Pouvez-vous vous présenter ?
Stéphane Mortier : Après une carrière au sein de la Gendarmerie nationale dont quinze ans à la Direction générale en charge de l'intelligence et du renseignement économiques, je me suis spécialisé en diplomatie d'affaires et plus particulièrement sur le continent africain. Secrétaire général de l'Institut Africain de la Réflexion Stratégique (IARS) et Président d'OPLAA (Office of Prospective and Logical Adaptive and Anticipation) qui exerce dans l'intelligence économique et l'intelligence artificielle à l'international.
Je suis Docteur en sciences de gestion de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), diplômé en sciences politiques, en sociologie et en relations internationales de l’Université libre de Bruxelles (ULB), en management stratégique et intelligence économique de l’École de Guerre Économique.
Je suis aussi auteur de plusieurs articles et ouvrages relatifs à l’intelligence économique, à la cybersécurité et aux aspects stratégiques du droit OHADA.
Je suis aussi conférencier et enseignant dans plusieurs Universités et Écoles en France et en Afrique.
Je suis Docteur en sciences de gestion de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris I), diplômé en sciences politiques, en sociologie et en relations internationales de l’Université libre de Bruxelles (ULB), en management stratégique et intelligence économique de l’École de Guerre Économique.
Je suis aussi auteur de plusieurs articles et ouvrages relatifs à l’intelligence économique, à la cybersécurité et aux aspects stratégiques du droit OHADA.
Je suis aussi conférencier et enseignant dans plusieurs Universités et Écoles en France et en Afrique.
Pouvez-vous présenter votre association et l'événement ?
OPLAA.tech se situe à l'intersection de plusieurs domaines clés : l’intelligence économique, la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Notre positionnement est résolument européen, mais notre regard est international. Nous croyons que les grands défis technologiques — la souveraineté numérique, la sécurité des infrastructures critiques, la régulation de l'intelligence artificielle — ne peuvent être relevés qu'en construisant des ponts entre les grandes puissances technologiques mondiales.
Pour OPLAA.tech, dont le positionnement couvre l'articulation entre les industries du numérique, les infrastructures vertes et les dynamiques de coopération économique internationale, ce forum sino-français cristallise plusieurs enjeux stratégiques de premier plan qu'il convient d'analyser avec lucidité.
L'annonce la plus structurante de cette rencontre (20/05/2026) est sans conteste le projet de méthanol vert. Pour les acteurs économiques français, ce signal doit être lu simultanément comme une invitation et comme une mise en garde. La France dispose certes d'une expertise reconnue en ingénierie maritime, en certification de conformité et en infrastructure de transport énergétique transcontinental. Lorsqu’on sait que le méthanol vert est en passe de devenir le carburant de substitution dominant pour le transport maritime mondial, l’enjeu est particulièrement stratégique. Si les entreprises françaises n'entrent pas rapidement dans cet écosystème, que ce soit en tant que fournisseurs de technologie d'électrolyse, de consultants en certification ISCC ou d'intermédiaires maritimes, elles risquent de se retrouver simples spectatrices d'un marché émergent.
Au-delà de la seule question énergétique, les interventions chinoises révèlent une stratégie d’intelligence territoriale cohérente. La Mongolie-Intérieure cesse d'être perçue comme une zone excentrée pour s'affirmer comme un hub de la transition verte, connecté aux corridors eurasiens et surtout outillé pour répondre aux exigences réglementaires européennes. Pour les acteurs français de l'énergie et de la cybersécurité industrielle, deux domaines qu'OPLAA.tech identifie comme prioritaires, la fenêtre d'opportunité est réelle mais temporellement limitée. La Chine avance vite et il faut adopter le même rythme !
La dimension culturelle de ce forum mérite également d'être soulignée, car elle n'est pas accessoire. La France culturelle ne vend pas un produit, mais exporte une gouvernance territoriale, un modèle de labellisation et de valorisation de l'excellence locale. Cette philosophie rejoint directement celle d'OPLAA.tech : les outils numériques et les plateformes technologiques que nous développons et soutenons peuvent accompagner ce type de valorisation territoriale à l'international, en structurant les données, la traçabilité et la certification.
L'agro-industrie de précision constitue le quatrième enjeu majeur identifié lors de cette rencontre. La demande explicitement formulée côté chinois en matière de machines agricoles intelligentes, de génétique animale de pointe et de systèmes d'élevage connectés a particulièrement retenu l'attention du cabinet de conseil africain Hermes Consulting, présent lors des échanges, qui a établi un parallèle pertinent avec le potentiel agricole du Bassin du Congo. En quelques années, la Chine a transformé un patrimoine naturel brut en filière certifiable et exportable vers les marchés les plus exigeants au monde. Cette trajectoire n'est donc pas réservée aux seules puissances asiatiques. Elle constitue un modèle de développement territorial reproductible, à condition d'en maîtriser les outils de gouvernance, de certification et de mise en marché.
Cette rencontre sino-française sur les industries vertes et le développement régional représente une belle opportunité stratégique, mais elle n'aura de valeur réelle que si les acteurs économiques des deux côtés passent rapidement à l'engagement contractuel. Les secteurs français de l'énergie décarbonée, de la cybersécurité industrielle, de l'agro-technologie et de l'ingénierie culturelle disposent peuvent en tirer un avantage. Du côté chinois, la volonté de se conformer aux standards européens, loin d'être une contrainte subie, est intelligemment convertie en avantage compétitif. OPLAA.tech suivra avec attention les suites concrètes de ces engagements, car notre rôle est précisément d'accompagner les acteurs qui souhaitent construire des ponts technologiques et institutionnels entre ces mondes, en veillant à ce que l'innovation numérique y joue un rôle structurant, sécurisé et souverain.
Pour OPLAA.tech, dont le positionnement couvre l'articulation entre les industries du numérique, les infrastructures vertes et les dynamiques de coopération économique internationale, ce forum sino-français cristallise plusieurs enjeux stratégiques de premier plan qu'il convient d'analyser avec lucidité.
L'annonce la plus structurante de cette rencontre (20/05/2026) est sans conteste le projet de méthanol vert. Pour les acteurs économiques français, ce signal doit être lu simultanément comme une invitation et comme une mise en garde. La France dispose certes d'une expertise reconnue en ingénierie maritime, en certification de conformité et en infrastructure de transport énergétique transcontinental. Lorsqu’on sait que le méthanol vert est en passe de devenir le carburant de substitution dominant pour le transport maritime mondial, l’enjeu est particulièrement stratégique. Si les entreprises françaises n'entrent pas rapidement dans cet écosystème, que ce soit en tant que fournisseurs de technologie d'électrolyse, de consultants en certification ISCC ou d'intermédiaires maritimes, elles risquent de se retrouver simples spectatrices d'un marché émergent.
Au-delà de la seule question énergétique, les interventions chinoises révèlent une stratégie d’intelligence territoriale cohérente. La Mongolie-Intérieure cesse d'être perçue comme une zone excentrée pour s'affirmer comme un hub de la transition verte, connecté aux corridors eurasiens et surtout outillé pour répondre aux exigences réglementaires européennes. Pour les acteurs français de l'énergie et de la cybersécurité industrielle, deux domaines qu'OPLAA.tech identifie comme prioritaires, la fenêtre d'opportunité est réelle mais temporellement limitée. La Chine avance vite et il faut adopter le même rythme !
La dimension culturelle de ce forum mérite également d'être soulignée, car elle n'est pas accessoire. La France culturelle ne vend pas un produit, mais exporte une gouvernance territoriale, un modèle de labellisation et de valorisation de l'excellence locale. Cette philosophie rejoint directement celle d'OPLAA.tech : les outils numériques et les plateformes technologiques que nous développons et soutenons peuvent accompagner ce type de valorisation territoriale à l'international, en structurant les données, la traçabilité et la certification.
L'agro-industrie de précision constitue le quatrième enjeu majeur identifié lors de cette rencontre. La demande explicitement formulée côté chinois en matière de machines agricoles intelligentes, de génétique animale de pointe et de systèmes d'élevage connectés a particulièrement retenu l'attention du cabinet de conseil africain Hermes Consulting, présent lors des échanges, qui a établi un parallèle pertinent avec le potentiel agricole du Bassin du Congo. En quelques années, la Chine a transformé un patrimoine naturel brut en filière certifiable et exportable vers les marchés les plus exigeants au monde. Cette trajectoire n'est donc pas réservée aux seules puissances asiatiques. Elle constitue un modèle de développement territorial reproductible, à condition d'en maîtriser les outils de gouvernance, de certification et de mise en marché.
Cette rencontre sino-française sur les industries vertes et le développement régional représente une belle opportunité stratégique, mais elle n'aura de valeur réelle que si les acteurs économiques des deux côtés passent rapidement à l'engagement contractuel. Les secteurs français de l'énergie décarbonée, de la cybersécurité industrielle, de l'agro-technologie et de l'ingénierie culturelle disposent peuvent en tirer un avantage. Du côté chinois, la volonté de se conformer aux standards européens, loin d'être une contrainte subie, est intelligemment convertie en avantage compétitif. OPLAA.tech suivra avec attention les suites concrètes de ces engagements, car notre rôle est précisément d'accompagner les acteurs qui souhaitent construire des ponts technologiques et institutionnels entre ces mondes, en veillant à ce que l'innovation numérique y joue un rôle structurant, sécurisé et souverain.
La rencontre sino‑française du 20 mai 2026 a mis en lumière un moment charnière pour les coopérations industrielles et technologiques entre Paris et Pékin.
Au‑delà des échanges protocolaires, l’annonce d’un projet de méthanol vert a révélé l’ambition chinoise de structurer de nouveaux hubs énergétiques capables de répondre aux standards européens, tandis que la France mesure l’urgence de s’inscrire dans un marché en pleine recomposition. La dimension culturelle, souvent reléguée au second plan, s’est affirmée comme un levier stratégique de gouvernance territoriale, en résonance avec les outils numériques et de certification portés par OPLAA.tech.
L’agro‑industrie de précision a enfin illustré la convergence possible entre les besoins chinois et le potentiel africain, esquissant des modèles de développement reproductibles. Cette rencontre n’aura de portée réelle que si les acteurs passent rapidement de l’intention à l’engagement, dans un contexte où la vitesse d’exécution devient un avantage décisif.

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