Dans votre expérience, qu’apportent selon vous les femmes à la réflexion stratégique et aux dynamiques d’intelligence économique ?
Dans mon expérience, et en me gardant de tout essentialisme, j'ai pu constater que les femmes apportent une résilience et une agilité indispensables à l’hyper-compétition économique. Et dans ma trilogie intitulée Les sentiers de la guerre économique, je relate les parcours de certaines d’entre elles. Je pense notamment à Sophie, cette cheffe d'une PME industrielle qui, tel le roseau de La Fontaine, a su plier sans rompre face à une interminable attaque judiciaire en misant sur une communication de crise innovante et transparente. Ces femmes apportent également un pragmatisme forgé sur le terrain, à l'image de la Préfète Béatrice Lagarde qui, avec les «pieds dans la glaise », a su impulser une véritable dynamique d'intelligence économique territoriale dans le Poitou-Charentes avec une franchise peu commune.
Pour moi, les femmes insufflent aussi une nouvelle approche de la stratégie, n'hésitant pas à allier coopétition et pugnacité, comme l'a magistralement démontré Elysabeth Bénali-Léonard pour sauver la filière française du paratonnerre face à une déstabilisation normative étrangère. Enfin, elles osent l'engagement total, quitte à bousculer les conventions avec cœur et sincérité. En somme, elles apportent cette étincelle de lucidité et cette vision décentrée, essentielles pour sortir de nos aveuglements stratégiques.
Par ailleurs, je rappellerai leur rôle clé pour le développement de l’intelligence économique en France : sans Edith Cresson, il n’est pas sûr que le rapport Martre fondateur aurait vu le jour ; sans Marie-Noëlle Lienneman, le Sénat n’aurait pas lancé une mission d’information sur l’intelligence économique. Alice Guilhon, à la tête de Skema, a porté le concept dans le monde des écoles de commerce. Idem pour Catherine Sarlandie de La Robertie et Stéphanie Dameron en sciences de gestion. Nathalie Fabry, Lucile Desmoulins, Audrey Knauf, Maud Pelissier ou Véronique Mesguich ont fait avancer le sujet dans les sciences de l’information et de la communication.
Parmi les premiers travaux sur l’IE appliquée aux PME, on trouve deux chercheuses : Maryse Salles et Sophie Larivet. Sans Evelyne Lande, alors directrice de l’IAE de Poitiers, notre master n’aurait pas connu un tel développement notamment dans la formation à distance. Même chose pour Claire Bourgeois qui a développé l’IE au sein de l’Ileri. Ou Nicole d’Almeida au Celsa. Et bien évidemment, je n’oublie pas Claude Revel qui a beaucoup œuvré pour l’IE et dont j’ai pu constater de près le dynamisme lorsqu’elle était Déléguée Interministérielle à l’Intelligence Économique. Enfin, rappelons qu’une certaine Jacqueline Sala a osé créer dès 1996 le premier magazine sur l’intelligence économique. Pardon de ne pas toutes les citer.
Pour moi, les femmes insufflent aussi une nouvelle approche de la stratégie, n'hésitant pas à allier coopétition et pugnacité, comme l'a magistralement démontré Elysabeth Bénali-Léonard pour sauver la filière française du paratonnerre face à une déstabilisation normative étrangère. Enfin, elles osent l'engagement total, quitte à bousculer les conventions avec cœur et sincérité. En somme, elles apportent cette étincelle de lucidité et cette vision décentrée, essentielles pour sortir de nos aveuglements stratégiques.
Par ailleurs, je rappellerai leur rôle clé pour le développement de l’intelligence économique en France : sans Edith Cresson, il n’est pas sûr que le rapport Martre fondateur aurait vu le jour ; sans Marie-Noëlle Lienneman, le Sénat n’aurait pas lancé une mission d’information sur l’intelligence économique. Alice Guilhon, à la tête de Skema, a porté le concept dans le monde des écoles de commerce. Idem pour Catherine Sarlandie de La Robertie et Stéphanie Dameron en sciences de gestion. Nathalie Fabry, Lucile Desmoulins, Audrey Knauf, Maud Pelissier ou Véronique Mesguich ont fait avancer le sujet dans les sciences de l’information et de la communication.
Parmi les premiers travaux sur l’IE appliquée aux PME, on trouve deux chercheuses : Maryse Salles et Sophie Larivet. Sans Evelyne Lande, alors directrice de l’IAE de Poitiers, notre master n’aurait pas connu un tel développement notamment dans la formation à distance. Même chose pour Claire Bourgeois qui a développé l’IE au sein de l’Ileri. Ou Nicole d’Almeida au Celsa. Et bien évidemment, je n’oublie pas Claude Revel qui a beaucoup œuvré pour l’IE et dont j’ai pu constater de près le dynamisme lorsqu’elle était Déléguée Interministérielle à l’Intelligence Économique. Enfin, rappelons qu’une certaine Jacqueline Sala a osé créer dès 1996 le premier magazine sur l’intelligence économique. Pardon de ne pas toutes les citer.
En tant qu’enseignant à l’IAE de Poitiers, comment percevez-vous l’évolution de la présence féminine dans les formations en intelligence économique au cours des dernières années ?
Cette question mériterait des statistiques précises. Néanmoins, à l'IAE de Poitiers, nous tendons clairement à la parité. Au niveau des étudiantes mais également pour ce qui est des intervenantes professionnelles et des académiques. Ainsi, la direction du Master est-elle assurée par Anne Krupicka et Christian Marcon. La tendance de fond est là : l'intelligence économique se féminise.
Dirigeant chaque année de nombreux mémoires de Master, je ne cesse d'être étonné par l'inventivité, la rigueur et la prise de risque de nos jeunes professionnelles. Le prix du meilleur mémoire revient souvent à des femmes. Je pense notamment à Laura Tallet, une brillante juriste qui a réalisé chez nous, en formation continue, un mémoire d'une grande acuité comparant les affaires Alstom et Privinvest au prisme du droit et de la fameuse boucle OODA. Son travail de haute volée (dont la présentation est d'ailleurs visible sur la chaîne YouTube de l'IAE de Poitiers) illustre parfaitement la manière dont les femmes s'emparent désormais de l'arsenal stratégique avec brio. Nous la comptons d’ailleurs désormais dans nos intervenantes.
Plus globalement, que ce soit dans nos amphithéâtres ou lors d'événements majeurs de la profession, je constate avec enthousiasme qu'une nouvelle génération prend naturellement sa place dans cet univers jusque-là très masculin. La relève est là, et ces étudiantes devenues d'incontournables expertes s'imposent par la force de leurs analyses. Dans le même temps, la société française avance sur les questions de parité et elles en profitent. Je remarque également que nombre de nos étudiantes s’engagent dans les réserves militaires et visent des carrières dans les services de l’État.
Les hommes y sont encore plus que majoritaires mais la DGSI, par exemple, est dirigée par une femme. Plusieurs livres parus récemment sur la profession de détective privé ont été écrit par des femmes. Idem pour le renseignement d’affaires avec dernièrement « Dans l’ombre de la décision » écrit par Maï-Linh Camus. Et il y a toutes celles qui œuvrent dans la sécurité économique et qui préfèrent rester discrètes…
Dirigeant chaque année de nombreux mémoires de Master, je ne cesse d'être étonné par l'inventivité, la rigueur et la prise de risque de nos jeunes professionnelles. Le prix du meilleur mémoire revient souvent à des femmes. Je pense notamment à Laura Tallet, une brillante juriste qui a réalisé chez nous, en formation continue, un mémoire d'une grande acuité comparant les affaires Alstom et Privinvest au prisme du droit et de la fameuse boucle OODA. Son travail de haute volée (dont la présentation est d'ailleurs visible sur la chaîne YouTube de l'IAE de Poitiers) illustre parfaitement la manière dont les femmes s'emparent désormais de l'arsenal stratégique avec brio. Nous la comptons d’ailleurs désormais dans nos intervenantes.
Plus globalement, que ce soit dans nos amphithéâtres ou lors d'événements majeurs de la profession, je constate avec enthousiasme qu'une nouvelle génération prend naturellement sa place dans cet univers jusque-là très masculin. La relève est là, et ces étudiantes devenues d'incontournables expertes s'imposent par la force de leurs analyses. Dans le même temps, la société française avance sur les questions de parité et elles en profitent. Je remarque également que nombre de nos étudiantes s’engagent dans les réserves militaires et visent des carrières dans les services de l’État.
Les hommes y sont encore plus que majoritaires mais la DGSI, par exemple, est dirigée par une femme. Plusieurs livres parus récemment sur la profession de détective privé ont été écrit par des femmes. Idem pour le renseignement d’affaires avec dernièrement « Dans l’ombre de la décision » écrit par Maï-Linh Camus. Et il y a toutes celles qui œuvrent dans la sécurité économique et qui préfèrent rester discrètes…
Quels sont les principaux freins — visibles ou invisibles — qui limitent encore l’accès des femmes aux postes stratégiques en intelligence économique ?
Si les temps changent, de puissants freins demeurent, souvent ancrés dans un héritage culturel coriace. Historiquement, le monde de la stratégie, de la décision, du renseignement et de la sécurité s'est bâti autour de l'entre-soi et de réseaux masculins fermés.
Au niveau politique, Édith Cresson en a fait la cruelle expérience : sa simple nomination comme ministre de l'Agriculture fut vécue comme une « provocation » dans un milieu très traditionnel. Plus tard, à Matignon, elle se heurtera au manque de relais dans des réseaux de presse tissés de longue date par d'autres, finissant victime d'une violente guerre de l'information ponctuée de coups bas. De même, au niveau de la haute administration, je relate l'accueil invraisemblable réservé à Béatrice Lagarde, alors fraîchement nommée sous-préfète. Lors d'une réception officielle, les notables locaux ont tout bonnement fait mine de ne pas la voir et de ne pas la saluer.
Ce mépris, ce conservatisme d'une caste qui peine à céder la place, a longtemps constitué une barrière invisible mais redoutable. Et lorsqu'une femme s'impose par ses résultats et son autorité, elle peut devenir rapidement la cible de campagnes de déstabilisation. Certes, quelques digues ont pu céder ici et là. Mais l'arrogance d'un univers pensé par et pour des hommes tarde à se dissiper totalement. De ce point de vue, nous sommes encore en retard sur les pays anglo-saxons ou ceux du nord de l’Europe.
Au niveau politique, Édith Cresson en a fait la cruelle expérience : sa simple nomination comme ministre de l'Agriculture fut vécue comme une « provocation » dans un milieu très traditionnel. Plus tard, à Matignon, elle se heurtera au manque de relais dans des réseaux de presse tissés de longue date par d'autres, finissant victime d'une violente guerre de l'information ponctuée de coups bas. De même, au niveau de la haute administration, je relate l'accueil invraisemblable réservé à Béatrice Lagarde, alors fraîchement nommée sous-préfète. Lors d'une réception officielle, les notables locaux ont tout bonnement fait mine de ne pas la voir et de ne pas la saluer.
Ce mépris, ce conservatisme d'une caste qui peine à céder la place, a longtemps constitué une barrière invisible mais redoutable. Et lorsqu'une femme s'impose par ses résultats et son autorité, elle peut devenir rapidement la cible de campagnes de déstabilisation. Certes, quelques digues ont pu céder ici et là. Mais l'arrogance d'un univers pensé par et pour des hommes tarde à se dissiper totalement. De ce point de vue, nous sommes encore en retard sur les pays anglo-saxons ou ceux du nord de l’Europe.
Vous côtoyez depuis longtemps les acteurs publics et privés de l’IEAvez-vous constaté des évolutions dans la manière dont les femmes exercent ou sont perçues dans ces environnements ? Peut-être un ou deux exemples…
Absolument. La bascule est en train de s'opérer et c'est une excellente nouvelle. Lors d'un récent séminaire consacré à la souveraineté à Saint-Malo, avec mon complice Arnaud de Morgny, nous avons été frappés de constater que les femmes étaient nettement plus nombreuses à la tribune, livrant des interventions d'une remarquable acuité.
C'est l'avènement d'une nouvelle génération qui prend naturellement sa place dans ce qui fut longtemps un pré carré masculin. Je suis par exemple admiratif de chercheuses comme Anaïs Voy-Gillis, qui porte avec fougue le combat devant la représentation nationale, ou d'Ophélie Coelho, qui décrypte avec maestria la géopolitique du numérique et l'impérialisme. Aurélie Poquet, chercheuse associée au CR 451, est une analyste de haute volée sur la guerre de l’information. Au Synfie, je citerai Anne-Solène Spido (secrétaire générale adjointe) et Elysabeth Bénali-Léonard (vice-présidente).
Les sessions de l’IHEDN et de l’IHEMI, où j’interviens fréquemment, comptent de plus en plus de femmes et tendent clairement à la parité. Et dans les conférences que je fais régulièrement, j’ai pu remarquer que beaucoup de femmes montraient un intérêt pour les échiquiers invisibles de la guerre économique. Seraient-elles plus réceptives à l’influence et aux stratégies indirectes dans une logique du faible au fort ? C’est une piste qui me semble intéressante à creuser…
C'est l'avènement d'une nouvelle génération qui prend naturellement sa place dans ce qui fut longtemps un pré carré masculin. Je suis par exemple admiratif de chercheuses comme Anaïs Voy-Gillis, qui porte avec fougue le combat devant la représentation nationale, ou d'Ophélie Coelho, qui décrypte avec maestria la géopolitique du numérique et l'impérialisme. Aurélie Poquet, chercheuse associée au CR 451, est une analyste de haute volée sur la guerre de l’information. Au Synfie, je citerai Anne-Solène Spido (secrétaire générale adjointe) et Elysabeth Bénali-Léonard (vice-présidente).
Les sessions de l’IHEDN et de l’IHEMI, où j’interviens fréquemment, comptent de plus en plus de femmes et tendent clairement à la parité. Et dans les conférences que je fais régulièrement, j’ai pu remarquer que beaucoup de femmes montraient un intérêt pour les échiquiers invisibles de la guerre économique. Seraient-elles plus réceptives à l’influence et aux stratégies indirectes dans une logique du faible au fort ? C’est une piste qui me semble intéressante à creuser…
Quels leviers concrets les institutions de formation, les entreprises et les réseaux professionnels pourraient-ils activer pour favoriser une meilleure représentativité féminine dans l’IE ?
Bien que la solution miracle n'existe pas, nous disposons de leviers évidents, à condition de sortir de nos dogmatismes.
Dans nos institutions de formation, nous devons privilégier ce que Patrick Fauconnier appelle le modèle de la « pépinière » (centré sur le savoir-faire, le pragmatisme et le travail en équipe) plutôt que celui de notre « raffinerie » élitiste française fondée sur la compétition et la seule sélection. En promouvant cette culture de la diversité, nous offrirons un terreau bien plus favorable à l'éclosion de tous les talents.
Les entreprises, de leur côté, doivent abandonner les réflexes de l'entre-soi pour s'ouvrir à une intelligence véritablement collective et nommer aux postes clés celles qui osent sortir du « tunnel cognitif ». J’ai personnellement vécu ce type de situation quand j’étais consultant pour un grand groupe français. Notre mission était dirigée par une femme dynamique et directe dans un environnement quasi-exclusivement masculin où l’implicite et les non-dits étaient la règle.
Enfin, les réseaux professionnels doivent jouer à plein leur « effet de levier réticulaire ». Il est impératif de mettre en lumière ces femmes expertes, de les inviter dans les jurys, les colloques et les instances dirigeantes, non pas par contrainte statistique, mais parce que le croisement de nos expériences est notre meilleure arme face à l'adversité. De ce point de vue, inspirons-nous de certaines expériences étrangères comme Women in Security and Privacy (wisporg.com).
Dans nos institutions de formation, nous devons privilégier ce que Patrick Fauconnier appelle le modèle de la « pépinière » (centré sur le savoir-faire, le pragmatisme et le travail en équipe) plutôt que celui de notre « raffinerie » élitiste française fondée sur la compétition et la seule sélection. En promouvant cette culture de la diversité, nous offrirons un terreau bien plus favorable à l'éclosion de tous les talents.
Les entreprises, de leur côté, doivent abandonner les réflexes de l'entre-soi pour s'ouvrir à une intelligence véritablement collective et nommer aux postes clés celles qui osent sortir du « tunnel cognitif ». J’ai personnellement vécu ce type de situation quand j’étais consultant pour un grand groupe français. Notre mission était dirigée par une femme dynamique et directe dans un environnement quasi-exclusivement masculin où l’implicite et les non-dits étaient la règle.
Enfin, les réseaux professionnels doivent jouer à plein leur « effet de levier réticulaire ». Il est impératif de mettre en lumière ces femmes expertes, de les inviter dans les jurys, les colloques et les instances dirigeantes, non pas par contrainte statistique, mais parce que le croisement de nos expériences est notre meilleure arme face à l'adversité. De ce point de vue, inspirons-nous de certaines expériences étrangères comme Women in Security and Privacy (wisporg.com).
Enfin, si vous deviez adresser un message aux jeunes femmes qui hésitent encore à se lancer dans l’intelligence économique, quel serait-il ?
Mon message tiendrait en quelques mots : nous avons cruellement besoin de vous sur les sentiers de la guerre économique ! Ne vous laissez pas intimider par les vieux schémas, les pesanteurs culturelles ou l'arrogance d'un monde parfois trop figé dans ses certitudes. L'intelligence économique, c'est l'art de la stratégie indirecte, la ruse face à la force brute, l'analyse froide, la résilience, et la protection active de notre souveraineté économique et de nos fleurons industriels.
Vos talents analytiques, votre pragmatisme et votre agilité sont des atouts redoutables. Inspirez-vous de ces combattantes qui ont su renverser les rapports de forces et s'imposer face à des adversaires puissants. Armez-vous de méthodes, cultivez cet « esprit commando » qui allie le courage, l'humilité, le sens de l'adaptation et l'unité. Soyez des esprits libres et indisciplinés face à la pensée unique et aux conformismes ! Le combat est rude, mais il est vital et passionnant.
Alors, pour conclure, je n'aurais pas de meilleure exhortation que ces magnifiques vers de René Char, que j'ai associé dans un de mes ouvrages à l'action de la Préfète Béatrice Lagarde : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »
Vos talents analytiques, votre pragmatisme et votre agilité sont des atouts redoutables. Inspirez-vous de ces combattantes qui ont su renverser les rapports de forces et s'imposer face à des adversaires puissants. Armez-vous de méthodes, cultivez cet « esprit commando » qui allie le courage, l'humilité, le sens de l'adaptation et l'unité. Soyez des esprits libres et indisciplinés face à la pensée unique et aux conformismes ! Le combat est rude, mais il est vital et passionnant.
Alors, pour conclure, je n'aurais pas de meilleure exhortation que ces magnifiques vers de René Char, que j'ai associé dans un de mes ouvrages à l'action de la Préfète Béatrice Lagarde : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »
Nicolas Moinet, merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Jacqueline Sala
A propos de ...
Professeur des universités en Sciences de l’Information et de la Communication à l’IAE de Poitiers, Nicolas Moinet dirige le parcours formation à distance du Master 2 Intelligence économique. Praticien-chercheur en intelligence économique depuis 1993, il a un Doctorat sur les dispositifs intelligents et les stratégies d’innovation. Chercheur au CEREGE et chercheur associé au CR 451, il est l’auteur d’une centaine d’articles et d’une vingtaine d’ouvrages sur l’intelligence économique, le renseignement, la sécurité économique et l’influence.
Il intervient régulièrement auprès d’institutions et d’entreprises. Il a été auditeur de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice (INHESJ devenu IHEMI) et de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale. Il est l'un des fondateurs de l’École de Pensée sur la Guerre Économique.
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