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 <title>www.veillemag.com</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-16T05:57:24+02:00</updated>
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   <title>Burkina Faso-France, le divorce qui clôt une époque</title>
   <updated>2026-07-03T17:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Burkina-Faso-France-le-divorce-qui-clot-une-epoque_a7833.html</id>
   <category term="Géopolitique" />
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   <published>2026-07-03T16:50:00+02:00</published>
   <author><name>Giuseppe Gagliano, Cestudec</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La décision du Burkina Faso de rompre ses relations diplomatiques avec la France marque un tournant dans l’équilibre sahélien. Elle consacre l’affirmation d’une souveraineté revendiquée face à une influence française jugée inefficace et intrusive. Mais cette recomposition géopolitique s’opère dans un contexte de crise sécuritaire, de fragilité économique et de compétition internationale accrue. Le geste est historique ; ses effets restent à éprouver.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97218846-67734209.jpg?v=1783091801" alt="Burkina Faso-France, le divorce qui clôt une époque" title="Burkina Faso-France, le divorce qui clôt une époque" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La rupture diplomatique comme acte de souveraineté</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La décision du Burkina Faso d'interrompre ses relations diplomatiques avec la France est le dernier acte d'un processus engagé depuis des années, lorsque, au Sahel, la présence française a cessé d'être perçue comme une garantie de sécurité pour devenir, aux yeux d'une partie croissante des opinions publiques locales, le symbole d'une tutelle étrangère jamais véritablement dépassée.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le gouvernement de Ouagadougou a justifié cette rupture en évoquant l'absence de respect réciproque, les ingérences, le soutien à des réseaux subversifs et même l'appui à des groupes armés. Ce sont des accusations graves, que Paris rejetterait certainement comme relevant de la propagande, mais elles révèlent le cœur politique de la question : le Burkina Faso ne veut plus apparaître comme un État placé dans l'orbite française. Il veut se présenter comme un pays souverain, même au prix d'une rupture avec l'ancienne puissance coloniale.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La précision officielle selon laquelle la rupture concerne le cadre diplomatique et non les liens humains, culturels et sociaux entre les peuples vise à éviter une fracture totale. Mais le fond demeure lourd de conséquences : la France perd une nouvelle pièce de son architecture africaine.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La fin de l'ancienne influence française</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Pendant des décennies, Paris a maintenu en Afrique francophone un réseau de pouvoir fait de bases militaires, de coopération, de monnaie, d'entreprises, de renseignement, de relations personnelles avec les élites locales et de canaux privilégiés d'accès aux ressources. Cette structure, souvent décrite comme un système postcolonial français, a garanti à la France une profondeur stratégique, des matières premières, une influence diplomatique et un prestige international.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Aujourd'hui, ce système se désagrège. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont emprunté la même trajectoire : coups d'État militaires, expulsion ou réduction de la présence française, sortie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, création de l'Alliance des États du Sahel, ouverture à la Russie et à la Chine.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Ce n'est pas seulement un changement d'alliances. C'est une révolte symbolique contre l'idée que la sécurité africaine doive être organisée depuis Paris. La France avait envoyé des milliers de soldats pour combattre les groupes armés au Sahel, mais elle n'a pas réussi à enrayer l'expansion de la violence. Cet échec opérationnel a produit un effet politique dévastateur : si la puissance protectrice ne protège pas, elle finit par être perçue comme une puissance occupante par ceux qui la subissent.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nœud militaire : sécurité promise, sécurité manquée</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Sur le plan stratégique et militaire, le Burkina Faso reste dans une situation dramatique. Les groupes liés à Al-Qaïda et à l'État islamique contrôlent ou influencent de vastes zones du territoire. Des centaines de milliers de civils sont déplacés. L'armée nationale mène une guerre difficile, longue, asymétrique, dans laquelle le contrôle des villes ne signifie pas le contrôle du pays.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le capitaine Ibrahim Traoré a bâti sa légitimité sur la promesse de restaurer la souveraineté et de vaincre l'insurrection armée. Mais la réalité est plus dure que la propagande. Rompre avec la France peut renforcer le consensus intérieur et donner une image d'indépendance ; cela ne suffit pas pour reconquérir les territoires, protéger les villages, rouvrir les écoles, sécuriser les routes et les marchés.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est ici que se mesure le principal risque : remplacer un protecteur extérieur par un autre. Le rapprochement avec Moscou, le recours à des conseillers et combattants russes, la coordination avec le Mali et le Niger peuvent fournir des instruments militaires immédiats, mais ils ne résolvent pas automatiquement la crise de l'État. La contre-guérilla ne se gagne pas seulement par la force. Elle se gagne par l'administration, la justice, la présence territoriale, les services, le renseignement local et l'adhésion de la population.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La démocratie sacrifiée à la guerre</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">Les déclarations de Traoré contre la démocratie sont politiquement révélatrices. Lorsqu'un chef militaire affirme que la démocratie est une forme d'esclavage ou qu'elle apporte le sang, il ne se contente pas de critiquer un modèle importé. Il prépare le terrain à un pouvoir sans contrepoids.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La dissolution des partis, les pressions sur les médias, l'enrôlement forcé de journalistes, d'opposants et de magistrats critiques dans le front militaire montrent que le nouveau nationalisme sahélien contient une composante autoritaire très forte. La souveraineté est invoquée contre l'extérieur, mais elle est souvent utilisée aussi contre le dissensus intérieur.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">C'est le paradoxe de nombreuses révolutions anticoloniales tardives : se libérer du maître étranger peut devenir le langage par lequel on justifie la concentration du pouvoir entre les mains de quelques-uns. Le rêve de Thomas Sankara, évoqué par de nombreux Burkinabè, reste lointain précisément parce que souveraineté et justice sociale ne coïncident pas automatiquement.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Scénarios économiques : ressources, dépendances et nouvelles rentes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La rupture avec la France aura également des conséquences économiques. Le Burkina Faso est un pays pauvre, fragile, dépendant de l'or, de l'agriculture, de l'aide extérieure et des relations commerciales régionales. L'insécurité compromet les investissements, les transports, l'exploitation minière et la production agricole.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France perd du terrain, mais il n'est pas certain que le Burkina Faso gagne une autonomie réelle. La Russie, la Chine, la Turquie et d'autres acteurs peuvent occuper les espaces laissés vides par Paris avec des offres militaires, infrastructurelles, minières et financières. Le risque est que l'ancienne dépendance soit remplacée par une nouvelle dépendance, moins visible mais tout aussi contraignante.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour Moscou, le Sahel représente une occasion stratégique : influence politique à faible coût, accès aux ressources, pression sur l'Europe, capacité de frapper l'image française dans son ancien espace impérial. Pour Pékin, ce sont surtout les infrastructures, les matières premières, les corridors commerciaux et l'influence diplomatique qui comptent. Pour Ankara, le Sahel offre des marchés, des armements, des chantiers de construction et un prestige islamo-politique. <br />   <br />  Le Burkina Faso devient ainsi non seulement un pays en crise, mais aussi un terrain de compétition géoéconomique.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Géopolitique du Sahel : la France recule, les autres avancent</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La sortie du Mali, du Niger et du Burkina Faso de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et la naissance de l'Alliance des États du Sahel redessinent la région. Un bloc militaire et politique hostile à l'influence française émerge, méfiant à l'égard des pressions occidentales sur les élections et plus ouvert aux partenaires non occidentaux.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Pour l'Europe, c'est un problème considérable. Le Sahel est lié aux migrations, au terrorisme, aux trafics, à l'énergie, à l'uranium, à l'or, aux routes criminelles et à la stabilité de l'Afrique du Nord. Perdre de l'influence dans cette zone signifie perdre de la profondeur stratégique sur le continent qui touche le plus directement la Méditerranée.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La France, en particulier, subit une double défaite : militaire, parce qu'elle n'a pas stabilisé la région ; politique, parce qu'elle est devenue la cible principale du nationalisme sahélien. Et lorsqu'une puissance n'est plus perçue comme la solution, mais comme la cause du problème, sa présence devient intenable.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nouveau Sahel ne sera plus français</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div dir="auto">La rupture entre le Burkina Faso et la France n'est pas la fin de l'histoire. C'est le début d'une phase plus incertaine. Ouagadougou conquiert des marges symboliques de souveraineté, mais doit démontrer sa capacité à les transformer en sécurité, développement et stabilité. Paris perd un avant-poste, mais conserve des liens culturels, économiques et sociaux qui ne disparaîtront pas en une nuit.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">La vraie question est ailleurs : le Burkina Faso sera-t-il réellement plus libre ou simplement plus exposé ? Car la souveraineté, lorsqu'elle n'est pas accompagnée d'institutions solides, risque de devenir un drapeau agité au-dessus d'un État toujours plus fragile.</div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto">Le Sahel dit adieu à la France. Mais il n'a pas encore trouvé la paix.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/26/le-burkina-faso-annonce-rompre-ses-relations-diplomatiques-avec-la-france_6715911_3212.html" target="_blank">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/06/26/le-burkina-faso-annonce-rompre-ses-relations-diplomatiques-avec-la-france_6715911_3212.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.lepoint.fr/afrique/la-junte-du-burkina-faso-acte-sa-rupture-diplomatique-avec-la-france-dans-un-contexte-de-basculement-6QWKREAB75GWFEHQ74NHSJMUSU/" target="_blank">https://www.lepoint.fr/afrique/la-junte-du-burkina-faso-acte-sa-rupture-diplomatique-avec-la-france-dans-un-contexte-de-basculement-6QWKREAB75GWFEHQ74NHSJMUSU/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://burkina24.com/2026/06/26/le-burkina-faso-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-la-france/" target="_blank">https://burkina24.com/2026/06/26/le-burkina-faso-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-la-france/</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.aa.com.tr/fr/politique/le-burkina-faso-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-la-france-/3979371" target="_blank">https://www.aa.com.tr/fr/politique/le-burkina-faso-rompt-ses-relations-diplomatiques-avec-la-france-/3979371</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/burkina-faso/relations-bilaterales" target="_blank">https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/burkina-faso/relations-bilaterales</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/burkina-faso/dernieres-minutes-et-alertes" target="_blank">https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/burkina-faso/dernieres-minutes-et-alertes</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/02/05/jean-herve-jezequel-directeur-de-projet-a-l-international-crisis-group-evincee-du-sahel-la-france-continue-de-sous-estimer-la-portee-de-la-rupture-souverainiste-actuelle_6533557_3212.html" target="_blank">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/02/05/jean-herve-jezequel-directeur-de-projet-a-l-international-crisis-group-evincee-du-sahel-la-france-continue-de-sous-estimer-la-portee-de-la-rupture-souverainiste-actuelle_6533557_3212.html</a> </div>    <div dir="auto">&nbsp;</div>    <div dir="auto"><a class="link" href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/01/29/sortie-du-mali-du-burkina-faso-et-du-niger-de-la-cedeao-une-reconfiguration-regionale-s-opere-en-afrique-de-l-ouest_6521317_3212.html" target="_blank">https://www.lemonde.fr/afrique/article/2025/01/29/sortie-du-mali-du-burkina-faso-et-du-niger-de-la-cedeao-une-reconfiguration-regionale-s-opere-en-afrique-de-l-ouest_6521317_3212.html</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div><a rel="https://www.veillemag.com/photo/art/grande/88954236-62959841.jpg?v=1748523774&amp;ibox" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question."><img alt="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/88954236-62959841.jpg?v=1748523774" title="Vers un nouvel ordre numérique ? GAFAM sous pression, souveraineté européenne en question." /></a></div>    <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <div>  <blockquote>Giuseppe Gagliano&nbsp;a fondé en 2011 le réseau international <a class="link" href="http://www.cestudec.com/missione.asp" target="_blank">Cestudec</a>  (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis), basé à Côme (Italie), dans le but d'étudier, dans une perspective réaliste, les dynamiques conflictuelles des relations internationales. Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de Guerre Économique (EGE). <br />  Il collabore avec le Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R) (Lien),<a class="link" href="https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/" target="_blank">https://cf2r.org/le-cf2r/gouvernance-du-cf2r/</a>  et avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan (Lien).<a class="link" href="https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/" target="_blank">https://www.iassp.org/team_master/giuseppe-gagliano/</a>  <br />  La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.</blockquote>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Burkina_Faso, #France, #Sahel, #Afrique_de_l_Ouest, #Ouagadougou, #Alliance_des_Etats_du_Sahel, #Mali, #Niger, #Russie, #Geopolitique_Africaine
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>Eurosatory : quand la défense française change de rythme</title>
   <updated>2026-06-22T11:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Eurosatory-quand-la-defense-francaise-change-de-rythme_a7768.html</id>
   <category term="Souveraineté" />
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   <published>2026-06-18T13:41:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À Eurosatory, la France expose son industrie Défense et Sécurité et met en scène une doctrine. Au cœur de cette recomposition stratégique, Alice Rufo, Ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants incarne une génération de décideurs qui veulent accorder l’appareil de défense à la vitesse du monde. Entre fracturation internationale, hybridation des menaces et révolution de la donnée, le salon devient le miroir d’un pays qui cherche à reprendre l’initiative. Isabelle Dreuilhe-Leiterer, Présidente de l’IESAS a suivi les conférences. Voici une synthèse de ses analyses.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97014517-67606491.jpg?v=1781795499" alt="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" title="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" />
     </div>
     <div>
      <blockquote> <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alice-rufo-96284b10b/" target="_blank">Alice Rufo</a>  incarne une nouvelle génération de stratèges français, celle qui veut accorder la défense nationale au tempo du monde. À la tête de la <strong><span data-url="ca://s?q=Direction_generale_de_l_armement" role="button" tabindex="0">DGA</span></strong>, elle impulse une transformation profonde : raccourcir les cycles, rapprocher industriels et opérationnels, injecter une culture de l’urgence maîtrisée. <br />   <br />  Pour elle, la puissance ne se joue plus seulement sur les théâtres d’opérations, mais dans l’espace invisible des ondes, de la donnée et de l’innovation civile. Elle défend une ligne exigeante, où la France doit tenir ensemble la masse et la haute technologie, anticiper plutôt que subir, bâtir plutôt que réagir. Figure discrète mais décisive, elle devient l’architecte d’une défense qui cherche à retrouver de la vitesse, de la cohérence et de la crédibilité dans un monde où la conflictualité se réécrit en continu.</blockquote>  <!--cke_bookmark_368S--><!--cke_bookmark_368E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Alice Rufo, l’architecte d’une défense en accélération</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Ce matin, les allées d’Eurosatory vibrent d’un nom qui s’impose comme un signal : Alice Rufo. Figure montante et voix de l’État, elle porte une ambition claire et ambitieuse : faire passer la France d’une défense réactive à une défense anticipatrice. Pour elle, l’appareil militaire n’est plus seulement un ensemble de capacités, mais un véritable système nerveux national qui doit absorber la vitesse, la donnée et la conflictualité diffuse. <br />   <br />  Cette vision irrigue la transformation de la « DGA de combat », pensée pour raccourcir les cycles d’acquisition, rapprocher industriels et opérationnels et insuffler une culture de l’urgence maîtrisée. Alice Rufo sait que la guerre moderne se joue autant dans les laboratoires que sur les théâtres d’opérations, et que l’innovation civile — IA, quantique, électronique avancée — est devenue un levier stratégique incontournable. Son action vise à éviter le déclassement technologique, un risque que les armées ne peuvent plus se permettre dans un monde où la supériorité se mesure désormais dans l’espace invisible des ondes, des radars aux communications, des drones aux satellites. Perdre le spectre électromagnétique, c’est perdre la bataille avant même qu’elle ne commence, une réalité qui impose de produire vite, beaucoup et juste.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans un environnement où les adversaires saturent les défenses par le bas et investissent massivement par le haut, Alice Rufo défend une conviction simple et exigeante : tenir simultanément la masse et la haute technologie. Cette tension structure aujourd’hui la doctrine française et redéfinit la manière dont le pays conçoit sa puissance militaire. Elle s’inscrit dans une dynamique où la vitesse devient un facteur de crédibilité autant qu’un outil de dissuasion, un marqueur de détermination face à des compétiteurs qui ne ralentissent jamais.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Eurosatory, laboratoire d’une conflictualité sans frontières</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;"><strong>Avec une fréquentation en hausse spectaculaire de </strong></span><strong>+30% par rapport à 2024,</strong><span style="white-space: pre-wrap;"><strong> Eurosatory s’impose comme la scène où se lit la nouvelle matrice de la conflictualité mondiale.</strong> Les stands ne sont plus des vitrines commerciales : ils racontent un monde fracturé, où la haute intensité européenne, la volatilité des alliances et l’essor des technologies duales redessinent les rapports de force. La présence de quatre-vingts entreprises ukrainiennes agit comme un électrochoc </span>des consciences et réalités prouvées<span style="white-space: pre-wrap;">. L’Ukraine ne vient pas chercher de l’aide, elle expose une base industrielle en pleine mutation, forgée dans l’attrition et l’urgence, et montre ce que signifie une société démocratique qui refuse de subir. Pour la France et l’Europe, ce miroir bien réel </span>impose une nouvelle vision<span style="white-space: pre-wrap;"> : la résilience est une capacité industrielle, logistique et technologique.</span> <br />   <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Dans les démonstrations de drones, de systèmes anti-aériens ou de solutions de guerre électronique, une même logique s’impose : la vitesse comme arme, comme message, comme preuve de détermination. Elle devient un langage stratégique adressé autant aux adversaires qu’aux alliés, notamment américains, pour rappeler que l’Europe peut être un partenaire fiable, non un spectateur naïf ou inquiet.</span> <br />   <br />  Eurosatory est devenu ainsi un espace où la doctrine se réécrit en temps réel, au croisement de la technologie, de la géopolitique et de la volonté politique.</div>  <!--cke_bookmark_367S--><!--cke_bookmark_367E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un monde où la doctrine se réécrit en temps réel</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La distinction entre paix et guerre s’efface. Les attaques hybrides, les opérations de saturation, les contournements technologiques par le haut et par le bas composent un paysage où la frontière entre civil et militaire devient poreuse. Les infrastructures critiques se transforment en cibles, la donnée en champ de bataille, l’innovation en course d’endurance. Dans ce contexte, les déclarations politiques qui rythment le salon prennent une dimension programmatique. <br />   <br />  L’IA est décrite comme une rupture comparable à l’atome, la souveraineté comme une condition de liberté d’action, la capacité à rebâtir comme un impératif de survie stratégique. Le salon devient un espace où les mots engagent autant que les démonstrations technologiques, un lieu où la France teste sa cohérence stratégique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France face à l’épreuve de la cohérence stratégique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La base industrielle et technologique de défense française doit concilier masse et technologie. Les administrations doivent absorber la vitesse du champ de bataille. Les alliances doivent se recomposer. <br />   <br />  Dans cette équation complexe, la France joue une partie décisive. Eurosatory agit comme un révélateur : la détermination française est scrutée, sa cohérence évaluée, sa capacité à anticiper mise à l’épreuve. <br />   <br />  Alice Rufo, par son rôle, ses connaissances et sa méthode, incarne cette transition vers une défense qui ne subit plus mais qui construit. Le salon, par son ampleur et son atmosphère, montre que le temps de l’insouciance est clos. Reste à voir si la France saura convertir cette lucidité en puissance durable — et si cette nouvelle manière de penser la guerre s’imposera enfin comme une stratégie assumée plutôt qu’un réflexe de dernière minute. <br />  &nbsp;</div>    <ol>  </ol>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos d'Isabelle Dreuilhe-Leiterer</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97014517-67606496.jpg?v=1781705696" alt="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" title="Eurosatory : quand la défense française change de rythme" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/idreuilhe/" target="_blank">Isabelle Dreuilhe-Leiterer</a>, Consultante et formatrice, spécialiste de l'innovation et des risques internationaux, est aussi Présidente de l'Institut Européen des Science Avancées de la Sécurité depuis février 2025. Elle accompagne depuis des années les organisations dans leurs transformations humaines, commerciales et technologiques. Elle défend une vision exigeante du conseil, fondée sur l'écoute, la rigueur et l'impact des solutions innovantes et sécurisantes en lien avec l'actualité française et internationale. Elle œuvre pour faire de l'IESAS un acteur reconnu du développement des compétences en sécurité et de l'innovation technologique du secteur. Son parcours mêle ouverture et collaboratif, exigence et engagement.</div>    <div style="margin-left: 40px;"><a class="liens" href="mailto:Bureau Iesas &lt;bureau@iesas.fr&gt;" target="_blank">Contact&nbsp;IESAS</a></div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <blockquote>#geopolitics #strategiccompetition #defenseinnovation #militarypower #hybridwarfare #electromagneticdominance #securityalliances #strategicautonomy #globalstability #defenseindustry</blockquote>  <!--cke_bookmark_367S--><!--cke_bookmark_367E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Eurosatory-quand-la-defense-francaise-change-de-rythme_a7768.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>27 avril. News « Question de confiance »</title>
   <updated>2026-05-25T17:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/27-avril-News-Question-de-confiance_a7472.html</id>
   <category term="Newsletter" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/96274265-67150798.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-27T11:40:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand plus rien n’est sûr, une conviction demeure : sans confiance, aucune stratégie ne tient. Cette édition en explore plusieurs facettes. À mesure que nos convictions s’effritent, la confiance apparaît comme le socle indispensable que chercheurs, praticiens et organisations tentent de réinventer. Une question traverse toutes les analyses de la semaine : comment la reconstruire ?     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/96274265-67150798.jpg?v=1763204407" alt="27 avril. News « Question de confiance »" title="27 avril. News « Question de confiance »" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px; text-align: center;"><a class="link" href="https://www.veillemag.com/forms/Contactez-nous--Partagez-votre-experience_f6.html" target="_blank">Partagez votre expérience ! Contactez-nous...</a> </div>    <div style="margin-left: 40px;"> <br />  Qu’il s’agisse de la place des femmes en intelligence économique avec <a class="link" href="https://www.veillemag.com/La-place-des-femmes-dans-l-intelligence-economique-Entretien-avec-Nicolas-Moinet_a7468.html" target="_blank"><strong>Nicolas Moinet</strong></a>, de la structuration du savoir stratégique explorée par <a class="link" href="https://www.veillemag.com/8-Intelligence-economique-Knowledge-Management-OSINT-Chroniques-de-la-Recherche-Avril-2026-%E2%80%94-Par-Christophe_a7469.html" target="_blank"><strong>Christophe Deschamps</strong></a>, ou du rapport des consommateurs aux marques décrit par <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Marketing-Medias-Capital-confiance-heritage-historique-vs-IA-1-0-le-consommateur-au-centre-Catherine-Cervoni-24-avril_a7453.html" target="_blank"><strong>Catherine Cervoni</strong></a>, un même fil rouge apparaît : sans confiance, pas de décision, pas d’adhésion, pas d’impact. <br />   <br />  Le <a class="link" href="https://www.veillemag.com/La-confiance-en-miettes-l-Economie-des-archipels_a7470.html" target="_blank"><strong>Baromètre Edelman</strong></a>  confirme l’éclatement des repères, tandis que <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Quantique-de-defense-la-bataille-de-l-information-change-d-echelle_a7435.html"><strong>Daniel Vert</strong></a>  montre comment le quantique rebat les cartes de la maîtrise informationnelle. <br />   <br />  Dans ce contexte, le <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Appel-a-candidature-Prix-de-la-Chouette-2026-L-Excellence-Academique-au-Service-de-la-Souverainete-et-de-la-Connaissance_a7471.html" target="_blank"><strong>Prix de la Chouette 2026</strong></a>  rappelle que la connaissance stratégique est aussi un acte de souveraineté.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>SOMMAIRE &amp; Téléchargez la newsletter</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.veillemag.com/La-place-des-femmes-dans-l-intelligence-economique-Entretien-avec-Nicolas-Moinet_a7468.html" target="_blank">1 -&nbsp;&nbsp;La place des femmes dans l’intelligence économique. Entretien avec Nicolas Moinet&nbsp;</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/8-Intelligence-economique-Knowledge-Management-OSINT-Chroniques-de-la-Recherche-Avril-2026-%E2%80%94-Par-Christophe_a7469.html" target="_blank">2&nbsp;-&nbsp;</a>  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/8-Intelligence-economique-Knowledge-Management-OSINT-Chroniques-de-la-Recherche-Avril-2026-%E2%80%94-Par-Christophe_a7469.html" target="_blank">&nbsp;#8. Intelligence économique, Knowledge Management, OSINT. Chroniques de la Recherche - Avril 2026 — Par Christophe Deschamps&nbsp;</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Marketing-Medias-Capital-confiance-heritage-historique-vs-IA-1-0-le-consommateur-au-centre-Catherine-Cervoni-24-avril_a7453.html" target="_blank">3 -&nbsp;&nbsp;</a>  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Marketing-Medias-Capital-confiance-heritage-historique-vs-IA-1-0-le-consommateur-au-centre-Catherine-Cervoni-24-avril_a7453.html" target="_blank">Marketing &amp; Medias. Capital confiance : héritage historique vs IA : 1 – 0, le consommateur au centre. Catherine Cervoni</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/La-confiance-en-miettes-l-Economie-des-archipels_a7470.html" target="_blank">4 -&nbsp;&nbsp;La confiance en miettes : l’Économie des archipels&nbsp;</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Quantique-de-defense-la-bataille-de-l-information-change-d-echelle_a7435.html" target="_blank">5 -&nbsp;&nbsp;Quantique de défense : la bataille de l’information change d’échelle.</a>  <br />   <br />  <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Appel-a-candidature-Prix-de-la-Chouette-2026-L-Excellence-Academique-au-Service-de-la-Souverainete-et-de-la-Connaissance_a7471.html">6 -&nbsp;Appel à candidature. Prix de la Chouette 2026 : L'Excellence Académique au Service de la Souveraineté et de la Connaissance Stratégique</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #CompetitiveIntelligence, #StrategicIntelligence, #TrustEconomy, #KnowledgeManagement, #OSINT, #StrategicDecisionMaking, #InformationSecurity, #TechSovereignty, #DigitalTransformation, #FutureOfStrategy
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      @Nicolas Moinet @Christophe Deschamps @Daniel Vert@Christian Marcon @Patrice Schoch @Jean-Marie Carrara @Christophe Stalla-Bourdillon @Olivier Cardini @Mounir Rochdi @Thierry Lafon&nbsp; @Ludovic François @Philippe Clerc @Anne Ridel @Ludovic Jeanne @Arnaud de Morgny @Patrick Cansell @CELL'IE @Isabelle Dreuilhe-Leiterer @Nicole Tortello Duban @Jean-Michel Icard @David Commarmond @Raphaël de Vittoris @Matthieu Andro @Olivier Cardini @AEGE @Giuseppe Gagliano @cervoni Catherine @Emmanuel Frenod @Yannick Pech
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/27-avril-News-Question-de-confiance_a7472.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24</title>
   <updated>2026-04-06T14:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Regardez--Aux-Avant-Postes-La-bataille-de-l-Arctique-a-l-assaut-du-Grand-Nord-Ali-Laidi-France-24_a7323.html</id>
   <category term="VIDEOS &amp; PODCASTS" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/95832175-66911993.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-04T12:17:00+02:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Arctique n’est plus un sanctuaire scientifique mais un front géopolitique où s’entrechoquent ambitions minières, routes maritimes et souverainetés fragilisées. À mesure que la glace recule, les puissances avancent. Washington, Moscou, Pékin et Bruxelles redessinent la carte du monde au rythme des brise-glaces, tandis que chercheurs, juristes et responsables locaux alertent sur une mutation profonde : la région bascule d’un espace de coopération à un théâtre de confrontation. Dans cette recomposition brutale, les mots des acteurs deviennent des marqueurs de puissance autant que les navires.     <div><b>Arctique : la nouvelle ligne de fracture du pouvoir mondial</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/95832175-66911993.jpg?v=1775297789" alt="Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24" title="Regardez ! "Aux Avant-Postes. La bataille de l'Arctique : à l'assaut du Grand Nord." Ali Laïdi France 24" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=SxXsKnneWeE" target="_blank">Source</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ressources critiques : l’avertissement de Sophiane Aubin</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Pour l’analyste <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/sophian-aubin-224210275/" target="_blank">Sophiane Aubin</a>, l’Arctique est devenu le cœur minéral de la transition numérique et énergétique. Il rappelle que le Groenland concentre une part décisive des terres rares mondiales, mais que la réalité économique tempère les fantasmes : la glace rend l’exploitation coûteuse, et seuls une faible part des gisements est réellement exploitable. <br />   <br />  Derrière l’abondance théorique se cache une équation géo‑économique instable, qui attise les convoitises sans garantir les profits. Cette tension entre potentiel et faisabilité nourrit la compétition entre États-Unis, Chine et Russie.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Souveraineté et colonialisme : la mise en garde de Cécile Pelaudeix</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La chercheuse <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/cecile-pelaudeix-ph-d-b1a94740/" target="_blank">Cécile Pelaudeix</a>  décrit une situation d’une brutalité inédite pour les 56 000 Groenlandais. <br />  Engagés depuis des décennies dans un processus d’autonomie, ils voient les ambitions américaines comme un « nouveau colonialisme ». Elle souligne que le discours sécuritaire occidental exagère parfois la menace, les manœuvres sino‑russes se concentrant surtout sur le détroit de Béring. <br />  Mais cette nuance n’efface pas le traumatisme local : les habitants vivent dans un état de vulnérabilité permanente, pris entre les appétits des grandes puissances et leur propre quête de souveraineté.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Droit international fragilisé : l’alerte d’Anne Choquet</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La juriste <a class="link" href="https://expertes.fr/expertes/68410-anne-choquet/" target="_blank">Anne Choquet</a>  insiste sur l’imprévisibilité croissante des États, citant le « précédent vénézuélien » pour illustrer la tentation de contourner le droit international. <br />  Elle rappelle que le Conseil de l’Arctique, paralysé depuis l’invasion de l’Ukraine, ne joue plus son rôle de stabilisateur. Face à ce vide, elle appelle à un « lawfare » défensif, une stratégie juridique proactive pour éviter que les interprétations unilatérales — notamment russes sur la route du Nord‑Est — ne deviennent des faits accomplis. <br />  Pour elle, la coopération européenne, y compris avec la France, doit être renforcée avant que les marges de manœuvre ne disparaissent.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Territoires sous pression : la voix d’Avarak Olsen et la prudence d’Espen Barth Eide</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><span style="white-space: pre-wrap;">Avarak Olsen, maire de Nuuk, témoigne d’un épuisement émotionnel profond. <br />  Les menaces d’appropriation du Groenland ont laissé une trace durable, malgré les démentis diplomatiques. Le sentiment d’être une terre à prendre, plutôt qu’un acteur souverain, nourrit une anxiété collective. <br />  À Oslo, le ministre norvégien Espen Barth Eide adopte un ton plus mesuré. Il affirme que la Chine ne peut investir librement dans les pays de l’OTAN, rappelant l’existence de mécanismes de filtrage stricts. Pour lui, la menace chinoise est réelle mais contenue par le droit.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Militarisation assumée : Trump, Rutte et le commandement de l’OTAN</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan stratégique, les positions se durcissent. Donald Trump revendique ouvertement l’appropriation du Groenland comme impératif de sécurité nationale, révélant une vision de l’Arctique comme territoire à sécuriser plutôt qu’à partager. Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, acte la fin de l’exceptionnalisme arctique en lançant l’initiative « Sentinelle Arctique », destinée à surveiller les activités adverses. <br />  Le commandement de l’OTAN décrit une montée des menaces hybrides : violations aériennes, brouillages GPS, flottes fantômes autour des câbles sous‑marins. L’Arctique devient un espace où la frontière entre civil et militaire s’efface.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un ordre polaire en formation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Entre ambitions nationales, droit contesté et populations fragilisées, l’Arctique s’impose comme l’un des nœuds du nouvel ordre mondial. La région n’est plus un espace de paix, mais un miroir grossissant des rivalités globales. Sous la glace, c’est la souveraineté du XXIᵉ siècle qui se joue.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une émission de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/la%C3%AFdi-ali-3b238112/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Ali Laïdi.</a>  &nbsp; &nbsp;Avant d’être un visage familier de France 24, Ali Laïdi a longtemps été un éclaireur dans l’ombre. Né entre deux cultures, il grandit avec une intuition : les rapports de force ne se jouent pas seulement sur les champs de bataille, mais aussi dans les coulisses du commerce, de la technologie, de l’information. Cette idée ne le lâchera plus. <br />  Il comprend très tôt que le vrai pouvoir se joue loin des projecteurs, dans les stratégies économiques et les batailles silencieuses pour l’influence. Chercheur, auteur, puis journaliste, il se fait une spécialité de dévoiler ces affrontements discrets qui façonnent le monde. Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il devient ce passeur qui éclaire les zones d’ombre et révèle les mécanismes cachés derrière l’actualité. Un éclaireur, toujours en avance d’un coup. <br />  Sur France 24, dans <em>Aux avant‑postes</em>, il apparaît comme un veilleur. Celui qui, avant l’aube, perçoit déjà les mouvements du monde. Sa voix ne dramatise pas : elle éclaire.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  #Arctique #géopolitique #souveraineté #terresrares #Groenland #routesmaritimes #OTAN #Russie #Chine #AliLaïdi
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.veillemag.com/Regardez--Aux-Avant-Postes-La-bataille-de-l-Arctique-a-l-assaut-du-Grand-Nord-Ali-Laidi-France-24_a7323.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Christophe Assens.  Le Nouveau Paradigme de la Souveraineté par les Réseaux</title>
   <updated>2026-07-22T16:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.veillemag.com/Christophe-Assens-Le-Nouveau-Paradigme-de-la-Souverainete-par-les-Reseaux_a7119.html</id>
   <category term="Communication &amp; Influence" />
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/94995340-66561566.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-28T16:50:00+01:00</published>
   <author><name>Jacqueline Sala</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand les frontières physiques ne suffisent plus à protéger les nations, la bataille se joue dans les flux, les dépendances et les imaginaires. Christophe Assens, figure singulière de l’intelligence économique, propose une lecture radicalement nouvelle de la souveraineté : celle qui se construit – ou se perd – dans les réseaux. Son dernier ouvrage publié chez V.A. Editons, éclaire sans concessions les fragilités françaises face à la globalisation numérique et aux logiques d’influence. Une réflexion qui dérange, mais qui tombe à pic !     <div><b> France : une souveraineté sous influence ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94995340-66561566.jpg?v=1772293703" alt="Christophe Assens.  Le Nouveau Paradigme de la Souveraineté par les Réseaux" title="Christophe Assens.  Le Nouveau Paradigme de la Souveraineté par les Réseaux" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.fnac.com/a21799862/Christophe-Assens-Reseaux-d-influence-et-souverainete-de-la-France" target="_blank">Source <br />  Découvrir l'ouvrage</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un expert au croisement des mondes</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Christophe Assens n’est pas un universitaire comme les autres. Il appartient à cette catégorie rare de chercheurs capables de naviguer entre les disciplines, les institutions et les cultures professionnelles. Professeur à l’<a class="link" href="https://www.uvsq.fr/" target="_blank">UVSQ</a>  (Université Paris-Saclay), titulaire de la chaire Réseaux et Innovations, professeur associé à l’<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_nationale_d%27administration_publique" target="_blank">ENAP Québec,</a>  président de l’<a class="link" href="https://www.symposium-managementpublic.com/symposium/adimap/" target="_blank">ADIMAP</a>, il incarne cette hybridation intellectuelle devenue indispensable pour comprendre les menaces contemporaines. Son parcours, à la fois académique, institutionnel et opérationnel, lui permet de porter une vision panoramique des dynamiques de pouvoir.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ce qui frappe chez lui, c’est cette capacité à articuler des univers qui dialoguent peu : la stratégie, la géopolitique, la sociologie des organisations, la gestion des risques, la gouvernance publique. Il observe les réseaux non comme des objets techniques, mais comme des structures vivantes, capables de produire de la coopération… ou de la domination. Son travail sur la « <a class="link" href="https://www.fnac.com/a21799862/Christophe-Assens-Reseaux-d-influence-et-souverainete-de-la-France" target="_blank">souveraineté sous influence </a>  » s’inscrit dans cette logique : comprendre comment les réseaux façonnent les rapports de force, parfois à l’insu même des États.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cette légitimité institutionnelle et cette transversalité renforcent la portée de ses analyses. Christophe Assens ne décrit pas seulement un monde en mutation : il en dévoile les mécanismes cachés. <br />  <strong>Ses travaux marquent un tournant, en montrant que les réseaux ne sont plus de simples outils sociaux, mais des instruments de puissance géopolitique.</strong></span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La métamorphose des réseaux : de la confiance locale à la domination numérique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Pendant longtemps, les réseaux ont été des structures de proximité : coopératives, cercles professionnels, associations, communautés locales. Ils reposaient sur la confiance, la réputation, la stabilité. Avec l’essor du numérique, de l’IA et de la dématérialisation, ces réseaux se sont transformés en systèmes d’influence globaux, capables de générer des externalités massives. La société est devenue en quelque sorte liquide, horizontale, connectée en permanence.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Mais cette horizontalité n’est qu’apparente. Car derrière la promesse d’émancipation individuelle se cache une mécanique d’enfermement idéologique. L’accès direct à l’information, loin de libérer l’esprit critique, renforce les bulles cognitives. Les algorithmes favorisent le conformisme, la peur de la dissonance, l’autocensure. Le dissident devient suspect, non pour ce qu’il dit, mais parce qu’il ose penser autrement.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Christophe Assens décrit un phénomène d’« inversion accusatoire » : celui qui s’écarte de la pensée dominante est accusé d’intolérance, voire de radicalité. Le débat démocratique se dissout dans une morale algorithmique qui valorise l’alignement plutôt que la contradiction.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Cette dynamique fragilise directement l’État-nation. Lorsque l’opinion publique est façonnée par des plateformes transnationales, la souveraineté politique devient illusoire. Le conformisme numérique remplace la délibération démocratique, et les réseaux deviennent des vecteurs de domination douce avec effets secondaires.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La souveraineté française face au piège de la globalisation</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">La souveraineté ne se joue plus seulement dans les frontières physiques, mais dans le contrôle des flux : flux financiers, flux informationnels, flux énergétiques. La France, comme beaucoup d’États européens, se retrouve prise dans des dépendances critiques : capitaux étrangers, terres rares, uranium, technologies numériques. Trois domaines concentrent les tensions : la monnaie (blockchain et cryptoactifs), l’éducation (IA, encyclopédies en ligne), la sécurité (cyberguerre).</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Il pointe également les limites structurelles de l’Union européenne, qu’il décrit comme une « technocratie de la défiance ». Sous influence de logiques divergentes – notamment allemandes –, l’UE impose des normes qui affaiblissent l’industrie française, brident l’innovation et pénalisent l’agriculture. La France se retrouve enfermée dans un cadre réglementaire qui ne correspond ni à ses intérêts stratégiques ni à son modèle productif.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <strong><span style="white-space: pre-wrap;">Il propose une alternative : une « Europe réseau », intermédiaire entre fédéralisme et souverainisme. Une Europe fondée sur la préférence communautaire, la réciprocité commerciale, la maîtrise budgétaire, et surtout la capacité à agir comme un bloc cohérent dans un monde multipolaire.</span></strong> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">La France ne pourra retrouver son influence qu’en reconstruisant des alliances choisies, en réduisant ses dépendances et en assumant une stratégie de puissance. La souveraineté devient un projet collectif.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Kakistocratie et réseaux fermés : les obstacles au redressement</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <p style="white-space: normal;"><span style="white-space: pre-wrap;">Le diagnostic ne serait pas complet sans une critique sévère du fonctionnement interne des élites françaises. Il décrit un phénomène de « <a class="link" href="https://www.laculturegenerale.com/kakistocratie-definiton-ethymologie-exemples-synonymes-contraires-et-traductions/" target="_blank">kakistocratie </a>  » : le pouvoir des moins compétents. Dans certains réseaux fermés, la cooptation prime sur le mérite. La loyauté devient un critère supérieur à la compétence. Le talent, perçu comme autonome, est jugé dangereux. L’incompétent, lui, est docile, reconnaissant, fidèle. Sa médiocrité devient un gage de stabilité pour le système.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">Ces réseaux fonctionnent comme des clans : solidarité exclusive, coût de sortie élevé, rejet de la diversité. Ils privilégient la rente relationnelle au détriment de l’innovation. Ils étouffent les initiatives, découragent les talents, empêchent l’émergence de leaders capables de porter une vision stratégique.</span> <br />    <p style="white-space: normal;"> <br />  <span style="white-space: pre-wrap;">L'agilité, la créativité et l’ouverture sont les clés de la puissance, et donc ces structures en vase clos condamnent la France à l’obsolescence. Elles la rendent vulnérable face à des adversaires plus flexibles, plus audacieux, plus connectés.</span> <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La souveraineté de l’esprit comme ultime rempart</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Cette pensée rejoint celle de Nicolas Moinet sur la « guerre des idées » : avant d’être militaire, économique ou technologique, la souveraineté est intellectuelle. Elle repose sur la capacité à penser par soi-même, à résister à l’influence, à produire un récit national cohérent. Alain Juillet rappelle l’importance du renseignement et de la contre-influence pour déstabiliser les narratifs adverses. Aude de Kerros insiste sur la nécessité de préserver un monde enraciné, face à des normes globalisées qui dissolvent les identités. <br />   <br />   <br />  <strong>La réflexion de Christophe Assens fait émerger trois impératifs stratégiques. Le premier consiste à anticiper, en renforçant la capacité nationale de renseignement et en maîtrisant les techniques d’influence qui structurent désormais les rapports de force. Le second appelle à rompre avec le corporatisme qui sclérose les organisations françaises, afin de reconstruire des réseaux réellement ouverts, innovants et fondés sur le mérite plutôt que sur la rente relationnelle. Le troisième invite à renouer avec des alliances européennes naturelles, capables de constituer un rempart contre les ingérences étrangères et de redonner à la France une profondeur stratégique dans un continent fragmenté.</strong> <br />   <br />   <br />  Le déclin est loin d'être une fatalité. Il est le produit du conformisme et de la renonciation. Le redressement passe par la valorisation des talents, la reconquête de l’autonomie intellectuelle et la construction d’une identité assumée. <br />  C’est à ce prix que la France pourra redevenir un tiers de confiance dans un monde fracturé.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>France : une souveraineté sous influence ? </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94995340-66561572.jpg?v=1772293746" alt="Christophe Assens.  Le Nouveau Paradigme de la Souveraineté par les Réseaux" title="Christophe Assens.  Le Nouveau Paradigme de la Souveraineté par les Réseaux" />
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      <blockquote><a class="link" href="https://www.fnac.com/a21799862/Christophe-Assens-Reseaux-d-influence-et-souverainete-de-la-France" target="_blank">Suivez le lien</a>  <br />  Face à la guerre économique et à la rivalité technologique qui redessinent les rapports de force mondiaux, l'influence est devenue l'arme suprême des puissances. Derrière la conquête de l'intelligence artificielle, de la donnée et des réseaux sociaux, se joue une bataille décisive : celle de la souveraineté. La France, prise dans ce maillage global, voit son autonomie stratégique vaciller. <br />  Des premières formes d'organisation collective aux écosystèmes numériques contemporains, cet ouvrage retrace la longue évolution de la logique des réseaux : d'outils de coopération, ils sont devenus instruments d'ingérence, de manipulation et de domination. Ce glissement silencieux bouleverse nos institutions, fragilise la confiance et menace la cohésion nationale. Sous les apparences de la modernité, une guerre invisible s'étend. Ce livre décrypte les ressorts de cette influence diffuse qui modèle nos choix, nos comportements et nos convictions, et appelle à une reconquête de la lucidité et de la liberté de penser. <br />  Professeur des universités à Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Christophe Assens est spécialiste de stratégie et titulaire de la chaire Réseaux et Innovations. Lauréat du Prix Manpower/HEC Paris et du Prix académique SYNTEC, il explore depuis plus de trente ans les dynamiques de pouvoir, de confiance et d'influence au sein des réseaux.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour aller plus loin, télécharger l'entretien de Christophe Assens avec Bruno Racouchot, Communication et Influence</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/94995340-66561573.jpg?v=1772202602" alt="Christophe Assens.  Le Nouveau Paradigme de la Souveraineté par les Réseaux" title="Christophe Assens.  Le Nouveau Paradigme de la Souveraineté par les Réseaux" />
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       <br />  <!--cke_bookmark_419S--><!--cke_bookmark_419E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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