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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-09T06:38:17+02:00</dc:date>
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   <title>Le lancement de l’étude « Gafanomics » 2025 par le Cabinet Fabernovel</title>
   <pubDate>Wed, 05 Nov 2025 09:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Data Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>15 Octobre 2025, Paris : Les Locaux de EY, 46 rue St Lazare.</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/91812146-64445715.jpg?v=1760629177" alt="Le lancement de l’étude « Gafanomics » 2025 par le Cabinet Fabernovel" title="Le lancement de l’étude « Gafanomics » 2025 par le Cabinet Fabernovel" />
     </div>
     <div>
      L’écosystème numérique a été le théâtre d’un événement stratégique majeur ce 15 octobre 2025, marquant le lancement de l'étude "<a class="link" href="https://www.fabernovel.com/contenu/rapport-gafanomics-hors-serie-la-transformation-des-tpe-a-eti-une-opportunite-pour-le-tissu-economique-europeen" target="_blank">Gafanomics</a>  &nbsp;», cet événement a mis en lumière l'analyse approfondie des mécanismes de succès des géants du numérique. <br />  &nbsp; <br />  Cette étude s'inscrit dans une tradition de recherche régulière, menée depuis 18 ans par Sor Novel, qui propose une collection d’analyses aidant les entreprises à appréhender les grands principes du succès numérique. Le contenu de cette édition, fruit d’une refonte complète de travaux datant d’une dizaine d’années, a été qualifié de "riche étude", et même de « plus un bouquin qu’une étude », avec ses 150 slides d'analyse. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Intervenants au Cœur de l'Analyse</b></div>
     <div>
      La présentation a été menée par des experts de la transformation numérique, de l'expérience, du design et de l'intelligence artificielle. L'audience a eu l'opportunité de discuter avec Cyril Vart et Maureen Coisne, ainsi que de profiter de la présence de Jean-Christophe Liaubet et de Stéphane Distinguin, les fondateurs de <a class="link" href="https://www.ey.com/f">Ey FaberNovel</a>. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L'objectif </strong>: décortiquer le fonctionnement des GAFA et autres entreprises performantes pour en tirer des modèles et des méthodes applicables aux entreprises plus traditionnelles, appelées legacy enterprises. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’Analyse : Le Monde BANI et l'Économie Inédite des GAFA</b></div>
     <div>
      Le premier constat de l'étude est l'entrée dans un monde de polycrises permanentes, caractérisé par l'instabilité et la non-linéarité. Ce monde est résumé par l'acronyme BANI (Brittle, Anxious, Non-linear, Incomprehensible). Face à ce chaos, les GAFA ont forgé des convictions basées sur les données qui au service de nouvelles règles du jeu. «&nbsp;Nous en sommes à une crise par semaine et une innovation de rupture par semaine&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  L'étude rappelle que les GAFA ont créé des business models et des systèmes de management et de production totalement différents des entreprises traditionnelles et très loin de notre conception européenne. Leur succès est inédit : ils n'ont jamais eu leurs équivalents dans l'histoire des grandes industries (automobile, énergie) en termes de taille et de place dans l'écosystème global. <br />  &nbsp; <br />  Le paradoxe central est que, «&nbsp;bien que les boîtes technologiques soient de moins en moins appréciées&nbsp;», notamment pour des raisons éthiques, elles sont devenues une «&nbsp;infrastructure indispensable&nbsp;». Tenter de se passer de ces acteurs est presque impossible pour rester compétitif : une étude a montré qu'un client majeur dans l'assurance perdrait environ 70 % de ses flux d'affaires s'il arrêtait de travailler avec Google et Facebook. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les 4 Convictions et les 11 Principes Stratégiques</b></div>
     <div>
      L'étude "Gafanomics" identifie les quatre convictions qui guident les décisions des GAFA :  <ul>  	<li class="list">La <strong>DATA</strong> est le cœur de métier (DATA is core business). L'utilité de la donnée est de mieux comprendre les clients pour créer des produits futurs et améliorer le business à très long terme, et non pour une monétisation directe.</li>  	<li class="list">La <strong>CULTURE</strong> est reine (CULTURE is king). Elle se caractérise par une culture d'ultra-productivité et l'embauche des meilleurs talents, avec des taux d'acceptation extrêmement bas (environ 0,5 % chez Google).</li>  	<li class="list">L'<strong>AUTOMATION</strong> est la nouvelle interface.</li>  	<li class="list">Les <strong>SCENARIOS</strong> sont la nouvelle planification.</li>  </ul>  &nbsp; <br />  Ces convictions se traduisent en 11 principes d’application opérationnelle ou « cartes à jouer ». Un des principes fondamentaux est d'Innover comme si l'on n'avait pas de fossé de protection (Innovate like you have no moat). Cela se traduit par une allocation massive à la R&amp;D, pouvant atteindre 15 % du chiffre d'affaires chez les GAFA, alors qu’avec 2 à 3 % sont considérés comme un "exemplaire" en Europe. <br />  &nbsp; <br />  L'étude analyse également les stratégies commerciales, notamment le mécanisme du Network Effect et du Lock-in. Les services sont souvent offerts gratuitement à court terme (c'est la "cupidité à long terme") afin que l’outil puisse être largement adoptés et devenir un standard, et être rendus payants ou contraignants par la suite. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Temps de la Négociation : Les Failles des "Géants d’Argile"</b></div>
     <div>
      L'étude insiste sur un point crucial : malgré leur pouvoir, les GAFA sont de plus en plus fragiles et font face à des limites. Ces cinq points d'affaiblissement créent des opportunités pour les entreprises européennes :  <ul>  	<li class="list"><strong>Géopolitique</strong> : L'Europe résiste à leur modèle d'implémentation globale, forçant les GAFA à des ajustements locaux et à des bundles logiciels moins monolithiques.</li>  	<li class="list"><strong>Réglementation</strong> : La régulation coûte cher, car elle les oblige à faire des séparations et à s'adapter aux lois locales, rendant leur modèle moins universel.</li>  	<li class="list"><strong>Éthique</strong> : La pression éthique (environnement, transparence sur le coût énergétique de l'IA, modération) les contraint à s'ouvrir et à adapter leurs produits.</li>  	<li class="list"><strong>Marché Adressable</strong> : Ayant déjà des milliards d'utilisateurs, ils ont du mal à trouver de nouvelles croissances massives.</li>  	<li class="list"><strong>Compétition IA </strong>: L'émergence de nouveaux acteurs (comme ChatGPT) menace leurs points d'entrée (comme la recherche Google) et les force à sortir précipitamment des innovations majeures.</li>  </ul>    <div class="list">&nbsp;</div>    <div class="list">&nbsp;La stratégie recommandée n'est donc pas de les ignorer, mais d'apprendre à composer avec eux. Pour ce faire, les entreprises doivent comprendre leurs "points d'infection et leurs points de dureté" pour négocier de meilleures conditions (tarifs, garanties de service et de continuité). Il est essentiel d'adopter des stratégies de fournisseurs multiples et surtout de créer des alliances (groupements d’affaires, Joint Ventures, partenariats public-privé) pour obtenir le poids de négociation nécessaire.</div>  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : Téléchargez l'Analyse Complète</b></div>
     <div>
      L'étude "<strong>Gafanomics</strong>" offre un guide stratégique pour maîtriser les nouvelles règles du jeu dans ce monde BANI dominé par les géants de la technologie. Le message est clair : chaque carte stratégique est applicable individuellement pour gagner en performance et en compétitivité, car personne ne peut devenir un GAFA sans reconstruire sa boîte entièrement. Le moment actuel est jugé le meilleur pour se poser ces questions et négocier, étant donné l'entrée des GAFA dans un nouveau cycle. <br />  L'étude intégrale de 150 slides sera disponible en ligne à 16h aujourd'hui. <br />  &nbsp; <br />  Découvrez les analyses détaillées et les 11 principes opérationnels en téléchargeant le livre blanc « Gafanomics » <a class="link" href="https://www.fabernovel.com/contenu/gafanomics-2025" target="_blank">ici</a>. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }a:link { color: #000080; text-decoration: underline }strong { font-weight: bold }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne</title>
   <pubDate>Wed, 05 Nov 2025 09:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Data Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à l’hégémonie des GAFAM et à la fragilité des modèles européens, sanctuariser la R&D, mutualiser l’innovation et réinventer la négociation deviennent des impératifs stratégiques. Entre alliances industrielles, culture du test et pression sociétale, l’Europe dispose encore de leviers pour rééquilibrer le rapport de force et bâtir une souveraineté numérique durable.     <div><b>DC : Comment les entreprises traditionnelles européennes, dont les budgets R&D sont souvent limités à 2 ou 3 %, peuvent-elles développer l'agilité et la résilience nécessaires pour suivre la vitesse d'innovation imposée par les géants du numérique, notamment dans le domaine de l'IA ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92272817-64741391.jpg?v=1762353464" alt="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" title="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong>C.V </strong>: (Cyrille Vart)&nbsp; C'est une question complexe, car passer du jour au lendemain à 14 ou 15 % de R&amp;D est difficile voire impossible, surtout lorsque l'on doit maintenir des marges. Un premier élément de réponse réside dans la «&nbsp;<strong>sanctuarisation</strong> de la R&amp;D&nbsp;». Il faut que l'allocation à l'innovation soit considérée comme une «&nbsp;<strong>dépense permanente</strong>&nbsp;», non ajustable en fonction du climat des affaires. On observe malheureusement encore trop souvent dans les entreprises un caractère de variable d’ajustement, ce que j'appelle l'effet d'accordéon. <br />  &nbsp; <br />  Un deuxième élément essentiel est ou serait la «&nbsp;<strong>mutualisation de la R&amp;D&nbsp;</strong>» entre plusieurs entreprises, notamment au sein de consortiums, cette mutualisation étant trop rare. Il est crucial d'&nbsp;«&nbsp;<strong>envisager des alliances&nbsp;</strong>» et des systèmes d'innovation plus ouverts, où les fruits communs sont partagés. Si, sur la partie commerciale, le partage est difficile à cause de l'avantage compétitif, il y a d'autres aspects, comme l'infrastructure, où collaborer et partager les frais communs pourrait être bénéfique, évitant que trois ou quatre entreprises fassent la même recherche. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, je soulignerais le besoin de l’utilisation de «&nbsp;portfolio management de l'innovation&nbsp;» plus fréquent. Il faut être capable de décider plus rapidement ce qu'on commence et surtout ce qu'on arrête. De plus, en Europe, il y a souvent une séparation entre l'innovation et le business. Nous devons adopter une culture du feedback permanent avec les métiers et les clients, quitte à prévenir ces derniers que l'essai pourrait ne pas aboutir. Nous voyons aussi moins de beta testing en Europe qu'aux États-Unis, où les champions du numérique associent leurs utilisateurs et exposent très tôt leurs projets, apprenant ainsi plus rapidement de leur base de fidèles. <br />  &nbsp; <br />  <strong>M.C</strong>. : (Maureen Coisne) Sur les coalitions, il est important que les grands groupes développent et s’<strong>investissent</strong> dans des <strong>stratégies</strong> d'<strong>Open Innovation</strong> très structurée. Il faut éviter de gérer ces sujets en silos. Les équipes Open Innovation qui travaillent avec des start-ups ne doivent pas être décorrélées des métiers ; il faut qu'elles soient connectées ou que le sujet de la collaboration soit décentralisé au niveau de chaque métier. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, concernant la culture du test, il faut reconnaître que les équipes R&amp;D gèrent souvent un legacy IT, c’est-à-dire une infrastructure informatique en place depuis longtemps, contraignante car pas très modulaire et uniquement focalisée sur des projets de maintenance ou d'amélioration incrémentale. Pour les sujets très exploratoires, il serait intéressant d'avoir de petites équipes qui travaillent sur une plateforme informatique parallèle pour expérimenter et itérer rapidement sans se voir imposer ces contraintes. C'est un peu comme adopter une culture start-up pour des projets de pointe très précis, mais au sein de l’entreprise, en interne.<br type="_moz" />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari", "Calibri"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>   <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Au vu de l'utilité des GAFAM qui nous obligent à composer avec eux et non à nous battre contre eux, quelles stratégies de négociation concrète doivent adopter les entreprises européennes pour éviter le piège de la dépendance et des coûts imprévus ?</b></div>
     <div>
      <blockquote><strong>C.V</strong> : La négociation est compliquée car l'attitude par défaut des GAFAM est de présenter des conditions générales de vente (CGV) non négociables. La première chose à se rappeler, c'est que l'Europe est un marché significatif pour ces acteurs, pesant par exemple plus de 25 % du chiffre d'affaires de Google ou de Meta. Ils ne peuvent pas ignorer 132 millions de consommateurs et des centaines de milliards d'investissements. <br />  &nbsp; <br />  Il est impératif revisiter les stratégies de groupements d'achat. Bien que compliquée par la réglementation européenne sur la concurrence, cette capacité à se regrouper pour négocier des conditions spécifiques est perdue et doit être réinventée. «&nbsp;L'idée est de faire masse et de reprendre l'habitude de négocier&nbsp;». <br />  &nbsp; <br />  Les entreprises européennes devraient adopter une stratégie de fournisseur majeure, challenger et joker. «&nbsp;Aucun acteur majeur ne doit avoir plus de 40&nbsp;% des données, du CA et offrir à une startup la possibilité d’obtenir 20&nbsp;% du reste.&nbsp;» Il faut se poser la question de ce que l'on veut obtenir. La négociation ne doit pas porter uniquement sur les coûts, mais surtout sur des points cruciaux comme la propriété intellectuelle, la propriété des clients et la propriété du chiffre généré par l'alliance. Il faut s'assurer d'avoir un "petit portfolio" d'alternatives pour pouvoir négocier. <br />  &nbsp; <br />  <strong>M.C. </strong>: Sur le plan de la négociation, il faut considérer deux aspects : technique et légal. <br />  D'un point de vue technique, il faut impérativement éviter les effets de locking (verrouillage) et permettre la mise en concurrence. Il faut aussi maximiser la transparence et éviter l'effet "boîte noire" sur le fonctionnement de la collaboration. <br />  D'un point de vue légal, on retrouve des sujets plus classiques : droit de réversibilité et être prévenu en cas d'augmentation tarifaire. <br />  <strong>&nbsp; <br />  C.V</strong> : Je voudrais insister sur l'importance de casser l'asymétrie de l'information technologique. Les GAFAM aiment dire que leur technologie est trop compliquée pour être comprise. Il est essentiel de mettre des profils technologiques dans les équipes de négociation. Cela permet d'éviter les revendications mensongères comme "technologiquement, ce n'est pas possible" lorsqu'on demande la décomposition des services. Sans compréhension technique, il est d'une difficulté extrême de négocier. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }  </style>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Concrètement : comment la pression de la transparence sur l'énergie consommée par les IA oblige-t-elle les GAFAM à s'adapter, développant des produits spécifiques alors que cela coûte plus cher ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92272817-64741423.jpg?v=1762353742" alt="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" title="Interview Croisée suite à l'étude Gafanomics 2025 - Cyrille Vart &amp; Maureen Coisne" />
     </div>
     <div>
      <blockquote>  <div style="margin-left: 40px;"><strong>C.V</strong> : C'est un excellent exemple de l'efficacité de la pression. Au début de l'IA générative, le sujet de la consommation d'énergie n'était même pas évoqué. Suite à la pression médiatique, des consommateurs et des entreprises, les <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Le-lancement-de-l-etude-Gafanomics-2025-par-le-Cabinet-Fabernovel_a6476.html" target="_blank">GAFAM</a>  ont été obligés d'avoir un discours, de présenter des schémas, et d'ouvrir un peu les données. L'Europe est un marché majeur, et les GAFAM ont senti un frein à l'adoption lié à la mauvaise image environnementale. <br />  &nbsp; <br />  Même si le discours n'est pas celui d'une transparence absolue, au moins le dialogue existe. Cela a été vertueux, car cela a forcé les GAFAM à se pencher sur le sujet, à publier des plans d'optimisation et à intégrer des solutions spécifiques, même si l'optimisation est un sujet mouvant. C'est une bonne démonstration : lorsque la pression est unifiée de la part de tout un continent, ils s'adaptent. <br />  &nbsp; <br />  <strong>M.C.</strong> : J'ai aussi l'impression que la pression vient avant tout de la société civile. On voit des associations et des médias écologistes publier des études approfondies sur l'IA. Par exemple, une association travaille à cartographier les data centers pour que les journalistes et la société civile puissent mieux comprendre et questionner ces sujets de manière plus granulaire. <br />  &nbsp; <br />  À long terme, la pression pourrait également provenir de l'émergence de solutions alternatives plus frugales. L'expérimentation de solutions souveraines, telles que des micro centres de données qui consomment moins d'eau, crée un débat public sur les alternatives, même si elles ne sont pas encore assez importantes pour forcer les GAFAM à une remise en question complète. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }strong { font-weight: bold }  </style>  </div>  </blockquote>  <!--cke_bookmark_163S--><!--cke_bookmark_163E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Lien vers l'<a class="link" href="https://www.veillemag.com/Le-lancement-de-l-etude-Gafanomics-2025-par-le-Cabinet-Fabernovel_a6476.html" target="_blank">article</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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