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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-21T04:48:55+02:00</dc:date>
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   <title>Robotisation humanoïde et main-d’œuvre : l’urgence stratégique pour les dirigeants</title>
   <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 14:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jan-Marie Carrara</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que les robots humanoïdes dopés à l’intelligence artificielle sortent des laboratoires pour entrer en production de masse, les entreprises occidentales se trouvent face à un basculement historique. Les emplois manuels, répétitifs et peu qualifiés, aujourd’hui massivement occupés par des travailleurs immigrés, vont être progressivement substitués. Ce choc ne se limite pas à une simple question sociale : il redéfinit les coûts, la compétitivité, la gestion des risques et l’image des organisations. Les dirigeants qui anticipent cette rupture, plutôt que de la subir, disposeront d’un avantage décisif assuré.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97580969-67949336.jpg?v=1785851208" alt="Robotisation humanoïde et main-d’œuvre : l’urgence stratégique pour les dirigeants" title="Robotisation humanoïde et main-d’œuvre : l’urgence stratégique pour les dirigeants" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un horizon technologique plus proche qu’il n’y paraît</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Les industriels ne parlent plus de prototypes. Lors du salon de Las Vegas de janvier 2026, la robotique humanoïde a été présentée en termes de volumes, de cadences et de coûts unitaires. Les projections des acteurs du secteur évoquent des dizaines de milliers à près d’un million d’unités d’ici 2030. L’exemple de ChatGPT, passé de l’expérimentation à près d’un milliard d’utilisateurs en moins de quatre ans, rappelle la vitesse à laquelle une innovation peut basculer dans l’usage courant. <br />   <br />  Pour les entreprises, cela signifie que la phase d’observation est terminée. <br />   <br />  Les secteurs de la logistique, du nettoyage professionnel, de la manutention, de la préparation de commandes, de la surveillance simple, de la construction et de certains services à la personne sont déjà identifiés comme les plus exposés. Les données de l’OCDE sur l’automatisation des métiers et celles de la Fédération internationale de la robotique convergent : les tâches standardisées et répétitives constituent le cœur de la substitution prochaine.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La concentration de la main-d’œuvre immigrée dans les zones de risque</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Dans les quatre pays étudiés par le rapport de l’Institut Thomas More (États-Unis, France, Allemagne, Italie), la main-d’œuvre immigrée ou étrangère est fortement surreprésentée dans ces mêmes secteurs. Elle n’en a pas l’exclusivité, mais sa concentration y est structurelle. Or, ce sont précisément ces activités qui seront touchées en premier, non par le remplacement brutal de métiers entiers, mais par la suppression successive de tâches. <br />   <br />  Les conséquences pour les entreprises sont multiples. <br />   <br />  D’abord, un risque de rupture dans les chaînes opérationnelles si la transition n’est pas anticipée. <br />   <br />  Ensuite, une possible montée du chômage et de la précarité au sein d’une population déjà fragile, avec des répercussions sur le climat social, la cohésion territoriale et, in fine, sur les marchés de consommation. <br />   <br />  Enfin, une exposition réputationnelle : les organisations perçues comme ayant purement externalisé le coût humain de l’automatisation risquent d’être ciblées par les critiques.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’arbitrage économique devient mécanique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div><strong>Les chiffres sont sans ambiguïté. Un salarié peu qualifié aux États-Unis coûte environ 16 dollars de l’heure. Un robot humanoïde, même dans des scénarios volontairement défavorables (coût d’achat majoré, maintenance surestimée, électricité plus chère), revient entre 1 et 9 dollars de l’heure selon l’intensité d’utilisation. Sur une journée de 15 à 22 heures, sept jours sur sept, l’écart devient structurel.</strong> <br />   <br />  La démonstration de Figure AI en mai 2026, avec trois robots Figure 03 fonctionnant 200 heures consécutives sans panne et traitant près de 250 000 colis, illustre une maturité opérationnelle atteinte. Une fois l’investissement amorti, le coût marginal d’une heure de robot devient inférieur à celui de la main-d’œuvre la moins chère disponible. <strong>L’arbitrage n’est plus idéologique ; il est comptable.</strong> <br />   <br />  Pour les dirigeants, cela change radicalement la logique d’approvisionnement en main-d’œuvre. Continuer à importer massivement des profils peu qualifiés dans des segments voués à la compression technologique revient à préparer une double difficulté : des coûts salariaux qui resteront élevés face à la concurrence robotisée, et un risque social accru en cas de licenciements massifs.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les difficultés concrètes auxquelles les entreprises seront confrontées</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Plusieurs écueils se dessinent. <br />   <br />  Premièrement, le décalage temporel : la robotisation avancera plus vite dans certains secteurs que dans d’autres, créant des goulets d’étranglement et des tensions sur les effectifs restants. <br />   <br />  Deuxièmement, le déficit de compétences de transition : les travailleurs concernés ne sont pas naturellement préparés à basculer vers des postes d’encadrement de robots, de maintenance avancée ou de supervision d’algorithmes. <br />   <br />  Troisièmement, le risque juridique et social : des plans sociaux mal anticipés, dans un contexte de tension migratoire, peuvent générer contentieux, grèves et dégradation de l’image employeur. <br />   <br />  Quatrièmement, la dépendance technologique : les entreprises qui n’auront pas sécurisé leurs chaînes d’approvisionnement en robots, en logiciels et en compétences d’intégration se retrouveront en position de faiblesse face à des concurrents plus agiles.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des propositions d’actions pour transformer la contrainte en avantage</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Les dirigeants disposent de leviers concrets. <br />  &nbsp;</div>    <div style="margin-left:35.45pt;"><strong>Cartographier dès maintenant l’exposition de chaque métier et de chaque tâche à l’automatisation humanoïde</strong>. Cette cartographie doit croiser données internes et références sectorielles (OCDE, Fédération internationale de la robotique) afin d’identifier les horizons de substitution à 3, 5 et 10 ans. <br />   <br />  <strong>Construire une politique de transition des compétences</strong>. Plutôt que d’attendre les suppressions d’emplois, investir dans la formation des salariés actuels aux métiers de la supervision robotique, de la maintenance prédictive, de la programmation légère et de la gestion de flux automatisés. Les entreprises qui le feront réduiront les coûts de recrutement futurs et limiteront les tensions sociales. <br />   <br />  <strong>Réorienter la politique d’immigration de travail au niveau de l’entreprise</strong>. Privilégier les profils rares que l’automatisation ne remplace pas encore : ingénieurs roboticiens, spécialistes de l’IA embarquée, experts en cybersécurité industrielle, techniciens nucléaires ou en infrastructures énergétiques. Cela suppose de dialoguer avec les autorités pour obtenir des quotas ciblés et de cesser de traiter l’immigration de travail comme un simple ajustement de volume. <br />   <br />  <strong>Industrialiser l’investissement robotique de façon progressive et mesurable</strong>. Commencer par les tâches les plus standardisées, mesurer le retour sur investissement en conditions réelles, puis étendre. Les scénarios prudents montrent que même avec des coûts majorés, l’avantage économique apparaît rapidement. <br />   <br />  <strong>Intégrer la dimension sociale dans la gouvernance</strong>. Créer un comité de transition associant direction, représentants du personnel et, le cas échéant, partenaires publics. L’objectif n’est pas d’éviter toute destruction d’emplois, mais d’éviter le chaos et de préserver la capacité de l’entreprise à attirer les talents restants.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Valoriser l’image de l’entreprise dans la transition</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La manière dont une organisation gère ce basculement deviendra un élément central de sa réputation. Les entreprises qui communiqueront uniquement sur les gains de productivité risquent d’apparaître froides et purement extractives. À l’inverse, celles qui articuleront trois messages – innovation technologique, responsabilité sociale et anticipation stratégique – renforceront leur attractivité. <br />   <br />  Concrètement, cela passe par : <br />   <br />  - <strong>la publication d’indicateurs de transition</strong> (nombre de salariés formés aux métiers de demain, taux de reconversion réussie, réduction de la pénibilité) ; <br />   <br />  - <strong>le partenariat avec des écoles et des centres de formation</strong> pour créer des filières dédiées à la robotique et à l’IA industrielle ; <br />   <br />  - <strong>la mise en avant, dans le reporting extra-financier, de la contribution de l’entreprise à la montée en compétences de la population active locale</strong> ; <br />   <br />  - <strong>la communication transparente</strong> sur les horizons de substitution, afin d’éviter les effets de surprise. <br />   <br />  Une telle posture positionne l’entreprise non comme une victime de la disruption, ni comme son simple bénéficiaire, mais comme un acteur qui structure la transition. Dans un contexte où les investisseurs, les clients institutionnels et les talents qualifiés sont de plus en plus sensibles à la gouvernance des transitions technologiques, cet avantage réputationnel se traduira en attractivité, en fidélisation et en valorisation.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : anticiper ou être anticipé</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La robotisation humanoïde ne constitue plus une menace abstraite. Elle redessine déjà les arbitrages de coûts, les besoins de compétences et les équilibres sociaux. <br />   <br />  Pour les chefs d’entreprise, l’enjeu n’est plus de savoir si la substitution aura lieu, mais à quelle vitesse et dans quelles conditions. <br />   <br />  Ceux qui traiteront encore l’immigration de travail et l’automatisation comme deux dossiers séparés se retrouveront confrontés à une bombe sociale et concurrentielle. <br />   <br />  Ceux qui les articuleront dans une même stratégie de long terme transformeront une contrainte structurelle en levier de compétitivité et d’image. Le temps de l’observation est terminé ; celui de la décision a commencé.</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div>
      <blockquote>  <div>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.</a>  <br />  Pour aller plus loin : <a class="link" href="https://sicafi.eu/" target="_blank">www.sicafi.eu</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      #strategic_leadership, #workforce_transformation, #automation_governance#tech_driven_competitiveness, #executive_decision_making, #organizational_resilience, #future_skills_strategy, #AI_industrial_strategy #robotics_integration_planning, #long_term_competitive_advantagel
     </div>
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   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/97580969-67949336.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Robotisation-humanoide-et-main-d-oeuvre-l-urgence-strategique-pour-les-dirigeants_a8086.html</link>
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   <title>Robotisation humanoïde et main-d’œuvre : l’urgence stratégique pour les dirigeants</title>
   <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 14:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Alors que les robots humanoïdes dopés à l’intelligence artificielle sortent des laboratoires pour entrer en production de masse, les entreprises occidentales se trouvent face à un basculement historique. Les emplois manuels, répétitifs et peu qualifiés, aujourd’hui massivement occupés par des travailleurs immigrés, vont être progressivement substitués. Ce choc ne se limite pas à une simple question sociale : il redéfinit les coûts, la compétitivité, la gestion des risques et l’image des organisations. Les dirigeants qui anticipent cette rupture, plutôt que de la subir, disposeront d’un avantage décisif assuré.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97590289-67954540.jpg?v=1785851208" alt="Robotisation humanoïde et main-d’œuvre : l’urgence stratégique pour les dirigeants" title="Robotisation humanoïde et main-d’œuvre : l’urgence stratégique pour les dirigeants" />
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     </div>
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     <div><b>Un horizon technologique plus proche qu’il n’y paraît</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Les industriels ne parlent plus de prototypes. Lors du salon de Las Vegas de janvier 2026, la robotique humanoïde a été présentée en termes de volumes, de cadences et de coûts unitaires. Les projections des acteurs du secteur évoquent des dizaines de milliers à près d’un million d’unités d’ici 2030. L’exemple de ChatGPT, passé de l’expérimentation à près d’un milliard d’utilisateurs en moins de quatre ans, rappelle la vitesse à laquelle une innovation peut basculer dans l’usage courant. <br />   <br />  Pour les entreprises, cela signifie que la phase d’observation est terminée. <br />   <br />  Les secteurs de la logistique, du nettoyage professionnel, de la manutention, de la préparation de commandes, de la surveillance simple, de la construction et de certains services à la personne sont déjà identifiés comme les plus exposés. Les données de l’OCDE sur l’automatisation des métiers et celles de la Fédération internationale de la robotique convergent : les tâches standardisées et répétitives constituent le cœur de la substitution prochaine.</div>  </div>  
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     <div><b>La concentration de la main-d’œuvre immigrée dans les zones de risque</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Dans les quatre pays étudiés par le rapport de l’Institut Thomas More (États-Unis, France, Allemagne, Italie), la main-d’œuvre immigrée ou étrangère est fortement surreprésentée dans ces mêmes secteurs. Elle n’en a pas l’exclusivité, mais sa concentration y est structurelle. Or, ce sont précisément ces activités qui seront touchées en premier, non par le remplacement brutal de métiers entiers, mais par la suppression successive de tâches. <br />   <br />  Les conséquences pour les entreprises sont multiples. <br />   <br />  D’abord, un risque de rupture dans les chaînes opérationnelles si la transition n’est pas anticipée. <br />   <br />  Ensuite, une possible montée du chômage et de la précarité au sein d’une population déjà fragile, avec des répercussions sur le climat social, la cohésion territoriale et, in fine, sur les marchés de consommation. <br />   <br />  Enfin, une exposition réputationnelle : les organisations perçues comme ayant purement externalisé le coût humain de l’automatisation risquent d’être ciblées par les critiques.</div>  </div>  
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     <div><b>L’arbitrage économique devient mécanique</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div><strong>Les chiffres sont sans ambiguïté. Un salarié peu qualifié aux États-Unis coûte environ 16 dollars de l’heure. Un robot humanoïde, même dans des scénarios volontairement défavorables (coût d’achat majoré, maintenance surestimée, électricité plus chère), revient entre 1 et 9 dollars de l’heure selon l’intensité d’utilisation. Sur une journée de 15 à 22 heures, sept jours sur sept, l’écart devient structurel.</strong> <br />   <br />  La démonstration de Figure AI en mai 2026, avec trois robots Figure 03 fonctionnant 200 heures consécutives sans panne et traitant près de 250 000 colis, illustre une maturité opérationnelle atteinte. Une fois l’investissement amorti, le coût marginal d’une heure de robot devient inférieur à celui de la main-d’œuvre la moins chère disponible. <strong>L’arbitrage n’est plus idéologique ; il est comptable.</strong> <br />   <br />  Pour les dirigeants, cela change radicalement la logique d’approvisionnement en main-d’œuvre. Continuer à importer massivement des profils peu qualifiés dans des segments voués à la compression technologique revient à préparer une double difficulté : des coûts salariaux qui resteront élevés face à la concurrence robotisée, et un risque social accru en cas de licenciements massifs.</div>  </div>  
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     <div><b>Les difficultés concrètes auxquelles les entreprises seront confrontées</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Plusieurs écueils se dessinent. <br />   <br />  Premièrement, le décalage temporel : la robotisation avancera plus vite dans certains secteurs que dans d’autres, créant des goulets d’étranglement et des tensions sur les effectifs restants. <br />   <br />  Deuxièmement, le déficit de compétences de transition : les travailleurs concernés ne sont pas naturellement préparés à basculer vers des postes d’encadrement de robots, de maintenance avancée ou de supervision d’algorithmes. <br />   <br />  Troisièmement, le risque juridique et social : des plans sociaux mal anticipés, dans un contexte de tension migratoire, peuvent générer contentieux, grèves et dégradation de l’image employeur. <br />   <br />  Quatrièmement, la dépendance technologique : les entreprises qui n’auront pas sécurisé leurs chaînes d’approvisionnement en robots, en logiciels et en compétences d’intégration se retrouveront en position de faiblesse face à des concurrents plus agiles.</div>  </div>  
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     <div><b>Des propositions d’actions pour transformer la contrainte en avantage</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div>Les dirigeants disposent de leviers concrets. <br />  &nbsp;</div>    <div style="margin-left:35.45pt;"><strong>Cartographier dès maintenant l’exposition de chaque métier et de chaque tâche à l’automatisation humanoïde</strong>. Cette cartographie doit croiser données internes et références sectorielles (OCDE, Fédération internationale de la robotique) afin d’identifier les horizons de substitution à 3, 5 et 10 ans. <br />   <br />  <strong>Construire une politique de transition des compétences</strong>. Plutôt que d’attendre les suppressions d’emplois, investir dans la formation des salariés actuels aux métiers de la supervision robotique, de la maintenance prédictive, de la programmation légère et de la gestion de flux automatisés. Les entreprises qui le feront réduiront les coûts de recrutement futurs et limiteront les tensions sociales. <br />   <br />  <strong>Réorienter la politique d’immigration de travail au niveau de l’entreprise</strong>. Privilégier les profils rares que l’automatisation ne remplace pas encore : ingénieurs roboticiens, spécialistes de l’IA embarquée, experts en cybersécurité industrielle, techniciens nucléaires ou en infrastructures énergétiques. Cela suppose de dialoguer avec les autorités pour obtenir des quotas ciblés et de cesser de traiter l’immigration de travail comme un simple ajustement de volume. <br />   <br />  <strong>Industrialiser l’investissement robotique de façon progressive et mesurable</strong>. Commencer par les tâches les plus standardisées, mesurer le retour sur investissement en conditions réelles, puis étendre. Les scénarios prudents montrent que même avec des coûts majorés, l’avantage économique apparaît rapidement. <br />   <br />  <strong>Intégrer la dimension sociale dans la gouvernance</strong>. Créer un comité de transition associant direction, représentants du personnel et, le cas échéant, partenaires publics. L’objectif n’est pas d’éviter toute destruction d’emplois, mais d’éviter le chaos et de préserver la capacité de l’entreprise à attirer les talents restants.</div>  </div>  
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     <div><b>Valoriser l’image de l’entreprise dans la transition</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La manière dont une organisation gère ce basculement deviendra un élément central de sa réputation. Les entreprises qui communiqueront uniquement sur les gains de productivité risquent d’apparaître froides et purement extractives. À l’inverse, celles qui articuleront trois messages – innovation technologique, responsabilité sociale et anticipation stratégique – renforceront leur attractivité. <br />   <br />  Concrètement, cela passe par : <br />   <br />  - <strong>la publication d’indicateurs de transition</strong> (nombre de salariés formés aux métiers de demain, taux de reconversion réussie, réduction de la pénibilité) ; <br />   <br />  - <strong>le partenariat avec des écoles et des centres de formation</strong> pour créer des filières dédiées à la robotique et à l’IA industrielle ; <br />   <br />  - <strong>la mise en avant, dans le reporting extra-financier, de la contribution de l’entreprise à la montée en compétences de la population active locale</strong> ; <br />   <br />  - <strong>la communication transparente</strong> sur les horizons de substitution, afin d’éviter les effets de surprise. <br />   <br />  Une telle posture positionne l’entreprise non comme une victime de la disruption, ni comme son simple bénéficiaire, mais comme un acteur qui structure la transition. Dans un contexte où les investisseurs, les clients institutionnels et les talents qualifiés sont de plus en plus sensibles à la gouvernance des transitions technologiques, cet avantage réputationnel se traduira en attractivité, en fidélisation et en valorisation.</div>  </div>  
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     <div><b>Conclusion : anticiper ou être anticipé</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">  <div>La robotisation humanoïde ne constitue plus une menace abstraite. Elle redessine déjà les arbitrages de coûts, les besoins de compétences et les équilibres sociaux. <br />   <br />  Pour les chefs d’entreprise, l’enjeu n’est plus de savoir si la substitution aura lieu, mais à quelle vitesse et dans quelles conditions. <br />   <br />  Ceux qui traiteront encore l’immigration de travail et l’automatisation comme deux dossiers séparés se retrouveront confrontés à une bombe sociale et concurrentielle. <br />   <br />  Ceux qui les articuleront dans une même stratégie de long terme transformeront une contrainte structurelle en levier de compétitivité et d’image. Le temps de l’observation est terminé ; celui de la décision a commencé.</div>  </div>  
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     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
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      <blockquote>  <div>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.</a>  <br />  Pour aller plus loin : <a class="link" href="https://sicafi.eu/" target="_blank">www.sicafi.eu</a> </div>  </blockquote>  
     </div>
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      #strategic_leadership, #workforce_transformation, #automation_governance#tech_driven_competitiveness, #executive_decision_making, #organizational_resilience, #future_skills_strategy, #AI_industrial_strategy #robotics_integration_planning, #long_term_competitive_advantagel
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   <title>Focus I.A #7 . Ce que l’IA apporte et va apporter de bien : le pilotage robuste et optimisé des outils de production. Emmanuel Frenod. Mai 2026</title>
   <pubDate>Fri, 29 May 2026 16:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Emmanuel Frenod</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence artificielle]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme le dit le titre, parmi ce que l’IA va apporter, il y a le « pilotage robuste et optimisé » des activités des entreprises et des outils de production.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97169779-67694215.jpg?v=1782806698" alt="Focus I.A #7 . Ce que l’IA apporte et va apporter de bien : le pilotage robuste et optimisé des outils de production. Emmanuel Frenod. Mai 2026" title="Focus I.A #7 . Ce que l’IA apporte et va apporter de bien : le pilotage robuste et optimisé des outils de production. Emmanuel Frenod. Mai 2026" />
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       <br />  <!--cke_bookmark_679S--><!--cke_bookmark_679E-->
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     <div><b>Voyons en premier lieu ce que cela signifie. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Piloter, de manière plus ou moins automatique, ce que j’appellerai dans la suite&nbsp;une «&nbsp;entité connectée&nbsp;» (quelle qu’elle soit) demande essentiellement deux éléments. En premier lieu, cette «&nbsp;entité&nbsp;» doit remonter des données concernant son état vers le système qui la pilote (d’où le qualificatif de « connectée&nbsp;» dans son nom). Ensuite, le système de pilotage doit disposer d’un «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» de «&nbsp;l’entité&nbsp;» qu’il peut activer dans le cadre d’une «&nbsp;boucle de pilotage&nbsp;». <br />   <br />  La mise en œuvre de cette «&nbsp;boucle de pilotage&nbsp;»<ins cite="mailto:Microsoft%20Word" datetime="2026-04-26T21:22">,</ins> que j’explique synthétiquement <ins cite="mailto:Microsoft%20Word" datetime="2026-04-26T21:22">dans</ins> la suite<ins cite="mailto:Microsoft%20Word" datetime="2026-04-26T21:22">, <strong>fait appel à des capacités de «&nbsp;simulation&nbsp;» et «&nbsp;d’optimisation&nbsp;» (que les IA embarquent nativement)</strong></ins><strong>.</strong> <br />  &nbsp;</div>  
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     <div><b>Comment cela se met-il en œuvre et où l’IA intervient-elle ? </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Je commence par définir les notions de «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» et de «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;Apprenant&nbsp;».</strong> <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>Le «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» d’une «&nbsp;entité connectée&nbsp;» est un objet virtuel (un programme informatique) qui se comporte (en un certain sens) comme «&nbsp;l'entité connectée&nbsp;».</strong> En permanence, Il connait (par l’intermédiaire de tables de données) l’état actuel de «&nbsp;l'entité connectée&nbsp;» et l’historique de ses états. Il dispose également d'une capacité de «&nbsp;simulation&nbsp;» qui lui permet de calculer l'état futur de «&nbsp;l'entité connectée&nbsp;» à partir de son état actuel et des «&nbsp;actions&nbsp;» qui vont lui être ordonnées. <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list"><strong>Un «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» est dit «&nbsp;Apprenant&nbsp;» s’il embarque des fonctionnalités «&nbsp;d’apprentissage statistique&nbsp;»</strong> lui permettant d’améliorer sa capacité de «&nbsp;simulation&nbsp;» seul, à partir des données qu’il reçoit. Ainsi, le&nbsp; «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;Apprenant&nbsp;» est l’outil d’IA dédié au «&nbsp;pilotage robuste et optimisé&nbsp;» des activités des entreprises.</li>  </ul>    <div class="list"> <br />  Pour dire les choses de manière simple : Un «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;Apprenant&nbsp;» peut, d’une part, explorer une grande collection de futurs possibles de «&nbsp;l’entité connectée&nbsp;» pour ensuite choisir celui qui est le plus conforme aux objectifs assignés à «&nbsp;l’entité connectée&nbsp;». (Faire cela s’appelle faire de «&nbsp;l'optimisation par simulation&nbsp;».) D’autre part, en observant le comportement «&nbsp;l’entité connectée&nbsp;» et les conséquences des actions qu’il lui ordonne, il améliore en permanence son exploration des futurs possibles de «&nbsp;l’entité connectée&nbsp;».</div>   <br />  Je définis maintenant le terme «&nbsp;boucle de pilotage&nbsp;». Et j’en profite pour expliquer comment le «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» est utilisé pour explorer les futurs possibles de «&nbsp;l’entité connectée&nbsp;». <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>La «&nbsp;boucle de pilotage&nbsp;» est une suite d’étapes itératives.</strong> Chaque étape commence par utiliser la capacité de «&nbsp;simulation&nbsp;» du «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» pour, à partir de son dernier état connu, calculer un prédicteur de son état actuel. Ensuite, il s'agit d'assimiler les données qui sont remontées de «&nbsp;l’entité&nbsp;» depuis la précédente estimation de son état. Grâce à ces données, le prédicteur est corrigé pour donner le nouvel état actuel connu de «&nbsp;l'entité&nbsp;». Enfin, en utilisant à nouveau la capacité de «&nbsp;simulation&nbsp;» du «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» - au sein d'un processus «&nbsp;d'optimisation par simulation&nbsp;» - une suite d'actions à envoyer à «&nbsp;l'entité connectée&nbsp;» est déterminée pour pouvoir l’amener là où on veut l'amener. Ces actions déterminées sont alors ordonnées à «&nbsp;l'entité&nbsp;».</li>  </ul>  &nbsp; <br />  <strong>La «&nbsp;boucle de pilotage&nbsp;» permet l’automatisation du pilotage.</strong> Les capacités «&nbsp;d’apprentissage&nbsp;», permettent de faire que les «&nbsp;Jumeaux Numériques&nbsp;» s’améliorent progressivement, voire rapidement au fil du temps. Ainsi les systèmes de pilotage – appelés «&nbsp;systèmes de pilotage robuste et optimisé&nbsp;» – qui couplent ces deux approches vont être de plus en plus automatiques et de plus en plus performants.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce n‘est pas un phantasme. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Par exemple dans l’<a class="link" href="https://www.veillemag.com/Focus-I-A-4-Janvier-2026-Ce-que-l-IA-apporte-et-va-apporter-de-bien-Emmanuel-Frenod_a6999.html" target="_blank">épisode #4</a>  de ma chronique (dont le titre est «&nbsp;ce que l’IA apporte et va apporter de bien&nbsp;»), il est évoqué comment des «&nbsp;Jumeaux Numériques Apprenants&nbsp;» sont développés (par des entreprises françaises) et utilisés pour piloter des élevages de poules pondeuses ou de porcs (en France). Dans un contexte différent, l’entreprise Tesla déploie pour chaque voiture vendue un «&nbsp;Jumeau Numérique&nbsp;» pour suivre et piloter son entretien. <br />  &nbsp; <br />  À l'image de la manière dont il s'est propagé l'IA générative, il est à parier que les systèmes de pilotage qui couplent «&nbsp;Jumeaux Numériques&nbsp;Apprenants » et «&nbsp;boucle de pilotage&nbsp;» évoqués ci-dessus, vont rapidement être les systèmes de pilotage de toutes les productions efficaces. Ils vont dominer au sein des mondes industriel et agricole. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>C’est un enjeu stratégique majeur pour les entreprises françaises et européennes.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">La capacité décrite ci-dessus de l'IA à être impliquée très fortement dans le pilotage des activités des entreprises et en particulier dans la production doit être pris en compte de manière très sérieuse par toutes les entreprises françaises et européennes. Et, des acteurs de l’informatique et de l’IA français et européens doivent travailler en étroite collaboration avec elles pour développer les «&nbsp;systèmes de pilotage robuste et optimisé&nbsp;»&nbsp; (qui couplent «&nbsp;Jumeaux Numériques&nbsp;Apprenants » et «&nbsp;boucle de pilotage&nbsp;»). <br />   <br />  En effet, comme je viens de l’expliquer, il est très probable que ces systèmes de pilotage deviennent dominants. Il est aussi très clair que des entreprises étrangères spécialisées en IA travaillent ce sujet – à coût d’investissement massifs –.&nbsp; Et, confier ce «&nbsp;pilotage robuste et optimisé&nbsp;» à des outils développer par des entreprises non européennes, c’est prendre le risque de faire esclavager notre production agricole, d'élevage et industrielle par des puissances étrangères.</div>    <div style="margin-left: 40px; text-align: center;"> <br />  _______________________ <br />   <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <div style="text-align: center;">&nbsp;</div>    <div style="text-align: center;"><span style="color:#FFFFFF;"><strong><span style="background-color:#B22222;">&nbsp; Actualité récente de l’IA (générée en grande partie avec une IA générative publique).&nbsp;</span></strong></span> <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>• Passage décisif vers des IA agentiques (autonomes)</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Fait clé :</strong> le secteur bascule des modèles conversationnels vers des systèmes capables <strong>d’agir de manière autonome (agentic AI)</strong>.  <ul>  	<li align="left">Les nouveaux modèles (ex. GPT-5.5) sont explicitement conçus pour&nbsp;: exécuter des tâches, utiliser des outils et automatiser du travail intellectuel. <a class="link" href="https://blog.mean.ceo/new-ai-model-releases-news-may-2026/?utm_source=chatgpt.com">https://blog.mean.ceo/new-ai-model-releases-news-may-2026/?utm_source=chatgpt.com</a>  <br />  	&nbsp;</li>  	<li class="list">Les analyses sectorielles confirment que l’IA “quitte l’ère des copilotes” pour entrer dans celle des <strong>systèmes autonomes multi-agents</strong>. <a class="link" href="https://medium.com/%40visrow/the-biggest-ai-trends-and-tools-emerging-in-april-2026-8a491e6d546f?utm_source=chatgpt.com">https://medium.com/%40visrow/the-biggest-ai-trends-and-tools-emerging-in-april-2026-8a491e6d546f?utm_source=chatgpt.com</a> </li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>• Passage du “hype” à l’industrialisation concrète</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Fait clé :</strong> l’IA entre dans une phase d’<strong>exécution opérationnelle et ROI mesurable</strong>.  <ul>  	<li align="left">Les événements majeurs (comme TiEcon 2026) insistent sur le passage de l’expérimentation à l’implémentation réelle <br />  	<a class="link" href="https://m.economictimes.com/ai/tiecon-2026-returns-to-silicon-valley-with-ai-you-theme-as-ai-moves-from-hype-to-execution/articleshow/130673729.cms?utm_source=chatgpt.com">https://m.economictimes.com/ai/tiecon-2026-returns-to-silicon-valley-with-ai-you-theme-as-ai-moves-from-hype-to-execution/articleshow/130673729.cms?utm_source=chatgpt.com</a> </li>  </ul>    <ul>  	<li align="left">Les entreprises évaluent désormais l’IA sur la performance, la gouvernance et les impacts business. <br />  	<a class="link" href="https://news.sap.com/2026/04/five-make-or-break-moments-2026-ai-ambitions/?utm_source=chatgpt.com">https://news.sap.com/2026/04/five-make-or-break-moments-2026-ai-ambitions/?utm_source=chatgpt.com</a> </li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>• Accélération de la régulation et des normes culturelles</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Fait clé : </strong>les institutions commencent<strong> à imposer des limites explicites à l’IA générative.</strong>  <ul>  	<li align="left">L’Académie des Oscars interdit les acteurs générés par IA et les scénarios écrits par IA. <br />  	<a class="link" href="https://www.reuters.com/lifestyle/ai-actors-writers-will-be-ineligible-oscars-2026-05-01/?utm_source=chatgpt.com">https://www.reuters.com/lifestyle/ai-actors-writers-will-be-ineligible-oscars-2026-05-01/?utm_source=chatgpt.com</a>  <br />  	<a class="link" href="https://people.com/academy-cracks-down-on-ai-human-only-work-welcome-at-oscars-11964346?utm_source=chatgpt.com">https://people.com/academy-cracks-down-on-ai-human-only-work-welcome-at-oscars-11964346?utm_source=chatgpt.com</a> </li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>• Explosion des investissements et compétition géopolitique </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Fait clé : l’IA </strong>devient un enjeu économique et géopolitique<strong> massif et une&nbsp; infrastructure stratégique mondiale.</strong>  <ul>  	<li align="left">Les investissements mondiaux ont fortement augmenté (≈ +130%). <a class="link" href="https://www.seriousinsights.net/state-of-ai-2026-april-update/?utm_source=chatgpt.com">https://www.seriousinsights.net/state-of-ai-2026-april-update/?utm_source=chatgpt.com</a>  <br />  	&nbsp;</li>  	<li align="left">L’écart technologique entre grandes puissances (USA / Chine) se réduit. <a class="link" href="https://www.seriousinsights.net/state-of-ai-2026-april-update/?utm_source=chatgpt.com">https://www.seriousinsights.net/state-of-ai-2026-april-update/?utm_source=chatgpt.com</a>  <br />  	&nbsp;</li>  	<li align="left">Les grandes entreprises accélèrent simultanément les développements dans les modèles, le hardware et les plateformes.</li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>• Diffusion rapide de l’IA dans des secteurs critiques (notamment santé)</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>Fait clé : </strong>l’IA générative s’intègre rapidement dans des domaines à fort impact sociétal.  <ul>  	<li align="left">L’IA est désormais au cœur des stratégies santé, de la biotech et de la gestion des coûts médicaux. <br />  	<a class="link" href="https://www.axios.com/2026/04/30/axios-future-of-health-summit-2026-video-highlights-coverage-more?utm_source=chatgpt.com">https://www.axios.com/2026/04/30/axios-future-of-health-summit-2026-video-highlights-coverage-more?utm_source=chatgpt.com</a> </li>  </ul>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de l'auteur</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/97169779-67694448.jpg?v=1782744709" alt="Focus I.A #7 . Ce que l’IA apporte et va apporter de bien : le pilotage robuste et optimisé des outils de production. Emmanuel Frenod. Mai 2026" title="Focus I.A #7 . Ce que l’IA apporte et va apporter de bien : le pilotage robuste et optimisé des outils de production. Emmanuel Frenod. Mai 2026" />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">&nbsp;</div>    <div class="para_65038433 resize" id="para_5" style="">  <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <blockquote>  <div class="photo shadow left">  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/emmanuel-frenod-13368a11/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><img alt="Gardez le contact" class="not-responsive" src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/92523364-64853873.jpg?v=1762965793" title="Gardez le contact" /></a> </div>    <div class="legende legende_64853873"><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/emmanuel-frenod-13368a11/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Gardez le contact</a> </div>  </div>    <div class="texte">  <div class="access firstletter">  <div><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/emmanuel-frenod-13368a11/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Emmanuel Frénod</a>  est Professeur en Mathématiques Appliquées à l'Université Bretagne Sud, dont il est le Vice-Président en charge du Pilotage, du Système d'Information et de l'Intelligence Artificielle. Il est membre du Laboratoire de Mathématiques de Bretagne Atlantique (LMBA UMR6205). <br />   <br />  Il est également le fondateur de l'entreprise See-d (ses-d.fr) qui réalise des outils au pilotage des activités des entreprises à base d'IA et de Mathématiques. <br />  Il est spécialiste des équations aux dérivées partielles et des méthodes numériques pour simuler des phénomènes avec des oscillations à haute fréquence. <br />   <br />  En matière d'intelligence artificielle, en plus de ce qu'il fait dans le cadre de See-d, il fait de la Recherche sur les concepts mathématiques qui sont sous-jacents à l'intelligence artificielle et sur l'utilisation l'intelligence artificielle dans le cadre de la physique nucléaire et de la fusion nucléaire.&nbsp;</div>  </div>  </div>  </blockquote>  </div>  </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <br />  <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Explore_AI_Geopolitics" role="button" tabindex="0">AI_Geopolitics</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Explain_Strategic_Autonomy" role="button" tabindex="0">Strategic_Autonomy</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Discuss_Tech_Sovereignty" role="button" tabindex="0">Tech_Sovereignty</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Explore_Industrial_Geopolitics" role="button" tabindex="0">Industrial_Geopolitics</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Explain_Digital_Twins" role="button" tabindex="0">Digital_Twins</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Discuss_Geoeconomic_Power" role="button" tabindex="0">Geoeconomic_Power</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Explore_Critical_Infrastructure" role="button" tabindex="0">Critical_Infrastructure</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Explain_Autonomous_Systems" role="button" tabindex="0">Autonomous_Systems</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Explore_Global_Tech_Competition" role="button" tabindex="0">Global_Tech_Competition</span></strong> <strong>#</strong><strong><span data-url="ca://s?q=Discuss_Strategic_Production" role="button" tabindex="0">Strategic_Production</span></strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Focus-I-A-7-Ce-que-l-IA-apporte-et-va-apporter-de-bien-le-pilotage-robuste-et-optimise-des-outils-de-production-Emmanuel_a7810.html</link>
  </item>

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