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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-08-10T19:19:45+02:00</dc:date>
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   <title>Comment nos cerveaux s’emmêlent… et comment les chercheurs tentent de nous en sortir !</title>
   <pubDate>Thu, 15 Jan 2026 10:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Communication &amp; Influence]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La thèse de Cecilie Steenbuch Traberg s’inscrit dans un champ de recherche en pleine expansion : comprendre pourquoi la désinformation parvient à s’ancrer dans nos esprits malgré les démentis, les preuves contraires et les dispositifs de vérification. Son approche, résolument analytique, combine psychologie sociale, cognition et sciences du comportement pour éclairer un phénomène souvent réduit à ses manifestations technologiques. Ce qu’elle montre, c’est que la désinformation n’est pas un accident de l’ère numérique, mais le produit d’interactions complexes entre nos biais mentaux, nos émotions et nos dynamiques sociales.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93707780-65447787.jpg?v=1768471653" alt="Comment nos cerveaux s’emmêlent… et comment les chercheurs tentent de nous en sortir !" title="Comment nos cerveaux s’emmêlent… et comment les chercheurs tentent de nous en sortir !" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.repository.cam.ac.uk/items/a86b249f-12f1-4a94-893d-6943c8f58a7b" target="_blank">Source</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.repository.cam.ac.uk/items/a86b249f-12f1-4a94-893d-6943c8f58a7b" target="_blank"><em style="white-space: normal;">The Social Cognition of Misinformation and Implications for Psychological Interventions</em></a>  <br />   <br />  <em style="white-space: normal;">A télécharger en fin d'article.</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une cognition sociale structurée par les biais</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><a class="link" href="https://www.cecilietraberg.com/" target="_blank">Cecilie Steenbuch&nbsp;</a>  <span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.cecilietraberg.com/" target="_blank">Traberg</a>  part d’un constat fondamental : notre cerveau n’est pas conçu pour rechercher la vérité objective, mais pour maintenir une cohérence interne et sociale. <br />   <br />  Elle analyse en détail plusieurs biais cognitifs qui favorisent l’adhésion à la désinformation. Le biais de confirmation, par exemple, renforce notre tendance à privilégier les informations compatibles avec nos croyances préexistantes. Le biais d’intuition, lui, nous pousse à accorder une valeur disproportionnée à ce qui « sonne juste », même en l’absence de preuves. La chercheuse insiste également sur la fragilité de la mémoire humaine : une fausse information peut s’y installer durablement, même après une correction explicite, en raison de la manière dont nous reconstruisons nos souvenirs.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce cadre théorique permet de comprendre pourquoi la désinformation ne se contente pas de tromper : elle s’intègre dans des schémas mentaux déjà présents, exploitant des mécanismes qui fonctionnent habituellement à notre avantage.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le rôle structurant des interactions sociales</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">L’un des apports majeurs de la thèse est de montrer que la désinformation ne circule pas dans un vide cognitif, mais dans un tissu social dense. <br />   <br />  Cette spécialiste de </span>la psychologie de l’influence sociale à l’ère du numérique<span style="white-space: pre-wrap;"> démontre que la confiance interpersonnelle joue un rôle déterminant : une information relayée par un proche ou un membre de notre groupe d’appartenance bénéficie d’un crédit immédiat, indépendamment de sa véracité. Cette dimension relationnelle explique pourquoi les corrections factuelles échouent souvent lorsqu’elles proviennent d’acteurs perçus comme extérieurs ou hostiles.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La chercheuse analyse également la dimension identitaire du partage d’information. Diffuser un contenu, même douteux, peut renforcer un sentiment d’appartenance ou signaler une loyauté envers un groupe. Dans ce cadre, la désinformation devient un outil social autant qu’un vecteur de croyances erronées. Cette perspective permet de dépasser l’idée d’un public naïf ou manipulé : les individus agissent selon des logiques sociales cohérentes, même lorsque ces logiques produisent des effets délétères.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des interventions psychologiques fondées sur la prévention</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.cecilietraberg.com/" target="_blank">Cecilie Steenbuch&nbsp;</a>  <span style="white-space: pre-wrap;"><a class="link" href="https://www.cecilietraberg.com/" target="_blank">Traberg</a>  ne se limite pas à un diagnostic : elle évalue des stratégies d’intervention destinées à réduire la vulnérabilité à la désinformation. <br />   <br />  L’inoculation cognitive occupe une place centrale dans son analyse. Cette méthode, qui consiste à exposer les individus à des versions affaiblies de techniques manipulatoires, vise à renforcer leur capacité à reconnaître et à rejeter les tentatives de désinformation. Les résultats présentés montrent que cette approche peut produire des effets durables, en modifiant non seulement les croyances mais aussi les processus cognitifs mobilisés lors de l’évaluation d’une information.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">La chercheuse souligne également l’importance d’interventions centrées sur l’identité. Plutôt que de confronter directement les croyances erronées, il s’agit de valoriser des traits identitaires compatibles avec la révision d’opinion, comme la curiosité ou l’ouverture. Enfin, elle met en avant l’efficacité des approches narratives, qui permettent de contourner les résistances psychologiques en mobilisant des récits plutôt que des arguments strictement factuels.</span> <br />    <div style="white-space: normal; margin-left: 40px;">&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une contribution qui dépasse le cadre académique</b></div>
     <div>
      <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">En articulant ces différentes dimensions, cette thèse propose une lecture systémique de la désinformation. Elle montre que les solutions purement techniques — modération algorithmique, labels de vérification, suppression de contenus — ne peuvent suffire si elles ne s’accompagnent pas d’une compréhension fine des mécanismes psychologiques en jeu. La désinformation apparaît ainsi comme un phénomène profondément humain, enraciné dans nos besoins cognitifs et sociaux.</span> <br />    <p style="white-space: normal; margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Cette perspective ouvre la voie à des stratégies plus nuancées, centrées sur la prévention, la pédagogie et la reconstruction de la confiance. Une approche qui, loin de se limiter au champ académique, éclaire l’un des défis majeurs de nos sociétés contemporaines.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A télécharger</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93707780-65448075.jpg?v=1768471063" alt="Comment nos cerveaux s’emmêlent… et comment les chercheurs tentent de nous en sortir !" title="Comment nos cerveaux s’emmêlent… et comment les chercheurs tentent de nous en sortir !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93707780-65447787.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Comment-nos-cerveaux-s-emmelent-et-comment-les-chercheurs-tentent-de-nous-en-sortir-_a6872.html</link>
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   <title>A lire. Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot</title>
   <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 13:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le biais de l'angle mort]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Longtemps cantonnée aux marges des sciences de gestion, l’intelligence économique cherche aujourd’hui à se normaliser. À travers une thèse, des expérimentations et un ouvrage collectif, Thierry Lafon et Stéphanie Brochot démontrent que cette discipline peut trouver sa place aux côtés du marketing, de la finance ou des ressources humaines. Retour sur les origines de ce parcours.     <div>
      <blockquote>La normalisation en sciences de gestion. Un concept venu d'autres disciplines. Sa destination : l'intelligence économique. Son but : en faire un domaine académique légitime, au même titre que le marketing, la finance ou les ressources humaines. <br />  <a class="link" href="https://librairie.publibook.com/economie-droit/17398-intelligence-economique-30-le-systeme-de-management-de-linformation-strategique-smist-9782342386585.html" target="_blank">Retrouvez l'ouvrage</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les premiers pas...</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92700804-64933077.jpg?v=1763649719" alt="A lire. Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" title="A lire. Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cela a commencé par une thèse. En 2017, dans les colonnes de Veille Magazine et grâce à d'autres vecteurs, par un questionnaire lancé auprès de dirigeants d'entreprise, souvent lecteurs du magazine. La question de recherche, initiée par Monsieur Alain Juillet, interroge les facteurs limitants et favorables à l'intelligence économique. Le chercheur y pose les questions sous le prisme&nbsp; de la psychologie sociale et cognitive. <br />   <br />  Mais ce n'est que le début. En 2020, la thèse soutenue, les résultats sont expérimentés. Les expérimentations sont (auto) évaluées. Puis déclinées dans un cours de sensibilisation à l'IE. Et cet enseignement lui-même est (auto) évalué. Une étudiante en psychologie sociale et cognitive rejoint le projet pour co-écrire un livre. D'autres y contribuent, séduits par le concept ou déterminés à l'évaluer.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>À présent, nous disposons de clés concrètes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Ce livre explique ce qui empêche l'intelligence économique de trouver sa place dans le champ des sciences de gestion : les facteurs limitants identifiés par la psychologie sociale et cognitive. <br />  Il explique aussi comment le chercheur les a atténués. Comment renforcer les facteurs positifs ? Comment forger un verbatim accessible, intégré au même titre que les autres disciplines ? Comment mettre en œuvre l'IE en entreprise pour qu'elle fonctionne pleinement ? Quelle méthode utiliser pour décliner efficacement le cycle du renseignement...</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Que la normalisation de l'intelligence économique en sciences de gestion n'est pas une utopie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il reste à convaincre trois mondes encore incrédules, les étudiants et les professionnels de l'intelligence économique, les dirigeants d'entreprise : <br />  Que la normalisation de l'intelligence économique en sciences de gestion n'est pas une utopie. <br />  Que le processus est déjà en marche. <br />  Que les premières preuves existent.&nbsp; <br />   <br />  Ce livre&nbsp; qui va paraitre pour les fêtes de fin d'année, est à lire, ne serait-ce que pour y trouver de nouvelles idées.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voici la dernière chronique de l'un de ses auteurs qui nous en dit plus sur l'IE et la désinformation.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92700804-64933194.jpg?v=1763643109" alt="A lire. Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" title="A lire. Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/92700804-64933077.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/A-lire-Intelligence-economique-3-0-Le-systeme-de-Management-de-l-information-strategique-SMISt-Thierry-Lafon-et_a6609.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot</title>
   <pubDate>Thu, 20 Nov 2025 13:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Thierry Lqfon</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le biais de l'angle mort]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Longtemps cantonnée aux marges des sciences de gestion, l’intelligence économique cherche aujourd’hui à se normaliser. À travers une thèse, des expérimentations et un ouvrage collectif, Thierry Lafon et Stéphanie Brochot démontrent que cette discipline peut trouver sa place aux côtés du marketing, de la finance ou des ressources humaines. Retour sur les origines de ce parcours.     <div>
      <blockquote>La normalisation en sciences de gestion. Un concept venu d'autres disciplines. Sa destination : l'intelligence économique. Son but : en faire un domaine académique légitime, au même titre que le marketing, la finance ou les ressources humaines. <br />  <a class="link" href="https://librairie.publibook.com/economie-droit/17398-intelligence-economique-30-le-systeme-de-management-de-linformation-strategique-smist-9782342386585.html" target="_blank">Retrouvez l'ouvrage</a>  <br />  <a class="link" href="https://lnkd.in/emWu8G_f" target="_blank"><span class="break-words            tvm-parent-container"><span dir="ltr">Editions Connaissances et Savoir</span></span></a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les premiers pas...</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92760731-64956195.jpg?v=1763891200" alt="Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" title="Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cela a commencé par une thèse. En 2017, dans les colonnes de Veille Magazine et grâce à d'autres vecteurs, par un questionnaire lancé auprès de dirigeants d'entreprise, souvent lecteurs du magazine. La question de recherche, initiée par Monsieur Alain Juillet, interroge les facteurs limitants et favorables à l'intelligence économique. Le chercheur y pose les questions sous le prisme&nbsp; de la psychologie sociale et cognitive. <br />   <br />  Mais ce n'est que le début. En 2020, la thèse soutenue, les résultats sont expérimentés. Les expérimentations sont (auto) évaluées. Puis déclinées dans un cours de sensibilisation à l'IE. Et cet enseignement lui-même est (auto) évalué. Une étudiante en psychologie sociale et cognitive rejoint le projet pour co-écrire un livre. D'autres y contribuent, séduits par le concept ou déterminés à l'évaluer.</div>  
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     <div><b>À présent, nous disposons de clés concrètes</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Ce livre explique ce qui empêche l'intelligence économique de trouver sa place dans le champ des sciences de gestion : les facteurs limitants identifiés par la psychologie sociale et cognitive. <br />  Il explique aussi comment le chercheur les a atténués. Comment renforcer les facteurs positifs ? Comment forger un verbatim accessible, intégré au même titre que les autres disciplines ? Comment mettre en œuvre l'IE en entreprise pour qu'elle fonctionne pleinement ? Quelle méthode utiliser pour décliner efficacement le cycle du renseignement...</div>  
     </div>
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     <div><b>Que la normalisation de l'intelligence économique en sciences de gestion n'est pas une utopie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Il reste à convaincre trois mondes encore incrédules, les étudiants et les professionnels de l'intelligence économique, les dirigeants d'entreprise : <br />  Que la normalisation de l'intelligence économique en sciences de gestion n'est pas une utopie. <br />  Que le processus est déjà en marche. <br />  Que les premières preuves existent.&nbsp; <br />   <br />  Ce livre&nbsp; qui va paraitre pour les fêtes de fin d'année, est à lire, ne serait-ce que pour y trouver de nouvelles idées.&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Voici la dernière chronique de l'un de ses auteurs qui nous en dit plus sur l'IE et la désinformation.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92760731-64956198.jpg?v=1763643109" alt="Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" title="Intelligence économique 3.0 : Le système de Management de l'information stratégique SMISt. Thierry Lafon et Stéphanie Brochot" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <item>
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   <title>Interview de Yannick Pech, finaliste du Grand Prix de l'Académie du Renseignement</title>
   <pubDate>Wed, 11 Dec 2024 09:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Personnalités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Académie du renseignement, un service rattaché au Premier ministre français, a pour mission de contribuer à la formation du personnel des services de renseignement, de renforcer les liens au sein de la communauté française du renseignement et de diffuser la culture du renseignement. Dans ce cadre, elle décerne chaque année son Grand Prix, qui récompense quatre catégories de réalisations : recherche, œuvre de création (essai et fiction) et son et image.     <div><b>DC : Quel est la genèse de votre thèse, comment l'idée du sujet vous est-elle venue ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/84857037-60564867.jpg?v=1733909468" alt="Interview de Yannick Pech, finaliste du Grand Prix de l'Académie du Renseignement" title="Interview de Yannick Pech, finaliste du Grand Prix de l'Académie du Renseignement" />
     </div>
     <div>
      Mon intérêt initial pour le renseignement m'a naturellement conduit vers l'OSINT, que j'enseigne également. Cependant, j'ai rapidement ressenti une certaine limitation à me focaliser uniquement sur le renseignement. Mon autodidactisme en informatique, combiné à une expérience enrichissante de conseil en intelligence économique, m'a encouragé à explorer les liens étroits entre ces deux domaines. Ma thèse, par essence pluridisciplinaire, combine des aspects de sciences politiques, d'informatique, et s’inscrit dans les sciences de l’information et de la communication à travers l’intelligence économique. <br />   <br />  La question des hackers s'est imposée d'elle-même comme sujet central, notamment en raison de l'évolution de leur statut légal et de leur rôle croissant dans la cybersécurité. Cette intersection des domaines a enrichi ma recherche et apporté une nouvelle perspective à ma thèse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Vous portez l'idée que l'IE peut influencer la Cyber. Comment. Auriez-vous des exemples.  Est-il possible que la cyber influence l'IE ?</b></div>
     <div>
      Je suis convaincu de l'importance primordiale du facteur humain dans la cybersécurité. L'ingénierie sociale, qui exploite habilement les vulnérabilités humaines, reste une technique d'attaque courante et constitue un très bon exemple de l’articulation entre IE et cybersécurité. <br />   <br />  Prenons le cas du phishing : il utilise un dispositif sociotechnique pour manipuler psychologiquement une cible, entre humain et informatique. Chez les informaticiens, on parle de «&nbsp;l’interface chaise-clavier&nbsp;». On manipule un humain par écran interposé. Dans mes travaux, j'ai développé un modèle de caractérisation de l'IE basé sur deux "boussoles" : une boussole de disposition cognitive, et une boussole de dispositif opérationnel. Ce modèle, aisément transposable au monde cyber, met en lumière des principes communs tels que la souveraineté, qui doit être à la fois économique, technologique et numérique. L'IE et la cyber se nourrissent mutuellement, même si ce processus mérite d'être davantage développé. Il est intéressant de noter que les informaticiens, notamment les RSSI, sont de plus en plus conscients du lien étroit entre les deux disciplines et cherchent activement à mieux comprendre l'IE. Ce lien symbiotique est essentiel pour une cybersécurité holistique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : 3 L'OSINT est un élément-clé commun entre l'IE et la cyber. Comment voyez-vous évoluer cette discipline ?</b></div>
     <div>
      L'OSINT, loin d'être une discipline nouvelle, gagne en importance grâce à l'augmentation constante des sources ouvertes numériques (légales principalement). Elle unit l'IE et la cyber à travers des aspects de veille, d'investigation et d'analyse. L'OSINT se nourrit de compétences techniques/informatiques de plus en plus pointues, indispensables pour appréhender les différentes couches du cyberespace. Je distingue plusieurs types d'acteurs utilisant l'OSINT :  <ul>  	<li class="list">Les journalistes, avec une approche axée sur le fact-checking et la vérification d'informations</li>  	<li class="list">Les informaticiens, dotés d'une expertise technique plus poussée.</li>  	<li class="list">Les professionnels de la veille, pour qui l'OSINT est un prolongement naturel de leur activité.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  L'OSINT est également au cœur de la Cyber Threat Intelligence (CTI), où elle est utilisée pour caractériser les attaquants et leurs techniques. Cette discipline évolutive continue de s'adapter aux nouvelles menaces et aux avancées technologiques. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC :  L'IE et la Cyber doivent-elles devenir plus collaboratives, travailler en équipe, ou donner aux formations un caractère plus interdisciplinaires ?</b></div>
     <div>
      Je suis un fervent partisan de la polymathie, c'est-à-dire la maîtrise de plusieurs disciplines. Je prône le décloisonnement des expertises et des disciplines pour une meilleure compréhension des risques et une collaboration plus efficace. Je déplore le manque d'ouverture de certains spécialistes de géopolitique et de relations internationales, qui peinent à intégrer la dimension cyber ou l’intelligence économique dans leurs analyses. Une réflexion prospective intégrant des experts de différents horizons est indispensable, à l'instar de la "Red Team" du ministère de la Défense, dernièrement rebaptisée "Radar". Cette approche multidisciplinaire est cruciale pour anticiper et répondre aux défis de la (cyber)sécurité actuels. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }strong { font-weight: bold }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }a:visited { color: #800000; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : 5. Vous constatez un manque de coopération et de communication, coordination, entre les différentes institutions. Comment l'améliorer ?</b></div>
     <div>
      Il existe un manque d'intégration des hackers éthiques et patriotes dans les dispositifs étatiques, ce qui nuit à la synergie entre les différents acteurs de la cybersécurité. Je propose la création d'un état-major cyber lui-même inséré dans un état-major d’intelligence stratégique, favorisant la transversalité et la collaboration entre spécialistes de l'influence, du renseignement et de la cybersécurité. Il est crucial de sensibiliser à l'investigation et à la sécurité numérique dès le plus jeune âge, afin de diffuser une triple culture de l'intelligence, de la sécurité et de l’influence. <br />   <br />  Encourager l'éducation et la formation continue dans ces domaines est essentiel pour renforcer notre résilience face aux cybermenaces et à la guerre informationnelle. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      La combinaison de l'OSINT, de l'IE et de la cybersécurité, renforcée par une collaboration interdisciplinaire, constitue une approche intégrée pour aborder les défis contemporains. Promouvoir une compréhension approfondie et une coopération entre les différents acteurs est la clé pour développer des stratégies efficaces et durables en matière de sécurité et de résilience numériques. La sensibilisation et l'éducation restent des piliers fondamentaux pour construire une société informée et capable de faire face aux menaces croissantes dans le cyberespace. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; margin-bottom: 0.25cm; background: transparent }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Gardez le contact avec Yannick Pech</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/84857037-60564936.jpg?v=1733838511" alt="Interview de Yannick Pech, finaliste du Grand Prix de l'Académie du Renseignement" title="Interview de Yannick Pech, finaliste du Grand Prix de l'Académie du Renseignement" />
     </div>
     <div>
      <div class="list" style="margin-left: 120px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/yannickpech/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Docteur en sciences de l’information et de la communication</a> </div>    <div class="list" style="margin-left: 120px;">Spécialiste du renseignement et des questions de (cyber)défense et (cyber)sécurité</div>    <div class="list" style="margin-left: 120px;">Chargé de cours en géopolitique, intelligence économique, sécurité numérique et OSINT dans une dizaine d’écoles du supérieur privé et public (journalisme, commerce, informatique, instituts de science politique, universités)</div>    <div class="list" style="margin-left: 120px;"><a class="link" href="https://humains-en-societe.ed.univ-poitiers.fr/yannich-pech/" target="_blank">Chercheur au CEREGE (Centre de recherche en gestion), IAE de Poitiers</a> </div>    <div class="list" style="margin-left: 120px;">Ancien veilleur-analyste et réserviste opérationnel de l’armée de Terre (officier-spécialiste)</div>    <div class="list" style="margin-left: 120px;">Officier (CDT) de la Réserve citoyenne de cyberdéfense (gendarmerie d’Occitanie)</div>    <div class="list" style="margin-left: 120px;">Certifié pentester junior (eJPT)</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/84857037-60564867.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Interview-de-Yannick-Pech-finaliste-du-Grand-Prix-de-l-Academie-du-Renseignement_a5517.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.veillemag.com,2026:rss-80896622</guid>
   <title>ENTRETIEN AVEC PAUL LABIC « A LA RECHERCHE DE LA SOURCE PRIMAIRE » CHERCHEUR AU BETA, ASSOCIE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ENSP</title>
   <pubDate>Mon, 10 Jun 2024 15:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence des Risques]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Il me semble que l’appareil législatif est déjà trop complexe pour être efficace, avec comme conséquence une faiblesse dans l’application des lois. Une clarification est nécessaire : il n’existe pas de moyen de diffusion – réseaux sociaux, fibre, ondes hertziennes, imprimeur – qui ne soit aussi responsable du contenu, y compris par défaut de service. La désinformation est nourrie de ceux qui se prétendent diffuseurs alors que leur revenu dépend des contenus."     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/80896622-58320329.jpg?v=1718091421" alt="ENTRETIEN AVEC PAUL LABIC « A LA RECHERCHE DE LA SOURCE PRIMAIRE » CHERCHEUR AU BETA, ASSOCIE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ENSP" title="ENTRETIEN AVEC PAUL LABIC « A LA RECHERCHE DE LA SOURCE PRIMAIRE » CHERCHEUR AU BETA, ASSOCIE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ENSP" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"> <br />   <br />  <strong><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/paul-labic/?locale=fr_FR" target="_blank">Nous avons rencontré Paul Labic</a>, <br />  Chercheur au BETA et associé au laboratoire de recherche de l'ENSP, <br />  qui a accepté de répondre à ces quelques questions <br />  avec une approche spécifique sur les réseaux sociaux et la désinformation.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Paul Labic, qui êtes-vous ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">  <div>Paul Labic est docteur en sciences de gestion, chercheur au Bureau d'économie théorique et appliquée (BETA, CNRS UMR 7522) et associé au laboratoire de recherche de l'Ecole nationale supérieure de la police (ENSP). <br />  Il fait partie des consortiums européens de recherche FALCON (identifier et lutter contre la corruption par IA), et ENSEMBLE (détection et traitement de la cybercriminalité). <br />  Il enseigne en France et en Allemagne. Précédemment Paul Labic a exercé des fonctions de direction des programmes et des ventes principalement en Allemagne et en Asie.</div>    <div>&nbsp;</div>  <strong><em>Thèse 2023&nbsp;: <a class="link" href="https://www.researchgate.net/publication/369594883_Anticipation_et_prevention_de_la_corruption_entre_philosophie_morale_et_modeles_economiques">«&nbsp;Anticipation et prévention de la corruption&nbsp;: entre philosophie morale et modèles économiques&nbsp;». Directeurs de thèse&nbsp;: Thierry Burger-Helmchen, André Schmitt.</a>  </em></strong> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Paul Labic, pourriez-vous nous donner une explication sur votre méthode d'identification des sources de désinformation en ligne ? Comment évaluez-vous la crédibilité des informations circulant sur Internet ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Je recommande à mes étudiants de <strong>ne collecter que l’information nécessaire à un besoin</strong>. Puis, une <strong>information ne valant que par sa source</strong>, une source identifiée comme mensongère est préférable à une source non-évaluée. <br />  Ma 3<sup>ème</sup> recommandation est l’i<strong>dentification de la source primaire</strong>. Elle peut nécessiter la médiation de publications à comité de lecture et en second de chercheurs reconnus sur le sujet. Mais ce sont aussi des causes d’erreurs. Les rétractations d’articles augmentent plus vite que la production totale (Van Noorden, 2023). <br />   <br />  <strong>A l’opposé les médias&nbsp;: réseaux sociaux, journaux ou télévisions, sont des agrégateurs de contenus.</strong> Leur expertise est leur capacité à capter un auditoire. Leur métrique est un score d’audience. <br />  &nbsp;</div>    <div style="margin-left: 40px; text-align: center;"><strong>La dose fait le poison</strong>.</div>    <div style="margin-left: 40px;">Moins nous nous exposons, plus nous protégeons notre discernement. <a class="link" href="https://www.telestar.fr/people/ppda-pourquoi-il-n-a-pas-ete-vire-de-tf1-apres-son-interview-bidonnee-de-fidel-castro-735633#item=1" target="_blank">Pensons à la fausse interview de Fidel Castro en 1991</a>  &nbsp;: un mensonge moins noyé dans la masse. Un écart quantitatif et non qualitatif entre l’avant Internet et aujourd’hui. <br />   <br />  <strong>Restent les sources à visée d’ingérence ou de manipulation.</strong> La pire erreur est de «&nbsp;débunker&nbsp;» leur contenu. Ce qui ne fait que créer une relation d’équivalence entre cette source et nous. Ce qui importe, et ce qui, avec peu d’effort, passionne les étudiants, est de <strong>retrouver la source primaire</strong>. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les jeunes seraient particulièrement addictifs aux réseaux sociaux. De quels manques ou de quelles méfiances cette attractivité est-elle révélatrice ? Perte de confiance dans les représentants et les médias officiels, institutionnels, autres…</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Je ne pense pas que les jeunes soient plus sensibles</strong>. <br />  L’épidémie de Covid a montré à quel point la pensée de groupe de Janis (1973) restait valable&nbsp;: soumission au groupe, rationalisation, essentialisation, diabolisation de l’extérieur. <br />  Regardons l’adhésion des «&nbsp; moins jeunes&nbsp;» aux discours de Donald Trump, Boris Johnson ou de Jair Bolsonaro. Regardons – ce n’est qu’un des mécanismes – le pouvoir prescripteur des mères de famille dans le mouvement antivax (Baker et Walsh 2023).&nbsp;Jeunes et «&nbsp;moins jeunes&nbsp;», nous sommes des citoyens <br />  co-responsables par notre vote, des parents chargés de famille. Nous créons la confiance.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les enseignants nous témoignent régulièrement leurs inquiétudes, voire leur désarroi, devant ces comportements. Comment pouvez-vous les aider à éclairer leurs étudiants sur ces dangers de désinformation afin qu’ils soient plus conscients des risques encourus ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Je crois observer un meilleur discernement chez les étudiants aujourd’hui qu’il y a deux ou trois ans. </strong>L’agression russe de février 2022 contre l’Ukraine a fait prendre conscience à certains que le courage civique, première des vertus d’Aristote, importait. Mes étudiants sont de futurs cadres d’entreprise. Je leur fais lire les flashs «&nbsp;ingérence économique&nbsp;» de la DGSI. Les exposer à des cas réels est irremplaçable&nbsp;: «&nbsp;Qu’auriez-vous fait dans cette situation&nbsp;?&nbsp;», et de retour de stage&nbsp;«&nbsp;Votre entreprise est-elle prête&nbsp;?&nbsp;».</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour revenir sur la remarque de Guillaume Sylvestre de l’ADIT « le législateur doit savoir agir », pourriez-vous nous citer 2 ou 3 exemples de dispositifs déjà existants qui permettent à des entreprises ou des organisations de repérer et de se défendre contre cette « guerre informationnelle » ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/80896622-58320334.jpg?v=1718034780" alt="ENTRETIEN AVEC PAUL LABIC « A LA RECHERCHE DE LA SOURCE PRIMAIRE » CHERCHEUR AU BETA, ASSOCIE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ENSP" title="ENTRETIEN AVEC PAUL LABIC « A LA RECHERCHE DE LA SOURCE PRIMAIRE » CHERCHEUR AU BETA, ASSOCIE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ENSP" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Il me semble que l’appareil législatif est déjà trop complexe pour être efficace, avec comme conséquence une faiblesse dans l’application des lois. </strong> <br />   <br />  Une clarification est nécessaire&nbsp;: il n’existe pas de moyen de diffusion – réseaux sociaux, fibre, ondes hertziennes, imprimeur – qui ne soit aussi responsable du contenu, y compris par défaut de service. La désinformation est nourrie de ceux qui se prétendent diffuseurs alors que leur revenu dépend des contenus. Ils cartographient les populations et adaptent leur approches en fonction de prédictions d’impact. Cela n’est pas répréhensible en soi. Leurs intentions peuvent l’être. <br />   <br />  <strong>Par symétrie, pour les récepteurs que nous sommes, la guerre informationnelle est une réalité et un biais de perception.</strong> Pour l’entreprise, si elle ne voit que cette guerre, elle oublie son obligation de résultat et de création de valeur. Elle perd l’initiative et subit. <strong>Pour le citoyen, il ne lui est pas demandé aujourd’hui de combattre mais d’exercer les vertus aristotéliciennes de tempérance, de prudence, de justice et de courage civique&nbsp;: être éthique. J’ajouterai l’obligation de l’étude, si centrale à notre civilisation judéo-chrétienne.</strong> <br />   <br />  Espérer de la loi qu’elle compense nos déficits est une erreur. Elle ne pourra que mettre fin aux excès les plus graves, trop tard, trop peu. Sa fonction répressive est essentielle. Mais rien n’indique qu’elle puisse parvenir, dans cette guerre, à un effet dissuasif. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et puisque nous parlons de sources, quels conseils de lecture, nous donneriez-vous ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Des réponses ont été apportées à ces sujets, parfois depuis l’antiquité. </strong>L’éthique à Nicomaque d’Aristote est d’un accès moins aisé que la Philosophie de la corruption de Ménissier (2018). Les travaux de Carbonnier (1976) sur la fonction sociologique du droit sont une lecture indispensable au-delà des étudiants en sciences humaines et sociales. Enfin Weick et Sutcliffe (2007) sur la capacité des organisations à résister à l’inattendu est un livre de chevet pour tout manager.</div>    <div class="list" style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <ul>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.persee.fr/doc/ridc_0035-3337_1970_num_22_3_15790" target="_blank">Carbonnier, J. (1976), Flexible Droit - Pour une sociologie du droit sans rigueur</a>  (10ème édit). Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, ISBN&nbsp;: 9782275020082.</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.academia.edu/37477978/Philosophie_de_la_corruption" target="_blank">Ménissier (2018), Philosophie de la corruption</a>. Hermann Editeurs, ISBN&nbsp;: 9782705695262.</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://archive.org/details/managingunexpect0000weic_e3o8" target="_blank">Weick et Sutcliffe (2007), Managing the unexpected : Resilient performance in an age of uncertainty</a>, Jossey-Bass, ISBN&nbsp;: 9780787996499.</li>  </ul>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Peut-être quelques autres références ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">- Baker et Walsh (2023), ‘A mother’s intuition: it’s real and we have to believe in it’: how the maternal is used to promote vaccine refusal on Instagram, Information Communication and Society, 26(8), 1675–1692. <br />   <br />  - Janis (1973), Groupthink and group dynamics: A social psychological analysis of defective policy decisions, Policy Studies Journal, 2(1), 19–25. <br />   <br />  -Van Noorden (2023), More than 10,000 research papers were retracted in 2023 - a new record, Nature, 624(7992), 479–481. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Paul Labic, merci pour cet entretien, et peut-être rendez-vous bientôt pour de nouveaux éclairages.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/80896622-58320337.jpg?v=1718034282" alt="ENTRETIEN AVEC PAUL LABIC « A LA RECHERCHE DE LA SOURCE PRIMAIRE » CHERCHEUR AU BETA, ASSOCIE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ENSP" title="ENTRETIEN AVEC PAUL LABIC « A LA RECHERCHE DE LA SOURCE PRIMAIRE » CHERCHEUR AU BETA, ASSOCIE AU LABORATOIRE DE RECHERCHE DE L'ENSP" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/80896622-58320329.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/ENTRETIEN-AVEC-PAUL-LABIC-A-LA-RECHERCHE-DE-LA-SOURCE-PRIMAIRE-CHERCHEUR-AU-BETA-ASSOCIE-AU-LABORATOIRE-DE-RECHERCHE-DE_a4929.html</link>
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