Communication & Influence

Marketing & Medias. "La semaine du fake" par Catherine Cervoni


Jacqueline Sala
Vendredi 20 Mars 2026


Influenceurs virtuels, désinformation qui coûte cher à des Français démunis, faux médecins sur les réseaux sociaux … cette semaine est celle du fake. C’est aussi celle de la boulimie informationnelle résultant d’une actualité anxieuse. Stress aggravé par des algorithmes dont le seul but est de vous garder captif sur leur plateforme en vous montrant toujours plus de sensationnel.



Marketing & Medias. "La semaine du fake" par Catherine Cervoni

Marketing - Place aux jeunes mais attention aux avatars

Place aux jeunes ! la Gen Z commence à occuper des postes à responsabilités dans le marketing B2B.

Adieu au marketing à « la papa » avec des contenus accessibles via un formulaire, bonjour l’écoute sociale. Pour influencer les futurs acheteurs, elle mise sur la visibilité sociale et de la preuve sociale immédiate. On n’a pas fini de surfer… surtout que la plateforme Yext révèle que c’est la fin du « one-step search » : terminé de faire confiance à la première recherche en ligne, dorénavant, 9 consommateurs sur 10 consultent plusieurs sources avant de prendre leur décision que ce soit Google, des réseaux sociaux, des avis clients, les sites de marques…

Mais attention à qui vous prêtez l’oreille : le nombre d’influenceurs virtuels explose sur les réseaux sociaux et ils vous vendent n’importe quoi. Un avatar d’une femme amish sur Instagram a séduit 300 000 abonnés en dénonçant les aliments ultra-transformés afin de faire la promotion … d’une poudre détox à 46 euros !

Médias/RP – Boulimie informationnelle et algorithmique

Si la guerre au Moyen-Orient a provoqué chez vous une boulimie informationnelle comme chez des millions d’internautes, vous souffrez peut-être de « stress médiatique ». Le responsable se trouve dans une petite structure cérébrale qui traite la peur. Il envoie des signaux de stress, résultat, on reste aux aguets en pensant que surveiller l’actualité va nous protéger d’un danger réel.

Les réseaux sociaux ne facilitent pas la désintox. Étant donné que les algorithmes favorisent les contenus émotionnels et sensationnels, plus vous passez de temps à regarder des actualités relatives aux conflits armés et plus votre fil sera envahi de contenus identiques ou similaires.

L’information… cette autre guerre. Et ça ne va pas s’arranger : pour 69 % des 16-18 ans, les réseaux sociaux sont leur premier canal d’exposition à l’information. Mais ils ne sont pas naïfs et 60 % d’entre eux déclarent vérifier les contenus qu’ils consultent. Malheureusement 53 % d’entre eux déclarent que les fake-news réduisent leur envie de s’informer. Il est peut-être temps de revenir aux bons vieux journaux…

Tendances/IA – Les fake news nous font les poches

Il est encore question de fake news avec deux études intéressantes.

La première réalisée par l’Ifop pour Cision révèle à quel point les Français ne savent pas détecter les fake news ni comprendre leur mécanisme. 2000 d’entre eux ont réalisé un quizz et 89 % des répondants n’ont pas eu la moyenne. Au niveau national, elle est de 5,4 sur 20 et c’est la Gen Z qui obtient la moins mauvaise note : 6,7 sur 20.
Malheureusement plus on vieillit et plus elle empire. Le niveau d’étude a un impact et les titulaires d’un 2ème ou 3ème cycle universitaire décrochent un 7,6 sur 20. L’enseignement général est que nous sommes tous démunis face aux fake-news. Et c’est grave, car une étude de Sopra Steria a calculé que la désinformation aurait coûté 417 milliards de dollars en 2024, dont 393 milliards de dollars d’impacts financiers directs. Les faux avis en ligne seraient responsables de 227 milliards de dépenses de consommation…

Autre danger : la paresse, près d’un Français sur deux ne prend pas le temps de réfléchir et s’adresse à l’IA pour le conseiller sur l’orientation politique à prendre. Le phénomène prend une ampleur telle, qu’aux États-Unis les acheteurs médias spécialisés dans les campagnes électorales estiment que d’ici 2032 plus de 50 % de leur budget seront destinés aux agents IA personnels.
Fini le candidat qui sait vous convaincre, il devra désormais savoir prompter ! Est-ce politiquement correct ?

Réseaux sociaux – Fake News toujours, c’est grave docteur ?

Encore un rapport sur le phénomène émanant cette fois de l’organisation Science Feedback. Le réseau social de la désinformation par excellence est sans surprise TikTok qui affiche 25 % de contenus trompeurs. Parmi ceux-ci 24 % sont produits par des IA. Les fausses vidéos mettant en scène des avatars se faisant passer pour des professionnels de santé se multiplient. Pourtant, sur YouTube 81 % des chaînes diffusant des fake-news sont toujours monétisées…

Mais ne boudons pas une petite lueur d’espoir : la création d’un réseau social européen avec fact-checking en temps réel intégré : eYou. Concrètement, si une publication vous semble douteuse il suffira de cliquer dessus pour que la eYou la vérifie instantanément sans que vous ayez à quitter votre fil d’actualité.
https://www.clubic.com/actualite-604954-deux-francais-fondent-un-reseau-social-qui-promet-de-verifier-les-informations-publiees-en-temps-reel.html

Pour aller plus loin


A propos de ...

 

Catherine Cervoni RP - Communication - Relations presse, médias, RP 2.0 - Social media - Content marketing
Catherine Cervoni est spécialisée en communication d’influence et de visibilité.

Ses domaines d’expertise couvrent les relations presse, le content marketing et le social media.

Après de nombreuses années chez l’annonceur en tant que responsable marketing, communication et relation presse, elle crée sa propre structure en 2010.

Ses domaines de prédilection sont en B2B, l’IT, les nouvelles technologies (IA, blockchain, IoT), le marketing et et l’e-commerce et en B2C, le tourisme.

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