Enjeux majeurs

Conférence de Phillipe Clerc et Anne-Solène Spido à l’ILERI. Reprendre les bases de l’IE et aller plus loin.

Par Léopold Chipot. Andra & Master Intelligence Economique et Stratégique Internationale (ILERI & IAE de Poitiers).


Jacqueline Sala
Vendredi 9 Janvier 2026


Aujourd'hui, l’incertitude n’est plus une exception mais une structure, Philippe Clerc et Anne‑Solène Spido rappellent, lors d’une conférence à l’ILERI, que l’intelligence économique dépasse largement la maîtrise d’outils. Culture de l’enquête, vigilance stratégique, souveraineté, influence, polycrises et dérives informationnelles : les deux experts livrent une lecture exigeante et lucide des défis contemporains.



Conférence de Phillipe Clerc et Anne-Solène Spido à l’ILERI. Reprendre les bases de l’IE et aller plus loin.


Une conférence à double niveau de lecture : initier sans appauvrir

Cette discussion a eu lieu le 26 novembre 2025 à l’ILERI et a la particularité d’avoir été organisée par l’association étudiante Zolty, dont le cœur du travail est l’Intelligence Économique, et le Syndicat Français de l’Intelligence Economique (Synfie).

L’évènement avait un objectif clair : rendre intelligible l’IE pour des étudiants non initiés à travers les expériences singulières des deux panélistes, sans pour autant réduire l’IE à une définition simplifiée ou purement opérationnelle.

Je le reconnais explicitement en introduction, l’intelligence économique au départ, ça parait un petit peu nébuleux. C’est ce constat qui fonde l’objectif central de la rencontre : dépasser le flou sans prétendre à l’exhaustivité, en articulant une clarification des fondamentaux à des approfondissements directement liés aux enjeux contemporains auxquels les étudiants sont confrontés.

La conférence a traité ainsi des enjeux d’incertitudes, de crise, de souveraineté, de désinformation, ou d’intelligence artificielle. Le titre même de la conférence, « La culture de l’intelligence économique : penser et agir dans un monde d’incertitude », donne la clé de lecture. L’enjeu n’est pas d’énumérer des outils ou des méthodes, mais d’expliquer ce que l’intelligence économique apporte à la manière de comprendre le réel, et pourquoi elle constitue aujourd’hui une grille de lecture stratégique à part entière.

L’intelligence économique comme culture avant d’être une méthode

Réduire l’IE à des méthodes ou à des outils est vain et inconséquent. Quand bien même elle a sa propre boîte à outils (1*), Nicolas Moinet et Christophe Deschamps affirment la portée structurante de l’IE. C’est un mode de pensée, un rapport particulier à l’information, plutôt qu’un simple ensemble de techniques de veille ou d’analyse concurrentielle. Parler de culture implique des réflexes intellectuels, une manière d’observer et d’analyser l’environnement, une certaine posture face à l’incertitude.

Philippe Clerc nous le rappelle clairement, l’IE est une pratique de l’observation, de l’anticipation et de l’action qui engage, en somme, une posture intellectuelle. Il mobilise une métaphore récurrente tout au long de la conférence : celle de l’enquête. « L’IE, c’est le paradigme de l’enquête. A partir de signaux, on construit une intelligence de la situation. »

(1*) Moinet, N. (2016). La boîte à outils de l’intelligence économique (2e éd.). Dunod.

Veille, protection, influence : rappel des piliers

Lorsque nos intervenants reviennent sur le triptyque classique de l’IE, ils prennent soin de montrer que ces trois dimensions forment un continuum stratégique « L’intelligence économique, c’est une démarche de mobilisation des intelligences au service de la stratégie ». La conférence insiste sur un point souvent mal compris par les non-initiés : la veille n’est pas une activité ponctuelle, mais un processus continu, inscrit dans le temps long. Elle vise à produire ce que Philippe Clerc appelle une « intelligence de la situation », c’est-à-dire une lecture synthétique et contextualisée de dynamiques complexes.
 
La protection apparaît comme le corollaire direct de la veille. Dès lors qu’un acteur observe, analyse et se projette, il expose nécessairement ses intentions. « Dès que vous vous déplacez en stratégie, vous laissez des traces partout. » nous rappelle Anne-Solène Spido. Cette idée traverse toute la conférence : interroger des bases de données, communiquer, utiliser des outils numériques, tout cela produit des signaux exploitables par d’autres acteurs. La protection vise donc à sécuriser le parcours stratégique, et non simplement à « cacher des informations ». Les intervenants élargissent explicitement la protection à la cybersécurité, présentée comme devenue incontournable : « La cybersécurité, aujourd’hui, c’est la sécurisation de votre trajectoire stratégique. » La protection est ainsi pensée comme une gestion du risque informationnel, intégrée à la stratégie globale de l’organisation, qu’elle soit publique ou privée.

Là où la conférence se distingue nettement d’une présentation standard, c’est dans la place accordée à l’influence. Elle est clairement désignée comme la finalité de la démarche. « Les informations que l’on collecte, analyse et valorise ne servent qu’à une chose : exercer de l’influence. » rappelle Anne-Solène Spido. Cette affirmation marque un tournant dans le discours. L’influence n’est pas présentée comme un supplément optionnel, mais comme la tête de diamant de l’intelligence économique. Elle consiste à peser sur les parties prenantes d’un écosystème (clients, concurrents, régulateurs, partenaires) afin de façonner l’environnement stratégique.
 
Anne-Solène Spido prend soin de clarifier un point souvent source de confusion :«L'influence, ce n’est pas uniquement du lobbying. » Le lobbying est décrit comme une action ciblée, souvent à moyen terme, visant à influer sur une décision réglementaire précise.
L’influence, en revanche, s’inscrit dans le temps long et repose sur la capacité à imposer des normes, des standards, des rythmes de marché ou des représentations. Philippe Clerc introduit également une typologie plus large de l’influence, incluant les stratégies de déstabilisation et de rupture : «C’est la capacité à surgir là où on ne vous attend pas, à tromper l’adversaire et à prendre le pouvoir ». Cette vision assumée replace l’intelligence économique dans un champ de conflictualité élargi, où compétition, contestation et affrontement coexistent.

Comprendre un monde devenu non linéaire et opaque

À partir de ces fondements, la conférence élargit progressivement le regard pour interroger le contexte dans lequel l’intelligence économique prend aujourd’hui tout son sens. Les intervenants s’accordent sur un diagnostic central : les cadres d’analyse traditionnels ne suffisent plus à comprendre un monde marqué par l’enchevêtrement des crises et la disparition de toute linéarité causale. Philippe Clerc le formule sans détour : « Le monde n’est plus seulement incertain. Il est devenu incompréhensible et non linéaire. »

Cette affirmation constitue un pivot du raisonnement développé au cours du débat.
Elle marque une rupture avec les grilles de lecture longtemps dominantes, issues notamment du champ militaire et managérial des années 1990, qui décrivaient un environnement simplement volatile, incertain ou ambigu. Or, ces catégories peinent désormais à rendre compte de la réalité contemporaine, caractérisée par la simultanéité des crises, leur interaction permanente et l’absence de chaînes causales clairement identifiables. « Les crises vont et viennent, il n’y a plus de linéarité causale », rappelle Philippe Clerc, insistant sur le fait que les événements ne s’additionnent plus, mais se renforcent mutuellement.

Dans ce contexte, la notion de polycrise apparaît en filigrane de l’ensemble des échanges.
Crises sanitaires, économiques, géopolitiques, sociales ou informationnelles ne se succèdent plus selon une logique séquentielle ; elles s’entremêlent et produisent des effets systémiques difficiles à anticiper. L’exemple des chaînes de valeur mondiales, régulièrement mobilisé pendant la conférence, illustre cette perte de lisibilité. La pandémie de Covid-19 agit ici comme un révélateur brutal : un système économique pensé comme optimisé et rationnel s’est trouvé soudainement paralysé, mettant au jour des dépendances critiques longtemps ignorées. « On découvre tout à coup que l’économie mondiale s’arrête, et que nous sommes en dépendance partout. »

Face à cette complexité croissante, l’intelligence économique n’est jamais présentée comme un outil de prévision au sens strict. Les conférenciers insistent au contraire sur sa fonction interprétative. Il s’agit moins de prédire que de produire du sens dans un environnement instable, en mobilisant des capacités collectives d’analyse, de confrontation des points de vue et de révision permanente des hypothèses. L’IE permet ainsi de construire ce que Philippe Clerc nomme une « intelligence de la situation », c’est-à-dire une lecture contextualisée et évolutive du réel, toujours susceptible d’être remise en question.

Cette posture implique une rupture avec une vision technocratique ou strictement rationnelle de la décision stratégique. Comprendre un monde devenu incompréhensible suppose d’accepter l’incertitude comme donnée structurelle et de lutter en permanence contre les biais cognitifs et les représentations obsolètes. À plusieurs reprises, les intervenants soulignent le risque du « mensonge à soi-même », particulièrement prégnant dans des environnements informationnels saturés, où l’abondance de données peut paradoxalement masquer l’essentiel.

Dans cette perspective, l’intelligence économique apparaît moins comme une discipline de maîtrise que comme une discipline de vigilance. Elle n’apporte pas de certitudes, mais elle outille les acteurs (États, entreprises, territoires) pour naviguer dans un monde où la stabilité n’est plus la norme, et où la capacité à s’adapter rapidement devient un avantage stratégique décisif.

Souveraineté et dépendances : un retour stratégique incontournable

Dans le prolongement de cette réflexion sur l’incompréhensibilité croissante du monde, la conférence aborde un autre thème structurant : celui de la souveraineté.

Loin d’être traitée comme un slogan politique ou un simple mot d’ordre idéologique, la souveraineté est ici appréhendée comme une réalité stratégique objective, remise au centre du débat par l’enchaînement des crises récentes. Philippe Clerc le souligne avec une formule qui revient comme un constat lucide : « Pendant quarante ans, parler de souveraineté était presque un gros mot. Aujourd’hui, on redécouvre objectivement qu’elle a du sens. »

Cette mise à l’écart prolongée de la souveraineté s’explique, selon les intervenants, par les promesses d’une mondialisation perçue comme stable et efficiente. Les logiques de coûts, d’optimisation des chaînes de valeur et de spécialisation internationale ont progressivement relégué au second plan les considérations de dépendance et de vulnérabilité. Or, les crises successives (en particulier la crise sanitaire) ont brutalement mis en lumière les fragilités de ce modèle. La paralysie de certains secteurs, la pénurie de biens essentiels et l’interruption des flux ont agi comme des révélateurs d’une dépendance systémique longtemps sous-estimée. « On découvre que l’économie internationale tombe en panne », rappelle Philippe Clerc, insistant sur le caractère soudain et global de cette prise de conscience.

Dans ce contexte, l’intelligence économique est présentée comme un outil de diagnostic permettant de rendre visibles ces dépendances. Il ne s’agit pas uniquement d’identifier des faiblesses industrielles ou technologiques, mais de cartographier l’ensemble des chaînes de valeur afin de comprendre où se situent les points de rupture potentiels. Cette démarche repose sur la mobilisation de savoirs hétérogènes (économiques, technologiques, juridiques, géopolitiques) et sur leur articulation dans une lecture cohérente de la situation.

Philippe Clerc et Anne-Solène Spido soulignent que cette approche n’est pas réservée aux États. Elle concerne tout autant les entreprises, confrontées à des risques de rupture d’approvisionnement, de dépendance technologique ou de captation de valeur. À ce titre, l’intelligence économique permet de dépasser une vision strictement financière ou comptable de la performance, en intégrant les enjeux de résilience et de maîtrise stratégique dans les processus décisionnels.

La conférence élargit également la focale à l’échelle européenne. Philippe Clerc rappelle que, dès 2020, la Commission européenne a mobilisé une démarche proche de l’intelligence économique pour identifier les dépendances critiques dans plusieurs secteurs stratégiques.
Sans être stricto sensu une extension vers une souveraineté européenne, il s’agit de se questionner prudemment sur des collaborations sporadiques avec des Etats quand cela est nécessaire.

Là encore, l’intelligence économique n’est pas présentée comme une solution miracle. Elle n’abolit ni les interdépendances ni les contraintes structurelles de l’économie mondiale. En revanche, elle permet de réintroduire de la lucidité dans des environnements longtemps gouvernés par des hypothèses de stabilité. En identifiant les dépendances, l’IE ne vise pas l’autarcie, mais la capacité à choisir ses interdépendances plutôt que de les subir.
Ainsi comprise, la souveraineté cesse d’être un mot d’ordre abstrait pour devenir une question opérationnelle, au cœur des décisions publiques comme privées (2*).

La conférence montre que l’IE constitue, à cet égard, un cadre d’analyse essentiel pour penser la résilience, la sécurité économique et la capacité d’action dans un monde désormais structuré par l’incertitude et la conflictualité.
(2*) Dans certains cas, ces décisions auraient tout intérêt à être conjointes.

L’intelligence économique en action : territoires, entreprises et crises

La conférence a su basculer du concept à l’opérationnel, sans tomber dans la technique pure.
 Nos deux intervenants ont montré que l’IE s’applique à des situations concrètes : crises industrielles, stratégies territoriales, décisions d’investissements.

D’abord, c’est à travers l’intelligence économique territoriale, capacité à fédérer des acteurs dispersés, que l’enjeu est traité. L’IE territoriale est avant tout une démarche collective impliquant l’organisation des acteurs afin de répondre aux crises, en sortant partiellement de logique de compétition frontale. L’exemple central invoqué par Philippe Clerc sont les organisations régionales d’intelligence stratégique (ORIS) qui trouve ses racines dans le plan national IE de 2005 (3*) et la filière des imprimeurs des Hauts-de-France. Une excellente illustration d'un phénomène bien documenté dans l’imprimerie.
Les entreprises du secteur disposent d’équipements très performants, largement soutenus par des financements publics. Pourtant, malgré ces investissements et une forte capacité de production, les marges des imprimeurs diminuent. Ce décalage crée une incompréhension chez les acteurs : ils produisent davantage, plus vite et avec des machines modernes, mais leur situation économique se dégrade. L’IE permet alors de reformuler le problème. Il ne s’agit pas d’un manque de technologie ou d’investissement, mais d’un positionnement stratégique défavorable, marqué par une concurrence accrue, une pression sur les prix et une faible valeur ajoutée.

Pour y répondre, un dispositif collectif est mis en place à l’échelle du territoire. Des réseaux de conseillers et de chefs d’entreprise sont organisés afin d’analyser ensemble la chaîne de valeur et d’identifier des pistes de montée en gamme. Cette démarche conduit à explorer des innovations adjacentes à l’activité d’impression traditionnelle, notamment dans les domaines de l’emballage, de la logistique et de la traçabilité. L’exemple montre que l’intelligence économique ne vise pas à accroître la compétition entre entreprises locales, mais à favoriser la coordination, le partage d’information et l’anticipation collective, afin d’aider une filière à. sortir d’une crise structurelle en se repositionnant sur des segments à plus forte valeur
ajoutée.

L’IE en entreprise : anticiper plutôt que constater

Anne-Solène Spido dans son cas vient nous rappeler l’utilité de la lunette IE dans le cadre de l’exercice de la due diligence. Sortir d’une due diligence classique et en intégrant les risques non-financiers et extra-comptables par l’établissement d’un travail d’investigation sur l’entreprise avec des cartographies complètes intégrant “les concurrents directs, indirects, les partenaires, les fournisseurs, les employés, la réglementation spécifique, les innovations, les ruptures des nouveaux entrants”. On comprend que le travail d’IE n’est pas de faire une photo de la cible mais bien de cartographier les interdépendances dans toutes leurs complexités.
(3*) https://www.cci.fr/sites/g/files/mwbcuj1451/files/2022-03 Rapport%20d%27activit%C3%A9s%20de%2 0ACFCI%202004.pdf

Les étudiants entre sur-information et sous-information : un enjeu générationnel

Après avoir clarifier les fondamentaux de l’IE, analyser la non-linéarité du monde et des crises, expliquer l’enjeu de souveraineté, les intervenants se sont attelés à s’adresser directement aux étudiants, pas seulement comme futur professionnels, mais comme acteurs déjà plongés dans un environnement informationnel saturé. Comment penser juste dans un monde où l’information abonde, automatise, et est médiée par des systèmes algorithmiques ? Philippe Clerc rappelle l’évidence “Avant, on avait un problème d’information parce qu’il n’y en avait pas assez. Aujourd’hui, le problème, c’est qu’il y en a trop”.

La surabondance complique la capacité à trier, hiérarchiser et contextualiser l’information : étape clé du cycle du renseignement.
Ils ont aussi averti du risque de paresse cognitive que les outils de l’intelligence artificielle engendrent. Le risque de délégation progressive de l’effort intellectuel et la perte de réflexes d’enquêtes, de doute et de vérification peuvent être néfastes pour les étudiants.

Vient se greffer à cela un constat récurrent “Si vous lisez le Global Risk Report du World Economic Forum, le risque majeur identifié par les grands décideurs aujourd’hui, c’est la désinformation ” nous rappelle Philippe Clerc. Nous sommes tous des cibles potentielles de manipulations cognitives dans un contexte de guerre informationnelle diffuse.

Anne-Solène Spido pousse la réflexion plus loin en alertant les étudiants sur ses propres biais. L’information n’est pas seulement située dans sa production mais aussi dans son interprétation “C’est important d'être critique des sources et de nous-même”. Ainsi, l’esprit critique est présenté comme une compétence pré-requise de l’IE, elle n’est pas une posture abstraite et rentre dans la méthode d’enquête inhérente à notre culture.

Au-delà d’intégrer des formations en Intelligence Economique, cette section de la conférence relie l’IE à la pratique quotidienne des étudiants et futurs professionnels qui auront tout intérêt à intégrer ces dites pratiques dans leurs travaux quotidiens.

En définitive, cette conférence rappelle que l’intelligence économique ne relève ni d’un simple outillage technique ni d’un discours abstrait, mais d’une pratique vivante, ancrée dans l’action et l’incertitude. En articulant clarification des fondamentaux et exploration d’enjeux contemporains — crises, souveraineté, information et intelligence artificielle — nos experts ont montré que l’IE constitue avant tout une manière d’organiser l’intelligence collective face à la complexité du réel.

Comme le résume Philippe Clerc, « la stratégie, c’est d’abord une pratique générative. On produit de la stratégie, de l’agir stratégique, des actes stratégiques. L’IE est là de façon structurante pour mobiliser, organiser les intelligences qui tentent de résoudre la problématique ». En ce sens, l’intelligence économique apparaît moins comme une discipline du contrôle que comme une culture de l’action lucide, indispensable pour penser et agir dans un monde instable.

A propos de l'auteur

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Léopold Chipot. Étudiant en Intelligence Économique à l'ILERI Paris et à l'IAE de Poitiers, j'ai très tôt compris que l'IE constituait le cœur de ce que je voulais entreprendre, précisément en raison de sa nature fondamentalement multidisciplinaire. Saisir les enjeux de notre époque implique d'adopter des angles résolument contemporains, et c'est dans cette perspective que je me suis particulièrement tourné vers la gestion de la connaissance, discipline structurante de la culture d'IE. Le début de mon parcours professionnel s'inscrit ainsi dans le champ du knowledge management à l'Andra, au sein d'un secteur éminemment stratégique, celui de l'enfouissement des déchets radioactifs. Mon intérêt pour l'IE s'exprime également à travers mon engagement chez Zolty, association étudiante où nous produisons analyses, entretiens et conférences autour des grands enjeux informationnels.

A propos de Philippe Clerc

Philippe Clerc  est président de l’Académie de l’intelligence économique et de l’Association, internationale francophone d’intelligence économique. Ancien administrateur et membre de la Société française de prospective. Auteur avec Henri Dou et Alain Juillet de l’ouvrage (Vol.1 & 2) « L’intelligence économique du futur ».

A propos d'Anne-Solène Spido

Anne-Solène Spido, secrétaire générale du Synfie. Elle i ntervient à l’IHEDN, Université Panthéon-Assas, Université Paris Dauphine, ESMD.
Elle incarne une nouvelle génération engagée pour une IE exigeante et éthique.