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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-12T08:29:38+01:00</dc:date>
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   <title>Voyagez ! Le parc aux singes -  JIGOKUDANI YAEN-KOEN (Snow Monkey Park) – Yamanochi</title>
   <pubDate>Sun, 11 Jan 2026 19:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eva GESTKOFF—PODZIOUBAN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnets de voyage]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   En cette fin d'année, Veillemag vous propose le carnet de voyage d'Eva GESTKOFF—PODZIOUBAN, étudiante en Master d’études européennes et internationales à la Sorbonne Nouvelle, au pays du Soleil Levant.. Episode 5 : Le parc aux singes - JIGOKUDANI YAEN-KOEN (Snow Monkey Park) – Yamanochi     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93646347-65413020.jpg?v=1768156555" alt="Voyagez ! Le parc aux singes -  JIGOKUDANI YAEN-KOEN (Snow Monkey Park) – Yamanochi" title="Voyagez ! Le parc aux singes -  JIGOKUDANI YAEN-KOEN (Snow Monkey Park) – Yamanochi" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le parc aux singes ou plus communément appelé «&nbsp;<a class="link" href="https://www.japan.travel/fr/spot/1344/">Snow Monkey Park&nbsp;</a>  » est un habitat naturel qui était à l’origine fait pour observer les macaques. Il a été créé en 1964. Il est ouvert au public avec des règles strictes afin de ne pas entraver le bien-être de ces créatures à la fois énigmatiques et fascinantes. <br />   <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #467886; text-decoration: underline }  </style>  Mes meilleurs amis sont venus me rejoindre au Japon pour 3 semaines. J’ai décidé de faire débuter leur séjour par des endroits peu communs lorsque l’on vient visiter le Japon pour la première fois. Tokyo pouvait attendre. <br />  &nbsp; <br />  À l’accueil du ryokan dans lequel nous avons passé la nuit, un vieux monsieur veut nous parler. Il nous demande ce que nous avons prévu de faire et nous lui avons répondu que nous voulions absolument aller voir le Snow Monkey Park. Il nous a expliqué qu’aujourd’hui la venue des singes n’était pas prévue. Il nous a donné des bracelets «&nbsp;Snow Monkey Park&nbsp;» porte bonheur qui passaient dans une pièce de 5 yens. <br />  &nbsp; <br />  Il faut savoir que dans ce parc chaque visite des singes, dans les endroits où l’Homme est présent, est notée sur un calendrier à l’entrée du parc. Il y a une croix sur une date antérieure pour signifier que les singes ne se sont pas présentés. Sur les 30 derniers jours du calendrier, ils ne s’étaient présentés que 7 fois. Sur d’autres dates, on voit écrit «&nbsp;MONKEYS&nbsp;» - cela veut dire que les singes se sont montrés au parc. <br />  &nbsp; <br />  Sachant que ces macaques sont réputés pour aimer le froid, même en plein novembre il ne faisait pas si froid et le soleil brillait. Nous avions donc peu d’espoir. <br />  &nbsp;</div>    <div><strong>Entrée du parc&nbsp;: NO MONKEYS TODAY.</strong></div>    <div style="margin-left: 40px;"> <br />  Pour 800 yens l’entrée, même avec déception, nous avons pris nos billets. Nous partions sans nous attendre à rien. Même si nous n’avions pas la chance de les voir, la balade serait quand même agréable. <br />  &nbsp; <br />  Arrivés à l’endroit où les singes sont supposés se montrer, pas âme qui vive. 0 singe. <br />   <br />  Mais patience… Un singe s’est présenté. Nous étions aux anges de voir cette petite créature déambuler dans son habitat naturel. Nous l’observons de loin, avec respect et fascination. Interdiction de le nourrir, de le toucher, cela relève du bon sens mais il est toujours important de le préciser. <br />  &nbsp; <br />  Après une dizaine de minutes d’observation de ce singe solitaire, les soigneurs présents sur le site commencent à faire signe vers des rochers ornés de feuillages. Les feuilles s’agitent et nous commençons à apercevoir une tribu descendre en rappel sur des fils prévus à cet effet. 5, 6 singes puis 50 puis 100 et là&nbsp;notre souffle s’est coupé. No monkeys… Cabrioles, saltos, hurlements&nbsp;: les singes étaient bel et bien là&nbsp;! S’approchant de nous comme si nous n’existions pas, ils se promenaient, courraient, se cherchaient des puces à 10 centimètres de nous&nbsp;! Quel bonheur de voir cela de ses propres yeux. Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi merveilleux de ma vie. Je suis très sensible à la cause animale mais les singes paraissaient heureux et épanouis. Habitués à l’Homme sans aucune contrainte, libres d’aller et venir quand ils en ressentent l’envie, les soigneurs sont là pour les nourrir gratuitement, sans les toucher encore une fois. Qui dit parc aux singes, dit onsen. Et oui, les singes aussi prennent du plaisir à se baigner dans les sources thermales chaudes. Nous avons eu la chance d’observer des baignades de détente de ces petits (et moins petits) êtres. Des mamans avec des petits sur le dos, des bagarres de mâles et sauts de cabri, toujours proches de nous, passant parfois même entre nos jambes. Quand un macaque est passé entre mes jambes, je me suis tout de suite immobilisée pour lui montrer que je suis sur son territoire et pas l’inverse. <br />  &nbsp; <br />  L’étrange sensation d’être invité et légitime dans l’antre naturel de ces singes était fantastique. On comprend tout de suite qu’il faut rester à notre place et que ce sont eux nos hôtes. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:link { color: #467886; text-decoration: underline }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de : </b></div>
     <div>
      <blockquote>  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/evagestkoff/overlay/about-this-profile/">Eva Gestkoff — Podziouban</a>  &nbsp;Actuellement en Master d’Études Européennes et Internationales à la Sorbonne Nouvelle, je suis&nbsp; au Japon pour plusieurs mois&nbsp; à la Meiji University. C'est une des universités privées les plus prestigieuses du Japon, reconnue pour ses formations en sciences politiques, relations internationales et économie. Située à Tokyo, elle offre un environnement stratégique au croisement des enjeux institutionnels, économiques et géopolitiques. Mon parcours au sein de Meiji University renforce mes compétences en analyse stratégique, veille informationnelle et compréhension des dynamiques internationales, en cohérence avec un positionnement en intelligence économique". Je suis à la recherche d’un nouveau stage dans le domaine des relations internationales, de la diplomatie ou de l’analyse stratégique à mon retour. <br />  &nbsp; <br />    <div class="para_65313592 resize" id="para_3" style="">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">Episode 1. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyage-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Tokyo-premier-eblouissement-et-ravissement_a6709.html" target="_blank">Tokyo</a>  <br />  Episode 2. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyages-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Octobre-2025-Kusatsu-Onsen-prefecture-de-Gunma-Temoignage_a6720.html" target="_blank">Les Onsen</a>  <br />  Episode 3. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Les-derniers-samourais-le-Chateau-Kanazawa-et-son-village-des-chaumieres-de-Shirakawa-go-classe-au-patrimoine-mondial_a6769.html" target="_blank">Kanazawa et le village des chaumières</a>  <br />  Episode 4. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/La-nouvelle-annee-au-Japon%C2%A0-entre-famille-et-tradition_a6799.html" target="_blank">Nouvel An</a>  <br />  Episode 5. Le Parc au singe</div>  </div>  </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>La nouvelle année au Japon : entre famille et tradition</title>
   <pubDate>Mon, 05 Jan 2026 09:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eva GESTKOFF—PODZIOUBAN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnets de voyage]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En cette fin d'année, Veillemag vous propose le carnet de voyage d'Eva GESTKOFF—PODZIOUBAN, étudiante en Master d’études européennes et internationales à la Sorbonne Nouvelle, au pays du Soleil Levant.. Episode 4 : Nouvel an au Japon     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93443059-65313560.jpg?v=1767103539" alt="La nouvelle année au Japon : entre famille et tradition" title="La nouvelle année au Japon : entre famille et tradition" />
     </div>
     <div>
      Au pays du Soleil Levant, il n’est pas coutume de faire la fête entre amis lors de la Saint-Sylvestre. La fin d’année au Japon constitue la fin d’un cycle. <br />  &nbsp; <br />  Le 31 décembre est le moment où les familles tendent le plus à se réunir pour pouvoir commencer ensemble la nouvelle année. Ils procèdent à un grand ménage pour purifier leur maison et vont déguster plein de plats traditionnels qu’ils se partagent&nbsp;: des <a class="link" href="https://www.kanpai.fr/voyage-japon/osechi-ryori">osechi yori.</a>  Dans le commerce, il est courant de trouver des boites scindées en plusieurs rangs avec différents mets à déguster. On peut donc soit les cuisiner, soit les acheter. <br />  &nbsp; <br />  Les Japonais se rendent à minuit au temple ou au sanctuaire où la cloche doit être sonnée 108 fois afin de purifier la Terre. Ils prient pour que l’année qui arrive soit prospère. La naissance de la nouvelle année au Japon mène à une effervescence religieuse à travers tout le pays. Certains attendent le lever du Soleil, d’autres se rendent dans les sanctuaires les plus connus et font une interminable queue pour pouvoir se recueillir l’espace d’un instant. <br />  &nbsp; <br />  Il y a une tradition qui consiste à envoyer des cartes postales spécialement à cette période de l’année à toutes les personnes qui nous sont chères ou qui ont été bienveillantes envers nous&nbsp;: <a class="link" href="https://www.tokyoweekender.com/art_and_culture/nengajo-japans-new-years-card-tradition-and-how-to-send-your-own/">les Nengajo</a>. Il y a des concours tous les ans avec des règles très strictes à respecter pour pouvoir concourir avec sa création. <br />  &nbsp; <br />  Cependant, la poste japonaise a noté un déclin important de ventes et d’envois de cartes postales. 2025 est la 14ème année consécutive de la baisse des ventes et envois de Nengajo. On note environ 1 milliard de lettres en moins depuis 2014. <a href="https://www.asahi.com/ajw/articles/15572292#:~:text=Japan%20Post%20Co.%20said%20Jan,and%20deliver%20nengajo%20without%20fail.%E2%80%9D">The Asahi Shimbun</a> le 2 janvier 2025 expliquait que les gens n’ont plus l’envie d’utiliser le format traditionnel et qu’ils préfèrent passer directement par les réseaux sociaux. Une autre raison qui viendrait peser sur ce déclin est la hausse des frais d’envoi. <br />  &nbsp; <br />  Pour aller plus loin, Kana, jeune japonaise active, a accepté de m’exposer son point de vue sur le Nouvel An au Japon ainsi que sur la tradition des Nengajo. <br />  &nbsp; <br />  Je lui ai demandé si le Nouvel An est un évènement important pour elle et si elle le fête en famille ou bien avec des amis. Kana m’explique qu’en grandissant, elle s’est rendu compte qu’il était difficile de passer du temps avec sa famille. Pour elle, le Nouvel An est propice aux retrouvailles. C’est une tradition familiale. <br />  &nbsp; <br />  En ce qui concerne les Nengajo, je lui ai demandé si elle envoyait des cartes à chaque personne qui avait été gentille ou encore qui lui était chère. Kana dit que c’est une tradition d’un autre temps. Au lycée, elle envoyait des cartes aux gens qu’elle appréciait comme ses amis ou encore ses professeurs. Pour autant, au Japon ce n’est plus monnaie courante car c’est considéré comme désuet et polluant. Bien évidemment, en recevoir est toujours plaisant puisque l’on se sent apprécié, cependant elle estime que ça ne doit pas être une obligation. <br />  &nbsp; <br />  Kana explique que c’est ancré dans la tradition japonaise car il y a une pluralité de cartes phénoménale&nbsp;: des animaux du zodiac mignons de toutes sortes, des photos personnalisées avec sa famille. <br />  &nbsp; <br />  Elle finit par dire que même si c’est un moment de bonheur de recevoir une carte, devoir préparer une carte pour absolument chaque personne qui vous est chère, qui vous a aidé ou encore simplement témoigné de la gentillesse est fatigant. La fin d’année est un moment charnière dans la vie professionnelle des Japonais et elle estime que ces lettres de formalités doivent cesser. D’après elle, le meilleur moyen d’apprécier la culture des Nengajo est d’envoyer des cartes à un cercle très restreint qui vous est cher (et même ça…elle ne le fait plus&nbsp;!). <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }a:visited { color: #96607d; text-decoration: underline }a:link { color: #467886; text-decoration: underline }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de : </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93443059-65313561.jpg?v=1767103963" alt="La nouvelle année au Japon : entre famille et tradition" title="La nouvelle année au Japon : entre famille et tradition" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/evagestkoff/overlay/about-this-profile/">Eva Gestkoff — Podziouban</a>  &nbsp;Actuellement en Master d’Études Européennes et Internationales à la Sorbonne Nouvelle, je suis&nbsp; au Japon pour plusieurs mois&nbsp; à la Meiji University. C'est une des universités privées les plus prestigieuses du Japon, reconnue pour ses formations en sciences politiques, relations internationales et économie. Située à Tokyo, elle offre un environnement stratégique au croisement des enjeux institutionnels, économiques et géopolitiques. Mon parcours au sein de Meiji University renforce mes compétences en analyse stratégique, veille informationnelle et compréhension des dynamiques internationales, en cohérence avec un positionnement en intelligence économique". Je suis à la recherche d’un nouveau stage dans le domaine des relations internationales, de la diplomatie ou de l’analyse stratégique à mon retour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Episode 1. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyage-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Tokyo-premier-eblouissement-et-ravissement_a6709.html" target="_blank">Tokyo</a>  <br />  Episode 2. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyages-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Octobre-2025-Kusatsu-Onsen-prefecture-de-Gunma-Temoignage_a6720.html" target="_blank">Les Onsen</a>  <br />  Episode 3. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Les-derniers-samourais-le-Chateau-Kanazawa-et-son-village-des-chaumieres-de-Shirakawa-go-classe-au-patrimoine-mondial_a6769.html" target="_blank">Kanazawa et le village des chaumières</a>  <br />  Episode 4. Nouvel An <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Carnet de voyages d'Eva GESTKOFF-PODZIOUBAN Octobre 2025, Kusatsu Onsen, préfecture de Gunma. Témoignage.</title>
   <pubDate>Mon, 15 Dec 2025 09:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eva GESTKOFF-PODZIOUBAN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnets de voyage]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   En cette fin d'année, Veillemag vous propose le carnet de voyage d'Eva GESTKOFF—PODZIOUBAN, étudiante en Master d’études européennes et internationales à la Sorbonne Nouvelle, au pays du Soleil Levant. "J’ai déjà eu l’opportunité de faire un échange à Séoul mais mon rêve était le Japon". Je vous propose de m'accompagner tout au long de mon séjour. Episode 2 : Les Onsen, connus par les puristes du Japon mais moins du grand public, ce sont des bains de sources d’eau très chaudes avoisinant les 45°, réputés pour leurs bienfaits sur le corps.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93108567-65125963.jpg?v=1765314175" alt="Carnet de voyages d'Eva GESTKOFF-PODZIOUBAN Octobre 2025, Kusatsu Onsen, préfecture de Gunma. Témoignage." title="Carnet de voyages d'Eva GESTKOFF-PODZIOUBAN Octobre 2025, Kusatsu Onsen, préfecture de Gunma. Témoignage." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Rencontre avec&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/evagestkoff?miniProfileUrn=urn%3Ali%3Afsd_profile%3AACoAADhzfLcB3MHh4GxYSPLRUHdES5epgMzKcrM"><span class="update-components-actor__title"><span class="hZPDwNsKZPuCQkWRWrILmNWksWgtglECvRk                    hoverable-link-text t-14 t-bold text-body-medium-bold white-space-nowrap                    t-black                                        update-components-actor__single-line-truncate"><span dir="ltr"><span aria-hidden="true">Eva Gestkoff — Podziouban</span></span></span></span></a>  <br />   <br />  Avant d’arriver au Japon je n’avais pas encore d’itinéraire précis. Cependant, je savais qu’il fallait que j’aille découvrir la campagne japonaise et les trésors qu’elle cache. J’ai décidé de prendre une kei car, les petites voitures carrées avec le volant à droite, et de m’aventurer vers d’autres horizons. L’effervescence Tokyoïte me convient, la plénitude de la campagne m’attire d’autant plus.</div>  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Ryokan</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">J’ai réussi à trouver un joli <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ryokan_(auberge)" target="_blank">Ryokan</a> traditionnel près du village le plus réputé pour son Onsen central&nbsp;: <a class="link" href="https://www.kanpai.fr/kusatsu" target="_blank">Yubatake Onsen</a>. Le Ryokan, qui, fidèle à la tradition japonaise, a su m’accueillir par son calme et son odeur de soufre. Après m’être déchaussée et avoir enfilé les chaussons disposés à l’accueil, je me suis dirigée vers la réception. Une iconostase à la japonaise. <br />   <br />  Un homme assez âgé, qui boit son matcha, m’emmène vers une armoire où il y a un choix démesuré de <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yukata" target="_blank">Yukata</a>. Toutes les tailles, toutes les couleurs, tous les motifs. Mes yeux ne savaient plus où regarder. Après une brève explication, j’ai donc choisi mon Yukata&nbsp;: rose poudré, fleuri, avec une ceinture assortie. Je savais d’ores et déjà que ma mission du soir était de réussir à mettre ce tissu majestueux autour de moi et de la bonne façon. Le Yukata, à ne pas confondre avec le Kimono, est un habit traditionnel que les Japonais portent après leur bain du soir. Il est léger, très doux et peut-être utilisé comme pyjama. <br />  &nbsp; <br />  Mon <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yukata" target="_blank">Yukata</a>  à la main, je m’efforce de trouver ma chambre avec mes chaussons trop grands et des clés si lourdes que ma main flageolait. J’ouvre la porte, j’ôte mes chaussons et ouvre la Fusuma, cette porte derrière laquelle je pourrais dire&nbsp;: j’ai porté un Yukata dans un Ryokan. <br />  &nbsp; <br />  La chambre s’ouvrait comme un calme sanctuaire de bois et de lumière tamisée. Le sol était recouvert de tatamis tressés, ces nattes pâles qui exhalaient une odeur douce d’herbe séchée. Leur surface était si agréable qu’elle donnait l’impression de marcher sur un nuage. <br />  &nbsp; <br />  Une magnifique table basse en bois d’ébène était placée au milieu de la chambre, s’imposant comme l’élément principal de ce lieu silencieux. Quatre petites zaisu, des chaises sans pieds avec un dossier posées à même le sol, semblaient inconfortables. Quelle ne fût pas ma surprise lorsque j’ai décidé de m’abaisser pour m’asseoir. Le confort de ces chaises face à cette immense table m’a transportée. Elles donnent presque l’envie de rester par terre, les jambes étendues, à boire son matcha qui était déjà préparé dans une petite tasse artisanale, sur la table, encore fumant. Grande amatrice de thé, la première gorgée était une source chaude revigorante et apaisante. <br />  &nbsp; <br />  Ce qui fait tout le charme d’une chambre dans un Ryokan sont les futons déjà empilés, enveloppés dans de jolis draps brodés. L’impression d’avoir une chambre préparée sur mesure et d’avoir été attendue m’a confortée dans l’idée que les Japonais vous invitent à la quiétude. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  La cloison coulissante que l’on ne voit que dans les films était bel et bien réelle. Très légère, presque translucide, elle laissait transparaître un autre coin de plénitude. Une petite table, deux chaises qui, cette fois-ci, n’étaient pas au sol mais sur des pieds face un choix de sachets de thé japonais, avec d’autres saveurs alléchantes qui donnaient envie de toutes les goûter. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Le thé, la chambre, les tatamis m’ont conduite à porter mon Yukata, après une douche chaude dans les parties communes. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Onsen</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">J’ai décidé d’aller expérimenter le <a class="link" href="https://www.tripadvisor.com/Hotel_Review-g1023432-d1884663-Reviews-Amagaseryokan-Hita_Oita_Prefecture_Kyushu.html" target="_blank">Onsen</a>  privé du Ryokan. Descendant les escaliers, une effluve sulfureuse d’un œuf longtemps abandonné m’a surprise. C’était l’odeur du soufre. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Connu pour ses bienfaits sur la santé physique et mentale, je n’ai pas hésité longtemps à laisser glisser mon Yukata et à oser rentrer dans ce bain incandescent au point de mordre la peau. Un pied après l’autre, puis le reste du corps, à une cadence posée, oscillant entre avance et retrait, j’y suis parvenue. Une fois dedans, j’ai laissé mon corps s’adapter doucement, mon esprit se reposer et j’ai compris qu’il fallait complètement s’oublier pour pouvoir commencer à se fondre dans la douceur du moment. J’étais seule, comme dans un songe, à en oublier l’espace-temps. <br />  &nbsp;&nbsp; <br />  Dans le Ryokan, il y avait également un Onsen public, séparé en deux bains, un pour les femmes, un autre pour les hommes. Pour pouvoir y pénétrer, il faut s’accoutumer de certaines règles. La pudicité était un réel problème pour moi, cependant je savais que c’était une expérience unique. Je me suis laissée porter une deuxième fois, me suis attachée les cheveux puis ai franchi la porte. <br />   <br />  Des petits tabourets en plastique face à des pommeaux de douche en dessous desquels se trouvent les produits d’hygiène indispensables avant de pouvoir entrer dans l’antre soufré. Quatre femmes se trouvaient là, à échanger, rire. Elles m’ont brièvement saluée puis ont repris leur conversation comme si je n’étais qu’un mirage. J’ai osé une seconde fois descendre dans ce Onsen, où se trouvait une femme, détendue, presque flottant dans ce bain fumant. <br />  J’ai découvert les fondations d’une tradition japonaise ancrée depuis le VIIIè siècle. <br />   <br />  Episode 1. <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyage-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Tokyo-premier-eblouissement-et-ravissement_a6709.html" target="_blank">Tokyo</a>  <br />  Episode 2. Les Onsen <br />  Episode 3. Kanazawa et le village des chaumières</div>    <p align="justify" style="line-height: 100%; margin-bottom: 0cm; margin-left: 40px;">&nbsp; <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }  </style>   <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/evagestkoff/overlay/about-this-profile/">Eva Gestkoff — Podziouban</a>  &nbsp;Actuellement en Master d’Études Européennes et Internationales à la Sorbonne Nouvelle, je suis&nbsp; au Japon pour plusieurs mois&nbsp; à Meiji University. C'est une des universités privées les plus prestigieuses du Japon, reconnue pour ses formations en sciences politiques, relations internationales et économie. Située à Tokyo, elle offre un environnement stratégique au croisement des enjeux institutionnels, économiques et géopolitiques. Mon parcours au sein de Meiji University renforce mes compétences en analyse stratégique, veille informationnelle et compréhension des dynamiques internationales, en cohérence avec un positionnement en intelligence économique". Je suis à la recherche d’un nouveau stage dans le domaine des relations internationales, de la diplomatie ou de l’analyse stratégique à mon retour.</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’automobile, cœur battant de la compétitivité japonaise </b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;">Le Japon reste l’un des acteurs les plus redoutables de la compétition internationale grâce à une culture industrielle fondée sur la précision, la fiabilité et l’innovation continue. Cette force se lit particulièrement dans l’automobile, secteur emblématique où le pays a imposé des standards mondiaux de qualité et de maîtrise technologique. Toyota, Honda ou Nissan ont bâti leur puissance sur une vision long terme, une ingénierie rigoureuse et une capacité unique à transformer les contraintes en leviers d’innovation, notamment dans l’hybride et l’hydrogène. <br />  &nbsp; <br />    <p style="margin-left: 40px;">Alors que la transition énergétique rebattait les cartes, le Japon a su conserver une longueur d’avance en misant tôt sur les motorisations propres, tout en consolidant sa présence internationale, notamment aux États‑Unis. Aujourd’hui encore, malgré la pression chinoise et l’accélération du véhicule électrique, l’industrie automobile japonaise demeure un pilier stratégique : elle incarne la résilience du pays, sa capacité à se réinventer et à rester un acteur incontournable dans la mobilité mondiale. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Focus sur les kei cars au Japon en 2025  (Chiffres clés) :</b></div>
     <div>
      <ul>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Les<a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Keijid%C5%8Dsha" target="_blank"> kei cars</a>  représentent environ 40 % des ventes totales de voitures neuves au Japon, soit un marché colossal de près de 1,6 million d’unités par an, sur un total d’environ 4 millions de voitures particulières immatriculées annuellement.</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Suzuki, leader sur ce segment, a vendu plus de 350 000 kei cars sur les neuf premiers mois de 2025, ce qui représente 35,5 % de parts de marché dans cette catégorie. La marque a franchi le cap des 30 millions de voitures vendues au Japon en 70 ans, dont plus de 25 millions de kei cars.</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Parmi les modèles phares, le Wagon R a dépassé les 10 millions d’exemplaires vendus, et l’Alto représente à elle seule une vente sur cinq dans l’histoire de Suzuki.</li>  	<li class="list" style="margin-left: 40px;">Le marché des kei cars est en pleine transition vers l’électrique, avec plusieurs modèles 100 % électriques présentés en 2025, comme la Suzuki Vision e-Sky ou la Nissan Sakura, qui se vend à partir de 16 000 € au Japon.</li>  </ul>    <p class="whitespace-break-spaces" dir="auto" style="margin-left: 40px;">Ces véhicules, très populaires pour leur compacité, leur coût réduit et leurs avantages fiscaux, sont un pilier de l’industrie automobile japonaise.&nbsp; <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93108567-65125963.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyages-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Octobre-2025-Kusatsu-Onsen-prefecture-de-Gunma-Temoignage_a6720.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Carnet de voyage d'Eva GESTKOFF - PODZIOUBAN : Tokyo, premier éblouissement et ravissement.</title>
   <pubDate>Mon, 08 Dec 2025 18:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Eva GESTKOFF—PODZIOUBAN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Carnets de voyage]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En cette fin d'année, Veillemag vous propose le carnet de voyage d'Eva GESTKOFF—PODZIOUBAN, étudiante en Master d’études européennes et internationales à la Sorbonne Nouvelle, au pays du Soleil Levant. "J’ai déjà eu l’opportunité de faire un échange à Séoul mais mon rêve était le Japon". Je vous propose de m'accompagner tout au long de mon séjour.     <div><b>Le Japon m’accueille : découvertes et premières impressions </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93076287-65105787.jpg?v=1765203806" alt="Carnet de voyage d'Eva GESTKOFF - PODZIOUBAN : Tokyo, premier éblouissement et ravissement." title="Carnet de voyage d'Eva GESTKOFF - PODZIOUBAN : Tokyo, premier éblouissement et ravissement." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Koenji, Tokyo — Nuit</strong> <br />  Je pose enfin le pied sur le sol japonais. Après des années de rêve, des mois de préparation, et seize heures de vol, me voilà. Le Japon m’accueille, et dès les premières secondes, je sais que ce pays restera gravé dans ma mémoire. <br />   <br />  <strong>L’arrivée</strong> : un choc de douceur. Dès la sortie de l’aéroport d’Haneda, le taxi m’attend, carré, impeccable. Il porte des gants blancs, comme si celui-ci était sorti d’un film. La porte glisse, silencieuse, comme par magie. Je m’installe, épuisée mais déjà émerveillée. Après ces heures d’avion, ce silence, cette politesse, cette fluidité… C’est comme si le Japon me prenait par la main et me chuchotait : « Bienvenue. Tout va bien se passer. » <br />  &nbsp; <br />  Les premières minutes dans la voiture sont étranges. « Ça ressemble à Séoul » me dis-je, en voyant les lumières, les buildings, une ombre passe dans ma tête. Puis, soudain, les lanternes rouges apparaissent, suspendues comme des étoiles. Les enseignes en japonais s’allument, les rues se rétrécissent. Mon cœur bat plus vite. Je suis au Japon. Vraiment. <br />  &nbsp; <br />  Quand j’arrive à <a class="link" href="https://www.kanpai.fr/tokyo/koenji" target="_blank">Kôenji</a>  dans l’ouest de Tokyo, le quartier dans lequel je vais résider, le calme domine. Un calme profond, presque sacré. Je m’attendais au bruit, à l’agitation d’un quartier de fripes, de bars, de vie. Mais non : une sérénité étrange, comme si la ville retenait son souffle. Les Japonais parlent bas, marchent sans hâte. La culture du silence n’est pas un mythe. Elle est là, palpable, et elle m’apaise instantanément. <br />  &nbsp; <br />  J’ai à peine le temps de poser mes valises dans l’appartement que je cours aller me restaurer, la faim me tiraille. <br />  Je me précipite dans un konbini, le plus proche de chez moi, ces épiceries ouvertes en permanence. Le choix est vertigineux : onigiris, croquettes chaudes, des curry à réchauffer, des saveurs, des couleurs partout… Je prends un onigiri au thon, presque par réflexe. Même ici, dans ce petit triangle de riz acheté à la va-vite, le goût est «&nbsp;juste&nbsp;». Rien à voir avec ce que je connaissais et déjà goûté en Europe ou ailleurs. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Premier dîner</strong>, un izakaya de sushis. Devant moi le chef prépare les morceaux sous mes yeux, maîtrisant parfaitement la découpe avec ses couteaux des différents poissons. La première bouchée est une révélation. Je regarde, fascinée, puis j’ose un autre morceau de saumon, d’abord. La texture fond, le goût explose. « Alors, c’est ça, le vrai Japon ? » Je ris toute seule. À Paris, dans les restaurants japonais (souvent tenus par des Chinois, soit dit en passant), on m’a toujours servi du poisson correct mais de qualité bien inférieure. Ici, même dans un endroit modeste, c’est une symphonie gustative. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }a:visited { color: #96607d; text-decoration: underline }a:link { color: #467886; text-decoration: underline }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La seconde découverte est le métro, entre fascination et survie. </b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93076287-65105788.jpg?v=1765708939" alt="Carnet de voyage d'Eva GESTKOFF - PODZIOUBAN : Tokyo, premier éblouissement et ravissement." title="Carnet de voyage d'Eva GESTKOFF - PODZIOUBAN : Tokyo, premier éblouissement et ravissement." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">On m’avait parlé des métros tokyoïtes. Propres, silencieux, ponctuels. C’est vrai… sauf quand cela ne l’est pas. La Chūō Line, que j’emprunte maintenant presque tous les jours, est un monstre. Elle est censée être à l’heure, mais elle a toujours du retard. « Désolé pour la gêne occasionnée, » annonce une voix polie. Personne ne râle. Personne ne parle. On attend, stoïque. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Mais l’heure de pointe ?</strong> Là, c’est la guerre. Une guerre silencieuse, mais une guerre quand même. Les gens se pressent, s’entassent, se collent les uns aux autres. Je me retrouve un jour suspendue dans l’air, portée par la foule, incapable de bouger. Une autre fois, coincée contre une barre, presque pliée en deux. « Respectueux, mais impitoyables » me dis-je en riant nerveusement. Et pourtant, personne ne crie. Personne ne proteste. On boit son thé, et on survit. Certains jours, j’arrive même à regretter le RER B en période de grève. <br />  &nbsp; <br />  <strong>L’ambiance</strong>, cette magie invisible. Ce qui me frappe le plus, c’est l’atmosphère. Tokyo n’est pas une ville mais une mégapole, c’est un organisme vivant sans centre nerveux. Impossible de se déplacer à pied pour passer d’un quartier à l’autre. Le métro est essentiel pour cela. <br />   <br />  Les rues de Kōenji, le soir, sont baignées d’une lumière dorée. Les lanternes rougeoyantes se reflètent sur le bitume humide. Les odeurs changent à chaque coin : ici, le parfum grillé des brochettes d’un izakaya ; là, l’arôme boisé d’un ramen qui mijote. Les sons sont étouffés, comme filtrés. Même la musique qui s’échappe des bars semble respectueuse, discrète. <br />   <br />  Je me surprends à marcher lentement, à observer les détails : les gants blancs des chauffeurs de taxi, les files d’attente impeccables devant les restaurants, les saluts discrets des commerçants. Tout est pensé. Tout a un sens. <br />   <br />  <strong>La surprise, toujours.</strong> Chaque jour apporte son lot d’émerveillement. Un kaiten-zushi (ces sushis qui défilent sur un tapis roulant) où, pour quelques euros, je me régale de poisson frais, commandé sur un écran tactile. Un matcha chaud à volonté, doux et amer à la fois. Les visages fermés dans le métro qui, soudain, s’illuminent quand un bébé sourit. <br />   <br />  Je ne sais pas encore tout ce que Tokyo me réserve. Mais une chose est sûre : je ne m’y attendais pas. Pas comme ça. Pas avec cette intensité, cette douceur, cette folie organisée. <br />   <br />  Je suis tombée amoureuse en quarante-huit heures. <br />  <style type="text/css">p { line-height: 115%; text-align: left; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }em { font-style: italic }strong { font-weight: bold }a:visited { color: #96607d; text-decoration: underline }a:link { color: #467886; text-decoration: underline }  </style>   <br />  &nbsp; <br />  Episode 1. Tokyo <br />  <strong>Episode 2.</strong>: <a class="link" href="https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyages-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Octobre-2025-Kusatsu-Onsen-prefecture-de-Gunma-Temoignage_a6720.html" target="_blank">Onsens et Ryokan&nbsp;</a> </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de ...</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/evagestkoff/overlay/about-this-profile/">Eva Gestkoff — Podziouban</a>  &nbsp;Actuellement en Master d’Études Européennes et Internationales à la Sorbonne Nouvelle, je suis&nbsp; au Japon pour plusieurs mois&nbsp; à Meiji University. C'est une des universités privées les plus prestigieuses du Japon, reconnue pour ses formations en sciences politiques, relations internationales et économie. Située à Tokyo, elle offre un environnement stratégique au croisement des enjeux institutionnels, économiques et géopolitiques. Mon parcours au sein de Meiji University renforce mes compétences en analyse stratégique, veille informationnelle et compréhension des dynamiques internationales, en cohérence avec un positionnement en intelligence économique". Je suis à la recherche d’un nouveau stage dans le domaine des relations internationales, de la diplomatie ou de l’analyse stratégique à mon retour. <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93076287-65105787.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Carnet-de-voyage-d-Eva-GESTKOFF-PODZIOUBAN-Tokyo-premier-eblouissement-et-ravissement_a6709.html</link>
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   <title>Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule</title>
   <pubDate>Fri, 21 Feb 2025 09:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIDEOS &amp; PODCASTS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ce podcast permet à Christian Harbulot d'éclairer les mécanismes de la la guerre économique en temps de paix. Il analyse au plus près les stratégies de puissance déployées par les grandes nations (États-Unis, Chine, Japon, Corée du Sud), en soulignant les défis et spécificités de la France.     <div><b>Comment les mentalités, cultures et stratégies façonnent la capacité d'un pays à se développer dans un monde compétitif.</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86673707-61619775.jpg?v=1740127272" alt="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" title="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Visages de la Guerre Économique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Christian Harbulot distingue trois formes de guerre économique. D’abord, l’Économie de guerre qui se fonde sur la mobilisation pour faire face et gagner un conflit armé. <br />  Ensuite, la Guerre économique en temps de guerre qui vise à l’affaiblissement de l'ennemi. <br />  Enfin, la Guerre économique en temps de paix qui se caractérise par la conquête et le contrôle des richesses, souvent négligés mais essentiels pour gagner en puissance.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Matrice Américaine : Instinct de Survie et Élimination</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">L'histoire des États-Unis est marquée par des conditions de survie impitoyables et l'élimination des populations autochtones, ce qui influence encore aujourd'hui leur capitalisme. Christian Harbulot affirme que la matrice américaine repose sur la survie et l'élimination des obstacles. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les Stratégies Économiques de l'Asie</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Le Japon, la Corée du Sud et la Chine ont déployé des stratégies diverses pour rattraper leur retard économique. <br />  Le Japon avec la restauration Meiji, a érigé les commerçants au sommet de la société et a cherché activement des connaissances à l'étranger. <br />  La Chine a adopté une stratégie de double langage, attirant les investissements occidentaux tout en préservant sa propre voie. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Clausewitz contre Sun Tzu : Deux Écoles de Pensée</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86673707-61619779.jpg?v=1740129275" alt="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" title="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Clausewitz prône la force militaire, tandis que Sun Tzu mise sur l'encerclement et la création de dépendances technologiques et économiques. La victoire à long terme repose sur l'évitement des conflits militaires ruineux. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La France : Entre Défis et Atouts</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">La France, centrée sur son héritage agricole, souffre d'un manque de culture de guerre économique et d'une certaine naïveté de ses élites. Pourtant, elle possède des atouts dans l'industrie de défense, l'agriculture et la créativité de ses ingénieurs. <br />  Un changement de mentalité et le développement d'un patriotisme économique sont important pour protéger ses intérêts. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Intelligence Artificielle : Une Chance à Saisir</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">La France peut se démarquer sur le marché de l'IA grâce à sa créativité et en reliant les sciences dures aux sciences humaines. Il est vital de rompre avec la dépendance au modèle américain et de valoriser les talents français. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Bureaucratie Européenne : Un Audit Nécessaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86673707-61619782.jpg?v=1740128563" alt="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" title="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Pour faire face à la perte de pouvoir et de rentes, la bureaucratie européenne doit être réévaluée. L'auteur suggère de faire payer des impôts aux fonctionnaires européens et de revoir leur utilité. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Que peut-on retenir ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Le entretien offre une analyse approfondie des enjeux de la guerre économique au XXIe siècle. Il insiste sur l'importance de la mentalité, de la stratégie et de la culture pour qu'un pays prospère. <br />  Pour la France, il appelle à une prise de conscience de ses atouts et à une action politique résolue pour défendre ses intérêts. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de Christian Harbulot</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/86673707-61619784.jpg?v=1740129502" alt="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" title="Regardez. Ecoutez. L'Épopée de la Puissance Économique. Entretien avec Christian Harbulot. Crépuscule" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 80px;">Christian Harbulot est un éminent expert international en intelligence économique, dont la carrière s’étend sur plusieurs décennies et est marquée par d’importantes contributions dans le domaine. Il a participé au Rapport Martre, texte fondateur de l’intelligence économique en France. Il a créé l’Ecole de Guerre Economique (EGE) et le CR451, en plus d’écrire de nombreux ouvrages. <br />  <a class="link" href="https://www.portail-ie.fr/ressources/personnalites-ie/christian-harbulot/" target="_blank">Source : Portail de l'IE</a>  <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/86673707-61619775.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Regardez-Ecoutez-L-Epopee-de-la-Puissance-Economique-Entretien-avec-Christian-Harbulot-Crepuscule_a5719.html</link>
  </item>

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