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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-14T12:24:44+02:00</dc:date>
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   <title>Eurosatory : quand la défense française change de rythme</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jun 2026 13:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Souveraineté]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Eurosatory, la France expose son industrie Défense et Sécurité et met en scène une doctrine. Au cœur de cette recomposition stratégique, Alice Rufo, Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants incarne une génération de décideurs qui veulent accorder l’appareil de défense à la vitesse du monde. Entre fracturation internationale, hybridation des menaces et révolution de la donnée, le salon devient le miroir d’un pays qui cherche à reprendre l’initiative. Isabelle Dreuilhe-Leiterer, Présidente de l’IESAS a suivi les conférences. Voici une synthèse de ses analyses.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97014517-67606491.jpg?v=1781795499" alt="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" title="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alice-rufo-96284b10b/" target="_blank">Alice Rufo</a>  incarne une nouvelle génération de stratèges français, celle qui veut accorder la défense nationale au tempo du monde. À la tête de la <strong><span data-url="ca://s?q=Direction_generale_de_l_armement" role="button" tabindex="0">DGA</span></strong>, elle impulse une transformation profonde : raccourcir les cycles, rapprocher industriels et opérationnels, injecter une culture de l’urgence maîtrisée. <br />   <br />  Pour elle, la puissance ne se joue plus seulement sur les théâtres d’opérations, mais dans l’espace invisible des ondes, de la donnée et de l’innovation civile. Elle défend une ligne exigeante, où la France doit tenir ensemble la masse et la haute technologie, anticiper plutôt que subir, bâtir plutôt que réagir. Figure discrète mais décisive, elle devient l’architecte d’une défense qui cherche à retrouver de la vitesse, de la cohérence et de la crédibilité dans un monde où la conflictualité se réécrit en continu.</blockquote>  <!--cke_bookmark_368S--><!--cke_bookmark_368E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Alice Rufo, l’architecte d’une défense en accélération</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce matin, les allées d’Eurosatory vibrent d’un nom qui s’impose comme un signal : Alice Rufo. Figure montante et voix de l’État, elle porte une ambition claire et ambitieuse : faire passer la France d’une défense réactive à une défense anticipatrice. Pour elle, l’appareil militaire n’est plus seulement un ensemble de capacités, mais un véritable système nerveux national qui doit absorber la vitesse, la donnée et la conflictualité diffuse. <br />   <br />  Cette vision irrigue la transformation de la « DGA de combat », pensée pour raccourcir les cycles d’acquisition, rapprocher industriels et opérationnels et insuffler une culture de l’urgence maîtrisée. Alice Rufo sait que la guerre moderne se joue autant dans les laboratoires que sur les théâtres d’opérations, et que l’innovation civile — IA, quantique, électronique avancée — est devenue un levier stratégique incontournable. Son action vise à éviter le déclassement technologique, un risque que les armées ne peuvent plus se permettre dans un monde où la supériorité se mesure désormais dans l’espace invisible des ondes, des radars aux communications, des drones aux satellites. Perdre le spectre électromagnétique, c’est perdre la bataille avant même qu’elle ne commence, une réalité qui impose de produire vite, beaucoup et juste.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans un environnement où les adversaires saturent les défenses par le bas et investissent massivement par le haut, Alice Rufo défend une conviction simple et exigeante : tenir simultanément la masse et la haute technologie. Cette tension structure aujourd’hui la doctrine française et redéfinit la manière dont le pays conçoit sa puissance militaire. Elle s’inscrit dans une dynamique où la vitesse devient un facteur de crédibilité autant qu’un outil de dissuasion, un marqueur de détermination face à des compétiteurs qui ne ralentissent jamais.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Eurosatory, laboratoire d’une conflictualité sans frontières</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Avec une fréquentation en hausse spectaculaire de </strong></span><strong>+30% par rapport à 2024,</strong><span style="white-space: pre-wrap;"><strong> Eurosatory s’impose comme la scène où se lit la nouvelle matrice de la conflictualité mondiale.</strong> Les stands ne sont plus des vitrines commerciales : ils racontent un monde fracturé, où la haute intensité européenne, la volatilité des alliances et l’essor des technologies duales redessinent les rapports de force. La présence de quatre-vingts entreprises ukrainiennes agit comme un électrochoc </span>des consciences et réalités prouvées<span style="white-space: pre-wrap;">. L’Ukraine ne vient pas chercher de l’aide, elle expose une base industrielle en pleine mutation, forgée dans l’attrition et l’urgence, et montre ce que signifie une société démocratique qui refuse de subir. Pour la France et l’Europe, ce miroir bien réel </span>impose une nouvelle vision<span style="white-space: pre-wrap;"> : la résilience est une capacité industrielle, logistique et technologique.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans les démonstrations de drones, de systèmes anti-aériens ou de solutions de guerre électronique, une même logique s’impose : la vitesse comme arme, comme message, comme preuve de détermination. Elle devient un langage stratégique adressé autant aux adversaires qu’aux alliés, notamment américains, pour rappeler que l’Europe peut être un partenaire fiable, non un spectateur naïf ou inquiet.</span> <br />   <br />  Eurosatory est devenu ainsi un espace où la doctrine se réécrit en temps réel, au croisement de la technologie, de la géopolitique et de la volonté politique.</div>  <!--cke_bookmark_367S--><!--cke_bookmark_367E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un monde où la doctrine se réécrit en temps réel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La distinction entre paix et guerre s’efface. Les attaques hybrides, les opérations de saturation, les contournements technologiques par le haut et par le bas composent un paysage où la frontière entre civil et militaire devient poreuse. Les infrastructures critiques se transforment en cibles, la donnée en champ de bataille, l’innovation en course d’endurance. Dans ce contexte, les déclarations politiques qui rythment le salon prennent une dimension programmatique. <br />   <br />  L’IA est décrite comme une rupture comparable à l’atome, la souveraineté comme une condition de liberté d’action, la capacité à rebâtir comme un impératif de survie stratégique. Le salon devient un espace où les mots engagent autant que les démonstrations technologiques, un lieu où la France teste sa cohérence stratégique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France face à l’épreuve de la cohérence stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La base industrielle et technologique de défense française doit concilier masse et technologie. Les administrations doivent absorber la vitesse du champ de bataille. Les alliances doivent se recomposer. <br />   <br />  Dans cette équation complexe, la France joue une partie décisive. Eurosatory agit comme un révélateur : la détermination française est scrutée, sa cohérence évaluée, sa capacité à anticiper mise à l’épreuve. <br />   <br />  Alice Rufo, par son rôle, ses connaissances et sa méthode, incarne cette transition vers une défense qui ne subit plus mais qui construit. Le salon, par son ampleur et son atmosphère, montre que le temps de l’insouciance est clos. Reste à voir si la France saura convertir cette lucidité en puissance durable — et si cette nouvelle manière de penser la guerre s’imposera enfin comme une stratégie assumée plutôt qu’un réflexe de dernière minute. <br />  &nbsp;</div>    <ol>  </ol>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos d'Isabelle Dreuilhe-Leiterer</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97014517-67606496.jpg?v=1781705696" alt="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" title="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/idreuilhe/" target="_blank">Isabelle Dreuilhe-Leiterer</a>, Consultante et formatrice, spécialiste de l'innovation et des risques internationaux, est aussi Présidente de l'Institut Européen des Science Avancées de la Sécurité depuis février 2025. Elle accompagne depuis des années les organisations dans leurs transformations humaines, commerciales et technologiques. Elle défend une vision exigeante du conseil, fondée sur l'écoute, la rigueur et l'impact des solutions innovantes et sécurisantes en lien avec l'actualité française et internationale. Elle œuvre pour faire de l'IESAS un acteur reconnu du développement des compétences en sécurité et de l'innovation technologique du secteur. Son parcours mêle ouverture et collaboratif, exigence et engagement.</div>    <div style="margin-left: 40px;"><a class="liens" href="mailto:Bureau Iesas &lt;bureau@iesas.fr&gt;" target="_blank">Contact&nbsp;IESAS</a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>#geopolitics #strategiccompetition #defenseinnovation #militarypower #hybridwarfare #electromagneticdominance #securityalliances #strategicautonomy #globalstability #defenseindustry</blockquote>  <!--cke_bookmark_367S--><!--cke_bookmark_367E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97014517-67606491.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Eurosatory-quand-la-defense-francaise-change-de-rythme_a7768.html</link>
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   <title>Guerre électronique : le rapport qui alerte sur une vulnérabilité stratégique française</title>
   <pubDate>Tue, 24 Feb 2026 10:51:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale, un rapport bipartisan tire la sonnette d’alarme : la France accuse un retard préoccupant dans la maîtrise du spectre électromagnétique, devenu le nerf vital de toute opération militaire moderne. Des drones ukrainiens aux survols de l’Île Longue, les signaux d’alerte s’accumulent et posent une question centrale : la France peut-elle encore garantir sa souveraineté technologique et opérationnelle ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94830687-66414927.jpg?v=1771926555" alt="Guerre électronique : le rapport qui alerte sur une vulnérabilité stratégique française" title="Guerre électronique : le rapport qui alerte sur une vulnérabilité stratégique française" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>Source :&nbsp;<strong style="white-space: normal;">Rapport d’information n° 2507</strong> <br />  Déposé en application de l’article 145 du règlement Par la <strong style="white-space: normal;">Commission de la Défense nationale et des Forces armées</strong> <br />  <strong style="white-space: normal;">Co‑rapporteurs : Didier Lemaire et Thierry Tesson</strong> <strong style="white-space: normal;">Titre : </strong><em style="white-space: normal;"><strong style="white-space: normal;">La guerre électronique</strong></em> <strong style="white-space: normal;">17ᵉ législature <br />  Lien :&nbsp;</strong><a class="link" href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_def/l17b2507_rapport-information" target="_blank">https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/rapports/cion_def/l17b2507_rapport-information</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quand majorité et opposition s’accordent, c’est qu’il y a urgence</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le 18 février 2026, à l'Assemblée nationale française, deux députés de camps politiques différents, Didier Lemaire et Thierry Tesson, déposent et présentent en Commission de la Défense un rapport consacré à la guerre électronique, adopté à l'unanimité. <br />   <br />  Ce détail institutionnel est en réalité un signal politique. Quand la majorité et l'opposition se retrouvent sur un sujet technique, c'est que, derrière la technique, il y a une alerte nationale.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La guerre électronique, colonne vertébrale invisible des armées modernes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le rapport part d'une idée simple et implacable. La guerre électronique, c'est-à-dire la capacité à contrôler le spectre électromagnétique, n'est plus une spécialité réservée aux initiés. Elle est devenue la condition qui permet au reste de l'appareil militaire de fonctionner : voir, communiquer, se coordonner, guider, frapper, se protéger. Or, c'est précisément sur ce terrain que la France, selon les rapporteurs, a pris du retard.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La guerre électronique, ce n'est pas seulement brouiller des radios. C'est utiliser le spectre pour intercepter, tromper, perturber ou neutraliser les systèmes adverses : communications, radars, liaisons entre capteurs et armes, navigation satellitaire. C'est aussi protéger ses propres réseaux, imposer une discipline des émissions, apprendre à combattre lorsque le signal est dégradé ou absent. Le rapport relie ce domaine au renseignement électromagnétique : la capacité à extraire de l'information à partir des émissions, à comprendre qui émet, où, avec quels équipements, selon quel rythme. C'est une guerre des traces invisibles, dont l'issue se joue souvent avant la première explosion, au moment où l'adversaire découvre que ses systèmes ne répondent plus.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ukraine, Moyen-Orient : les conflits récents comme révélateurs brutaux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Les conflits récents fournissent la grille de lecture. L'expérience ukrainienne est décrite comme un laboratoire brutal. Perturber la navigation satellitaire et les communications revient à réduire l'efficacité des drones, des munitions guidées, des chaînes de commandement. Et une innovation bouleverse le jeu : des drones reliés par fibre optique, beaucoup plus difficiles à contrer par brouillage radio. Ce n'est pas seulement une nouveauté technique, c'est la preuve que chaque contre-mesure engendre une contre contre-mesure, et que celui qui reste immobile devient une cible.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Au Moyen-Orient, la leçon est tout aussi claire. Avant de manœuvrer, il faut aveugler. Neutraliser les radars et les capteurs devient le premier acte d'une opération, celui qui ouvre des couloirs d'action, désorganise la défense aérienne, impose la liberté de mouvement.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La vulnérabilité navale française, point noir du rapport</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le passage le plus sévère du rapport concerne le domaine naval. C'est là, selon les rapporteurs, que la France apparaît la plus exposée. Non pas parce que ses équipements seraient médiocres, mais parce que le cycle industriel et doctrinal ne suit pas la vitesse des menaces. Les survols répétés par des drones de sites sensibles comme la base de l'Île Longue ne sont pas de simples incidents. Ils deviennent un symbole stratégique. Une infrastructure liée à la dissuasion ne peut pas accepter une vulnérabilité routinière. Un drone qui observe aujourd'hui peut demain désigner, puis guider une attaque. Et si les moyens classiques de brouillage sont inefficaces contre certaines technologies, le problème n'est pas d'ajouter un appareil, mais de repenser tout le dispositif de protection.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette réalité impose une conclusion opérationnelle. Dans des mers contestées, de la Méditerranée à l'Indo-Pacifique, la supériorité ne se mesure plus uniquement en navires et en missiles. Elle se mesure aussi à la capacité de survivre dans un environnement électromagnétique hostile, où l'adversaire cherche d'abord à couper les nerfs du système, à désorganiser le commandement et la perception.</span> <br />    <h3 style="white-space: normal;">&nbsp;</h3>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Souveraineté technologique : un principe encore fragile</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le rapport insiste alors sur une notion souvent proclamée en Europe et rarement pratiquée : la souveraineté. Dépendre de fournisseurs étrangers pour la maintenance et les composants critiques signifie s'exposer à des contraintes, à des retards, à des conditionnements, voire à des vulnérabilités de chaîne d'approvisionnement. Lorsque certains équipements exigent des procédures de purge de données ou des précautions particulières, ce n'est pas un détail technique. <br />   <br />  C'est l'indication qu'entre alliés la confiance a toujours une marge de méfiance opérationnelle. Et plus largement, si des parties essentielles des filières des grands programmes, y compris ceux liés à la dissuasion et aux principaux avions de combat, ne sont pas pleinement maîtrisées, alors la liberté stratégique devient conditionnelle.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Compétences et commandement : un affaiblissement silencieux</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La dimension la plus décisive, pourtant, reste humaine. Former des spécialistes de la guerre électronique demande des années. Mais si les contrats sont courts et si le secteur privé attire avec des salaires et des perspectives plus avantageux, l'État se transforme en école gratuite au service d'autres employeurs. Dans ce domaine, cela revient à se désarmer lentement, sans que l'adversaire ait besoin de tirer.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">À cela s'ajoute la fragmentation des structures de commandement et de coordination. Air, terre, mer, espace, défense numérique avancent souvent en parallèle, sans une orchestration pleinement unifiée. Or, le spectre électromagnétique n'attend pas les procédures. Il exige une capacité de réponse rapide et transversale, au plus près du temps réel.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Trois trajectoires possibles pour la France</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sur le plan économique, le rapport dessine un choix, plus qu'un simple catalogue de moyens. Premier scénario : la France décide de rattraper réellement son retard. Cela implique des investissements lourds dans la microélectronique, les capteurs, le traitement de données, les capacités spatiales, la formation, les filières industrielles. C'est une politique industrielle sous forme de politique de défense. Elle peut soutenir l'innovation et renforcer un tissu de petites et moyennes entreprises, mais elle exige une continuité budgétaire et une vitesse d'exécution, deux qualités rares dans les démocraties. <br />   <br />  Deuxième scénario : avancer à moitié, moderniser certains segments, acheter des solutions, annoncer des plans. Dans ce cas, l'écart se réduit à peine et les compétiteurs continuent de courir. Troisième scénario : reporter. Le coût n'est plus seulement militaire. Il devient géoéconomique : dépendance technologique, fragilité des chaînes d'approvisionnement, capacité réduite de protéger infrastructures et industrie en cas de crise prolongée.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La conclusion militaire est sans détour. Sans maîtrise du spectre électromagnétique, l'armée la plus moderne redevient soudain aveugle. Les armes guidées perdent en précision, les drones deviennent vulnérables, la défense aérienne peut être trompée, le commandement ralentit. La guerre électronique n'est pas un accessoire. Elle est la condition de la manœuvre et de la survie.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Sur le plan géopolitique et géoéconomique, le rapport pose un dilemme stratégique. La France veut préserver sa capacité de décider sans être prisonnière d'approvisionnements, de mises à jour, de dépendances extérieures. Mais cette autonomie exige des filières, des compétences, des investissements et une vision stable. Dans un monde où les grandes puissances transforment technologie et industrie en armes, la guerre électronique devient l'endroit où la souveraineté cesse d'être un slogan pour redevenir une pratique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><strong><span style="white-space: pre-wrap;">Au fond, le rapport dit ceci : la France doit choisir entre posséder des systèmes excellents et être capable de les faire fonctionner quand quelqu'un tente de les éteindre. Aujourd'hui, la différence entre les deux est la différence entre puissance et vulnérabilité.</span></strong> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote><span style="font-weight: 700">Giuseppe Gagliano&nbsp;</span>a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  <span style="font-size: medium;"><strong>La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</strong></span></blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94830687-66414927.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Guerre-electronique-le-rapport-qui-alerte-sur-une-vulnerabilite-strategique-francaise_a7094.html</link>
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