à contrôler les plateformes logicielles, elle pourra exporter non seulement des robots, mais des modèles productifs complets. <strong>À ce moment-là, de nombreux pays n'achèteront pas seulement des machines chinoises : ils achèteront une dépendance technologique chinoise.</strong></div>  
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     <div><b>Le dilemme occidental</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">L'Occident observe avec inquiétude. Non parce que la Chine aurait déjà gagné, mais parce qu'elle a choisi avec clarté le champ de bataille. Les États-Unis restent puissants dans les semi-conducteurs avancés, les systèmes de calcul, les modèles d'intelligence artificielle et la recherche. L'Europe dispose d'excellences dans la mécanique, les actionneurs et l'automatisation industrielle. <br />   <br />  Mais les uns comme les autres risquent d'avancer plus lentement, divisés entre normes, marchés fragmentés, craintes éthiques et dépendance envers les chaînes asiatiques. <br />   <br />  <strong>La question n'est pas de savoir si les robots chinois remplaceront demain les policiers, les ouvriers ou les soldats. La question est autre : qui fixera les normes, qui contrôlera les données, qui produira les composants, qui vendra les plateformes, qui imposera les architectures technologiques du prochain cycle industriel.</strong></div>  
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     <div><b>La véritable leçon des Sinocop</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Les Sinocop sont un symbole. Non le symbole d'un avenir inévitable, mais celui d'une méthode. La Chine prend une technologie, l'insère dans une politique industrielle, l'expérimente dans des scénarios réels, la relie à la sécurité, la finance avec des capitaux publics et privés, la transforme en filière, la prépare à l'exportation. <br />   <br />  C'est là que naît la puissance. Non dans le robot isolé qui lève le bras à un carrefour. Mais dans la capacité de faire de la robotique une infrastructure nationale. <br />   <br />  Le message adressé à l'Europe est brutal : ceux qui continuent à regarder ces phénomènes comme de simples curiosités technologiques risquent de découvrir trop tard que la partie ne concerne pas les robots.<strong> Elle concerne le travail, la sécurité, la guerre, la souveraineté industrielle et le contrôle des infrastructures du XXIe siècle.</strong></div>  
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     <div><b>Sources</b></div>
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      <blockquote><a class="link" href="https://english.news.cn/20260118/e4d7415b53424d748a773939164d1c74/c.html" target="_blank">https://english.news.cn/20260118/e4d7415b53424d748a773939164d1c74/c.html</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://en.people.cn/n3/2026/0504/c90000-20452752.html" target="_blank">https://en.people.cn/n3/2026/0504/c90000-20452752.html</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.reuters.com/world/china-robot-hand-building-unicorn-linkerbot-targets-6-billion-valuation-2026-05-04/" target="_blank">https://www.reuters.com/world/china-robot-hand-building-unicorn-linkerbot-targets-6-billion-valuation-2026-05-04/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://cybernews.com/tech/chinese-robot-officers-control-traffic-issue-parking-tickets/" target="_blank">https://cybernews.com/tech/chinese-robot-officers-control-traffic-issue-parking-tickets/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.rockingrobots.com/aimoga-intelligent-police-unit-r001-enters-urban-traffic-service-in-wuhu/" target="_blank">https://www.rockingrobots.com/aimoga-intelligent-police-unit-r001-enters-urban-traffic-service-in-wuhu/</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.scmp.com/video/china/3352391/humanoid-traffic-police-robots-deployed-streets-chinas-tech-hub-hangzhou" target="_blank">https://www.scmp.com/video/china/3352391/humanoid-traffic-police-robots-deployed-streets-chinas-tech-hub-hangzhou</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/giuseppe-gagliano-60785235/?originalSubdomain=it" target="_blank"><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span></a>  a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/christian-harbulot-a56b2912/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Christian Harbulot</a>, (EGE). <br />  Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">Iassp de Milan</a>. <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="white-space: pre-wrap;"><strong style="white-space: pre-wrap;">#ChinaTech #AIInnovation #RoboticsIndustry #PublicSafetyTech #SmartCities #Geopolitics #Automation #HumanoidRobots #SurveillanceTechnology #IndustrialStrategy #Cestudec</strong></span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96439905-67248104.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-assaut-des-Sinocop-La-nouvelle-frontiere-chinoise-entre-usine-automatisee-controle-social-et-puissance-industrielle_a7527.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-78716457</guid>
   <title>Le rapport Martre fête ses 30 ans. Jean-Claude Possin témoigne de son expérience.</title>
   <pubDate>Mon, 04 Mar 2024 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Personnalités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/78716457-57105601.jpg?v=1709570202" alt="Le rapport Martre fête ses 30 ans. Jean-Claude Possin témoigne de son expérience." title="Le rapport Martre fête ses 30 ans. Jean-Claude Possin témoigne de son expérience." />
     </div>
     <div>
      <em><strong>Jean-Claude Possin</strong>, Commissaire divisionnaire honoraire de la Police nationale -(CDEF)-, a consacré dans les différentes Directions et services de la Police Nationale&nbsp;: Police Judiciaire, Sécurité Publique , Renseignements généraux puis comme sous-directeur au Service de Voyages Officiels et de la sécurité des Hautes Personnalités -(SVOSHP)- une grande partie de sa vie à la sécurité et à l’ordre public. Il a achevé sa carrière comme membre du cabinet d’audits et contrôles de l’IGPN, une institution qui joue un rôle crucial dans le maintien de l’intégrité et de l’éthique au sein de la Police Nationale. <br />   <br />  Au-delà de cette vocation, Jean-Claude Possin a également fait preuve d’une compréhension profonde de l’intelligence économique. En collaboration avec Bernard Besson, ils en ont décrypté les secrets en 1996 dans leur ouvrage « Du renseignement à l’intelligence économique » en proposant une méthode très concrète d’évaluation de l’intelligence collective de l’entreprise. Conjointement&nbsp; avec Bernard Besson, ils ont publié &nbsp;«&nbsp;L’Audit d’Intelligence économique&nbsp;» Dunod 2002-&nbsp; puis un ouvrage qui fait référence dans le domaine de la sécurité «&nbsp;L’Intelligence des risques&nbsp;» (<a class="link" href="https://www.veillemag.com/De-l-intelligence-des-risques-a-la-mission-de-protection_a65.html">https://www.veillemag.com/De-l-intelligence-des-risques-a-la-mission-de-protection_a65.html</a>  -&nbsp; aux Éditions IFIE -2008-&nbsp; qui servira de cadre de référence au master spécialisé «&nbsp;Intelligence des Risques&nbsp;» délivré par l'Institut Supérieur d'Électronique de Paris. <br />  Sous la présidence de Mr Guy Baron&nbsp;- il sera Vice-président du groupe IE de l’IHESI-J et enseignant dans différents masters. Son travail actuel reflète son engagement continu envers l’éducation et le partage des connaissances, ainsi que son désir d’aider les leaders et décideurs à naviguer dans le paysage économique complexe et troublé d’aujourd’hui. Il voue également une passion pour les neurosciences. Il y a même consacré un ouvrage extrêmement complet à paraitre prochainement. <br />  Son parcours illustre son engagement au service de l’État en matière de sécurité publique, d’éthique professionnelle et d’intelligence économique. <br />  A l’occasion du 30ème anniversaire de la parution du Rapport Martre, nous lui avons demandé quelle fut l’influence que cet ouvrage a eu sur sa pensée , ses recherches &nbsp;et pratiques &nbsp;conceptuelles et quelles sont ses perspectives sur l’évolution de l’intelligence économique et de la sécurité publique. Jean-Claude Possin vous avez la parole.</em> <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jean-Claude Possin vous avez la parole  : " Le petit livre bleu " Le rapport Martre à la naissance d’une vocation…"</b></div>
     <div>
      &nbsp;Je n’ai pas découvert le rapport Martre lors de sa publication car à l’époque j’ignorais tout de l’Intelligence économique . C’est un petit livre à la couverture bleue des éditions Chlorofeuilles <strong>«&nbsp;Introduction à l’Intelligence Économique&nbsp;»</strong>, publié en juillet 1994 par le Centre International de Sciences Criminelles de Paris qui me fit découvrir cette nouvelle discipline. Celui-ci était écrit par un de mes jeunes collègues, dont à l’époque j’ignorais tout de lui. Quel était donc l’auteur de cet opuscule de 127 pages déjà bien &nbsp;travaillé , documenté et sérieux , devenu depuis un livre rare, sinon introuvable &nbsp;? <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’histoire va vous raconter la suite.</b></div>
     <div>
      &nbsp;Deux ans plus tard , au hasard des affectations de carrière dans l’Administration, &nbsp;nous devions, l’auteur et moi, par pure coïncidence, nous rencontrer, faire connaissance et œuvrer ensemble au sein de l’IGPN- La Police des Polices, &nbsp;&nbsp;dite encore dans le jargon maison &nbsp;<em>« Bœuf carottes&nbsp;»&nbsp;; nous fûmes alors affectés au «&nbsp;cabinet d’Audits et contrôles &nbsp;de la Police Nationale&nbsp;».</em> À l’époque nous «&nbsp;contrôlions &nbsp;» individuellement ou par binômes. En mission, durant cette période, &nbsp;j’étais &nbsp;«&nbsp;le chef&nbsp;», car, &nbsp;<em>«&nbsp;le plus ancien dans le grade le plus élevé&nbsp;»</em>&nbsp;! <em>L’Institution</em> fonctionnant alors ainsi&nbsp;! <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;En binôme nous partions effectuer nos missions de contrôles dans les directions et services départementaux ou régionaux de la Police Nationale&nbsp;: Renseignements Généraux -RG- , Police de l’Air et des Frontières -PAF- , &nbsp;Sécurité Publique -DCSP)- … le plus souvent. &nbsp;En ce qui me concerne , la direction avait ajouté&nbsp;à mes attributions la DST où j’étais le seul fonctionnaire habilité &nbsp;de l’IGPN&nbsp; durant cette période. &nbsp;&nbsp;Pour ces fonctions , nous partions , mon collègue et moi , des semaines entières. Nous nous entendions bien et devisions beaucoup&nbsp;! &nbsp;Ayant la possibilité de partir à la retraite de manière anticipée , j’avais fait ce choix avec l’idée de « devenir mon propre chef&nbsp;» en créant <em>une société</em>, ce que je fis d’ailleurs par la suite avec «&nbsp;SIES consultants&nbsp;». <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A quelques mois de mon départ , &nbsp;ce collègue me dit&nbsp;: <em>«&nbsp;A présent tu vas avoir du temps libre - il ignorait que tous les retraités sont toujours débordés -, lis ce petit bouquin que je t’ai dédicacé, dis-moi ce tu en penses et si son contenu t’intéresse&nbsp;?</em> &nbsp;<em>Si c’est le cas,&nbsp; nous pourrions alors écrire ensemble sur le sujet&nbsp; ?&nbsp;». </em>&nbsp;À l’époque, &nbsp;J’ai bien compris , mémorisé et retenu sa proposition&nbsp;! <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La lecture, l’originalité de la matière,  les idées de cette nouvelle et jeune discipline me séduisirent immédiatement...</b></div>
     <div>
      ... d’autant qu’une note de bas de page «&nbsp;<em>du petit livre Bleu&nbsp;» </em>que je conserve encore précieusement<em> avait</em> fini de me convaincre&nbsp;: <strong><em>«&nbsp;IE et stratégie des entreprise s»</em></strong> – rapport du Commissariat général au Plan, &nbsp;publié sous la direction de Mr Henri Martre paru à la Documentation Française en février 1994. &nbsp;&nbsp;Je donnais donc , avec l’enthousiasme d’un débutant encore hésitant mon accord pour poursuivre l’aventure de notre rencontre professionnelle fortuite. <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;Mes formations antérieures, techniques mathématiques , Arts et Métiers et Droit me confortaient dans l’idée&nbsp;; ces connaissances allaient enfin pouvoir me servir pour compléter mes expériences&nbsp; et &nbsp;acquis &nbsp;reçus au sein de la Police Nationale où nous avions été formés par des cabinets spécialisés aux audits notamment . Ce collègue et ami n’était autre que Bernard Besson, &nbsp;vous l’aviez sans doute deviné. &nbsp;Vous le connaissez et, &nbsp;pour certains , avez lus et appréciés ses nombreux romans historiques et intrigues policières comme ses conférences sur l’IE&nbsp;!&nbsp; <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;En 2024, seul ou avec Bernard, &nbsp;nous travaillons toujours ensemble sur l’IE et ses différentes arborescences que nous avons , au fil des décennies, &nbsp;créées, développées et enrichies,&nbsp; &nbsp;notamment celles consacrées au&nbsp;: &nbsp; <em>«&nbsp;Du renseignement à l’IE&nbsp;»,</em>&nbsp; <em>l’Audit d’IE</em>, <em>l’Intelligence des risques</em> -(IR)-, <em>l’ Innovation</em> –(II) , <em>Intelligence Politique et l’État Stratège</em> -(IPES)- et maintenant « l’Intelligence<em> décisionnelle et Cognition -(IDC) -</em> , etc. &nbsp;Passionnés nous fûmes en 1994 avec le Rapport Martre et passionnés nous le restons en 2024 , fascinés par ce concept aux multiples facettes et possibilités , de spécialisation et d’emploi, &nbsp;et qui est loin d’avoir livré toutes ses potentialités et ressources . <br />  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour conclure ces quelques lignes...</b></div>
     <div>
      ...&nbsp; je veux dire que pour combler mon retard en matière d’IE, &nbsp;j’ai beaucoup lu , décortiqué, réfléchi , &nbsp;utilisé et apprécié les nombreux ouvrages et conseils des personnalités que présente Jacqueline Sala dans ce Numéro spécial de Veille<em> Magazine</em> consacré aux<strong> «&nbsp;Trente ans du <em>Rapport Martre</em></strong>. &nbsp;&nbsp;Merci à Jacqueline ,&nbsp; rédactrice en chef de <strong><em>Veille Magazine</em></strong> , qui grâce à &nbsp;&nbsp;son opiniâtreté , courage et détermination légendaires, &nbsp;poursuit &nbsp;une trajectoire méritante au service d’une noble&nbsp; et&nbsp; utile cause, celle de &nbsp; l’IE , de l’économie en général, &nbsp;des entreprises , de nos bassins d’emploi &nbsp;comme de l’État. Rappelons pour les jeunes générations que Jacqueline Sala , fondatrice et directrice de ce média n’a jamais ménagé ses efforts pour diffuser l’IE en dépit des obstacles et difficultés qu’elle a pu rencontrer et surtout surmonter. &nbsp;&nbsp;Avec tact et objectivité, &nbsp;elle a diffusé et fait éclore durant plusieurs décennies les idées, les avancées conceptuelles et les perspectives qu’ouvrent l’IE sans oublier de jeunes talents. &nbsp;&nbsp; <br />   <br />  Merci enfin à l’esprit des pionniers de l’IE dont bien évidemment Henri Martre pour leur vision, leur anticipation et leur clairvoyance au service de l’économie, &nbsp;comme à ces &nbsp;acteurs, étudiants, professeurs et &nbsp;personnalités, &nbsp;connues ou anonymes &nbsp;qui l’animent encore&nbsp;! &nbsp;Merci Jacqueline pour votre travail . <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Jean-Claude Possin, nous aussi nous vous remercions !</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.ebay.fr/itm/272046818689" target="_blank">Suivre le lien pour aller plus loin</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/78716457-57105601.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Le-rapport-Martre-fete-ses-30-ans-Jean-Claude-Possin-temoigne-de-son-experience_a4750.html</link>
  </item>

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