Souveraineté

30 juin - 1er juillet. Salon Souveraineté Numérique 2026 : décrypter les priorités technologiques à travers ses temps forts


Jacqueline Sala
Vendredi 24 Avril 2026


Les 30 juin et 1er juillet, le Salon Souveraineté Numérique 2026 proposera deux journées de débats et d’ateliers consacrés aux enjeux d’autonomie technologique. Pour les veilleurs, l’intérêt réside dans la structure même du programme, qui révèle les préoccupations dominantes du moment et les lignes de tension entre innovation, régulation et dépendances industrielles.



La souveraineté numérique, un enjeu économique et sociétal majeur !


Des sessions qui reflètent les préoccupations institutionnelles

Le programme met en avant plusieurs thématiques récurrentes dans les discussions sur la souveraineté numérique.
Une session d’ouverture consacrée aux infrastructures critiques doit réunir des représentants d’agences publiques, de chercheurs en cybersécurité et de responsables industriels. Leur présence illustre la volonté de croiser des approches techniques, réglementaires et géopolitiques pour analyser les vulnérabilités des chaînes numériques.
Session inaugurale :
Olivier Biton, Directeur de la Transformation technologique et Directeur général CA-GIP – Crédit Agricole
Stéphanie Schaer, Directrice interministérielle du numérique – Direction interministérielle du numérique (DINUM)
Loïc Duflot, Chef du service de l’économie numérique – Direction Générale des Entreprises

Un autre temps fort portera sur les capacités européennes en matière de semi‑conducteurs. La table ronde annoncée, qui associe économistes, ingénieurs et spécialistes des politiques industrielles, permettra d’observer comment se construit le discours sur la relocalisation, entre contraintes de marché et impératifs stratégiques.

Intervenants : un panel révélateur des rapports de force

La composition des panels offre un indicateur intéressant des acteurs qui cherchent à peser sur la définition de la souveraineté numérique. On y retrouve des représentants d’autorités de régulation, des responsables de laboratoires publics, mais aussi des dirigeants de plateformes et de fournisseurs de services cloud. Leur juxtaposition traduit les tensions persistantes entre volonté d’autonomie et dépendance à des technologies globalisées.

La présence de chercheurs spécialisés dans l’IA et l’éthique numérique signale également l’importance croissante des enjeux liés à la gouvernance algorithmique. Leurs interventions devraient éclairer les débats sur la transparence, la certification des modèles et les conditions d’un contrôle effectif des systèmes automatisés.

Ateliers et démonstrations : un terrain d’observation des usages

Au‑delà des conférences, plusieurs ateliers techniques sont prévus, notamment autour de la gestion des identités numériques, de la sécurisation des données sensibles et de l’analyse des chaînes logicielles. Ces formats plus opérationnels permettent de saisir comment les organisations tentent de traduire les discours sur la souveraineté en pratiques concrètes

Les démonstrations annoncées, centrées sur des outils d’audit, de traçabilité ou de surveillance des dépendances logicielles, offrent un aperçu des solutions actuellement mises en avant pour répondre aux exigences de résilience et de conformité.

Un programme qui sert de grille de lecture

Pris dans son ensemble, le programme du Salon Souveraineté Numérique 2026 fonctionne comme une grille de lecture des priorités institutionnelles et industrielles. Il met en évidence les zones de fragilité identifiées, les arbitrages en cours et les domaines où les acteurs cherchent à renforcer leur influence.

Pour les professionnels de l'information, l’évènement constitue ainsi moins un rendez‑vous sectoriel qu’un observatoire des discours, des alliances et des signaux faibles qui structurent aujourd’hui la réflexion sur l’autonomie technologique.

Parmi les intervenants ...

Charles-Pierre Astolfi, Directeur des systèmes d’information, IGN
Jérémie Baboukhian, Executive advisor, Direction interministérielle du numérique (DINUM)
Isabelle Blanc, Adjointe au chef de département, Ministère de la Transition Ecologique
Éric Boucher, Directeur de la stratégie technologique et systèmes d’information, Secrétariat Général à la Planification Ecologique
Alexis Boudard, Directeur général délégué au numérique par intérim Directeur de l’Incubateur des territoires de l’ANCT, Agence nationale de la cohésion des territoires
Alain Bouillé, Délégué Général, CESIN
Renan Choyer, Responsable du segment cloud, ANSSI
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Organisation

Le Salon Souveraineté Numérique est organisé par Quinze Mai, agence spécialisée dans les
événements professionnels stratégiques. Quinze Mai conçoit depuis plus de 10 ans des rendez-
vous structurants permettant aux filières de se coordonner, de partager des solutions concrètes
et d’accélérer le passage à l’action
Quinze Mai - 42 rue Barbès - 92120 Montrouge - www.15-mai.com
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