Source
Investissements industriels : la France, quatrième destination mondiale, notamment grâce à trois data centers
Investissements industriels : la France, quatrième destination mondiale, notamment grâce à trois data centers
Un rebond spectaculaire qui rebat les cartes
La France s’invite dans le club très fermé des destinations industrielles les plus courtisées au monde.
Selon le baromètre Trendeo–McKinsey, publié début 2026, le pays décroche la quatrième place mondiale des investissements industriels sur la période 2021-2025. Avec 139 milliards de dollars attirés, soit un tiers des flux étrangers dirigés vers l’Union européenne, l’Hexagone signe une performance historique, portée par un spectaculaire rebond en 2025 et l’arrivée de mégaprojets, notamment dans les infrastructures numériques.
L’un des paradoxes les plus frappants mis en lumière par le baromètre est que la dynamique d’investissements qui profite à la France ne se traduit pas par une vague d’emplois nouveaux. L’Hexagone attire des projets massifs, notamment dans les data centers, mais ces infrastructures sont très capitalistiques et peu créatrices de postes. Elles renforcent la puissance industrielle et technologique du pays sans générer, à court terme, un volume d’emplois comparable à celui des industries traditionnelles.
Selon le baromètre Trendeo–McKinsey, publié début 2026, le pays décroche la quatrième place mondiale des investissements industriels sur la période 2021-2025. Avec 139 milliards de dollars attirés, soit un tiers des flux étrangers dirigés vers l’Union européenne, l’Hexagone signe une performance historique, portée par un spectaculaire rebond en 2025 et l’arrivée de mégaprojets, notamment dans les infrastructures numériques.
L’un des paradoxes les plus frappants mis en lumière par le baromètre est que la dynamique d’investissements qui profite à la France ne se traduit pas par une vague d’emplois nouveaux. L’Hexagone attire des projets massifs, notamment dans les data centers, mais ces infrastructures sont très capitalistiques et peu créatrices de postes. Elles renforcent la puissance industrielle et technologique du pays sans générer, à court terme, un volume d’emplois comparable à celui des industries traditionnelles.
Des mégaprojets qui dopent l’attractivité
Le moteur de cette dynamique tient en grande partie à l’essor fulgurant des data centers.
Trois projets géants, totalisant 58 milliards de dollars, ont propulsé la France au rang de première destination mondiale pour ces infrastructures en 2025. À cela s’ajoute la montée en puissance du secteur de la défense, dont la valeur a doublé en cinq ans. Spatial, électronique de défense, cyber et quantique tirent la filière, soutenue par des acteurs émergents comme Harmattan IA ou Turgis Gaillard.
Trois projets géants, totalisant 58 milliards de dollars, ont propulsé la France au rang de première destination mondiale pour ces infrastructures en 2025. À cela s’ajoute la montée en puissance du secteur de la défense, dont la valeur a doublé en cinq ans. Spatial, électronique de défense, cyber et quantique tirent la filière, soutenue par des acteurs émergents comme Harmattan IA ou Turgis Gaillard.
Un succès contrasté par des fragilités structurelles
Derrière cette attractivité record se cache pourtant un paradoxe.
La France investit davantage à l’étranger qu’elle n’attire sur son propre sol, avec 166 milliards de dollars sortants contre 47 milliards domestiques. Et si les capitaux affluent, la transformation en emplois reste laborieuse : l’Europe ne convertit que 43 % des projets en créations nettes de postes. Pénurie de talents techniques, tensions sur la supply chain et manque d’agilité industrielle freinent encore la montée en puissance.
Pour David Cousquer, fondateur de Trendeo, cette édition 2025 illustre une redistribution accélérée des équilibres industriels. Les États-Unis caracolent en tête, la Chine se replie, l’Europe se projette, et la France s’affirme comme un acteur clé de cette nouvelle carte mondiale.
La France investit davantage à l’étranger qu’elle n’attire sur son propre sol, avec 166 milliards de dollars sortants contre 47 milliards domestiques. Et si les capitaux affluent, la transformation en emplois reste laborieuse : l’Europe ne convertit que 43 % des projets en créations nettes de postes. Pénurie de talents techniques, tensions sur la supply chain et manque d’agilité industrielle freinent encore la montée en puissance.
Pour David Cousquer, fondateur de Trendeo, cette édition 2025 illustre une redistribution accélérée des équilibres industriels. Les États-Unis caracolent en tête, la Chine se replie, l’Europe se projette, et la France s’affirme comme un acteur clé de cette nouvelle carte mondiale.
Un paysage mondial en pleine reconfiguration
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte international bouleversé.
Les États-Unis ont presque doublé leurs investissements reçus en deux ans, tandis que la Chine subit un effondrement spectaculaire. Les secteurs traditionnels, comme l’automobile ou l’énergie, traversent une crise profonde, laissant le champ libre aux industries de souveraineté et aux technologies de rupture.
Dans ce nouvel échiquier, la France avance ses pions et entend bien consolider sa place. Comme le résume Matthieu Dussud, associé chez McKinsey France, « les données confirment que nous disposons des atouts pour nous imposer en pole position dans certains secteurs ».
Les États-Unis ont presque doublé leurs investissements reçus en deux ans, tandis que la Chine subit un effondrement spectaculaire. Les secteurs traditionnels, comme l’automobile ou l’énergie, traversent une crise profonde, laissant le champ libre aux industries de souveraineté et aux technologies de rupture.
Dans ce nouvel échiquier, la France avance ses pions et entend bien consolider sa place. Comme le résume Matthieu Dussud, associé chez McKinsey France, « les données confirment que nous disposons des atouts pour nous imposer en pole position dans certains secteurs ».
La géographie des investissements industriels mondiaux se redessine
Le nouveau baromètre mondial des investissements industriels, dévoilé par Trendeo, McKinsey et l’Institut de la réindustrialisation de CESI, confirme un basculement profond de l’économie mondiale. Après trois années hésitantes, 2025 marque un net rebond, porté par une envolée de 32 % des montants investis et par l’irruption de mégaprojets, notamment dans les data centers, devenus les nouveaux totems de la puissance numérique.
Un paysage mondial en pleine recomposition
Derrière cette reprise, la hiérarchie mondiale se recompose.
Les États-Unis s’imposent comme le pôle dominant, attirant près de la moitié des investissements mondiaux et concentrant l’essentiel des projets dans la pharmacie, l’électronique et les infrastructures numériques. Une domination éclatante mais fragile, tant elle repose sur un nombre limité de secteurs et sur quelques projets géants dont l’annulation pourrait rebattre les cartes. À l’inverse, la Chine voit son modèle vaciller : ses investissements reçus s’effondrent et le pays redirige massivement ses capitaux vers l’étranger, notamment dans l’électromobilité, où batteries, véhicules électriques et panneaux solaires deviennent ses nouveaux terrains d’expansion.
Les États-Unis s’imposent comme le pôle dominant, attirant près de la moitié des investissements mondiaux et concentrant l’essentiel des projets dans la pharmacie, l’électronique et les infrastructures numériques. Une domination éclatante mais fragile, tant elle repose sur un nombre limité de secteurs et sur quelques projets géants dont l’annulation pourrait rebattre les cartes. À l’inverse, la Chine voit son modèle vaciller : ses investissements reçus s’effondrent et le pays redirige massivement ses capitaux vers l’étranger, notamment dans l’électromobilité, où batteries, véhicules électriques et panneaux solaires deviennent ses nouveaux terrains d’expansion.
Dans ce paysage mouvant, la France tire son épingle du jeu. Cette dynamique contribue à hisser l’Union européenne au deuxième rang mondial en matière de puissance économique, même si cette position repose davantage sur les capitaux envoyés que sur la force de son marché intérieur.

Accueil