Le Diagnostic : L'Illusion de la Souveraineté
Le débat sur la souveraineté numérique européenne est omniprésent, mais l'analyse du terrain révèle une vérité brutale. Yann Lechelle, entrepreneur engagé, estime que cette souveraineté, souvent « fantasmée » \ , est en réalité « proche de zéro » . La dépendance de l'Europe est structurelle : la quantité d’achats en technologies endogènes ne représente qu'un pour cent des besoins en France, ce qui signifie que 99 % de notre numérique est importé . Cette dynamique nous enfonce davantage chaque année \ , car le numérique européen est construit sur des couches que l’Europe ne possède pas .
Cette vulnérabilité s'observe notamment au niveau du « sol numérique » . La majorité des systèmes d’information repose sur des couches sous-jacentes — frameworks, API, services de sécurité, bases de données, cloud IaaS ou PaaS — qui proviennent « massivement de fournisseurs américains : AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, mais aussi GitHub, Datadog ou Okta » . En effet, 80 % du cloud européen est opéré par seulement trois géants américains .
Le risque n'est pas seulement technique, il est aussi juridique. Même lorsque les données sont stockées en Europe, le Cloud Act américain permet au gouvernement de Washington d’exiger l’accès à toute donnée gérée par une entreprise américaine \ , car l'Europe ne possède pas le cadre juridique de son numérique . Cette dépendance est un « angle mort stratégique » \ qui expose les entreprises à des risques systémiques tels que l'espionnage, le verrouillage des systèmes, ou le chantage économique . Pour l'Ouvertarisme, la vraie souveraineté ne réside pas dans l'adresse IP des serveurs, mais dans la capacité à choisir, modifier, auditer et sécuriser l'architecture numérique .
Cette vulnérabilité s'observe notamment au niveau du « sol numérique » . La majorité des systèmes d’information repose sur des couches sous-jacentes — frameworks, API, services de sécurité, bases de données, cloud IaaS ou PaaS — qui proviennent « massivement de fournisseurs américains : AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, mais aussi GitHub, Datadog ou Okta » . En effet, 80 % du cloud européen est opéré par seulement trois géants américains .
Le risque n'est pas seulement technique, il est aussi juridique. Même lorsque les données sont stockées en Europe, le Cloud Act américain permet au gouvernement de Washington d’exiger l’accès à toute donnée gérée par une entreprise américaine \ , car l'Europe ne possède pas le cadre juridique de son numérique . Cette dépendance est un « angle mort stratégique » \ qui expose les entreprises à des risques systémiques tels que l'espionnage, le verrouillage des systèmes, ou le chantage économique . Pour l'Ouvertarisme, la vraie souveraineté ne réside pas dans l'adresse IP des serveurs, mais dans la capacité à choisir, modifier, auditer et sécuriser l'architecture numérique .
Le Concept : L'Ouverture comme Force Stratégique
Face à ce constat de dépendance, l'Ouvertarisme propose une stratégie industrielle et politique \ fondée sur l'ouverture délibérée des standards, des logiciels, des données, des matériels et des gouvernances .
L'objectif de cette approche est clair : « renforcer souveraineté, résilience et innovation » . À rebours des logiques de captation et d'enfermement imposées par les acteurs dominants, l'Ouvertarisme défend une vision où l'ouverture n'est « pas une faiblesse, c'est une force stratégique » . Pour les pays et entreprises challengers, c'est l'« arme des challengers » et la condition d'un numérique éclairé .
L'idée est d'utiliser l'ouverture de manière « intelligemment, tactiquement, stratégiquement » \ pour contrer la posture oligopolistique ou monopolistique en créant des communs numériques . L'Ouvertarisme trace ainsi les contours d'un « capitalisme ouvert » où l'excellence européenne se conjugue avec l'intérêt général .
L'objectif de cette approche est clair : « renforcer souveraineté, résilience et innovation » . À rebours des logiques de captation et d'enfermement imposées par les acteurs dominants, l'Ouvertarisme défend une vision où l'ouverture n'est « pas une faiblesse, c'est une force stratégique » . Pour les pays et entreprises challengers, c'est l'« arme des challengers » et la condition d'un numérique éclairé .
L'idée est d'utiliser l'ouverture de manière « intelligemment, tactiquement, stratégiquement » \ pour contrer la posture oligopolistique ou monopolistique en créant des communs numériques . L'Ouvertarisme trace ainsi les contours d'un « capitalisme ouvert » où l'excellence européenne se conjugue avec l'intérêt général .
Les Outils : L'Action Concrète pour la Résilience
La mise en œuvre de l'Ouvertarisme exige de transformer l'ouverture en une « politique industrielle de résilience » . Cela passe par des outils de mesure et des initiatives concrètes :
- L'Indice de Résilience Numérique (IRN) : Il s'agit de l'« instrument de mesure » de l'Ouvertarisme . L'IRN a pour objet de « donner aux dirigeants un tableau de bord de leur exposition technologique, identifier les dépendances critiques et piloter des scénarios d’atténuation » . L'objectif visé est la résilience stratégique .
- L'EuroStack : Il est l'« infrastructure » \ concrète de cette politique. L'EuroStack est un « écosystème d’acteurs européens et open source (cloud, sécurité, données, IA) » qui doit être fédéré . Sa principale faiblesse actuelle est qu'il est « trop fragmenté face à des offres américaines intégrées » .
- L'Open Source comme Fondement : L'approche s'appuie sur le succès de l'open science. L'exemple de Probabl (une spin-off de l'Inria) \ illustre cette stratégie. Cette entreprise opère Scikit-learn \ , la bibliothèque open source de machine learning la plus populaire au monde \ , qui a été téléchargée 2,5 milliards de fois . Ce succès, développé par la France, démontre que l'open source crée les conditions de l'émergence d'une industrie sans concurrence directe .

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