Géopolitique

L’Éthiopie au bord d’un nouvel embrasement de la Corne de l'Afrique : Tigré, la mèche rallumée


Giuseppe Gagliano
Jeudi 28 Mai 2026


Pris entre un accord de paix inachevé, des rivalités internes au TPLF, la méfiance d’Addis-Abeba, les calculs de l’Érythrée et l’effritement de l’État fédéral, le Tigré redevient l’épicentre d’une crise qui dépasse largement ses frontières. Dans un Corne de l’Afrique traversé par les ambitions maritimes, les luttes d’influence et les fractures ethno-politiques, la moindre étincelle pourrait rallumer une guerre que personne n’a réellement su éteindre.



L’Éthiopie au bord d’un nouvel embrasement de la Corne de l'Afrique : Tigré, la mèche rallumée

Le Tigré est une région montagneuse du nord de l’Éthiopie, berceau d’une identité politique forte et d’un mouvement central de l’histoire récente, le TPLF. Ravagé par la guerre de 2020‑2022, il reste marqué par les destructions, les déplacements massifs et une paix inachevée. Situé à la frontière de l’Érythrée et du Soudan, il occupe une position stratégique qui en fait un nœud des tensions éthiopiennes et des rivalités régionales.

Une guerre terminée seulement sur le papier

Le Tigré revient au centre de la crise éthiopienne. Non parce que la guerre de 2020-2022 aurait simplement repris, mais parce qu'elle n'a jamais été réellement conclue. L'accord de Pretoria de novembre 2022 avait arrêté les armes, sans recomposer le pouvoir. Il avait imposé un cessez-le-feu, sans bâtir une réconciliation. Il avait ouvert une transition, sans créer un nouvel équilibre. Aujourd'hui, cette architecture fragile montre toutes ses fissures.
 
La région septentrionale de l'Éthiopie vit dans une condition ambiguë : formellement intégrée à l'État fédéral, politiquement suspendue, militairement imparfaitement pacifiée, socialement dévastée par des années de massacres, de famine, de déplacements forcés, de sièges, de vengeances et d'humiliations. Le Tigré n'est plus seulement une affaire éthiopienne. Il est devenu le point d'intersection entre la crise intérieure d'Addis-Abeba, la rivalité avec l'Érythrée, la question de l'accès à la mer Rouge, les tensions avec les milices amhara, le conflit en Oromia et la compétition entre puissances régionales dans le Corne de l'Afrique.
 
La nouveauté la plus grave réside dans la décision du Front populaire de libération du Tigré de relancer des structures politiques antérieures à la guerre, comme s'il voulait remettre sur pied une légitimité parallèle face à l'administration transitoire née après Pretoria. C'est un passage extrêmement délicat. Pour Addis-Abeba, il peut apparaître comme un défi direct lancé à l'autorité fédérale. Pour l'aile dure tigréenne, il constitue au contraire la réponse à un accord jugé trahi, incomplet, humiliant. Entre les deux demeure une population qui a déjà payé un prix immense et qui risque de redevenir l'otage des stratégies des sommets politiques et militaires.

Un TPLF divisé : une défaite qui n'a pas produit l'obéissance

Le nœud central est la fracture interne du TPLF. Pendant la guerre, le mouvement tigréen avait réussi à se présenter comme une force de résistance compacte contre Addis-Abeba, Asmara et les milices amhara. Après Pretoria, cette unité s'est fissurée. D'un côté s'est placée l'aile la plus pragmatique, incarnée par Getachew Reda, favorable à une difficile coexistence avec le gouvernement fédéral, dans la conviction que le Tigré, détruit et isolé, ne pouvait se permettre un nouveau cycle militaire. De l'autre s'est renforcée l'aile liée à Debretsion Gebremichael, plus hostile au compromis, plus convaincue que l'accord a gelé la défaite politique du Tigré sans garantir la sécurité, le retour des déplacés, le rétablissement complet des services, la justice et une autonomie réelle.
 
Cette division rend tout plus dangereux. Un TPLF vaincu mais uni aurait au moins conservé une chaîne de commandement identifiable. Un TPLF divisé produit au contraire des autorités concurrentes, des messages contradictoires, des forces armées locales imparfaitement contrôlables, des canaux informels avec des acteurs extérieurs et un risque permanent de provocation. Addis-Abeba peut exploiter cette division pour affaiblir l'ancien groupe dirigeant tigréen, mais risque en même temps de ne plus disposer d'un interlocuteur capable de garantir la stabilité de la région.
 
C'est le paradoxe des guerres civiles gelées : le vainqueur croit avoir neutralisé son adversaire, alors qu'il l'a transformé en une masse politique instable, blessée, armée, privée de représentation pleine et donc plus exposée à la radicalisation.

Addis-Abeba face aux limites de la force

Le premier ministre Abiy Ahmed a bâti son image internationale d'abord comme réformateur, puis comme homme de la victoire militaire, enfin comme dirigeant d'une puissance régionale appelée à peser dans la mer Rouge et sur le continent africain. Mais l'Éthiopie apparaît aujourd'hui beaucoup plus fragile que ne le suggère la rhétorique officielle.
 
Le gouvernement fédéral doit contenir le Tigré, affronter l'insurrection oromo, gérer la rébellion des milices Fano en Amhara, éviter l'effondrement économique, maintenir l'unité de l'État et soutenir en même temps une projection stratégique vers la mer Rouge. C'est trop pour un seul centre de pouvoir. La force militaire fédérale demeure considérable, surtout grâce à l'aviation, aux drones, à l'artillerie et au contrôle des institutions étatiques. Mais la supériorité technique ne suffit pas lorsque le territoire se fragmente en plusieurs fronts politiques et armés.
 
Au Tigré, une nouvelle offensive fédérale ne serait pas une simple opération de police. Elle signifierait revenir dans une région qui connaît le combat de montagne, la mobilisation populaire, la guerre d'usure, la clandestinité politique et la résistance territoriale. Elle signifierait rouvrir des blessures encore vives. Elle signifierait probablement pousser une partie du TPLF à rechercher des appuis extérieurs. Et c'est là qu'entre en jeu le facteur le plus déstabilisant : l'Érythrée.

L'Érythrée : l'ennemi d'hier peut devenir le partenaire tactique d'aujourd'hui

Pendant la guerre du Tigré, l'Érythrée d'Issayas Afwerki fut l'alliée décisive d'Addis-Abeba contre le TPLF. Pour Asmara, l'ancien groupe dirigeant tigréen était l'ennemi historique, le résidu politique de la guerre entre l'Éthiopie et l'Érythrée, le sujet qui avait dominé Addis-Abeba pendant des années et conduit l'affrontement avec le régime érythréen. Pourtant, aujourd'hui, le schéma pourrait s'être inversé.
 
L'Érythrée craint l'Éthiopie d'Abiy Ahmed autant, sinon plus, qu'elle ne craignait l'ancien TPLF. La raison est simple : la mer Rouge. L'Éthiopie est un géant démographique sans accès direct à la mer. Depuis 1993, après l'indépendance érythréenne, Addis-Abeba dépend des ports d'autrui, surtout de Djibouti. Cette dépendance a un coût économique immense et une signification stratégique encore plus grande. Aucune puissance régionale de plus de cent millions d'habitants n'accepte facilement de rester enfermée dans l'arrière-pays.
 
Lorsque Abiy parle de la nécessité historique d'un accès à la mer, Asmara y entend une menace. Le port d'Assab, perdu par l'Éthiopie avec l'indépendance érythréenne, reste dans la mémoire stratégique éthiopienne comme une blessure ouverte. Même si Addis-Abeba nie tout projet de guerre contre l'Érythrée, la rhétorique du « droit à la mer » produit inévitablement l'alarme. Dans cette logique, un Tigré instable peut devenir pour Asmara un instrument de contenement. Il n'est pas nécessaire d'aimer le TPLF. Il suffit de le considérer utile pour empêcher l'Éthiopie de concentrer ses forces contre l'Érythrée.
 
La politique régionale est pleine de ces renversements. Les ennemis absolus deviennent des alliés tactiques lorsque surgit une menace jugée plus grande. Et aujourd'hui, pour l'Érythrée, la menace principale n'est plus nécessairement le TPLF. C'est une Éthiopie qui revendique un rôle maritime.

La mer Rouge comme enjeu géoéconomique

L’Éthiopie au bord d’un nouvel embrasement de la Corne de l'Afrique : Tigré, la mèche rallumée
Le cœur de la crise n'est pas seulement identitaire ou politique. Il est géoéconomique. Le Corne de l'Afrique est désormais l'une des charnières les plus importantes du système international : mer Rouge, Bab el-Mandeb, golfe d'Aden, routes vers Suez, bases militaires étrangères, ports, couloirs logistiques, trafics énergétiques, compétition entre puissances arabes, africaines, occidentales et asiatiques.
 
L'Éthiopie, privée d'accès à la mer, voit sa souveraineté économique limitée. Dépendre de Djibouti signifie dépendre de tarifs, d'infrastructures, de vulnérabilités extérieures et de choix politiques qui ne sont pas entièrement maîtrisés. C'est pourquoi Addis-Abeba cherche des alternatives : le Somaliland, le Soudan lorsque les conditions le permettent, le Kenya, l'Érythrée dans l'hypothèse la plus ambitieuse et la plus risquée. Mais chaque ouverture vers la mer modifie les équilibres régionaux.
 
Le mémorandum éthiopien avec le Somaliland avait déjà alarmé la Somalie, l'Égypte et d'autres acteurs régionaux. L'hypothèse d'une pression sur Assab inquiète l'Érythrée. Le rapport avec Djibouti reste indispensable mais coûteux. La Turquie, les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, l'Égypte et les puissances occidentales observent avec attention, car le contrôle des infrastructures dans le Corne de l'Afrique signifie influence sur les routes entre Méditerranée, océan Indien et Afrique orientale.
 
Dans ce cadre, le Tigré devient un arrière-pays stratégique. Ce n'est pas un territoire périphérique. C'est une région charnière entre l'Éthiopie, l'Érythrée et le Soudan. Celui qui contrôle ou déstabilise le Tigré conditionne la sécurité du nord éthiopien et donc la liberté de manœuvre d'Addis-Abeba vers la mer Rouge.
 

Amhara et Oromia : l'État fédéral s'use de l'intérieur

La crise tigréenne serait déjà grave à elle seule. Elle devient plus dangereuse encore parce qu'elle s'inscrit dans un État traversé par d'autres fractures. En Amhara, les milices Fano, autrefois alliées du gouvernement fédéral contre le Tigré, se sont rebellées lorsque Addis-Abeba a tenté de limiter leur autonomie armée. Le pacte de guerre s'est brisé. Les Amhara redoutent d'être sacrifiés dans un compromis avec le Tigré, surtout sur les zones contestées du Tigré occidental, occupées pendant le conflit et encore au centre de revendications opposées.
 
En Oromia, le conflit avec l'Armée de libération oromo continue d'user le gouvernement fédéral dans le cœur politique et démographique de l'Éthiopie. C'est une blessure encore plus sensible, car Abiy lui-même provient de l'univers oromo et avait promis de dépasser l'ancienne architecture ethnique du pouvoir. Au contraire, le pays semble prisonnier d'un fédéralisme qui ne parvient ni à garantir une véritable autonomie ni à produire une véritable unité.
 
Le résultat est un État formellement fort mais substantiellement surchargé. Trop de périphéries armées, trop de mémoires de violence, trop d'élites régionales méfiantes, trop de milices nées comme alliées et devenues menaces. L'Éthiopie ne risque pas nécessairement une dissolution immédiate, mais plutôt une lente militarisation permanente de la politique.

La dimension humanitaire : une paix sans reconstruction

Le Tigré est aussi une tragédie sociale. Des millions de personnes ont été déplacées, des communautés entières ont perdu leurs maisons, leurs terres, leurs réseaux familiaux, leurs écoles, leurs hôpitaux, leurs moyens de subsistance. La fin des grandes opérations militaires n'a pas coïncidé avec le retour à la normalité. De nombreuses zones restent marquées par la destruction, la faim, la pauvreté extrême et la défiance envers toute autorité.
 
Une paix sans reconstruction n'est qu'une trêve administrative. Si les salaires publics n'arrivent pas, si les déplacés ne rentrent pas, si les services ne redémarrent pas, si les territoires contestés restent hors contrôle, si les responsables des violences ne sont pas poursuivis, le ressentiment devient un capital politique pour les plus durs. La population n'a pas besoin de nouveaux discours sur la réconciliation. Elle a besoin de sécurité, de pain, d'écoles, d'hôpitaux, du retour des proches, de la restitution des terres, de certitude juridique.
 
Sans cela, tout discours sur la stabilisation reste vide. Et le TPLF, même affaibli, peut continuer à se présenter comme le défenseur de l'identité tigréenne face à un pouvoir fédéral perçu comme punitif ou indifférent.
 

Scénarios économiques : le coût de la guerre permanente

Sur le plan économique, l'Éthiopie ne peut pas se permettre un nouveau conflit septentrional. Le pays a besoin d'investissements, de crédit international, de stabilité monétaire, d'infrastructures, d'accès aux marchés et de soutien multilatéral. Mais aucun investisseur ne raisonne sereinement face à un État traversé par des guerres internes, des rivalités régionales et des menaces de conflit avec un voisin.
 
Une nouvelle guerre au Tigré aggraverait trois problèmes. D'abord, elle augmenterait le coût de la sécurité intérieure, retirant des ressources au développement, aux infrastructures et aux services. Ensuite, elle réduirait la crédibilité internationale d'Addis-Abeba au moment même où le gouvernement tente de se présenter comme un pôle économique africain. Enfin, elle rendrait encore plus urgente et plus agressive la recherche d'un débouché maritime, alimentant le cercle vicieux avec l'Érythrée et la Somalie.
 
La géoéconomie est ici implacable. L'Éthiopie veut devenir une puissance industrielle et logistique de l'Afrique orientale, mais elle ne contrôle pas son accès à la mer. Elle veut attirer des capitaux, mais elle reste traversée par des conflits ethniques et régionaux. Elle veut parler comme une puissance continentale, mais elle doit encore pacifier son propre territoire. Cette contradiction est la vraie limite du projet d'Abiy Ahmed.

Évaluation stratégique et militaire

Du point de vue militaire, une reprise de la guerre aurait des caractéristiques différentes de celles de 2020. À l'époque, le gouvernement fédéral avait pu compter sur une convergence large : armée éthiopienne, Érythrée, milices amhara, isolement diplomatique du TPLF, surprise initiale. Aujourd'hui, cette convergence n'existe plus sous la même forme. Les Amhara sont en tension avec Addis-Abeba. L'Érythrée se méfie d'Abiy. Le TPLF est divisé mais non anéanti. La communauté internationale regarderait avec davantage de suspicion une nouvelle aventure militaire.
 
L'armée fédérale peut frapper, mais occuper et pacifier est une autre affaire. Les drones peuvent détruire des bases, des convois et des commandements, mais ils ne résolvent pas la question politique. L'aviation peut affaiblir une milice, non gouverner une région traumatisée. La supériorité militaire peut produire des victoires tactiques et des défaites stratégiques.
 
Pour le Tigré, le choix armé serait également désastreux. La région n'a pas la profondeur économique nécessaire pour soutenir un nouveau long conflit. La population est épuisée. Les infrastructures sont fragiles. L'isolement peut devenir mortel. Mais les guerres n'éclatent pas toujours parce que quelqu'un les juge rationnelles. Elles éclatent souvent parce que les acteurs impliqués voient dans la capitulation politique un risque pire que la guerre.

La partie géopolitique de la Corne de l'Afrique

La Corne de l'Afrique n'est plus une périphérie. C'est un carrefour de la compétition mondiale. L'Égypte regarde l'Éthiopie à travers le prisme du barrage sur le Nil Bleu. Les Émirats arabes unis et la Turquie observent les ports, les bases, les couloirs commerciaux et l'influence militaire. L'Arabie saoudite considère la mer Rouge comme profondeur stratégique. Les États-Unis et l'Europe redoutent de nouvelles migrations, le terrorisme, l'instabilité maritime et l'influence de puissances rivales. La Chine raisonne en termes d'infrastructures, de commerce et de continuité logistique.
 
Dans cette partie, le Tigré est une pièce trop importante pour rester une question locale. Une crise dans cette région peut affaiblir Addis-Abeba, renforcer Asmara, influencer l'est soudanais, toucher le Nil, modifier les équilibres portuaires et relancer la compétition pour le contrôle des voies terrestres vers la mer Rouge.
 
C'est pourquoi parler simplement de « crise du Tigré » est réducteur. Nous sommes devant une crise de l'État éthiopien et, en même temps, devant une crise de l'ordre régional de la Corne de l'Afrique.

Le vrai risque : une guerre par erreur

Le danger principal n'est pas nécessairement une décision planifiée de revenir à la guerre totale. Le danger, c'est l'incident. Un poste de contrôle, un affrontement local, une arrestation politique, une attaque de drones, une provocation le long de la frontière érythréenne, un mouvement de troupes interprété comme préparation offensive. Dans un contexte de défiance absolue, chaque geste peut devenir un casus belli.
 
La diplomatie devrait travailler sur trois niveaux : recomposer la fracture interne tigréenne, garantir l'application concrète de l'accord de Pretoria, désamorcer la tension entre l'Éthiopie et l'Érythrée sur la mer Rouge. Mais la diplomatie exige du temps, de la confiance et des incitations. Aujourd'hui, les trois manquent.
 
Addis-Abeba veut l'autorité. Le TPLF veut des garanties. L'Érythrée veut la sécurité. Les Amhara veulent des territoires et une protection. Les Oromo veulent une représentation. Les acteurs extérieurs veulent l'accès, les ports, l'influence et une stabilité sélective. C'est une somme de demandes incompatibles dans un système politique fragile.

Conclusion : la trêve ne suffit plus

Le Tigré démontre qu'une guerre peut finir sans vraiment finir. Les armes peuvent se taire, mais les causes demeurent. Le pouvoir peut changer de forme, mais non de nature. Les dirigeants peuvent signer des accords, mais les sociétés blessées demandent bien davantage : justice, sécurité, dignité, retour, mémoire.
 
L'Éthiopie est aujourd'hui devant un choix décisif. Elle peut transformer Pretoria en véritable processus politique, en acceptant des compromis difficiles, la réintégration, la reconstruction et des garanties régionales. Ou bien elle peut considérer le défi du TPLF comme un problème à résoudre par la force. La première voie est lente, coûteuse, imparfaite. La seconde peut sembler plus rapide, mais elle risque d'incendier non seulement le Tigré, mais tout le nord éthiopien et peut-être le Corne de l'Afrique.
 
Le Tigré est une mèche parce que tous les acteurs ont de bonnes raisons de craindre les autres et de mauvaises raisons de leur faire confiance. C'est précisément ce mélange, plus encore que les armes, qui rend la crise explosive.

Sources


A propos de ...

Giuseppe Gagliano  a fondé en 2011 le réseau international Cestudec (Centre d'études stratégiques Carlo de Cristoforis). Ce réseau met l'accent sur la dimension de l'intelligence et de la géopolitique, en s'inspirant des réflexions de Christian Harbulot, (EGE).
Il collabore avec l'Université de Calabre dans le cadre du Master en Intelligence, et avec l'Iassp de Milan.
La responsabilité de la publication incombe exclusivement aux auteurs individuels.


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