Cette session IHEDN d’un mois, menée entre Paris et Toulon avec cinquante auditeurs, relevait du format régional.
Encadrée par des responsables de l’institut et des autorités militaires, elle alternait débats stratégiques et immersions opérationnelles. de Paris Toulon.
Pendant un mois, du 20 janvier au 20 février, cinquante auditeurs ont plongé dans un parcours dense mêlant réflexion stratégique, rencontres de haut niveau et découvertes opérationnelles, de Paris à Toulon. Une session rythmée, exigeante, qui les a conduits au plus près des réalités de la défense française.
Environnement, souveraineté économique, résilience nationale, sécurité globale.
Source : IHEDN
Un carrefour régalien entre civils et militaires
La première semaine a posé les fondations : comprendre les grands équilibres du monde contemporain, marqué par les polycrises, saisir les ressorts de la défense nationale, décrypter les mécanismes de financement de la base industrielle et technologique de défense ou encore mesurer l’importance croissante de l’influence et de la lutte informationnelle. Thales, ArianeGroup et la base aérienne 921 de Taverny ont ouvert leurs portes pour donner corps à ces enjeux.
Cap ensuite sur Toulon pour une immersion au cœur des forces. Les auditeurs ont découvert l’organisation des trois armées, les principes de la dissuasion nucléaire française et les réalités du terrain, de la base navale au PHA Tonnerre, en passant par Orange Marine, le 1er régiment étranger de cavalerie ou le 54e régiment d’artillerie. Une semaine pour toucher du doigt la dimension concrète de l’outil militaire.
De retour à Paris, la troisième semaine a élargi la focale aux coopérations internationales et aux foyers de tensions. Les relations de la France au sein de l’OTAN, la guerre en Ukraine, les ambitions chinoises ou encore les liens entre agriculture, climat et sécurité en Afrique ont nourri les échanges. Les visites du Groupement blindé de gendarmerie mobile, de la base aérienne 107 de Villacoublay et de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ont complété ce panorama.
La dernière semaine a été consacrée à la gestion de crise et à la protection du territoire. Les auditeurs ont plongé dans l’action des services de contre‑terrorisme, le rôle du renseignement, les missions de l’État‑major interarmées du territoire national ou encore les enjeux de la Protection judiciaire de la jeunesse. Le général François Lecointre, la Grande chancellerie de la Légion d’honneur et le Gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon, ont apporté leur éclairage. Des visites à la SNCF et à la Préfecture de Police ont illustré la coordination indispensable en situation de crise.
La session s’est conclue par la remise des diplômes, scellant l’entrée officielle des participants dans la communauté IHEDN, enrichis d’une expérience rare et d’une compréhension approfondie des défis de défense et de sécurité.
Des forums qui transforment la complexité en influence
Loin d’être uniquement un centre de formation, l’IHEDN agit comme un carrefour où se rencontrent forces armées et société civile, un espace rare où se fabrique une culture commune de sécurité nationale. Dans un paysage institutionnel souvent cloisonné, il se présente comme l’un des acteurs capables de briser les silos et de diffuser une vision cohérente de la souveraineté.
Cette capacité à conjuguer réflexion intellectuelle, légitimité institutionnelle et immersion opérationnelle distingue l’IHEDN des think tanks traditionnels. Là où ces derniers produisent des analyses, l’institut forge une communauté de destin. Son accès direct aux moyens de l’État, son ancrage historique et son autorité régalienne lui permettent de structurer durablement un esprit de défense partagé.
Former pour protéger : le rôle essentiel de l’IHEDN dans la résilience nationale
Dans un contexte international marqué par l’émergence de menaces hybrides, l’IHEDN apparaît plus que jamais comme un catalyseur indispensable. En transformant hauts fonctionnaires, élus ou dirigeants économiques en acteurs éclairés de la défense nationale, il renforce la résilience de la société civile, désormais première ligne de protection face aux crises. L’institut ne transmet pas seulement des connaissances : il façonne une vision unifiée de la souveraineté française, capable de résister aux incertitudes du siècle.

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