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  <title>www.veillemag.com</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1996, le magazine Veille s'est imposé comme le 1er titre de presse entièrement consacré à la  maîtrise stratégique de l'information et des connaissances.]]></description>
  <link>https://www.veillemag.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-12T06:49:54+02:00</dc:date>
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   <title>Damien Douani, portrait d'un aventurier de la Tech. Rencontre.</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 14:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>David Commarmond</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Personnalités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La Generation AI Conf Paris a réuni, du 9 au 11 décembre 2025 au CNIT, experts et décideurs pour décrypter les avancées de l'Intelligence Artificielle qui redessinent déjà l’économie, la création et nos usages quotidiens. Un rendez‑vous qui a permis de mesurer l’accélération technologique et comprendre les enjeux d’une IA en pleine mutation. Damien Douani y a partagé sa vision inspirante et son optimisme.     <div><b>DC : Comment s'est passé l'événement ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93161396-65155334.jpg?v=1768742210" alt="Damien Douani, portrait d'un aventurier de la Tech. Rencontre." title="Damien Douani, portrait d'un aventurier de la Tech. Rencontre." />
     </div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>DD</strong>&nbsp;: Très bien &nbsp;! Avec plus de 8000 inscrits à <a class="link" href="https://www.futureofsoftwaretechnologies.com/" target="_blank">FOST</a>  (qui fédère Generation AI, apidays et Green IO), 2000 sociétés représentées et une centaine de partenaires présents, l'évènement global est un succès ! <br />   <br />  Concernant Generation AI, ce sont plus de 100 sessions qui ont eu lieu, avec un ADN commun : du concret, des retours d'expériences réels, et aussi des questions abordées sans détours comme l'impact de l'IA sur l'éducation, l'environnement, la création, les médias, l'esprit critique... Sans oublier l'écosystème de communautés que nous avons accueilli et qui ont elles-mêmes apportées leurs points de vus et experts dans leurs meet-ups. <br />   <br />  Un évènement ouvert, fédérateur, loin des codes des autres conférences de l'IA. Pour preuve, nous avons même fait des séquences dédicaces d'ouvrages de certains de nos invités. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Quel regard portes tu sur l'écosystème de la tech ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>DD</strong> : La tech fonctionne par vague, et actuellement c'est celle de l'IA. Et comme toute vague, les entreprises ont peur de la rater, comme certaines l'ont fait depuis le début de leur transformation numérique. Il y a donc une effervescence autour de cette innovation, et ça porte beaucoup l'écosystème français de la tech actuellement. Bien sûr, il y a d'autres sujets comme la robotique, le quantique, le cloud... Mais l'IA a un rôle central dans tout cela. Ce qui renforce un sentiment d'urgence quant à l'adoption de celle-ci. Or, on constate à date que si solutions il y a, certains usages peinent à s'installer ou à faire leurs preuves en B2B et qu'il va falloir miser sur des retours sur investissement à moyen terme. Il faut donc surtout ne pas tomber dans la sur-promesse à tout crin qui aurait un "effet metavers" désastreux et injuste. <br />   <br />  Une autre tendance que je vois prendre de la place après des années "mezzo voce", c'est celle de la souveraineté technologique. Elle est liée au point précédent, au sens où 90% des solutions de LLM sont extra-européennes, et notamment américaines. Avec l'incertitude géopolitique, comment avoir un socle de confiance serein si il y a des doutes sur celui-ci ? L'écosystème français et européen a une carte à jouer pour prendre une place singulière sur le marché, et les entreprises sont mûres pour écouter cela. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }  </style>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>DC : Prêt pour l'année prochaine ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;"><strong>DD</strong>&nbsp;: Plus que jamais ! Et avant cela, d'autres éditions plus légères de Generation AI vont voir le jour à l'international, pour repérer les meilleures solutions IA partout dans le monde. La prochaine est à Singapour les 15 et 16 avril 2026. Rendez-vous là bas !</div>  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN   </style>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de Damien DOUANI</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93161396-65155345.jpg?v=1765557737" alt="Damien Douani, portrait d'un aventurier de la Tech. Rencontre." title="Damien Douani, portrait d'un aventurier de la Tech. Rencontre." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><strong>Co-organizer of GenerationAl Paris conference</strong> <br />  Co-organisateur de l'<a class="link" href="https://www.generationaiconf.com/events/paris" target="_blank">évènement</a>  international Generation AI, <a class="link" href="https://damiendouani.fr/" target="_blank">Damien Douani</a>  accompagne les organisations dans leurs mutations numériques depuis 25 ans. Co-fondateur du cabinet <a class="link" href="https://topos.vision/fr/lequipe/" target="_blank">topos</a>  ("Practice the Future") et responsable des cursus IA à l'<a class="link" href="https://www.narratiiv.school/" target="_blank">école Narratiiv,</a>  il explore notre rapport au progrès, les imaginaires qui l'accompagnent et les mécanismes d'innovation. <br />  &nbsp; <br />  Geek pédagogue et designer d'idées claires, il aime transmettre et concevoir des formats qui rendent les enjeux technologiques lisibles et stimulent l'esprit critique. Pionnier du web en France, il intervient régulièrement dans les médias et les podcasts pour éclairer les transformations en cours — avec passion, clarté, et une touche de piquant. <br />  <style type="text/css">p { color: #000000; line-height: 115%; orphans: 2; widows: 2; margin-bottom: 0.25cm; direction: ltr; background: transparent }p.western { font-family: "Liberation Serif", "Times New Roman", serif; font-size: 12pt; so-language: fr-FR }p.cjk { font-family: "Noto Serif CJK SC"; font-size: 12pt; so-language: zh-CN }p.ctl { font-family: "Lohit Devanagari"; font-size: 12pt; so-language: hi-IN }  </style>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Damien-Douani-portrait-d-un-aventurier-de-la-Tech-Rencontre_a6730.html</link>
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   <title>L'exclusion de la contradiction : un risque stratégique majeur. </title>
   <pubDate>Fri, 02 Jan 2026 11:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Intelligence Collective &amp; Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'intelligence économique repose sur la collecte et l'analyse d'informations diversifiées pour anticiper les menaces et saisir les opportunités, l'exclusion des voix critiques au sein des organisations peut s'avérer gravement contre-productive. Cet article explore les implications philosophiques, sociales et cindyniques de cette pratique, en les reliant aux enjeux de la veille stratégique et de la gestion des risques. En favorisant l'homogénéité cognitive, les décideurs risquent non seulement d'appauvrir leurs analyses, mais aussi de fragiliser la résilience de leurs systèmes face à des environnements concurrentiels instables.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93468407-65324716.jpg?v=1767284316" alt="L'exclusion de la contradiction : un risque stratégique majeur. " title="L'exclusion de la contradiction : un risque stratégique majeur. " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fondements philosophiques et libéraux de la contradiction</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">D’un point de vue philosophique, la question de l’exclusion de celui qui exprime une contradiction, une critique ou une divergence de point de vue engage d’abord la réflexion sur la liberté, la rationalité et le rapport entre l’individu et la communauté. <br />   <br />  La tradition libérale a posé très tôt les termes du problème. John Stuart Mill rappelait que la confrontation des opinions, y compris erronées, constitue une condition de possibilité de l’accès à la vérité et de l’amélioration collective du jugement. <br />   <br />  La contradiction n’est pas un bruit à éliminer mais un mécanisme d’épreuve des convictions et des raisonnements. En ce sens, exclure celui qui conteste revient moins à protéger le groupe qu’à réduire sa capacité à se corriger lui-même. <br />   <br />  Dans le contexte de l'intelligence économique, cette perspective est particulièrement pertinente. <br />  Les analystes en veille stratégique doivent intégrer des signaux faibles et des points de vue dissonants pour éviter les biais de confirmation qui pourraient mener à des erreurs coûteuses.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exemple concret : l’échec de Kodak. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au début des années 2000, Kodak dominait encore le marché de la photographie argentique. Pourtant, l’un de ses propres ingénieurs, Steve Sasson, avait inventé le premier appareil photo numérique dès 1975. <br />   <br />  Des voix internes ont alerté la direction sur le potentiel disruptif de cette technologie, mais ces alertes ont été minimisées ou ignorées au profit du modèle économique existant, jugé plus rentable à court terme. <br />   <br />  Cette exclusion de la contradiction a conduit Kodak à déposer le bilan en 2012, alors que des concurrents comme Canon ou Sony avaient pleinement embrassé la transition numérique.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dynamiques sociales et la spirale du silence</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les sciences sociales ont montré que cette exclusion ne relève pas uniquement d’actes formels. <br />   <br />  La théorie de la spirale du silence met en évidence des dynamiques plus diffuses : lorsqu’une opinion est perçue comme dominante, les positions minoritaires tendent à s’effacer d’elles-mêmes par crainte de l’isolement. <br />   <br />  Le système produit alors sa propre homogénéisation cognitive, sans décision explicite, au prix d’un appauvrissement progressif du débat. <br />   <br />  Ce phénomène est d’autant plus problématique qu’il est largement invisible pour ceux qui en bénéficient. <br />   <br />  Appliqué à l'intelligence stratégique, ce mécanisme peut se manifester lors de sessions de brainstorming ou d'analyses de scénarios prospectifs. <br />   <br />  Dans les cellules de veille d'entreprises multinationales, une culture d'uniformité peut décourager les analystes de signaler des risques géopolitiques ou économiques divergents, menant à une sous-estimation des vulnérabilités. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exemple concret : Nokia et l’arrivée des smartphones. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans les années 2000, Nokia régnait sur le marché de la téléphonie mobile. <br />   <br />  Des analystes internes et des ingénieurs ont pourtant identifié très tôt la menace représentée par l’iPhone d’Apple, lancé en 2007. <br />   <br />  Ces voix critiques, qui mettaient en doute la pérennité du système d’exploitation Symbian face à l’interface tactile et l’écosystème applicatif d’iOS, ont été marginalisées au sein d’une culture dominée par l’idée que Nokia resterait leader grâce à sa maîtrise hardware. <br />   <br />  Cette spirale du silence a contribué à la perte de parts de marché fulgurante de l’entreprise finlandaise, qui a dû céder sa division mobile à Microsoft en 2014. <br />   <br />  Des études récentes sur les pratiques d'intelligence économique en Europe montrent que les organisations qui encouragent la diversité cognitive obtiennent des prévisions plus précises, réduisant ainsi les pertes liées à des décisions mal informées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Normes collectives et résilience systémique</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les travaux d’Émile Durkheim rappellent que toute communauté se structure autour de normes partagées qui définissent l’acceptable et l’inacceptable. <br />   <br />  L’exclusion du dissident peut ainsi fonctionner comme un mécanisme de maintien de l’ordre social. Mais ce mécanisme a un coût : en renforçant l’homogénéité normative, il réduit la capacité du système à intégrer des variations, à innover et à s’adapter à des environnements instables. <br />   <br />  Ce qui assure la cohésion à court terme peut fragiliser la résilience à moyen et long terme. <br />   <br />  En intelligence économique, cette homogénéité normative se traduit par une standardisation excessive des outils d'analyse, comme l'usage exclusif de modèles SWOT sans remise en question.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exemple concret : la crise des subprimes de 2008. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Les grandes agences de notation (Moody’s, S&amp;P, Fitch) ont attribué des notes élevées à des produits financiers complexes adossés à des crédits hypothécaires à risque. <br />   <br />  Des analystes internes ont pourtant émis des doutes sur la solidité de ces structurations mais ces critiques ont été étouffées par une culture organisationnelle valorisant l’optimisme et la croissance des volumes d’émission. <br />   <br />  Cette exclusion normative a contribué à masquer l’ampleur du risque systémique, amplifiant la crise financière mondiale qui a suivi. <br />   <br />  Pour contrer cela, les spécialistes préconisent l'intégration de "<a class="link" href="https://www.trendmicro.com/fr_fr/what-is/cyber-attack/red-teaming.html" target="_blank">red teams</a>  " – des équipes dédiées à la contestation des hypothèses dominantes – afin de renforcer la robustesse des stratégies.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Impacts psychologiques et organisationnels</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Sur le plan psychologique, l’exclusion agit comme un signal puissant de disqualification sociale. <br />   <br />  Les recherches en psychologie sociale montrent qu’elle affecte directement le sentiment d’appartenance et l’estime de soi, générant des réactions défensives, voire antagonistes. <br />   <br />  Pour les collectifs, cela signifie que l’exclusion d’une voix critique ne neutralise pas nécessairement la divergence : elle peut la déplacer, la radicaliser ou la rendre moins accessible, donc plus difficile à traiter. <br />   <br />  Dans les contextes stratégiques, ces effets psychologiques peuvent se propager aux réseaux d'intelligence économique, où la collaboration inter-entreprises ou avec des experts externes est déterminante. <br />   <br />  Une exclusion perçue comme injuste peut entraîner des fuites d'informations sensibles ou une réticence à partager des insights, augmentant les risques d'espionnage économique ou de perte de compétitivité. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exemple concret : le cas Boeing et le 737 MAX. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Après les accidents de 2018 et 2019, des enquêtes ont révélé que des ingénieurs et pilotes d’essai avaient signalé des problèmes liés au système MCAS. <br />   <br />  Ces alertes ont été minimisées ou ignorées par la hiérarchie, craignant un retard dans la mise sur le marché face à l’A320neo d’Airbus. <br />   <br />  Cette disqualification des voix critiques a non seulement coûté des centaines de vies, mais aussi des dizaines de milliards de dollars à Boeing en indemnisations, pertes commerciales et amendes.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Enjeux démocratiques et diplomatiques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Dans les systèmes politiques démocratiques, la question devient structurelle. Le pluralisme n’y est pas un luxe moral mais une condition fonctionnelle de la délibération. <br />   <br />  Lorsque les mécanismes institutionnels ou informels conduisent à disqualifier systématiquement certaines critiques, la démocratie conserve ses formes tout en perdant une partie de sa substance. <br />   <br />  Les pratiques diplomatiques offrent, à cet égard, un enseignement utile. La stabilité des relations internationales repose moins sur l’adhésion que sur la capacité à maintenir le dialogue malgré des divergences profondes. <br />   <br />  Pour les professionnels de l'intelligence économique, ces leçons s'appliquent à la gestion des alliances stratégiques et à la veille géopolitique. <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Exemple concret : les tensions sino-américaines sur les semi-conducteurs. </b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Depuis 2018, les restrictions américaines sur les exportations de technologies avancées vers la Chine (notamment Huawei) ont été critiquées par certains analystes internes au gouvernement et dans les think tanks comme risquant d’accélérer l’autonomie technologique chinoise. <br />   <br />  Ignorer ces voix discordantes a conduit à une accélération des investissements chinois dans les fonderies nationales (SMIC), réduisant partiellement l’efficacité à long terme de la stratégie de découplage.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Approche cindynique et gestion des risques</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’approche cindynique permet de rassembler ces constats dans une grille de lecture commune. <br />   <br />  Un système décisionnel peut être compris comme un ensemble de finalités, de valeurs, de règles, de données et de modèles interprétatifs en interaction. <br />   <br />  La contradiction signale souvent une tension entre ces composantes. <br />   <br />  L’exclure arbitrairement revient à supprimer un indicateur de vulnérabilité, donc à accroître le risque global. <br />   <br />  Du point de vue du pilotage des organisations, la contradiction peut ainsi être lue comme un signal d’alerte de dysfonctionnement latent. <br />   <br />  En intelligence stratégique, l'approche cindynique s'intègre parfaitement aux méthodologies de cartographie des risques, où intégrer des voix discordantes permet de détecter des vulnérabilités cachées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour conclure</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">L’enjeu n’est donc pas de sanctuariser toute critique, mais de disposer d’une méthode analytique capable de distinguer dans l’expression de la contradiction ce qui relève de la contribution à « l’amélioration collective du jugement » et ce qui relève d’une posture dogmatique de disqualification de principe. <br />   <br />  Pour le décideur, l’entrepreneur ou le manageur en intelligence économique, la capacité à intégrer les voix discordantes constitue moins une concession qu’un investissement dans la maîtrise des risques et la qualité de la décision stratégique. <br />   <br />  En somme, dans un paysage économique marqué par l'incertitude et la concurrence accrue, l'exclusion de la contradiction n'est pas une stratégie de préservation, mais un vecteur de fragilité. <br />   <br />  Les spécialistes en intelligence économique doivent promouvoir des cultures organisationnelles inclusives, où la diversité des perspectives renforce la veille et l'anticipation. <br />   <br />  Adopter cette approche est un impératif pour assurer la pérennité et la compétitivité des entités qu'ils servent.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos de </b></div>
     <div>
      <blockquote>Né en 1958 à Rabat (Maroc), le Professeur&nbsp;<a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Jean-Marie CARRARA</a>  a effectué toutes ses études à Lille (France). D’abord attiré par la santé de l’Homme, il devient Docteur en Pharmacie et diplômé de Biologie Humaine. <br />  Comme la santé des entreprises et des organisations sont essentielles pour l’Homme, il compléta sa formation par un DESS d’Administration des Entreprises et un DESS de Finance et de Fiscalité Internationales. <br />  Il est auditeur en Intelligence Economique et Stratégique à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jean-marie-carrara/?originalSubdomain=be" target="_blank">Gardez le lien.&nbsp;</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En collaboration avec</b></div>
     <div>
      <blockquote><a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr" target="_blank"><strong>Dr Jan-Cédric Hansen</strong></a>  <br />  Praticien hospitalier, expert en pilotage stratégique de crise, vice-président de GloHSA et de WADEM Europe, Administrateur de StratAdviser Ltd -&nbsp;http://www.stratadviser.com <br />  Lien :&nbsp;https://www.linkedin.com/in/jancedrichansen/?originalSubdomain=fr</blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93468407-65324716.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/L-exclusion-de-la-contradiction-un-risque-strategique-majeur_a6804.html</link>
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   <title>Alain Juillet : l’Europe face au choc des nouvelles conflictualités</title>
   <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 17:34:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIDEOS &amp; PODCASTS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans un entretien pour Thinkerview, Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE, livre une analyse sans concession sur la mutation des conflits modernes et le recul stratégique de l’Europe. Entre guerres hybrides, dépendances énergétiques et déconnexion des élites, il appelle à une prise de conscience urgente et à l’audace des nouvelles générations.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93284873-65243997.jpg?v=1766162905" alt="Alain Juillet : l’Europe face au choc des nouvelles conflictualités" title="Alain Juillet : l’Europe face au choc des nouvelles conflictualités" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: center;"><a class="link" href="https://www.youtube.com/watch?v=C7u6NebjkcY&amp;t=34s" target="_blank">Voir la vidéo</a></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Recul stratégique de l 'Europe</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Alain Juillet livre une réflexion dense sur la transformation des conflits contemporains et sur le recul stratégique de l’Europe. <br />  Son constat est clair : les armées occidentales apparaissent démunies face à des guerres hybrides où se mêlent drones, cyberattaques et pressions énergétiques. À ses yeux, cette non-préparation traduit une déconnexion plus profonde, celle d’élites politiques qui ont progressivement sacrifié leurs outils diplomatiques et leur indépendance stratégique au profit d’alliances dominées par les intérêts américains.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Questions de  méthode</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Au fil de l’entretien, Alain Juillet élargit son analyse et aborde des terrains prospectifs. <br />   <br />  Il décrit la montée en puissance de la guerre économique mondiale, devenue un champ de bataille aussi décisif que les affrontements militaires. <br />  Il évoque également l’usage de la <a class="link" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9tro-ing%C3%A9nierie?utm_source=copilot.com" target="_blank">rétro‑ingénierie </a>  pour comprendre certains phénomènes aérospatiaux non identifiés, un sujet qui illustre la nécessité d’explorer de nouvelles pistes de recherche dans un contexte de compétition technologique exacerbée. <br />   <br />  Enfin, il met en lumière les manœuvres de déstabilisation orchestrées par les grandes puissances, qui exploitent les fragilités politiques et sociales des États pour renforcer leur influence.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Et demain ?</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En conclusion, l’ancien haut fonctionnaire adresse un message aux jeunes générations. <br />   <br />  Il les invite à cultiver l’audace et à développer une véritable culture de l’intelligence économique, seule capable de leur permettre de naviguer dans un monde multipolaire où les opportunités abondent malgré l’effritement du modèle européen traditionnel. <br />  Pour Alain Juillet, l’avenir ne se joue pas dans l’attente mais dans la capacité à agir, à inventer et à se réapproprier les leviers de puissance.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>A propos d'Alain Juillet</b></div>
     <div>
      <blockquote>Ancien directeur du renseignement à la DGSE, il a porté l’intelligence économique au sommet de l’État en devenant Haut responsable auprès du Premier ministre. Formé à Stanford et au Groupe HEC, colonel parachutiste de réserve, il a navigué entre grandes entreprises et hautes fonctions publiques. Aujourd’hui, il reste une voix incontournable sur la souveraineté, la guerre économique et les recompositions géopolitiques. <br />  <a class="link" href="https://www.linkedin.com/in/alain-juillet-20490865/?originalSubdomain=fr" target="_blank">Alain Juillet </a>  est président d'honneur de l'<a class="link" href="https://www.academie-intelligence-economique.org/" target="_blank">Académie d'Intelligence Economique.</a> </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>ThinkViewer</b></div>
     <div>
      <blockquote><span><strong><a class="link" href="https://www.thinkerview.com/" target="_blank">Thinkerview</a>  est une chaîne française diffusée sur YouTube depuis 2013.</strong> Elle propose des entretiens avec des invités issus de domaines variés — politique, économie, sciences, culture — dans un format minimaliste, sans montage ni habillage. L’objectif affiché est de offrir un espace de réflexion et d’analyse, en donnant du temps à la parole des intervenants.</span></blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93284873-65244177.jpg?v=1766164098" alt="Alain Juillet : l’Europe face au choc des nouvelles conflictualités" title="Alain Juillet : l’Europe face au choc des nouvelles conflictualités" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.veillemag.com/photo/art/imagette/93284873-65243997.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.veillemag.com/Alain-Juillet-l-Europe-face-au-choc-des-nouvelles-conflictualites_a6756.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles.</title>
   <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que la Commission européenne espérait conclure l’accord de libre‑échange avec le Mercosur avant la fin de l’année, l’Italie s’est rangée aux côtés de la France pour en bloquer la signature. Une alliance qui crée une minorité de blocage et révèle les fractures profondes de l’Union européenne face aux enjeux agricoles et géopolitiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93307726-65251316.jpg?v=1766141699" alt="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." title="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span>La Commission européenne, soutenue par plusieurs États membres favorables à l’accord (notamment l’Allemagne, l’Espagne, les pays nordiques et une partie de l’Europe de l’Est), estime que repousser la signature affaiblit la crédibilité de l’Union. Pour eux, l’accord est le fruit de <strong>25 ans de négociations</strong> et représente une opportunité économique et géopolitique qu’il serait dangereux de laisser s’échapper. Reporter encore une fois, c’est envoyer le signal que l’Europe est incapable de tenir ses engagements et de parler d’une seule voix.</span> <br />   <br />  <span><strong>Cependant, l’accord UE‑Mercosur est contesté principalement pour trois raisons majeures : la concurrence agricole jugée déloyale, les risques environnementaux liés à la déforestation et aux pratiques interdites en Europe, et la faiblesse des garanties sociales et sanitaires.&nbsp;</strong></span><span><strong>Les agriculteurs français ont accueilli le report de l’accord UE‑Mercosur comme une victoire provisoire, mais ils restent farouchement opposés au traité et exigent son abandon pur et simple.</strong></span>  <div>&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un accord attendu depuis 25 ans</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Négocié depuis un quart de siècle, l’accord UE‑Mercosur devait sceller un partenariat stratégique entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Il promettait d’ouvrir les marchés sud‑américains aux exportations européennes tout en offrant aux pays du Mercosur un accès privilégié aux consommateurs européens. <br />  Mais derrière les promesses économiques, les résistances nationales n’ont jamais disparu. <br />   <br />  Pour les éleveurs européens, l’accord ouvre la porte à une concurrence jugée déloyale. Les quotas de viande bovine sud‑américaine, produits selon des normes sanitaires et environnementales moins strictes, menacent directement les filières locales. En France et en Italie, les syndicats agricoles dénoncent une mise en danger de la souveraineté alimentaire et une pression accrue sur des exploitations déjà fragilisées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coalition franco‑italienne</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">En décembre 2025, Emmanuel Macron a jugé l’accord “prématuré”, invoquant la protection des filières agricoles françaises. Giorgia Meloni a rapidement apporté son soutien, transformant l’opposition française en une coalition capable de bloquer le texte. Avec la Pologne et la Hongrie également réticentes, une minorité de blocage s’est formée, empêchant la Commission de faire avancer le dossier.  <div>  <div id="kStvxohecktkdQ1BmBcWG-content-0"><span>Le ralliement de l’Italie à la France dans le dossier UE‑Mercosur marque un tournant politique majeur. Jusque‑là isolée, la France voit sa position renforcée par une autre grande puissance agricole et fondatrice de l’Union, ce qui confère une légitimité accrue à son opposition. Ensemble, Paris et Rome représentent une part significative de la population européenne et créent une minorité de blocage capable de paralyser la ratification de l’accord. <br />   <br />  Ce rapprochement traduit aussi la colère des filières agricoles des deux pays, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale et des garanties environnementales insuffisantes. Au‑delà des enjeux économiques, cette alliance fragilise la Commission européenne et révèle les fractures internes de l’Union, incapable de parler d’une seule voix face au Mercosur.</span></div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des tensions au cœur de l’Europe</b></div>
     <div>
      <p style="margin-left: 40px;"><span>Pour Bruxelles, l’accord est un instrument de <em>realpolitik</em> : il vise à renforcer la présence européenne en Amérique latine face à la Chine et aux États‑Unis. Mais pour les opposants, il menace la souveraineté agricole et ne garantit pas assez de clauses environnementales. Les manifestations massives d’agriculteurs à Bruxelles, avec des milliers de participants et des centaines de tracteurs, ont donné une dimension sociale et politique à ce bras de fer. <br />   <br />  Les risques existent et ne doivent pas être sous-estimés<strong>. </strong>D'abord, la<strong>&nbsp;Perte d’influence en Amérique du Sud</strong>. Le Brésil et les autres pays du Mercosur pourraient se tourner davantage vers la Chine ou les États‑Unis, qui multiplient les accords bilatéraux et investissent massivement dans la région. L'&nbsp;</span><span><strong>Affaiblissement de l’UE sur la scène internationale </strong>est un argument récurrent : en apparaissant divisée et hésitante, l’Union risque d’être marginalisée dans la compétition mondiale pour l’accès aux marchés et aux ressources stratégiques. <br />  L’accord UE‑Mercosur est vu comme un test de la capacité européenne à conjuguer ses ambitions normatives avec une stratégie de puissance.</span> <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entre realpolitik et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Le report de la signature à janvier ne résout rien : il illustre au contraire la difficulté de l’Union européenne à concilier ses ambitions globales avec les intérêts nationaux. <br />  L’accord UE‑Mercosur, censé incarner une ouverture stratégique, devient le symbole des fractures internes de l’Europe. <br />   <br />  <strong>Entre <em>realpolitik</em> et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.veillemag.com/Accord-UE‑Mercosur-l-Italie-rejoint-la-France-et-fragilise-Bruxelles_a6765.html</link>
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   <title>Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles.</title>
   <pubDate>Fri, 19 Dec 2025 11:36:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jacqueline Sala</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Géopolitique]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Alors que la Commission européenne espérait conclure l’accord de libre‑échange avec le Mercosur avant la fin de l’année, l’Italie s’est rangée aux côtés de la France pour en bloquer la signature. Une alliance qui crée une minorité de blocage et révèle les fractures profondes de l’Union européenne face aux enjeux agricoles et géopolitiques.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.veillemag.com/photo/art/default/93280172-65239669.jpg?v=1766141699" alt="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." title="Accord UE‑Mercosur : l’Italie rejoint la France et fragilise Bruxelles." />
     </div>
     <div>
      <blockquote><span>La Commission européenne, soutenue par plusieurs États membres favorables à l’accord (notamment l’Allemagne, l’Espagne, les pays nordiques et une partie de l’Europe de l’Est), estime que repousser la signature affaiblit la crédibilité de l’Union. Pour eux, l’accord est le fruit de <strong>25 ans de négociations</strong> et représente une opportunité économique et géopolitique qu’il serait dangereux de laisser s’échapper. Reporter encore une fois, c’est envoyer le signal que l’Europe est incapable de tenir ses engagements et de parler d’une seule voix.</span> <br />   <br />  <span><strong>Cependant, l’accord UE‑Mercosur est contesté principalement pour trois raisons majeures : la concurrence agricole jugée déloyale, les risques environnementaux liés à la déforestation et aux pratiques interdites en Europe, et la faiblesse des garanties sociales et sanitaires.&nbsp;</strong></span><span><strong>Les agriculteurs français ont accueilli le report de l’accord UE‑Mercosur comme une victoire provisoire, mais ils restent farouchement opposés au traité et exigent son abandon pur et simple.</strong></span>  <div>&nbsp;</div>  </blockquote>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un accord attendu depuis 25 ans</b></div>
     <div>
      <div style="margin-left: 40px;">Négocié depuis un quart de siècle, l’accord UE‑Mercosur devait sceller un partenariat stratégique entre l’Europe et l’Amérique du Sud. Il promettait d’ouvrir les marchés sud‑américains aux exportations européennes tout en offrant aux pays du Mercosur un accès privilégié aux consommateurs européens. <br />  Mais derrière les promesses économiques, les résistances nationales n’ont jamais disparu. <br />   <br />  Pour les éleveurs européens, l’accord ouvre la porte à une concurrence jugée déloyale. Les quotas de viande bovine sud‑américaine, produits selon des normes sanitaires et environnementales moins strictes, menacent directement les filières locales. En France et en Italie, les syndicats agricoles dénoncent une mise en danger de la souveraineté alimentaire et une pression accrue sur des exploitations déjà fragilisées.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La coalition franco‑italienne</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">En décembre 2025, Emmanuel Macron a jugé l’accord “prématuré”, invoquant la protection des filières agricoles françaises. Giorgia Meloni a rapidement apporté son soutien, transformant l’opposition française en une coalition capable de bloquer le texte. Avec la Pologne et la Hongrie également réticentes, une minorité de blocage s’est formée, empêchant la Commission de faire avancer le dossier.  <div>  <div id="kStvxohecktkdQ1BmBcWG-content-0"><span>Le ralliement de l’Italie à la France dans le dossier UE‑Mercosur marque un tournant politique majeur. Jusque‑là isolée, la France voit sa position renforcée par une autre grande puissance agricole et fondatrice de l’Union, ce qui confère une légitimité accrue à son opposition. Ensemble, Paris et Rome représentent une part significative de la population européenne et créent une minorité de blocage capable de paralyser la ratification de l’accord. <br />   <br />  Ce rapprochement traduit aussi la colère des filières agricoles des deux pays, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale et des garanties environnementales insuffisantes. Au‑delà des enjeux économiques, cette alliance fragilise la Commission européenne et révèle les fractures internes de l’Union, incapable de parler d’une seule voix face au Mercosur.</span></div>  </div>    <div>&nbsp;</div>  </div>  
     </div>
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     <div><b>Des tensions au cœur de l’Europe</b></div>
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      <p style="margin-left: 40px;"><span>Pour Bruxelles, l’accord est un instrument de <em>realpolitik</em> : il vise à renforcer la présence européenne en Amérique latine face à la Chine et aux États‑Unis. Mais pour les opposants, il menace la souveraineté agricole et ne garantit pas assez de clauses environnementales. Les manifestations massives d’agriculteurs à Bruxelles, avec des milliers de participants et des centaines de tracteurs, ont donné une dimension sociale et politique à ce bras de fer. <br />   <br />  Les risques existent et ne doivent pas être sous-estimés<strong>. </strong>D'abord, la<strong>&nbsp;Perte d’influence en Amérique du Sud</strong>. Le Brésil et les autres pays du Mercosur pourraient se tourner davantage vers la Chine ou les États‑Unis, qui multiplient les accords bilatéraux et investissent massivement dans la région. L'&nbsp;</span><span><strong>Affaiblissement de l’UE sur la scène internationale </strong>est un argument récurrent : en apparaissant divisée et hésitante, l’Union risque d’être marginalisée dans la compétition mondiale pour l’accès aux marchés et aux ressources stratégiques. <br />  L’accord UE‑Mercosur est vu comme un test de la capacité européenne à conjuguer ses ambitions normatives avec une stratégie de puissance.</span> <br />  
     </div>
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     <div><b>Entre realpolitik et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</b></div>
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      <div style="margin-left: 40px;">Le report de la signature à janvier ne résout rien : il illustre au contraire la difficulté de l’Union européenne à concilier ses ambitions globales avec les intérêts nationaux. <br />  L’accord UE‑Mercosur, censé incarner une ouverture stratégique, devient le symbole des fractures internes de l’Europe. <br />   <br />  <strong>Entre <em>realpolitik</em> et souveraineté agricole, l’Union se retrouve face à un dilemme qui pourrait redéfinir sa place dans le monde.</strong></div>  
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