Communication & Influence

Marketing & Medias. 19 janvier. Une semaine sous tension : quand le doute devient fil rouge

Par Catherine Cervoni


Jacqueline Sala
Vendredi 23 Janvier 2026


La semaine a été traversée par une même interrogation, déclinée sous toutes ses formes : peut-on encore faire confiance ? Confiance dans la rentabilité de l’IA, dans les médias, dans la technologie, dans les réseaux sociaux ou même dans ceux qui ne pensent pas comme nous. À mesure que les usages évoluent, les certitudes se fissurent et les modèles vacillent.




L’IA face à l’épreuve du réel

Après l’enthousiasme initial, l’heure est venue de mesurer ce que l’intelligence artificielle rapporte réellement.

Les promesses étaient immenses, mais la rentabilité tarde à se matérialiser. Est-ce un mirage financier ou simplement une difficulté à quantifier un retour sur investissement encore diffus ? Difficile de trancher, d’autant que l’IA s’impose désormais comme un pilier du marketing, notamment dans le secteur du voyage où elle influence déjà les comportements d’achat.
Une certitude s’impose pourtant : à l’ère où être cité par les IA conditionne la visibilité d’une marque, ignorer ces outils revient à s’effacer du paysage. L’enjeu n’est plus seulement technologique, il devient stratégique.

 

Médias : l’économie vacille, la confiance aussi

Le secteur médiatique traverse une zone de turbulences où les sources de revenus s’érodent les unes après les autres.

Publicité en recul, abonnements sous pression, financement public incertain : le modèle se fragilise. L’IA, loin d’être un simple outil, accentue encore cette vulnérabilité en redistribuant l’attention vers les créateurs de contenus, désormais concurrents directs des rédactions traditionnelles. La défiance du public, elle, ne faiblit pas. Les médias portent une part de responsabilité, mais ils concentrent aussi des frustrations plus larges, révélatrices d’un rapport abîmé à l’information.

Tech et comportements : entre fuite en avant et retour aux sources

Dans un climat où la confiance envers autrui s’effrite, certains se tournent vers la technologie comme refuge.

Les innovations flirtent parfois avec la science-fiction : utiliser son activité cérébrale comme mot de passe, adopter un xénobot ou accepter que la publicité s’invite sur son frigo ou son pare-brise.
D’autres, au contraire, choisissent la rupture. Ils abandonnent smartphones et réseaux sociaux pour revenir à des téléphones basiques, revendiquant une forme de sobriété numérique.
Cette tension entre hyperconnexion et déconnexion nourrit un débat croissant sur la nécessité de réguler des plateformes devenues omniprésentes dans la vie quotidienne.

Réseaux sociaux : entre usage massif et tentation d’interdiction

Les réseaux sociaux restent un passage obligé pour une majorité de chercheurs d’emploi, même si seuls une minorité y trouvent de réelles opportunités professionnelles.

Les jeunes, eux, y cherchent tout autre chose que du travail, mais la question d’une interdiction pour les moins de 15 ans s’invite désormais dans le débat public. Les études se multiplient, sans consensus. Pendant ce temps, certaines plateformes jouent la surenchère : X promet un million de dollars à l’auteur de l’article le plus lu du mois, une manière de rappeler que l’économie de l’attention n’a pas dit son dernier mot.

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A propos de l'auteur

Catherine Cervoni RP - Communication - Relations presse, médias, RP 2.0 - Social media - Content marketing
Catherine Cervoni est spécialisée en communication d’influence et de visibilité.

Ses domaines d’expertise couvrent les relations presse, le content marketing et le social media.

Après de nombreuses années chez l’annonceur en tant que responsable marketing, communication et relation presse, elle crée sa propre structure en 2010.

Ses domaines de prédilection sont en B2B, l’IT, les nouvelles technologies (IA, blockchain, IoT), le marketing et et l’e-commerce et en B2C, le tourisme.