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Le mythe de la source officielle - Point de vue à débattre !...


Armelle Thomas


Quand les sources d'information explosent, que l'infobésité gagne du terrain, le réflexe de survie des professionnels de l'information va souvent être de se tourner en dernier ressort vers les sources officielles. Mais l'une des qualités essentielles du veilleur n'est-elle pas justement l'impertinence, qui va l'entraîner vers des points du vue différents



Auteur : Armelle Thomas

Auteur : Armelle Thomas
Auteur : Armelle Thomas
 Parmi les professionnels de l'information, la grande majorité souscrit au mythe de la source officielle.
Certes, il est de bon ton de manifester beaucoup d'intérêt pour les "sources d'information parallèles", mais au moment d'agir, c'est à dire d'exploiter l'information, demandons-nous en toute honnêteté qui l'emportera ?

A l'heure de l'explosion des blogs, sites collaboratifs et autres réseaux sociaux, il convient bien entendu d'être plus vigilant que jamais sur cette question cruciale de la fiabilité des informations, et donc, de leur origine : tout internaute, comme jamais auparavant, peut produire des articles, lancer une rumeur, donner son opinion, etc. Soumis au devoir de neutralité et submergés comme tout un chacun par cette marée de données, les documentalistes, voire les veilleurs (rappelons qu'il s'agit souvent des mêmes personnes) vont adopter un réflexe "de survie", c'est à dire s'en remettre très majoritairement aux sources officielles et reconnues, et donc, par là même, de leur point de vue, plus fiables que d'autres !

Pour autant, cette notion de fiabilité se révèle toute relative. Il ne faut pas se fier systématiquement aux apparences : certains sites personnels ou blogs, considérés a priori comme peu fiables, sont à même de contenir de l’information précieuse; a contrario certains sites officiels ou réputés dignes de foi peuvent diffuser – de façon involontaire – une information incomplète ou obsolète; ils sont parfois tout simplement les canaux de diffusion d’un point de vue dit « officiel »...

 Alors, pour réussir sa mission, le veilleur ne doit-il pas finalement allier rigueur et fantaisie, méthodes et intuition, conformisme et impertinence ; et n'est-ce pas ça, même si on en parle beaucoup moins, qui va finalement le plus le différencier du documentaliste ?

 Armelle Thomas Consultante Inforizon













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