Un paysage médiatique bouleversé par les usages
Jamais les Français n’ont eu accès à autant de sources d’information, et jamais les médias n’ont semblé aussi fragilisés. Le smartphone et les réseaux sociaux ont redéfini les réflexes d’accès à l’actualité, entraînant une fragmentation des audiences. Pourtant, les médias traditionnels conservent une place centrale dans le quotidien : télévision, radio et presse restent les canaux privilégiés d’une majorité de citoyens.
Cette coexistence entre formats historiques et nouveaux usages impose aux rédactions une adaptation permanente, notamment via les vidéos courtes, les podcasts ou les contenus mobiles, qui séduisent mais rapportent peu. À cela s’ajoute un défi majeur : la confiance. Si les journalistes bénéficient encore d’un crédit solide, les plateformes sociales, elles, peinent à convaincre, accentuant la nécessité d’une information vérifiée et contextualisée, mais aussi le coût de sa production.
Cette coexistence entre formats historiques et nouveaux usages impose aux rédactions une adaptation permanente, notamment via les vidéos courtes, les podcasts ou les contenus mobiles, qui séduisent mais rapportent peu. À cela s’ajoute un défi majeur : la confiance. Si les journalistes bénéficient encore d’un crédit solide, les plateformes sociales, elles, peinent à convaincre, accentuant la nécessité d’une information vérifiée et contextualisée, mais aussi le coût de sa production.
Un coût de production en hausse, des revenus en chute libre
Produire une information fiable repose avant tout sur un investissement humain massif. Plus de 34 000 professionnels, dont une large majorité de journalistes, participent chaque jour à la fabrication de l’actualité. Cette exigence de qualité représente plus de 70 % des dépenses du secteur.
À cela s’ajoutent des infrastructures techniques de plus en plus coûteuses, notamment pour répondre aux besoins du numérique et à la montée des enjeux de cybersécurité. Pendant ce temps, les recettes traditionnelles s’effondrent. La publicité recule, les ventes papier chutent et les dotations publiques diminuent. Sur le terrain numérique, les médias peinent à monétiser leurs audiences, tandis que les grandes plateformes captent l’essentiel des revenus publicitaires sans produire de contenus originaux.
Résultat : plus de la moitié des acteurs affichent un déficit d’exploitation.
À cela s’ajoutent des infrastructures techniques de plus en plus coûteuses, notamment pour répondre aux besoins du numérique et à la montée des enjeux de cybersécurité. Pendant ce temps, les recettes traditionnelles s’effondrent. La publicité recule, les ventes papier chutent et les dotations publiques diminuent. Sur le terrain numérique, les médias peinent à monétiser leurs audiences, tandis que les grandes plateformes captent l’essentiel des revenus publicitaires sans produire de contenus originaux.
Résultat : plus de la moitié des acteurs affichent un déficit d’exploitation.
Des stratégies de survie pour préserver le pluralisme
Face à cette équation intenable, les médias cherchent des solutions. La mutualisation des rédactions, les partenariats éditoriaux et l’usage croissant de l’intelligence artificielle deviennent des leviers incontournables pour réduire les coûts. Parallèlement, les éditeurs tentent de diversifier leurs revenus via les abonnements numériques, les newsletters premium ou les podcasts payants.
Mais ces initiatives ne suffisent pas encore à compenser l’érosion des modèles historiques. L’étude rappelle que la préservation du pluralisme et de la confiance démocratique passe par une juste rémunération des producteurs de contenus, notamment via les droits voisins ou une meilleure régulation des plateformes. Car l’information, bien que considérée comme un bien commun essentiel, ne parvient plus à s’autofinancer. Sa survie dépend désormais d’un équilibre fragile entre innovation, soutien public et reconnaissance économique de sa valeur.
Mais ces initiatives ne suffisent pas encore à compenser l’érosion des modèles historiques. L’étude rappelle que la préservation du pluralisme et de la confiance démocratique passe par une juste rémunération des producteurs de contenus, notamment via les droits voisins ou une meilleure régulation des plateformes. Car l’information, bien que considérée comme un bien commun essentiel, ne parvient plus à s’autofinancer. Sa survie dépend désormais d’un équilibre fragile entre innovation, soutien public et reconnaissance économique de sa valeur.
Le rapport a été rédigé sous la direction conjointe de Claire Le Goff, cheffe du département des études et de la prospective à l’Arcom, et de Julien Morel, responsable du pôle économie des médias à la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) du ministère de la Culture.
Ils ont été accompagnés d’une équipe pluridisciplinaire composée notamment de Sophie Renaudin, spécialiste des usages numériques, Thomas Delmas, analyste des marchés publicitaires, et Élise Perrin, experte des politiques publiques de soutien à la presse.
Leur travail croise expertise économique, connaissance fine du secteur et analyse prospective pour dresser un état des lieux complet du modèle français de l’information.

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