Une dépendance qui fragilise compétitivité, innovation et autonomie stratégique.
Longtemps portée par quelques pionniers du “Made in France”, la souveraineté numérique devient essentielle pour réduire la dépendance aux infrastructures, logiciels et données contrôlés par des acteurs américains et chinois.
Des alternatives existent pourtant : systèmes ouverts, cloud de confiance, IA transparente. La commande publique amorce d’ailleurs un virage vers les technologies libres. Retrouver la maîtrise de la chaîne de valeur, des matières premières aux données, passe par un diagnostic lucide et l’adoption progressive de solutions ouvertes. Chaque organisation peut ainsi transformer la souveraineté numérique en avantage durable.
Des alternatives existent pourtant : systèmes ouverts, cloud de confiance, IA transparente. La commande publique amorce d’ailleurs un virage vers les technologies libres. Retrouver la maîtrise de la chaîne de valeur, des matières premières aux données, passe par un diagnostic lucide et l’adoption progressive de solutions ouvertes. Chaque organisation peut ainsi transformer la souveraineté numérique en avantage durable.
Des voix complémentaires pour éclairer un défi systémique
Alain Garnier, CEO de Jamespot, ouvre le débat en rappelant l’importance de maîtriser les plateformes collaboratives. Selon lui, dépendre d’outils extra-européens revient à déléguer une partie de sa stratégie à des acteurs dont les intérêts ne sont pas toujours alignés avec ceux des organisations.
À ses côtés, Nouamane Cherkaoui, directeur général adjoint, apporte une lecture opérationnelle. Il insiste sur la nécessité pour les entreprises de reprendre le contrôle de leurs données et de leurs infrastructures, soulignant que la souveraineté n’est pas un slogan mais une condition de résilience face aux ruptures technologiques et géopolitiques.
À ses côtés, Nouamane Cherkaoui, directeur général adjoint, apporte une lecture opérationnelle. Il insiste sur la nécessité pour les entreprises de reprendre le contrôle de leurs données et de leurs infrastructures, soulignant que la souveraineté n’est pas un slogan mais une condition de résilience face aux ruptures technologiques et géopolitiques.
Le numérique comme moteur – ou menace – pour la civilisation
La réflexion prend une dimension plus prospective avec Geneviève Bouché, futurologue et cybernéticienne. Elle replace la souveraineté numérique dans une perspective civilisationnelle, montrant comment les technologies façonnent nos modes de vie, nos institutions et nos libertés. Pour elle, la question n’est pas seulement de protéger des données, mais de préserver la capacité collective à orienter l’évolution de nos sociétés.
Innovation, gouvernance et autonomie : un équilibre à reconstruire
Enfin, Luc Bretones, auteur et spécialiste de l’innovation, souligne l’urgence de repenser les modèles de gouvernance numérique. Il a rappelé que l’Europe dispose d’atouts – compétences, infrastructures, écosystèmes – mais qu’elle doit accélérer pour ne pas rester dépendante des géants technologiques. La souveraineté, selon lui, passe autant par l’innovation que par la capacité à créer des environnements de confiance.
Inscription et consultation sur https://numerikissimo.fr/
Ce webinaire est organisé par l'association Numerikissimo avec David Fayon , Yann Gourvennec , Emilie Marquois , Nicolas Chagny , Guy Mamou-Mani , Houleymatou Baldé et Geneviève Bouché .

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