* Nom d'emprunt, pour des raisons de confidentialité.
Au-delà des frontières : la culture d'entreprise avant tout
Lorsqu'on lui demande si l'Intelligence Économique (IE) se pratique différemment en fonction du milieu culturel, ici entrent les États-Unis et l’Europe, la réponse de Daniel est nuancée. Pour lui, la frontière n'est pas géographique. « La vraie différence ne se joue pas entre les pays, mais entre les entreprises », a-t-il affirmé. « Avec la globalisation, il existe un socle commun au cœur de notre travail : la collecte efficace et la communication claire. Ce qui change la donne, c'est la culture interne, notamment en ce qui concerne le positionnement, agressif ou défensif, des organisations. »
Son rôle ? Agir comme un “trusted advisor” (conseiller de référence) auprès de la direction. « Mon but, c'est que l'information pèse sur la décision finale. Sinon, elle est inutile. » Pour y parvenir, il utilise les bons outils pour filtrer et éliminer le bruit. Les décideurs n'ont pas le temps de trier l’information, elle doit être donnée clé en main de façon à ce qu’ils puissent s’en servir dans leurs prises de décisions. “Lorsqu’un signal est vraiment pertinent, on réalise un “deep dive”, c’est-à-dire une analyse approfondie qui convertit la dite information en efficacité opérationnelle”, souligne Daniel.
Son rôle ? Agir comme un “trusted advisor” (conseiller de référence) auprès de la direction. « Mon but, c'est que l'information pèse sur la décision finale. Sinon, elle est inutile. » Pour y parvenir, il utilise les bons outils pour filtrer et éliminer le bruit. Les décideurs n'ont pas le temps de trier l’information, elle doit être donnée clé en main de façon à ce qu’ils puissent s’en servir dans leurs prises de décisions. “Lorsqu’un signal est vraiment pertinent, on réalise un “deep dive”, c’est-à-dire une analyse approfondie qui convertit la dite information en efficacité opérationnelle”, souligne Daniel.
L'IA en entreprise : conflit de générations et "Dirty Data"
Au quotidien, Daniel participe à la construction d'une IA interne, adaptée aux besoins spécifiques de son marché. Il insiste sur un point technique essentiel : la hiérarchie de l'information.
« Une IA générative n'est pertinente que si sa base de données est propre. Nous devons inclure le contexte : une information publique vérifiée a plus de valeur qu'une information interne non sourcée. Si la database n'est pas "clean", l'output est inexploitable. »
Mais l’intégration de ces outils n’est pas chose facile. Daniel est témoin d’un « pushback » (résistance) et d’un véritable fossé générationnel. « Les équipes dirigeantes ne saisissent pas toujours l'importance cruciale du partage de l'information. Et elles ne sont donc pas sensibilisées à l’apport des nouveaux modèles dans ce domaine. »
À cela il faut ajouter une inquiétude de plus en plus évoquée aux USA : l'état du réseau. « Ici, le réseau électrique est vétuste. Le stress imposé par les data centers sur l'infrastructure devient critique, c’est un enjeu environnemental et énergétique majeur. »
« Une IA générative n'est pertinente que si sa base de données est propre. Nous devons inclure le contexte : une information publique vérifiée a plus de valeur qu'une information interne non sourcée. Si la database n'est pas "clean", l'output est inexploitable. »
Mais l’intégration de ces outils n’est pas chose facile. Daniel est témoin d’un « pushback » (résistance) et d’un véritable fossé générationnel. « Les équipes dirigeantes ne saisissent pas toujours l'importance cruciale du partage de l'information. Et elles ne sont donc pas sensibilisées à l’apport des nouveaux modèles dans ce domaine. »
À cela il faut ajouter une inquiétude de plus en plus évoquée aux USA : l'état du réseau. « Ici, le réseau électrique est vétuste. Le stress imposé par les data centers sur l'infrastructure devient critique, c’est un enjeu environnemental et énergétique majeur. »
La "bulle" de l’IA : pourquoi ce n'est pas l'an 2000 ?
Concernant l'euphorie actuelle autour de l'Intelligence Artificielle, Daniel considère que nous sommes effectivement dans une bulle qui suit le cycle de Gartner. Ce qui est confirmé par l'économiste Jason Furman pour qui les investissements en IA représenteraient une part écrasante de la croissance du PIB américain récent.
Pourtant, Daniel ne croit pas à un crash similaire à l'éclatement de la bulle Internet. « La différence fondamentale, c'est la solidité des acteurs. En 2000, c'était des startups fragiles qui émergeaient sur le marché d’Internet, aujourd'hui, ce sont les GAFAM qui investissent avec une puissance financière qui écrase les startups. La crise sera moins brutale, mais elle risque d'accroître encore l'écart entre les géants et les autres.” Dans la Silicon Valley, les startups peinent d'ailleurs à exister face à ces mastodontes qui les achètent ou les étouffent.
Pourtant, Daniel ne croit pas à un crash similaire à l'éclatement de la bulle Internet. « La différence fondamentale, c'est la solidité des acteurs. En 2000, c'était des startups fragiles qui émergeaient sur le marché d’Internet, aujourd'hui, ce sont les GAFAM qui investissent avec une puissance financière qui écrase les startups. La crise sera moins brutale, mais elle risque d'accroître encore l'écart entre les géants et les autres.” Dans la Silicon Valley, les startups peinent d'ailleurs à exister face à ces mastodontes qui les achètent ou les étouffent.
« Les USA innovent, la Chine copie et l’UE régule ? » Pas tout à fait
En guise de conclusion, Daniel porte un regard lucide sur la géopolitique de la tech. Il corrige l'adage populaire qui voudrait que les USA innovent, la Chine copie et l'Europe régule.
« La réalité aujourd'hui, c'est que les USA innovent, la Chine innove, et l'UE régule. » À San Francisco, les robots assistants et les voitures autonomes font déjà partie du paysage quotidien.
L'IA reste, selon lui, un changement majeur, et n’est pas un simple effet de mode passager, ce qui est une assurance de la pérennité de ces nouveaux modèles, malgré la bulle. Cela traduit aussi une autre réalité, un retard européen qui pourrait à terme nous coûter cher.
« La réalité aujourd'hui, c'est que les USA innovent, la Chine innove, et l'UE régule. » À San Francisco, les robots assistants et les voitures autonomes font déjà partie du paysage quotidien.
L'IA reste, selon lui, un changement majeur, et n’est pas un simple effet de mode passager, ce qui est une assurance de la pérennité de ces nouveaux modèles, malgré la bulle. Cela traduit aussi une autre réalité, un retard européen qui pourrait à terme nous coûter cher.
Merci à Inès, Benjamin et Arthur pour leur contribution dans le cadre du Partenariat M2 Intelligence Économique IAE de Poitiers, Curebot et Veille Mag
Un partenariat unit désormais
le Master 2 Intelligence Économique de l’IAE de Poitiers, Curebot, plateforme de veille de nouvelle génération Objectifs : offrir aux étudiants une immersion directe dans les pratiques de veille et d’analyse de l’actualité, en les formant à l’usage avancé de Curebot et en les impliquant dans la production de newsletters, d’analyses et d’articles publiés par Veille Mag.Ce dispositif, lancé officiellement le 7 octobre, associe formation, expérience éditoriale et ouverture sur le monde professionnel.
Il valorise le Master M2IE, enrichit le flux éditorial de Veille Mag et confirme Curebot comme plateforme de référence pour les futurs experts de l’intelligence économique.

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