De gauche à droite Hasnae Chami-Boudrika - Romain Ponceau - Mickaël Réault Reault - Anne-Marie Libmann - Alain Berger
Hasnae Chami-Boudrika - Head of Strategy, Intelligence and Foresight, UM6P France
Romain Ponceau - Directeur général, Opinion Act
Mickaël Réault - Dirigeant fondateur, Sindup
Anne-Marie Libmann - Directrice opérationnelle, FLA Consultants
Alain Berger - Associé co-fondateur & DG, Ardans
Table-ronde animée par Mounir Rochdi, Strategic Intelligence Expert | Competitive · Tech · Geopolitical | Advisor & Trainer
De la veille automatisée à l’apprentissage personnalisé
La discussion s’est ouverte avec l’expérience très concrète d’Hasnae Chami-Boudrika , qui utilise Sindup au sein d’UM6P France pour ses activités de veille. L’outil lui permet de réduire d’environ 30 % le temps consacré à la curation et à l’identification des sources pertinentes. Une économie substantielle, mais qui ne constitue pas une fin en soi. Ce temps libéré, elle le réinvestit dans l’analyse, la mise en perspective, la compréhension fine des signaux. Autrement dit, dans tout ce que l’IA ne peut pas faire à sa place.
Cette logique d’assistance évolutive a été éclairée par Mickaël Réaul , qui a détaillé la manière dont la couche IA de Sindup apprend progressivement de l’utilisateur. Loin d’un système figé, l’outil s’adapte au fil des interactions, affinant sa compréhension des besoins et des préférences. L’IA devient alors un partenaire de travail, capable d’ajuster ses propositions et de gagner en pertinence à mesure que l’utilisateur l’alimente. Une approche qui renforce l’idée que la technologie n’a de valeur que dans la relation qu’elle construit avec l’humain.
Cette logique d’assistance évolutive a été éclairée par Mickaël Réaul , qui a détaillé la manière dont la couche IA de Sindup apprend progressivement de l’utilisateur. Loin d’un système figé, l’outil s’adapte au fil des interactions, affinant sa compréhension des besoins et des préférences. L’IA devient alors un partenaire de travail, capable d’ajuster ses propositions et de gagner en pertinence à mesure que l’utilisateur l’alimente. Une approche qui renforce l’idée que la technologie n’a de valeur que dans la relation qu’elle construit avec l’humain.
Le knowledge management, un territoire profondément humain
Avec Alain Berger , d’Ardans, le débat a pris une dimension plus conceptuelle. Selon lui, l’IA générative appliquée au knowledge management n’a de sens que si elle s’appuie sur un dispositif de RAG (génération à enrichissement contextuel), capable de relier la génération de contenus à une base de connaissances fiable et contextualisée. Sans cette connexion, l’IA produit des réponses séduisantes mais déconnectées de la réalité de l’organisation.
Le KM reste un domaine profondément humain, où les savoirs tacites, les nuances organisationnelles et la pertinence des contenus ne peuvent être automatisés. L’humain structure, qualifie, enrichit. L’IA amplifie, accélère, reformule.
Le RAG devient alors un pont entre ces deux mondes, mais c’est l’expertise humaine qui garantit la solidité de la structure
Le KM reste un domaine profondément humain, où les savoirs tacites, les nuances organisationnelles et la pertinence des contenus ne peuvent être automatisés. L’humain structure, qualifie, enrichit. L’IA amplifie, accélère, reformule.
Le RAG devient alors un pont entre ces deux mondes, mais c’est l’expertise humaine qui garantit la solidité de la structure
Marketing : personas enrichis et gestion de crise augmentée
Romain Ponceau, d’Opinion Act, a illustré la polyvalence de l’IA générative dans le marketing à travers deux cas d’usage.
Le premier concerne la création de personas, désormais plus rapides à produire et plus riches grâce à la capacité de l’IA à agréger et structurer de larges volumes d’informations.
Le second, plus inattendu, touche à la gestion de crise réputationnelle. L’IA peut y jouer un rôle d’alerte et d’aide à la réaction rapide, en analysant les signaux faibles et en proposant des pistes de réponse.
Deux exemples qui montrent que l’IA n’est pertinente que lorsqu’elle s’ancre dans des besoins métier clairement définis.
Le premier concerne la création de personas, désormais plus rapides à produire et plus riches grâce à la capacité de l’IA à agréger et structurer de larges volumes d’informations.
Le second, plus inattendu, touche à la gestion de crise réputationnelle. L’IA peut y jouer un rôle d’alerte et d’aide à la réaction rapide, en analysant les signaux faibles et en proposant des pistes de réponse.
Deux exemples qui montrent que l’IA n’est pertinente que lorsqu’elle s’ancre dans des besoins métier clairement définis.
Garder la main : la condition d’un usage responsable
En clôture, Anne-Marie Libmann a partagé une vision transversale nourrie par ses tests de l’IA générative à toutes les étapes de la chaîne de veille : recherche, traitement, analyse. Son message est resté constant : l’utilisateur doit garder le contrôle. L’IA peut être un formidable levier, mais elle ne doit jamais devenir un substitut à la réflexion stratégique.
Elle a rappelé des bonnes pratiques simples mais essentielles pour éviter les pièges classiques, insistant sur la nécessité d’un usage éclairé plutôt qu’enthousiaste.
Elle a rappelé des bonnes pratiques simples mais essentielles pour éviter les pièges classiques, insistant sur la nécessité d’un usage éclairé plutôt qu’enthousiaste.
Le véritable enjeu : réinvestir le temps gagné
Tous les intervenants ont convergé sur un point : l’IA générative permet d’automatiser des tâches répétitives et de gagner du temps. Mais ce consensus technique en cache un autre, plus exigeant. Le temps gagné n’a de valeur que s’il est réinvesti dans des activités à forte valeur ajoutée, celles qui mobilisent le jugement, la créativité, l’expertise humaine.
L’IA ouvre des marges, mais c’est l’humain qui décide ce qu’il en fait. C’est là, ont-ils rappelé, que se joue réellement la promesse de l’IA dans les organisations.
L’IA ouvre des marges, mais c’est l’humain qui décide ce qu’il en fait. C’est là, ont-ils rappelé, que se joue réellement la promesse de l’IA dans les organisations.
Table-ronde animée par Mounir Rochdi
Mounir Rochdi est expert international en intelligence économique. Président de ThinkTankers, il est Vice-Président de l’Académie d’Intelligence économique.
Titulaire d'un Doctorat en Intelligence Compétitive, il a commencé à travailler sur les agents conversationnels en 2005. Il est vice‑président de l’AIFIE et secrétaire général du FAAIE. Il a reçu le prix SCIP Intelligence Leadership Award en 2023. Mounir Rochdi enseigne l’intelligence économique, le lobbying territorial et l'agilité entrepreneuriale dans plusieurs universités et écoles.

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