Programme – Parcours “Infrastructure & Cloud de Confiance”
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Conférence 1 — Réversibilité & Émancipation du Vendor Lock‑in
Mardi 14 avril 2026 — 10h00 à 11h00 Cette session explore les conditions techniques et juridiques permettant de garantir une véritable portabilité des données et de sortir des dépendances contractuelles imposées par les fournisseurs dominants. Elle met en lumière les enjeux de la réversibilité comme fondement de la souveraineté numérique.
Intervenants : Anne‑Laure Gaillard (Withlaw), Alain Garnier (Jamespot)Conférence 2 — Sécurité d’État & Normalisation par le SecNumCloud
Mardi 14 avril 2026 — 14h00 à 15h00 Cette conférence analyse le rôle du référentiel SecNumCloud comme standard de confiance incontournable et comme rempart face aux législations extra‑territoriales. Les intervenants y détaillent les implications stratégiques d’un cloud réellement étanche aux ingérences. Intervenants : Renan Choyer (ANSSI), Jean‑Marie Mele (S3NS), Papa Ndao (Bleu)Conférence 3 — Infrastructures Physiques, Datacenters & Calcul Haute Performance
Mercredi 15 avril 2026 — 11h30 à 12h30 Cette session rappelle que la souveraineté numérique repose sur la maîtrise des infrastructures matérielles : datacenters territoriaux, réseaux, capacités de calcul et chaînes physiques d’hébergement. Elle met en perspective l’importance stratégique du calcul haute performance dans un contexte géopolitique tendu.
Intervenants : Nicolas Lardjane (CEA), Audrey Maurel (UltraEdge)Conférence 4 — Hybridation Souveraine & Retours d’Expérience Territoriaux
Jeudi 16 avril 2026 — 09h30 à 10h30 Cette conférence présente les modèles hybrides adoptés par les collectivités et opérateurs publics pour concilier agilité, sécurité et pragmatisme. Elle illustre la montée en puissance d’une intelligence souveraine fondée sur des architectures locales et des solutions de confiance.
Intervenants : Benoit Dehais (Région Occitanie), Stéphane Vangheluwe (SITIV / Déclic)
L’industrialisation de la confiance, nouvelle frontière stratégique
L’édition 2026 marque la fin d’une époque où la dépendance aux géants extra-européens était considérée comme un état de fait. La réversibilité, désormais portée comme un impératif par Withlaw et Jamespot, s’impose comme la condition première d’une souveraineté opérationnelle. Sortir du vendor lock-in n’est plus un luxe, mais une garantie de continuité économique et juridique.
Dans le même mouvement, le référentiel SecNumCloud s’impose comme la norme structurante du marché. Loin d’être un simple label, il devient un rempart face aux législations extra-territoriales et redéfinit la frontière entre cloud souverain et dépendance maîtrisée. Cette exigence de sécurité s’accompagne d’un retour en force de la matérialité : datacenters territoriaux, calcul haute performance, infrastructures locales incarnent une souveraineté qui ne peut exister sans ancrage physique. UltraEdge, InfraNum ou encore le CEA rappellent que la confiance se construit d’abord dans le béton, les fibres et les architectures de calcul.
Enfin, l’émergence d’une Sovereign Intelligence illustre la convergence entre IA, BI et protection du patrimoine informationnel. L’intégration de solutions comme DigDash AI dans des DataStacks souveraines démontre qu’agilité métier et sécurité ne sont plus antagonistes.
Dans le même mouvement, le référentiel SecNumCloud s’impose comme la norme structurante du marché. Loin d’être un simple label, il devient un rempart face aux législations extra-territoriales et redéfinit la frontière entre cloud souverain et dépendance maîtrisée. Cette exigence de sécurité s’accompagne d’un retour en force de la matérialité : datacenters territoriaux, calcul haute performance, infrastructures locales incarnent une souveraineté qui ne peut exister sans ancrage physique. UltraEdge, InfraNum ou encore le CEA rappellent que la confiance se construit d’abord dans le béton, les fibres et les architectures de calcul.
Enfin, l’émergence d’une Sovereign Intelligence illustre la convergence entre IA, BI et protection du patrimoine informationnel. L’intégration de solutions comme DigDash AI dans des DataStacks souveraines démontre qu’agilité métier et sécurité ne sont plus antagonistes.
Des indicateurs qui témoignent d’un changement d’échelle
Les chiffres présentés au Salon confirment que les solutions souveraines ont quitté la marge. Les 200 000 utilisateurs de DigDash BI attestent de la capacité des acteurs français à absorber des charges critiques. Le leadership national dans sept catégories du BARC 2026 valide une parité fonctionnelle avec les hyperscalers. La structuration du Salon en huit parcours thématiques et la centralité des conférences dédiées à l’infrastructure montrent que la souveraineté irrigue désormais l’ensemble de la chaîne numérique.
Ces signaux convergents traduisent une maturité nouvelle : la souveraineté n’est plus un discours, mais un marché.
Ces signaux convergents traduisent une maturité nouvelle : la souveraineté n’est plus un discours, mais un marché.
Des positions fortes qui redéfinissent les règles du jeu
Les experts de l’ANSSI, de Sopra Steria ou d’Orange Business ont rappelé que la souveraineté repose sur trois piliers : la réversibilité, la sécurité d’État et la maîtrise des infrastructures. Les prises de position convergent vers une même conclusion : sans contrôle des datacenters, du calcul et des chaînes de traitement, la confiance reste une façade vulnérable.
Les retours d’expérience territoriaux et industriels montrent que l’hybridation souveraine est désormais le modèle dominant, capable de concilier pragmatisme local et exigences de sécurité.
Les retours d’expérience territoriaux et industriels montrent que l’hybridation souveraine est désormais le modèle dominant, capable de concilier pragmatisme local et exigences de sécurité.
Deux modèles de gouvernance, une même ambition
Les collectivités, à l’image de la Région Occitanie ou du SITIV, démontrent qu’un modèle territorial peut garantir agilité et protection des données citoyennes. À l’autre extrémité du spectre, les approches industrielles portées par Sopra Steria ou Orange Business prouvent que l’on peut industrialiser la confiance tout en limitant drastiquement le verrouillage contractuel.
Ces deux dynamiques, loin de s’opposer, composent un écosystème cohérent où chaque niveau contribue à la robustesse globale.
Ces deux dynamiques, loin de s’opposer, composent un écosystème cohérent où chaque niveau contribue à la robustesse globale.
Vers une autonomie durable
Le parcours Infrastructure et Cloud de Confiance 2026 acte une bascule : l’Europe dispose désormais des briques technologiques, des standards et des retours d’expérience nécessaires pour bâtir une autonomie numérique crédible. L’audit de réversibilité, l’intégration systématique du SecNumCloud et l’adoption de DataStacks souveraines constituent les trois leviers immédiats pour les décideurs.
L’engagement massif des acteurs — de Sopra Steria à DigDash, de Cloud Temple à Outscale, du CEA à Proton — confirme que la souveraineté n’est plus un slogan, mais une trajectoire industrielle. Reste désormais à transformer cette dynamique en avantage compétitif durable.
L’engagement massif des acteurs — de Sopra Steria à DigDash, de Cloud Temple à Outscale, du CEA à Proton — confirme que la souveraineté n’est plus un slogan, mais une trajectoire industrielle. Reste désormais à transformer cette dynamique en avantage compétitif durable.

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